Anthony Asquith (1902-1968)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Fatalitas
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Qui connait.....

Post by Fatalitas »

......L'Ombre d'un homme d'Anthony Asquith et Evergreen de Victor Saville, les 2 prochains films diffusés au cinema de minuit qui comportera 3 autres films britanniques dont j'ai oublié les titres (pas de Powell à l'horizon neanmoins)


Quelqu'un les a deja vus?
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Atticus Finch
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Post by Atticus Finch »

L'Ombre d'un Homme (The Browning Version) est un film que j'ai trouvé magnifique et bouleversant. Le portrait et le parcours d'un vieux prof de lettres anciennes usé et peu servi par ses élèves et son épouse.
Des échanges d'une lucidité rare entre 2 générations, une mise en scène sobrement efficace, je le recommande.
Pas vu l'autre en revanche.
Atticus
Fatalitas
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Post by Fatalitas »

Atticus Finch wrote: Pas vu l'autre en revanche.
c'est peut-etre un inedit deniché par Brion

En tout cas , je ne manquerai pas l'Ombre d'un homme :wink:
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Geoffrey Firmin
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Post by Geoffrey Firmin »

Atticus Finch wrote:L'Ombre d'un Homme (The Browning Version) est un film que j'ai trouvé magnifique et bouleversant. Le portrait et le parcours d'un vieux prof de lettres anciennes usé et peu servi par ses élèves et son épouse.
Des échanges d'une lucidité rare entre 2 générations, une mise en scène sobrement efficace, je le recommande.
Pas vu l'autre en revanche.
D'accord avec toi, un film tres émouvant avec Michael Redgrave dans le role du prof surnomé "Himler" par ses élèves.Asquith fait parti de ces cinéastes anglais dont la majeur partie de la filmo reste a découvrire(Carol Reed, Michael Crichton dont on a découvert l'excellent Hunted en dvd et critiqué sur ce cite,Mackendrick,Basil Dearden,Thorold Dickinson auteur de la première version de Gaslight et déja diffusé au cinema de minuit)
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

Tout ce que j'ai lu sur le film de Asquith est assez dythirambique : je ne le louperais pas non plus.

Quelqu'un a regardé le Ivory finalement ?
George Bailey
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Post by George Bailey »

Moi non plus, je ne vais pas le louper.
Sinon, pas vu le Ivory.
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Kurtz

Anthony Asquith (1902-1968)

Post by Kurtz »

Vous avez vu L'OMBRE D'UN HOMME (THE BROWNING VERSION), ce film passé dimanche soir au cinéma de minuit sur un professeur qui se rend compte qu'il a raté sa vie au moment de prendre sa retraite ?

j'ai trouvé le sujet très fort, l'interprétation impeccable. Le réalisateur refuse l'émotion facile (pas de musique sauf pour les génériques) mais on ne s'ennuie pas du tout; le film étant assez court (90 minutes), aucune scène n'est inutile.

Bref, ce n'est pas un très grand film mais c'est un beau film.

4,5/6
George Bailey
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Post by George Bailey »

Enregistré mais pas encore vu.
Dès que ce sera fait, je te répondrai.
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

vitobehm wrote:Enregistré mais pas encore vu.
Dès que ce sera fait, je te répondrai.
pareil :-)
Fatalitas
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Post by Fatalitas »

l'exemple du film qui repose principalement sur la performance d'acteur plus que sur le talent de mise en scene (quoique le film n'est jamais ennuyeux) :Michael Redgrave est bouleversant dans le role de ce professeur qui se rend compte trop tard du dedain qu'il a suscité pendant de longues années aupres de son entourage
Un film assez pessimiste et plutot triste à l'egard de son personnage.Quelques scenes poignantes et l'admirable travail de l'acteur principal font que ce film est à conseiller tout de meme

6,5/10
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Cinzano
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Post by Cinzano »

Si ce film avait été tourné en France, j'aurais bien vu Erich von Stroheim dans le rôle de ce professeur de grec. Il a d'ailleurs endossé un rôle plus ou moins similaire dans "Les Disparus de St-Agil" de Christian-Jaque (1938) : un professeur au visage impénétrable, vu d'un mauvais oeil par ses collègues du fait de ses origines germaniques, et dont l'allure sévère fait peur aux élèves. Mais il parvient à gagner la confiance de l'un d'entre eux, membre de la société secrète "Chiche-Capon", pour enquêter sur la disparition de ses deux camarades. La confiance que lui témoigne le collégien l'émeut presque aux larmes, lui qui a toujours souffert d'un rejet de la part de ses contemporains.
Dans le même film, il y a également le grand Michel Simon, qui joue magnifiquement le rôle d'un prof de dessin alcoolique, artiste raté et pathétique.

