Josef Von Sternberg (1894-1969)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

Moderators: cinephage, Karras, Rockatansky

Federico
Producteur
Posts: 9499
Joined: 9 May 09, 12:14
Location: Comme Mary Henry : au fond du lac

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by Federico »

Rick Blaine wrote:Shanghai Gesture, je vais voir ça sous peu. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que j'en attends beaucoup, Gene Tierney oblige...
Veinard ! Tu vas en prendre... plein les yeux ! :D :oops:

Federicomar (Doctor in nothing, Poppy Smith Inc.) :wink:
The difference between life and the movies is that a script has to make sense, and life doesn't.
Joseph L. Mankiewicz
User avatar
Rick Blaine
Howard Hughes
Posts: 19882
Joined: 4 Aug 10, 13:53
Last.fm
Location: Paris

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by Rick Blaine »

Suite du Parcours:

Crime and Punishment (Crime et Châtiment -1935)
Je dois avouer que j'ai passé un moment sympathique. Certes, comme le souligne Ann Harding plus haut dans ce topic, la mise en scène est fort académique, même visuellement ce qui tranche avec les 10 films que j'ai vu auparavant, mais le jeu convainquant de Peter Lorre l'a emporté. Finalement, on a pas vraiment l'impression d'être devant un film de Sternberg, le style est extrêmement sobre. Lorre est superbe, il nous transmet sa peur et sa folie, ce la confirme tout le bien que je pense de cet acteur. Il est soutenu par un casting agréable qui inclus Marian Marsh, que Sternberg filme clairement comme un ersatz de Dietrich. Je trouve ce film qualitativement comparable à celui de Lampin (avec Blier et Gabin), seul point de comparaison pour moi, puisque je n'ai pas vu celui de Chenal qui semble intéressant (et je n'ai même pas lu le roman de Dostoïevski). Un film sympathique.

The Shanghai Gesture (Shanghai Ville De Folies - 1941)
Retour à la grandiloquence stylistique pour Sternberg. Finalement le réalisateur se trouve plus à l'aise avec des scenarii plus lâches, comme c'était déjà le cas pour Shanghai Express, que dans des histoires très écrites comme Crime et châtiments. Il peut y exprimer plus librement son ambition stylistique. Ici, le résultat est superbe, le casino de Mother Gin Sling grouillant est admirablement filmé. Et Sternberg semble toujours en quête d'une autre Marlène. Ici il a Phyllis Brooks, pour sa blondeur et Ona Munson magnifique et mystérieuse. Et puis surtout il a Gene Tierney, exceptionnellement filmé, d'une beauté à couper le souffle, elle irradie l'écran. La casting masculin n'est pas en reste, avec un Victor Mature délicieux, un très bon Walter Huston, et le plaisir de retrouver Marcel Dalio. L'atmosphère, recréée, de Shanghai et de la Chine réussit bien à Sternberg, ce film est superbe.

J'arrive presque au bout de mon petit parcours, je vais revoir Macao, film que j'avais trouvé sympathique mais qui n'est pas entièrement de Sternberg, je vais revoir le très beau Anatahan et finir sur la découverte de Jet Pilot, qui je crois ne correspond pas beaucoup à ce que voulais faire Sternberg et dont je n'attends pas grand chose.
Federico
Producteur
Posts: 9499
Joined: 9 May 09, 12:14
Location: Comme Mary Henry : au fond du lac

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by Federico »

Rick Blaine wrote: The Shanghai Gesture (Shanghai Ville De Folies - 1941)
Retour à la grandiloquence stylistique pour Sternberg. Finalement le réalisateur se trouve plus à l'aise avec des scenarii plus lâches, comme c'était déjà le cas pour Shanghai Express, que dans des histoires très écrites comme Crime et châtiments. Il peut y exprimer plus librement son ambition stylistique. Ici, le résultat est superbe, le casino de Mother Gin Sling grouillant est admirablement filmé. Et Sternberg semble toujours en quête d'une autre Marlène. Ici il a Phyllis Brooks, pour sa blondeur et Ona Munson magnifique et mystérieuse. Et puis surtout il a Gene Tierney, exceptionnellement filmé, d'une beauté à couper le souffle, elle irradie l'écran. La casting masculin n'est pas en reste, avec un Victor Mature délicieux, un très bon Walter Huston, et le plaisir de retrouver Marcel Dalio.
Sans oublier deux grands character actors : Eric Blore et sa drôle de voix et le toujours très inquiétant Mike Mazurki dont la réplique ironique finale à l'adresse de Huston est inoubliable...
Spoiler (cliquez pour afficher)
Enjoy the Chinese New Year ? :mrgreen:
Rick Blaine wrote: J'arrive presque au bout de mon petit parcours, je vais revoir Macao, film que j'avais trouvé sympathique mais qui n'est pas entièrement de Sternberg, je vais revoir le très beau Anatahan et finir sur la découverte de Jet Pilot, qui je crois ne correspond pas beaucoup à ce que voulais faire Sternberg et dont je n'attends pas grand chose.
Même si tu l'as déjà vu, garde Anatahan pour finir en beauté car ce serait dommage de terminer par Jet Pilot, film de commande de l'Air Force à oublier et/ou nanar improbable (Wayne et son immense carcasse dans l'étroit cockpit d'un jet... :uhuh: ). Juste à voir avec beaucoup d'indulgence, pour les coucous et pour Janet Leigh en espionne russe "retournée" (attention ! rien à voir avec Thérèse ! :arrow: ).
Last edited by Federico on 17 Jun 11, 10:45, edited 1 time in total.
The difference between life and the movies is that a script has to make sense, and life doesn't.
Joseph L. Mankiewicz
User avatar
Jeremy Fox
Shérif adjoint
Posts: 90043
Joined: 12 Apr 03, 22:22
Location: Contrebandier à Moonfleet

