Huit Heures de Sursis (Carol Reed - 1947)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

Moderators: cinephage, Karras, Rockatansky

User avatar
Major Tom
Petit ourson de Chine
Posts: 20787
Joined: 24 Aug 05, 14:28

Huit Heures de Sursis (Carol Reed - 1947)

Post by Major Tom »

Image

Image
Huit Heures de Sursis
(Odd Man Out, 1947)

Un film de Carol Reed. Avec James Mason (Johnny McQueen), Kathleen Ryan (Kathleen Sullivan), Robert Newton (Lukey), Cyril Cusack (Pat)…

Le titre original est tiré d’une célèbre comptine enfantine anglaise, Odd Man Out désigne "celui qui sort de la ronde".
À Belfast au début du XXème siècle, Johnny McQueen est un militant du Sinn-Fein, se battant pour l'indépendance de l'Irlande, et vit chez Kathleen et la mère de cette dernière. Afin de se procurer des fonds, il prépare un braquage avec ses amis. Mais le hold-up se passe mal. Il tue un caissier qui tente de l’appréhender, puis se retrouve seul, blessé, errant dans les ruelles de la ville. La police le traque. Il tente de trouver de l'aide auprès de diverses personnes sans grand succès. Kathleen part à sa recherche...
Image

Vraisemblablement, Carol Reed a été inspiré par le "réalisme poétique" français, et sans aucun doute par les films du tandem Jacques Prévert/Marcel Carné. Bien que l’annonce du début qui avertit que le réalisateur ne cherche pas à prendre partie, son film est une dénonciation sociale sur fond de drame enluminé de lyrisme. Héritier à la fois de la littérature naturaliste et du cinéma expressionniste allemand voire américain, Odd Man Out mélange à la précision documentaire et sociologique une grande sophistication technique. Car oui, d’emblée ce qui frappe, ce sont les images. Ce surprenant et poétique film anglais possède un noir & blanc et une photographie acérés, d’une beauté à couper le souffle, aidés par des décors incroyables de ruelles brumeuses, humides puis enneigées, de succession de toits aux cheminées fumantes, d’abris sombres où se cacher (pour un homme en cavale comme un jeune couple qui hésite à faire l’amour), ou des troquets bondés chantant à la gloire des marginaux.
Image

Au milieu de cette intrigue rythmée par les aiguilles de la grande pendule, il y aussi un penchant pour la chronique de mœurs (Kathleen est amoureuse, et la fin permettra de distinguer pleinement la dimension vertigineuse de ses sentiments, tandis que le personnage de l’inspecteur aux trousses de Johnny, interprété par Denis O’Dea, éprouve visiblement de l’attirance pour Kathleen).
Image

Dans la première partie, la caméra commence déjà à adopter le point de vue de Johnny, d’entrée de jeu en proie à des vertiges (après quelques mois de prison, il est resté cloîtré chez Kathleen pour préparer le casse). L’air et la lumière du jour l’agressent. Plus tard, alors gravement blessé et contraint d’errer dans les faubourgs, par une nuit glaciale, sans aucun dessein optimiste possible, Johnny est en proie à la peur et à l'épuisement. La narration bien que linéaire, s’interrompt régulièrement et les digressions mentales apparaissent assez tôt (dans la scène de l’abri).
Image
Image
Image

Il n’est pas étonnant que ce thriller ait marqué Roman Polanski lorsqu’il l’a découvert à quatorze ans. Dans plusieurs documents, le réalisateur du Pianiste et de tant d’autres histoires sur des fugitifs à degrés divers, explique qu’il prend de plus en plus conscience à quel point le film de Carol Reed l’a énormément influencé. Même aujourd’hui, il est "toujours en train de refaire un peu ce film (Il Était une Fois… Tess, 2006)".
Il se dégage une modernité singulière, tant dans le montage dynamique du début, que dans les effets de styles et de mise en scène. La séquence où Johnny pose pour un peintre, puis est soudain en proie à des hallucinations au cours desquelles il se met à prophétiser, est certainement la plus étonnante du film.
Image
Image

À plusieurs reprises au cours de l'itinéraire funèbre du héros, on se demande si ce qui se passe est réel ou non. Chaque chose même anodine peut prendre une dimension formidable. Une cabine téléphonique au milieu de la neige avec deux jeunes filles à l'intérieur apparaît comme l'endroit le plus merveilleux du Monde. L’unité de temps et d’action semblent se dissolver peu à peu, et la mise en scène se met à adopter une vision déformée. Dans la deuxième partie, l’esthétique est poussée peu à peu jusqu’à basculer dans l’onirisme.
Image