Dans la même veine, voir Emil Jannings incarnant le professeur Rath dans "L'Ange Bleu" de Sternberg. Mais là, la déchéance est complète. Noir c'est noir.
George Bailey
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Post by George Bailey »

Un film dont la mise en scène est assez statique. C'est vrai que la performance de Michael Redgrave est très bonne mais le film reste assez empesé.
Ce qui m'a le plus interessé, c'est la description d'un microcosme représentatif des "bourgeois" anglais après la guerre.

Même note que fatalitas 6,5/10.
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Brice Kantor
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Post by Brice Kantor »

Le film est vraiment tourné tout entier vers le personnage de Michael Redgrave, dont le jeu est très impressionnant et émouvant. Au sortir de là, on en viendrait presque à avoir du remord sur tous les vieux profs aigris dont on a pu se foutre dans notre existence... :P
A part ça, la fin ultra convenue gache un peu le spectacle, et la mise en scène est vraiment trops éffacée... Asquith a ici un matériel écrit très théâtral qui fonctionne bien, mais je suis curieux de voir comment il s'en sort à d'autres niveaux (justement, un autre film de lui passe ce soir au ciné de minuit).

4/6

Que vaut le remake de Figgis?
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Commissaire Juve
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The importance of being earnest (1952)

Post by Commissaire Juve »

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... Il est important d'être constant, film anglais d'Anthony Asquith, avec Michael Redgrave, Joan Greenwood, Michael Denison, Dorothy Tutin, Edith Evans, Margaret Rutherford (Miss Marple année 60)...

Jack Worthing voudrait épouser Gwendolen Fairfax. Seulement, lady Augusta Bracknell — vieux dragon méfiant et inquisiteur — veille au grain. Lorsqu'elle demande au prétendant d'étaler son arbre généalogique, celui-ci doit lui avouer qu'il ne sait rien de ses parents, qu'il a été trouvé dans un sac de voyage, dans les toilettes d'une gare... Scandalisée, Lady Bracknell s'oppose formellement au mariage tant que ledit Jack Worthing n'aura pas trouvé qui sont ses géniteurs...

Je viens de visionner le DVD Criterion.

C'est l'adaptation d'un texte d'Oscar Wilde. Côté scénario, j'ai pensé — n'ayant rien lu de Wilde — à Molière pour les quiproquos et l'invraisemblance (on pense notamment au dénouement à tiroirs de "l'Avare"), et à "Carambar" pour la blague à deux centimes qui termine le film ! :uhuh:

Côté interprétation, c'est assez particulier : on n'est pas vraiment dans les films "populaires" de la Ealing. C'est très théâtre filmé, et, surtout, joué avec un parapluie enfoncé dans le derrière du début jusqu'à la fin. Enfin... là, je parle surtout des rôles féminins qui, en dehors de celui de Maragaret Rutherford*, sont vachement surjoués. L'emphase est jouée à outrance, et, à certains moments, les comédiennes ont la raideur de marionnettes (rien à voir avec Noblesse oblige). Seuls les mecs viennent mettre un peu de mouvement dans tout ça.

Ça a du mal à démarrer. Ensuite, on s'amuse des quiproquos. Enfin, on fait "rooooh !" devant la pirouette finale.

Mouaif...


* Mais elle a un niveau social inférieur dans l'histoire... elle n'a donc pas besoin d'être guindée.
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Commissaire Juve
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Post by Commissaire Juve »

Le côté "guindé" est sans doute exagéré pour produire un effet comique. Perso, j'ai fini par trouver ça gonflant.

James Ivory a fait ça avec beaucoup plus de légèreté (Retour à Howards End).

PS : à présent, ce topic va couler au fond du forum tel un fier Titanic ! Adieu, petit topic ! :mrgreen:
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