Nagisa Oshima (1932-2013)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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gnome
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

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Personnellement, j'avais beaucoup aimé aussi Le révolté. Bien supérieur au Silence de Shinoda qui semble en avoir déçu plus d'un.
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bruce randylan
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by bruce randylan »

-Kaonashi Yupa- wrote:Wow merci pour cette critique, je crois que je vais aller à la seconde projection. Le sujet m'intéresse : j'ai trouvé passionnant le roman Silence, bien plus que l'adaptation ciné plate que Shinoa en a tiré (j'espère que le Scorsese sera à la hauteur !). Là apparemment on est plus autour du personnage de Amakusa Shirô (le titre original cite directement ce nom), un des évangelisateurs japonais au XVIIème siècle. Et visuellement ça a l'air superbe.
Je note le 1er avril !
Toujours pas vu Silence (vous me faîtes un peu peur) mais dans le révoltés, il n'y a pas vraiment de personnage central, avec ces partis pris de réalisation Oshima s'intéresse avant tout au groupe et à la foule.
En tout cas, je note le roman qui m'a l'air très bien.
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by gnome »

bruce randylan wrote:
-Kaonashi Yupa- wrote:Wow merci pour cette critique, je crois que je vais aller à la seconde projection. Le sujet m'intéresse : j'ai trouvé passionnant le roman Silence, bien plus que l'adaptation ciné plate que Shinoa en a tiré (j'espère que le Scorsese sera à la hauteur !). Là apparemment on est plus autour du personnage de Amakusa Shirô (le titre original cite directement ce nom), un des évangelisateurs japonais au XVIIème siècle. Et visuellement ça a l'air superbe.
Je note le 1er avril !
Toujours pas vu Silence (vous me faîtes un peu peur) mais dans le révoltés, il n'y a pas vraiment de personnage central, avec ces partis pris de réalisation Oshima s'intéresse avant tout au groupe et à la foule.
En tout cas, je note le roman qui m'a l'air très bien.
Oui, j'avais vraiment été déçu de Silence. J'aime beaucoup Shinoda (et j'ai vu plus que ceux sortis en France), le sujet avait tout pour me passionner et au final... Bof. Il faudrait que je retrouve ce que j'en avais dit à l'époque, mais j'avais trouvé ça assez plat. Je pense que le jeu des acteurs occidentaux et le format 1.33 n'arrangeaient rien ...

EDIT , j'ai trouvé :
Au début, on se demande ce que fait Shinoda, l'esthète coupable de perles sublimes comme Assassinat ou Double suicide à Amijima dans l'affaire tant l'image est fade (mais peut-être est-ce le transfert de chez Eureka) et le cadre de la plupart des plans banal à en mourir. Pourtant, le sujet était alléchant, voire promettait d'être passionnant, mais Shinoda filme le tout assez platement, et ce n'est pas le jeu horripilant des deux acteurs occidentaux qui sauve ce début de film du naufrage... On se demande même le pourquoi du choix du 1.33 comme cadre, mais ce choix s'avère à la longue finalement intéressant tant il enferme les personnages dans leurs certitudes et leurs croyances. Puis progressivement, à partir du deuxième tiers, il semble que le réalisateur trouve ses marques, les plans sont plus soignés, certains sont d'ailleurs de toute beauté... La réflexion sur la place du christianisme dans la culture japonaise se fait plus présente sans être appuyée, le sort réservé aux chrétiens par le gouvernement en place est efficacement décrit (même si on peut lui préférer un autre film sur le sujet dont je n'ai encore vu que des extraits, Le rebelle de Nagisa Oshima), et le dilemme moral des protagonistes prend le devant de la scène et on se surprend à écouter avec intérêt les arguments des deux parties sans finalement trouver qui a réellement raison dans l'affaire. Bref, un film loin d'être parfait, son auteur a fait beaucoup mieux, mais qui mérite cependant le détour.