Image

À partir de l’arrivée du personnage de Lukey (Robert Newton), un peintre dément et alcoolique, et de son jeu du plus fort sur le plus faible, en l'occurrence sur son "serviteur" également un peu fou, Shell (F.J McCormick), l’humour devient plus présent. La fantaisie visuelle aussi. Dans la scène de l’atelier, comment ne pas penser à Dali ?
Image
Image
Image

Derrière le masque du film à suspense, se profile rapidement un bilan métaphysique et une recherche sur le comportement. Johnny s’affaiblit au fur et à mesure, et devient peu à peu le jouet à la merci de la réaction des autres. Personnage catalyseur et allégorie religieuse, comme les personnages de Scorsese, Johnny est un saint fourvoyé. Son chemin de croix dans les "mean streets" de Belfast révèlera la vraie nature des autres, y compris celle de Kathleen. Dans ce rôle de criminel traqué, aux yeux emplis de désespoir, James Mason offre une interprétation remarquable, une prestation d'une vigueur et d'une élégance prodigieuses. La galerie de seconds rôles est inégale, mais j’aime bien le personnage de l’affreuse dénonciatrice, Theresa (Maureen Delaney). Odd Man Out est un chef d’œuvre à découvrir ou redécouvrir d’urgence, et son émouvant final a tout pour faire pleurer une Miss Nobody comme une Madeleine. :mrgreen:
Image
Last edited by Major Tom on 27 Aug 09, 21:47, edited 3 times in total.
Image
Clique ici Image ... et ta vie va changer pour toujours
User avatar
Jeremy Fox
Shérif adjoint
Posts: 89969
Joined: 12 Apr 03, 22:22
Location: Contrebandier à Moonfleet

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by Jeremy Fox »

Chef-d'oeuvre effectivement que je préfère même au plus célèbre The Third Man
Nestor Almendros
Déçu
Posts: 20946
Joined: 12 Oct 04, 00:42
Location: dans les archives de Classik

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by Nestor Almendros »

Pareil. Un très bon mais lointain souvenir qui n'est dispo en dvd chez nous que dans une mauvaise édition (collection Films de Ma Vie)...




posté par Ronan le 26 mars 2004

"Huit Heures de Sursis" Carol Reed.

Rarement vu, à part Dead Man, le héros d'un film passer le temps du métrage aussi mal en point...Et quelle drôle d'idée de donner à James Mason un rôle quasiment muet, même s'il est laissé à sa voix la fonction de faire surgir James Mason en majesté du hors-champ, par la simple magie de quelque phrase sans importance (on a raté le début du discours, et le sens s'efface pour laisser la musique) faisant bondir le coeur du spectateur : "C'est lui ! on ne le voit pas, mais c'est lui...". Façon maniérée de sublimer un détail, d'utiliser au maximum de son pouvoir la présence d'un acteur pour en magnifier le "glamour" cinématographique qui m'a aussitôt fait penser à l'arrivée de Tony Leung dans Chungking Express, qui m'avait fait hurler de rire en son temps : alors qu'après le long temps d'un petit film au complet Takeshi Kaneshiro (ou confond je ?) quitte le champ , tout juste le feflet (même pas dans un miroir, dans une vitrine) d'un petit chinois en costume de flic nous informe que celui que l'on attendait tous arrive enfin, et que son reflet juste, peut être le souvenir que nous avons de sa classe éclatante ailleurs, suffit à crever l'écran...Ou quelque chose comme cela, il est probable que je reconstruise la scène...arrive t'il de dos? Ou filmé à moitié ? à partir du souvenir de l'effet qu'elle m'avait faite.