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by Jeremy Fox »

Federico wrote: ce serait dommage de terminer par Jet Pilot, film de commande de l'Air Force à oublier et/ou nanar improbable (Wayne et son immense carcasse dans l'étroit cockpit d'un jet... :uhuh: ). Juste à voir avec beaucoup d'indulgence, pour les coucous et pour Janet Lee en espionne russe "retournée" (attention ! rien à voir avec Thérèse ! :arrow: ).
J'aime beaucoup ce film :oops:
Federico
Producteur
Posts: 9499
Joined: 9 May 09, 12:14
Location: Comme Mary Henry : au fond du lac

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by Federico »

Jeremy Fox wrote:
Federico wrote: ce serait dommage de terminer par Jet Pilot, film de commande de l'Air Force à oublier et/ou nanar improbable (Wayne et son immense carcasse dans l'étroit cockpit d'un jet... :uhuh: ). Juste à voir avec beaucoup d'indulgence, pour les coucous et pour Janet Leigh en espionne russe "retournée" (attention ! rien à voir avec Thérèse ! :arrow: ).
J'aime beaucoup ce film :oops:
J'ai peut-être été un peu méchant avec ce film mais je l'avais découvert (à la télé) peu après avoir été ébloui par Anatahan (lors d'une reprise en salles) d'où mon impression défavorable...
Last edited by Federico on 17 Jun 11, 10:44, edited 1 time in total.
The difference between life and the movies is that a script has to make sense, and life doesn't.
Joseph L. Mankiewicz
User avatar
Jeremy Fox
Shérif adjoint
Posts: 90043
Joined: 12 Apr 03, 22:22
Location: Contrebandier à Moonfleet

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by Jeremy Fox »

J'écrivais d'ailleurs çà à propos de Jet Pilot, ce qui rejoindrais quand même un peu ce que tu en disais.


Cette comédie d'espionnage est là pour prouver qu'un film ne peut reposer uniquement que sur ses interprètes. Pas de suspense, pas d'action, un scénario improbable et peu intéressant, une mise en scène passe-partout ni meilleure ni moins bonne que la moyenne ; une oeuvre constituée uniquement de séquences aériennes (très bien filmées, Howard Hugues oblige) et de marivaudage sans conséquences... Et pourtant, tout ceci est charmant car le couple constitué par John Wayne et Janet Leigh (belle et délicieuse comme jamais) fonctionne à merveille. Bref, il suffit souvent de pas grand chose pour me contenter et Jet Pilot se révèle une plutôt bonne surprise. Ps : il est facile à comprendre pourquoi Brion vénère ce film. Il a certainement du, comme moi, tomber amoureux de Janet Leigh en espionne russe !
Federico
Producteur
Posts: 9499
Joined: 9 May 09, 12:14
Location: Comme Mary Henry : au fond du lac

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by Federico »

Jeremy Fox wrote:Ps : il est facile à comprendre pourquoi Brion vénère ce film. Il a certainement du, comme moi, tomber amoureux de Janet Leigh en espionne russe !
Elle est physiquement assez crédible, mais faut avouer que Janet Leigh a souvent une physionomie très crédible (talent naturel qu'elle a bien transmis à sa fille). :wink:
The difference between life and the movies is that a script has to make sense, and life doesn't.
Joseph L. Mankiewicz
User avatar
Rick Blaine
Howard Hughes
Posts: 19882
Joined: 4 Aug 10, 13:53
Last.fm
Location: Paris

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by Rick Blaine »

Fin du parcours.