Du révolté, j'avais dit ça :
Avec ce film de commande, Oshima se penche sur le problème de la persécution des chrétiens sous l'ère des shoguns Tokugawa au travers de la destinée de Shirō Amakusa, chrétien japonais connu pour avoir mené une rébellion et avoir défendu une communauté chrétienne contre la répression du pouvoir en place en 1638. Certes, la mise en scène est assez classique, la narration est relativement linéaire et le film parait bien sage en regard des audaces formelles auxquelles l'auteur nous habituera dans les films suivants (je pense par exemple, pour ceux que j'ai vu, aux formidables Il est mort après la guerre et au Journal d'un voleur de Shinjuku) et qui à priori déjà bien présentes dans sa trilogie de la jeunesse et dans Nuit et Brouillard au Japon (pas encore vus), mais c'est sans compter sur le talent d'Oshima. Sur un sujet comparable au Silence de Masahiro Shinoda, au film réflexif sur la foi et le doute, sur la relativité d'une certaine "Vérité (avec un grand V)", Oshima livre un Jidai Geki de très bonne facture qui ne mérite pas le dénigrement dont il souffre, mais axe sa thématique sur la révolte (voire la révolution) contre le pouvoir en place et ses dictats. En ce sens, le film ne s'éloigne pas tant que ça des thématiques de son auteur. Là où le film de Shinoda pèchait par son interprétation (surtout les acteurs occidentaux qui plombaient le film) et une mise en scène finalement assez plate pour l'auteur de L'attentat ou de Double suicide à Amijima (!!!), le film d'Oshima, hormis une ou deux petites baisses de rythme et en dépit d'un rythme justement assez lent m'a passionné de bout en bout et révèle même quelques bons morceaux de bravoure. Oshima dépeint de manière assez crue les sévices subis par les communautés chrétiennes et la scène de la "danse de la paille" reste dans les mémoires.
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Jeremy Fox
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by Jeremy Fox »

Oshima, deuxième ! Avec deux films qui ressortent en même temps en salles, chroniqués par Jean-Gavril Sluka : La cérémonie ainsi que La Pendaison.
bruce randylan
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by bruce randylan »

gnome wrote: Au début, on se demande ce que fait Shinoda, l'esthète coupable de perles sublimes comme Assassinat ou Double suicide à Amijima dans l'affaire tant l'image est fade (mais peut-être est-ce le transfert de chez Eureka) et le cadre de la plupart des plans banal à en mourir.
Il a pas fait que des choses bien Shinoda, comme tristesse et beauté ou son documentaire sur les jeux olympiades de Sapporo de 1972 (sur lequel j'étais persuadé d'avoir écrit un texte :? ).

Sinon, découverte de 2 documentaires issu de la série : My life in cinéma.

Le premier datant de 1993 est centré sur Hideo Oba qui m'est totalement méconnu si ce n'est pour le film Quel est ton nom (1953) qui est passé à 2 reprises à la MCJP (et que j'ai raté à chaque fois :? ) et qui est un film culte au Japon... surtout pour les grands-mères précise une amie japonaise :mrgreen: . D'ailleurs, le cinéaste a l'air plutôt lucide sur son talent puisqu'il se considère comme un réalisateur très limité. :o
Il avoue par exemple qu'il comptait beaucoup sur la musique pour améliorer des séquences médiocres (il se rendait compte parfois dès l'écriture du scénario qu'il n'arriverait pas bien à rendre certaines scènes et prévoyait dès lors l'accompagnement qu'il faudrait mettre). Bref, l'occasion rêvée de faire connaissance avec un homme attachant et un metteur en scène invisible tout en ayant un point de vue sur le fonctionnement des studios japonais dans les années 30-40-50 avec quelques anecdotes sur Ozu ou Shimizu dont il fut l'assistant.
Gros problème : aucun extrait ! aucune photo ! aucune bande-annonce ! Rien... Juste une captation brute d'un entretien entre Oshima et son ancien supérieur, seulement agrémentée de quelques zooms. Dans le genre aride, ce documentaire se pose là !
Instructif cependant (même si du coup, il est pas évident de rester toujours concentré).

Le second (1996) est autrement plus réussi puisqu'il s'agit d'une interview de 2 heures d'Akira Kurosawa :D
Cette fois au moins, le tournage est à deux caméra avec des images de bien meilleures qualités. Et pour bon, c'est Kurosawa ! Il est passionnant à écouter avec beaucoup d'anecdotes précieuses (pour qui n'a pas lu comme moi son autobiographie), notamment ses débuts d'assistants, ses rapports conflictuels avec la censure, ses méthodes de travail avec ses scénaristes ou ses tournages à plusieurs caméra.
Oshima a l'air parfois intimidé avec quelques silencse où on le voit hésiter sur les questions suivantes. :mrgreen:

Très enrichissant en tout cas, parfois émouvant et souvent très justes et pertinents (notamment l'épilogue où Kurosawa explique ce qui cloche à son goût dans les nouvelles générations de cinéastes ; a savoir un désintérêt massif pour le scénario qu'ils n'ont pas la patience de développer de fond en comble même s'ils possèdent un fort style visuel)
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by gnome »

Son doc : 100 ans de cinéma japonais est en tout cas plein autosatisfaction...
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bruce randylan
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by bruce randylan »

gnome wrote:Son doc : 100 ans de cinéma japonais est en tout cas plein autosatisfaction...
Pas revu depuis 10 ans mais j'en garde pas une souvenirs mémorable.