Par contre, je dois avouer qu'alors qu'il suffit généralement de quelques rues mouillées aux lignes de fuites accusées, d'un usage exprsioniste du noir et blanc et d'un discours bien senti sur la fatalité dispensant des propos aussi puisssant que "que voulez ma bonne dame, les chants les plus beaux sont les plus désespérés, mektoub tout ça", bref, que tout cela soit bien triste pour emporter mon adhésion éclairée ("ah, ça, c'est un putain de film"), ben là, non. Je me suis souvent embêté, et suis assez loin d'avoir vu avec déplaisir enfin s'afficher le mot fin. C'est moi qui suis passé à coté d'un chef d'oeuvre intemporel, ou celui là, c'est pas un si grand film que cela ? (parceque quand même, le troisième homme, c'est pas mal...)


posté par Alligator le 24 mai 2007

Odd Man Out (Huit heures de sursis) - Carol Reed, 1947 - 7,5/10

ImageImage

Je le confesse : je ne connais pas Carol Reed, je n'ai pas vu sa pièce maîtresse. Aussi est-ce avec grand plaisir et surprise que je découvre un film alerte, avec une réalisation très soutenue, dotée de décors parfois grandioses, d'une photographie remarquablement nette et acérée mais jouant également avec les ombres et lumières de la nuit de manière grandiose.
Ce qui m'a émerveillé plus que tout cela, ce fut le jeu des comédiens, la mise en scène d'une modernité stupéfiante. La prestation de James Mason est pour le coup d'une force et d'une élégance remarquables.
Le film souffre tout de même d'un défaut majeur : sa longueur. La bouffonerie du peintre et de son vieillot de camarade réoriente vers la comédie un drame qui n'avait certainement pas besoin de cette pesante pantalonade.


posté par Sybille le 31 décembre 2008

Odd man out / Huit heures de sursis
Carol Reed (1946) :

Réalisé par Carol Reed, ce film anglais possède une étrangeté palpable dans sa mise en scène, et plus encore dans ses personnages. James Mason, toujours au bord du gouffre, est un homme en fuite, profondément solitaire en dépit, ou à cause, des mains en apparence secourables qui se tendent vers lui... mais qui sont en réalité toutes prêtes à se montrer intéressées et égoïstes. Malgré une histoire linéaire, la narration s'interrompt régulièrement, et cède alors la place aux digressions mentales du héros. Le temps est comme délayé, tandis que la mise en scène se met à adopter la vision déformée d'un homme en proie à la peur et à l'épuisement, obligé d'errer dans les faubourgs d'une nuit glaciale.
Spoiler (cliquez pour afficher)
Le spectateur peut espérer une fin heureuse, mais le piège se fait de plus en plus implacable et finit par entraîner la chute du héros.
Dépassant sa fonction première de "film de gangster", "Odd man out" aborde également les thèmes de l'individu face à la multitude, de la solidarité, et dessine une critique légère, mais sensible, des normes imposée par la société. 7/10
Tom Peeping
Assistant opérateur
Posts: 2314
Joined: 10 May 03, 10:20

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by Tom Peeping »

Merci Major pour ce beau billet qui m'a donné envie de découvrir Odd man out (que je n'avais vu mais que je mettais un peu dans le même sac que Mort à l'arrivée / D.O.A. de Maté).

J'ai été fasciné par l'aspect christique de l'histoire de ce sympathique criminel qui révèle le meilleur et le pire des gens qu'il croise sur son "chemin de croix" comme tu dis justement. Quand on ajoute le travail sur le montage, les décors, la photo, les scènes d'hallucinations et la fin, il prend en effet sa place parmi les grands films de l'après-guerre. Je le place presqu'au même niveau que Le Troisième Homme (les deux films sont d'ailleurs comme les deux côtés d'une même pièce). C'est amusant que l'auteur du roman de départ et du scenario s'appelle F.L. Green : l'histoire aurait très bien pu être écrite par Graham Greene (Le Troisième Homme), dont elle semble aussi condenser toutes les obsessions.

Un film qui mérite largement la célébrité dont il jouit en Angleterre.

Le DVD Special Edition Z2 UK chez Network bénéficie d'une image splendide (mais pas de sous-titres).
... and Barbara Stanwyck feels the same way !

Pour continuer sur le cinéma de genre, visitez mon blog : http://sniffandpuff.blogspot.com/
User avatar
Demi-Lune
Bronco Boulet
Posts: 14403
Joined: 20 Aug 09, 16:50
Location: Retraité de DvdClassik.