Macao (Le paradis des mauvais garçons - 1952)
Un film que je sous-estimais un peu avant de le revoir. Certes, je sais que Sternberg n'est pas à 100% responsable du film, Ray en a assuré le montage, et a me semble-t-il retourné quelques scènes. La première partie est d'ailleurs moyennement réussie d'un point de vue stylistique. On se retrouve dans une atmosphère de tripot, proche de celui de Shanghai Gesture, mais le rendu n'est pas le même, le lieu manque de vie, de personnalité - je pense ici à la scène ou l'on remonte la caisse au balcon, étendue et magnifique dans Shanghai Gesture, expédié en quelques plan (le remontage??) dans Macao. Mais la seconde partie est beaucoup plus emballante, notamment la course poursuite sur le port, typiquement sternbergienne, avec ses nombreux filets et obstacle. J'ai trouvé le scenario très bon, et surtout une interprétation impeccable, de Mitchum bien sur, ça tient du pléonasme, de Jane Russell également qui est une actrice souvent très juste. William Bendix, Gloria Graham ou encore Vladimir Sokoloff viennent compléter ce très beau casting. Tout celà fait finallement un très bon film noir.

Anatahan (Fièvre sur Anatahan - 1953)
Tout de même, quel film étrange! Production 100% japonaise, à l'exception de Sternberg, mais pourvue d'une narration anglaise (du même Sternberg), on se demande déjà à qui pouvait bien s'adresser ce film. Et puis son sujet, l'équipage d'un bateau japonais échoué en 1944 sur une île quasi déserte et qui va continuer sa guerre pendant 7 ans, en descendant petit à petit dans la barbarie. A la fois documentaire par la présence d'un narrateur, par sa précision chronologique, mais aussi film onirique, par les décors et les événements qui y sont narré, Anatahan risquait d'être un film bancal, mais la magie opère, du début à la fin. C'est probablement le film de Sternberg qui dit le plus de chose, Sternberg s'exprime sur la guerre, sur le mal qu'introduit les armes dans une société humaine, sur la nature oppressante, sur le retour à l'état sauvage qui menace l'homme, l'équipage se "décivilisant" tout au long du film. Alors que le style avait primé sur la thèse dans toute la carrière de Sternberg, il semble ici livré une forme de testament philosophique, sans ou blier, bien sur, la force des images.. C'est aussi la dernière occurrence de la femme mystérieuse, ici Queen Bee, contrôlant son monde mais ayant rarement été aussi vulnérable aux hommes qui l'entour. Objet très curieux, Anatahan est un film bizarre, unique, et extraordinairement passionnant.

Jet Pilot (Les espions s'amusent - 1957)
A force de craindre la vision d'un film, on en ressort parfois agréablement surpris. C'est le cas ici. Je me range peu ou prou à l'avis de Jeremy Fox, j'y vois un divertissement très agréable, n'ennuyant jamais et porté par des acteurs fort convaincants. Alors certes, Sternberg est en pilote automatique, on ne reconnait jamais sa patte stylistique, et il y a fort a parier qu'il reste peu de sa vision dans ce film, si tant est qu'il n'ait jamais eu envie de le tourner. mais finalement Jet Pilot fonctionne, et on passe un sympathique moment.


A l'heure du bilan, j'ai découvert un cinéaste dont l'approche formelle est fascinante. Tout, dans son œuvre, tend à ériger le style en élément majeur de l'art cinématographique. Cela se fait parfois au détriment du sens ou de l'émotion, il me semble qu'il est difficile de se sentir proche d'un Sternberg, comme je me sentirais proche d'un Lubitsch par exemple, car il ne dit pas des choses sur la vie. Mais il fascine, par la richesse des images, par un grand sens du montage, et par sa faculté à créer le mythe, sa réussite la plus éloquente étant évidement Marlène.
Au final, il y a vraiment peu de chose à jeter dans la filmographie de ce grand monsieur du cinéma, la claque de ce petit cycle étant pour moi Les Nuits de Chicago, un des films de Gangsters les plus parfaits. Je regrette d'ailleurs, encore une fois, que l'on ne puisse plus voir Dragnet.
Je vais me livrer, pour conclure, à l'exercice d'un petit top, qui verra malheureusement l'Ange Bleu finir bon dernier. J'ai conscience de son importance dans l'histoire du cinéma, mais il s'agit finalement de son seul film m'ayant agacé. J'espère pouvoir le réevaluer lors d'un prochain visionnage.