Sinon, plus rapidement puisque les films sont plus conus, j'ai enfin vu Contes cruels de la jeunesse qui est en effet très bon même si on devine que le studio oblige Oshima à suivre quelques éléments d'un cahier des charges surfant sur les films de la "génération soleil". Mais la crudité/cruauté des rapports entre les personnages et la richesse de la psychologie permet d'éviter les concessions commerciales bien que l'oeuvre manque parfois d'unité avec quelques problèmes de structure (personnages secondaires pas toujours bien développés, des raccourcis un peu rapides).
Rien de bien regrettable tant le film possède des séquences marquantes et des caractères violemment complexes qu'Oshima se garde bien de juger avec mépris. Le tout en évoquant nombres de sujets délicats (l'échec d'une génération, l'avortement, désœuvrement, libération des moeurs...).

L'enterrement du soleil découvert dans la foulée est encore plus radical. Rarement vu un bidon ville aussi sordidement représenté et une société d'après guerre en telle déliquescence morale. C'est d'ailleurs ce bidon-ville qui est le véritable héros de ce film choral, désespéré et pessimisme. L'approche, loin de la simple complaisance, est d'une justesse déprimante dans son portrait des habitants, loin du romantisme et de la tendresse qu'on trouve chez d'autres représentants : pas d'entraide, du cynisme, de l'indifférence, de l’égoïsme... Des comportements peu reluisant mais logique vu l'environnement dans lequel ils évoluent. La caméra d'Oshima est elle aussi tranchante qu'un scalpel, avec quelques moments plus posées, qui cherche à chaque fois le détail qui viendra sortir la narration des sentiers battus entre choix de mise en scène audacieux (un combat entre deux amis filmés de loin sous une musique décalée, un galerie de visages marqués, des figurants qui n'ont vraiment pas l'air de comédiens, une conclusion très intense), sens du détail frappant et description de personnages en dehors des conventions.

Un gros coup de poing, dérangeant et perturbant, d'une maîtrise incroyable.
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monk
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by monk »

bruce randylan wrote: Le second (1996) est autrement plus réussi puisqu'il s'agit d'une interview de 2 heures d'Akira Kurosawa :D
Il est édité par Criterion dans les bonus des 7 Samourais.
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by bruce randylan »

monk wrote:
bruce randylan wrote: Le second (1996) est autrement plus réussi puisqu'il s'agit d'une interview de 2 heures d'Akira Kurosawa :D
Il est édité par Criterion dans les bonus des 7 Samourais.
Merci pour l'info. C'est toujours bon à savoir.

Je continue
Joy Bangla! (Joi Bangura! - 1971) et The Father of Bangladesh (Bengaru no Chichi : Rahman - 1973) sont deux documentaires réalisés par Oshima au lendemain de l'indépendance du Bangladesh. Comme ils sont tourné dans la foulée des événements politique, Oshima annonce d'emblée qu'il ne sert à rien de rappeler tous les faits historiques. En 2015, on perd un peu en compréhension :mrgreen:
Le premier doc se situe au niveau de l'habitant, au milieu de la foule, des manifestations, des enfants errants etc... D'où un tournage chaotique qui subit les gros mouvements de masses avec une caméra très souvent tremblantes, floues et proposant des cadres hésitants au point d'avoir le mal de mer.
Le contenu alterne descriptions de l'état du pays, des moments cruels (des enfants conduisant à des squelettes humains sans que le cinéaste ne comprenne ce qu'ils veulent montrer) et des propos plus naïfs sur le futur du pays avec Oshima lui-même qui se filme en train de marcher au milieu d'une horde de bambins !
Il a l'air en tout cas d'avoir été emporté par l'élan populaire et démocratique : ses "Joy bangla" scandés (vive le bangladesh) ne manquent pas de sincérité ni de conviction... Mais "l'amateurisme" de la forme est parfois agaçante.

Le second est plus réussi puisqu'il est construit autour d'un entretien avec le premier ministre Ziaur Rahman. Ce n'est pas toujours bien agencé (le voyage vers le village natal et la rencontre avec ses parents n'aboutit au final sur pas grand) mais le dirigeant du pays ne manque pas de charisme et certaines questions d'Oshima sont assez pertinentes ; bien que Rahman les contourne élégamment (notamment sur les risques de conflit politique désormais plus interne qu’externe au pays). Comme la forme est plus posée et que le cinéaste a pu prendre un peu de recul en deux ans, ce deuxième documentaire s'avère bien plus intéressant.