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by Demi-Lune »

Ce qui frappe de prime abord, c'est l'incroyable modernité de la mise en scène, très alerte, et n'hésitant pas à expérimenter lorsqu'elle épouse le point de vue du personnage principal qui, au fur et à mesure du film, voit ses forces décliner et sa vision se brouiller. Carol Reed fait ainsi preuve d'une certaine inventivité visuelle lors des rêves de Johnny, via de discrets effets de montage (les bulles, la cellule de prison), ou de décor peint évoquant immanquablement Dali. Presque épileptique lorsque Johnny angoisse dans la voiture qui l'emmène à la banque, sa caméra se révèle très précise lors du casse, et dès lors que débute le fastidieux périple du blessé, adopte une photographie absolument somptueuse, à la croisée du film noir hollywoodien et du cinéma expressionniste allemand. En voyant ces rues pavées encadrées par des hauts murs en brique qui enferment ses personnages et sur lesquels se projettent des ombres gigantesques, on se rend compte que le travail de Reed sur l'éclairage dans son chef-d’œuvre Le Troisième Homme doit énormément à celui effectué dans Odd Man Out. Battue par la pluie, puis plongée sous une fine neige, la ville devient un personnage à part entière, un cadre labyrinthique sans cesse magnifié. L'histoire, simple et tragique, permet aux acteurs de livrer de belles performances (James Mason en tête) : la blessure et l'état déclinant de Johnny lui fera rencontrer de nombreux personnages secondaires qui, confrontés à une situation cornélienne (faut-il soigner ce militant blessé ou l'amener à la police ?), y répondront chacun de manière différente (il y a ceux qui aident et ceux qui trahissent), nous renseignant ainsi sur un certain état d'esprit des Irlandais de l'époque face au Sinn-Fein.
Néanmoins, dès lors que font irruption dans le récit les personnages de l'oiseleur et du peintre, apportant une dimension humoristique à un ensemble jusqu'ici noir et rythmé, le film devient ankylosé, empruntant une direction pas forcément très convaincante (la bagarre dans le bar est parfaitement inutile). D'ailleurs, une fois que ces personnages sont évacués et que le film se recentre sur Johnny agonisant, cela fonctionne tout de suite mieux. La scène finale, qui montrera au spectateur à quel point Kathleen aimait Johnny, est tout à fait surprenante et conclut de manière idéale ce beau film formellement renversant, qui aurait pu être un chef-d’œuvre s'il avait été plus court et conservé sa tonalité désespérée tout du long. Merci à Major Tom pour avoir attisé ma curiosité, ce fut une intéressante découverte.
Last edited by Demi-Lune on 4 Apr 12, 15:55, edited 1 time in total.
User avatar
Watkinssien
Etanche
Posts: 15107
Joined: 6 May 06, 12:53
Location: Xanadu

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by Watkinssien »

Jeremy Fox wrote:Chef-d'oeuvre effectivement que je préfère même au plus célèbre The Third Man
Je préfère toujours The Third Man, mais Odd Man Out est une des réussites les plus impressionnantes de Carol Reed.

Dans le film avec Joseph Cotten et Orson Welles, la traque et le poids inexorable du destin sont focalisés sur le dernier quart d'heure. Dans le film avec James Mason (fabuleux mais est-il besoin de le rappeler à chaque fois), c'est tout du long que l'on sent cette pression, ce refermement moral et physique, qui devient même onirique, poétique et fantastique. Une mise en scène rigoureuse et inventive qui influença grandement un certain Roman Polanski, une photographie magnifique, bref un vrai classique.
Image

Mother, I miss you :(
angel with dirty face
Six RIP Under
Posts: 4614
Joined: 7 Mar 07, 22:23

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by angel with dirty face »

Film que j'ai découvert sur Arte ou au Cinéma de Minuit il y a une bonne quinzaine d'années... Pas revu depuis même si je l'avais conservé sur une VHS dont j'ai du me séparer (faute de place). Grâce à Major Tom, j'ai pu le retrouver en DVD sur le net. Et grâce à tous vos avis, je sens que je vais vite enfin le revoir! :wink:
User avatar
Demi-Lune
Bronco Boulet
Posts: 14403
Joined: 20 Aug 09, 16:50
Location: Retraité de DvdClassik.