Dans l'ordre:

Les très grands films
Les Nuits de Chicago
Shanghai Express

Excellent
Anatahan
The Shanghai Gesture
L’impératrice Rouge

Très Bon
Les Damnés de l'océan
La Venus Blonde
Macao
Crépuscule de Gloire

Bon
Morocco
Agent X27

Sympathique
Crime et Chatiment
jet Pilot

Médiocre
La Femme et le Pantin

Agaçant
L'Ange Bleu
User avatar
Barry Egan
Machino
Posts: 1339
Joined: 5 Jan 12, 18:51

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by Barry Egan »

Vu qu'ici on note les films sur 10, tant qu'à faire, je vais m'amuser un peu moi aussi.

L'Ange Bleu : 03/10

Quelle déception ! Que c'est lent, la caméra ne bouge pas (je sais, on y peut rien, c'est la technique primitive de prise de son qui veut ça), le personnage de Jannings n'a aucun dynamisme (et Jannings l'interprète dans la douleur), Dietrich malgré sa beauté reste délibérément statique, et question traitement des thèmes, ça vole pas haut (dès que la fille fout le petit oiseau au feu, on a tout compris sur la suite). Un vrai supplice, pas émouvant, pas lyrique, juste la déchéance, l'échec et la mort, rien n'a de sens, rien n'a d'importance, et on peut même pas s'apitoyer sur le personnage principal, aucune identification possible avec un pantin pareil, c'est lamentable ! Peut-être que j'étais pas d'humeur à avaler un film aussi cru, mais c'est surtout cette horrible lenteur qui pousse à l'agonie, j'ai trouvé ça totalement désincarné, pour un film qui traite du pouvoir de la chair, c'est un comble ! J'hésite pour une deuxième revoyure dans de meilleures circonstances :?
Image
User avatar
Watkinssien
Etanche
Posts: 15115
Joined: 6 May 06, 12:53
Location: Xanadu

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by Watkinssien »

- 10 000 ! :mrgreen:
Image

Mother, I miss you :(
scottspeed
Doublure lumière
Posts: 345
Joined: 15 Dec 10, 01:31

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by scottspeed »

Je viens de voir L'Ange bleu et je trouve le jugement de Dirk Diggler très extrême ! C'est certes assez lent mais pourtant le film se suit sans ennui. J'image les spectateurs en 1930 hallucinés devant les jambes de Marlene Dietrich... Même aujourd'hui, la puissance érotique reste énorme.
Réalisation superbe de Sternberg, même si on voit bien qu'on sort moins vite du muet en Allemagne qu'aux Etats-Unis. De nombreuses références expressionnistes dans les scènes d'extérieures.
8/10 pour la note subjective
Federico
Producteur
Posts: 9499
Joined: 9 May 09, 12:14
Location: Comme Mary Henry : au fond du lac

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by Federico »

scottspeed wrote:on voit bien qu'on sort moins vite du muet en Allemagne qu'aux Etats-Unis.
En ce qui concerne le jeu des acteurs, sans aucun doute. Si c'est pour la qualité de la prise de son, les techniciens allemands étaient au top.
The difference between life and the movies is that a script has to make sense, and life doesn't.
Joseph L. Mankiewicz
scottspeed
Doublure lumière
Posts: 345
Joined: 15 Dec 10, 01:31

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by scottspeed »

Federico wrote:
scottspeed wrote:on voit bien qu'on sort moins vite du muet en Allemagne qu'aux Etats-Unis.
En ce qui concerne le jeu des acteurs, sans aucun doute. Si c'est pour la qualité de la prise de son, les techniciens allemands étaient au top.
Le jeu des acteurs certes (enfin celui de Emil Jannings, beaucoup moins de Marlene Dietrich) mais je pensais surtout à la quantité de dialogues. Au début du film notamment, j'ai l'impression qu'il n'y a pas plus de dialogues que s'ils avaient dû figurer sur des cartons.
La prise de son je sais pas trop quoi en penser, surtout au début encore une fois, il y a un gros souffle (DVD FSF) mais le son est très audible c'est certain.
Federico
Producteur
Posts: 9499
Joined: 9 May 09, 12:14
Location: Comme Mary Henry : au fond du lac

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by Federico »

C'est vrai que Jannings, malgré son jeu souvent prodigieux (surtout chez Murnau) reste un acteur du muet et ça se voit.
Pour revenir à ta remarque sur le passage plus ou moins facilement franchi du muet au parlant, c'est malgré tout aux USA qu'un géant du cinéma (certes d'origine anglaise) attendit 1940 pour franchir le pas... :wink:
The difference between life and the movies is that a script has to make sense, and life doesn't.
Joseph L. Mankiewicz
someone1600
Euphémiste
Posts: 8853
Joined: 14 Apr 05, 20:28
Location: Québec

Re: Josef Von Sternberg (1894-1969)

Post by someone1600 »

vu les 3 films qu'il nous laisser durant cette période peut on lui reprocher ?