The Village of the Blind Musicians (Goze : Momoku no Onna - 1972) est lui un authentique petit chef d'oeuvre. :D
Ce documentaire suit 3 "Goze". Des Goze ce sont des femmes aveugles (ou très malvoyantes) qui sont devenues musiciennes itinérantes. Véritables vocations plus ou moins obligées quand on est atteint par cet handicap (avec aussi les possibilités de devenir masseur - cf Zatoichi), les Goze étaient des figures incontournables de la vie rurale japonaise. Mais les années, la modernité ainsi que les avancées médicales et sociales tendent à faire disparaître cette tradition. Oshima suit donc sans doute celles qui sont les 3 dernières Goze du pays dans un périple tardif qui les conduit dans des villages où les paysans n'en avaient pas vu depuis plus de 20 ans, ce qui ne manque pas de créer un véritable élan de curiosité chez les plus jeunes et de nostalgie chez les plus âgés, ravivant des souvenirs douloureux avec des chansons sur les enfants perdus (la guerre est passée par là) comme des moments de rires et de joie quand on s'essaye à reproduire les pas de danses plus esquissées depuis des décennies.
Oshima filme tout ça avec tendresse, émotion, délicatesse et poésie... et comme lui, on s'étonne à être touché par la fin de cette spécificité nationale alors qu'on devrait plutôt être content que les aveugles soient mieux accompagnées dans leur cécité.


Quelques mots vite fait sur une petite soeur pour l'été (1972) qui est une terrible déception. Totale perplexité dans cette oeuvre où non seulement je ne comprends pas la finalité de l'histoire mais qui en plus s'avère l'une des fades du réalisateur. Je n'ai donc trouvé aucun intérêt à cette parenthèse "okinawa" qui semble vouloir passer à côté de toutes les bonnes idées (relation troublante avec inceste en ligne de mire, particularité politique de la région, différences culturelles, manipulation et échange d'identités façon Personna...). Seule la toute dernière partie, sur la plage, où tous les personnages se retrouvent dans une ambiance flegmatique, décalée et doucement immorale m'a sorti de mon profond ennui (même si Hiromi Kurita est très jolie à regarder).
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by gnome »

bruce randylan wrote:(même si Hiromi Kurita est très jolie à regarder).
Je confirme, ça. :oops:
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by Jeremy Fox »

Christophe Buchet (que nous remercions encore) poursuit le défrichage des films se trouvant au sein du coffret Carlotta : Journal d'un voleur de Shinjuku ainsi que Le piège.
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by -Kaonashi Yupa- »

bruce randylan wrote:Le révolté (Amakusa shiro tokisada - 1962)

[...]Le film étant toujours inédit en France, je vous recommande chaudement la deuxième diffusion le 1er avril à 19h30.
Zut, finalement je ne vais pas pouvoir y aller. :|
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by gnome »

-Kaonashi Yupa- wrote:
bruce randylan wrote:Le révolté (Amakusa shiro tokisada - 1962)

[...]Le film étant toujours inédit en France, je vous recommande chaudement la deuxième diffusion le 1er avril à 19h30.
Zut, finalement je ne vais pas pouvoir y aller. :|
Dommage parce qu'il en vaut la peine.
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by odelay »

Je viens de voir L'empire de la passion, film qui commence comme le Facteur sonne toujours deux fois et qui ensuite devient une vraie ode à la nature. J'ai beaucoup aimé. Pour ceux qui attendraient un film dans la continuité de "L'Empire des sens", vous risquez d'être déçu malgré une affiche française d'époque assez mensongère. Mais ce qui est proposé à la place est prenant et surtout d'une grande beauté. De plus, je tiens à noter la grande qualité du BR d'Arte. On parle toujours de "L'Empire des sens" qui est couplé avec pour ce BR, mais même si le transfert est réussi pour ce dernier, il gagne moins en apport HD que "L'Empire de la passion" qui est absolument superbe dans ce format. C'est vrai que la nature a toujours été le grand ami de la HD. Content de voir ce film n'a pas été traité à la légère par rapport à l'autre plus célèbre.
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Re: Nagisa Oshima (1932-2013)

Post by Tutut »

bruce randylan wrote:Véritables vocations plus ou moins obligées quand on est atteint par cet handicap (avec aussi les possibilités de devenir masseur - cf Zatoichi), les Goze étaient des figures incontournables de la vie rurale japonaise.
Shinoda avait abordé le sujet dans son très beau Ballad of Orin/Hanare goze Orin.