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by Demi-Lune »

Watkinssien wrote:
Jeremy Fox wrote:Chef-d'oeuvre effectivement que je préfère même au plus célèbre The Third Man
Je préfère toujours The Third Man, mais Odd Man Out est une des réussites les plus impressionnantes de Carol Reed.
Je n'ai vu de Carol Reed que ces deux films, mais les deux claques que cela fut pour moi m'incitent désormais à être attentif à son oeuvre.
Angel with dirty face wrote:j'ai pu le retrouver en DVD sur le net. Et grâce à tous vos avis, je sens que je vais vite enfin le revoir!
Tu as sûrement l'édition dvd "Les films de ma vie", non ? C'est avec ce support que je l'ai découvert. Je préfère te prévenir à l'avance que la copie est tout juste passable, et qu'il y a plus d'une erreur dans les sous-titres français. :?
angel with dirty face
Six RIP Under
Posts: 4614
Joined: 7 Mar 07, 22:23

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by angel with dirty face »

Demi-Lune wrote:
Watkinssien wrote: Je préfère toujours The Third Man, mais Odd Man Out est une des réussites les plus impressionnantes de Carol Reed.
Je n'ai vu de Carol Reed que ces deux films, mais les deux claques que cela fut pour moi m'incitent désormais à être attentif à son oeuvre.
Prochainement dans la collection Les Introuvables chez Wild Side, Trapèze (Trapeze, 1956)... Film à voir! Perso, j'aime beaucoup...
angel with dirty face
Six RIP Under
Posts: 4614
Joined: 7 Mar 07, 22:23

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by angel with dirty face »

Demi-Lune wrote:
Angel with dirty face wrote:j'ai pu le retrouver en DVD sur le net. Et grâce à tous vos avis, je sens que je vais vite enfin le revoir!
Tu as sûrement l'édition dvd "Les films de ma vie", non ? C'est avec ce support que je l'ai découvert. Je préfère te prévenir à l'avance que la copie est tout juste passable, et qu'il y a plus d'une erreur dans les sous-titres français. :?
Oui c'est cette édition. Mais bon! On va faire avec...
User avatar
Jeremy Fox
Shérif adjoint
Posts: 89969
Joined: 12 Apr 03, 22:22
Location: Contrebandier à Moonfleet

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by Jeremy Fox »

angel with dirty face wrote:
Prochainement dans la collection Les Introuvables chez Wild Side, Trapèze (Trapeze, 1956)... Film à voir! Perso, j'aime beaucoup...
Très déçu à la revoyure ; la chronique sera en ligne demain sur le site.
angel with dirty face
Six RIP Under
Posts: 4614
Joined: 7 Mar 07, 22:23

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by angel with dirty face »

Jeremy Fox wrote:
angel with dirty face wrote:
Prochainement dans la collection Les Introuvables chez Wild Side, Trapèze (Trapeze, 1956)... Film à voir! Perso, j'aime beaucoup...
Très déçu à la revoyure ; la chronique sera en ligne demain sur le site.
:|

Pressé de lire ta chronique! C'était un des grands films de mon enfance...
User avatar
Jeremy Fox
Shérif adjoint
Posts: 89969
Joined: 12 Apr 03, 22:22
Location: Contrebandier à Moonfleet

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by Jeremy Fox »

angel with dirty face wrote:
Jeremy Fox wrote:
Très déçu à la revoyure ; la chronique sera en ligne demain sur le site.
:|

Pressé de lire ta chronique! C'était un des grands films de mon enfance...
Moi aussi
angel with dirty face
Six RIP Under
Posts: 4614
Joined: 7 Mar 07, 22:23

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by angel with dirty face »

angel with dirty face wrote:Film que j'ai découvert sur Arte ou au Cinéma de Minuit il y a une bonne quinzaine d'années... Pas revu depuis même si je l'avais conservé sur une VHS dont j'ai du me séparer (faute de place). Grâce à Major Tom, j'ai pu le retrouver en DVD sur le net. Et grâce à tous vos avis, je sens que je vais vite enfin le revoir! :wink:
C'est fait! Je ne vais pas écrire des tartines... Major Tom, Tom Peeping, Demi-Lune et Watkinssien l'ont fait avec beaucoup de talent et ont su décrire tout ce que j'ai moi-même ressenti. Impossible de faire mieux, je me range derrière leurs avis respectifs... Film à voir et revoir absolument!

Sinon, comme Watkinssien, je continue à préférer The Third Man à Odd Man Out...
Frank Bannister
The Virgin Swiss Hyde
Posts: 6874
Joined: 22 Feb 04, 18:02

Re: Huit Heures de Sursis (Odd Man Out, Carol Reed - 1947)

Post by Frank Bannister »

Tom Peeping wrote:Le DVD Special Edition Z2 UK chez Network bénéficie d'une image splendide (mais pas de sous-titres).
Est-ce que le film est facilement compréhensible sans sous-titres?