Billy Wilder (1906-2002)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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The Eye Of Doom
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Re: Billy Wilder (1906-2002)

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The Major and the Minor (excellent titre anglais!)

N’ayant pas assez d’argent pour le train de retour vers sa bourgade natale, une jeune femme se déguise en fillette pour bénéficier du demi tarif. Bien sur ca vas se compliquer sérieusement.

Le film est excellent porté par une Ginger Rogers assez remarquable.
Il faut la voir se métamorphoser en gamine et jouer les pre ado avec un melange de delice et de malaise.
Photo, mise en scene, dialogue,…. All is perfect.
On peut y voit comme une ebauche du theme du travestissement de Certains l’aime chaud, ici pas de changement de sexe mais des changements d’age.

Ceci etant dit, sur le fond, malgré les précautions prises, difficile aujourd’hui de ne pas regarder sans évoquer la question de la pedophilie.
Sousou est sensé avoir 12 ans. Le major Kirby la vois comme une enfant, la traite comme telle, sauf qu’il finit par s’y attacher de facon assez peu « paternelle ». Il veut passer plus de temps avec elle, danser avec elle, lui donne rendez vous a des heures où les enfants sont couchés, envois des cailloux sur sa fenetre,…
C’est pas vraiment ambiguë….
Et quand il la regarde que d’un oeil, celui qui est faible, il la vois comme une adulte
Le film nous raconte donc l’histoire d’un homme attiré par une gamine. Le fait que se soit une femme déguisée ne change hier: cela permet juste un happy end qui n’aurait pas pu exister sinon.
Qu’un tel sujet ai pu passer au travers de la censure de l’epoque laisse songeur… sur la perception « legere » de la criticité des relations adultes / enfants.
Du moment que tout le monde sait que ce n’est pas une fillette, l’adulte peut tomber sous le charme….
Finalement, Kirby experimente les trois ages de la femme, puisque :
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Dans une courte scene que j’ai beaucoup aimé, Sousou joue le role de sa mere. Ce passage n’est pas si anodin que l’on pourrait le croire dans la dynamique du film.
Le final a la gare est clairement à connotation fantastique: Kirby voit son fantasme se realiser, comme si il avait voyagé dans le temps de 10 ans.
L’enfant est devenu femme et tout au bonheur de pouvoir réaliser son amour interdit, il ne pose pas la moindre question….
Le film insiste aussi sur une evidence, on est ce que nos codes d’apparences nous définissent. La jeune soeur, veritable ado, est bien plus mature et intelligente que les adultes qui l’entoure. Heureusement qu’elle porte les atouts convenus d’une fillette américaine.
Et c’est d’ailleurs
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en decouvrant le contenu de la valise, vêtements, sous vêtements, affaires de toilette, qu’elle a confirmation de la duplicité de Susan.
L’identité sexuelle est une construction sociale. Et c’est d’ailleurs assez drole que la seule difference entre le bal des adultes et des cadets reside dans la vingtaine de Must \Must not, qui cadre les limites de l’intimité des partenaires sur et hors de la piste. Car sur le fond, pas de distingo : le bal est lieu de drague et prelude sexuel.
En résumé seule la finalité ultime de l’action et la concrétisation de l’acte sont censurés, pas le sens de l’action lui meme.

Le film est souvent tres drole.
Il y a quelques pics excellents comme la mode « Veronica Lake ».

Tres chaudement conseillé !
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Supfiction
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Re: Billy Wilder (1906-2002)

Post by Supfiction »

The Eye Of Doom wrote: 7 Nov 21, 14:09 Le film nous raconte donc l’histoire d’un homme attiré par une gamine.
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Re: Billy Wilder (1906-2002)

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Temoin à charge
Un tenor du barrau, débonnaire, vieillisant et en convalescence, vas accepter de defendre un homme que tout accuse.

Difficile de voir dans ce film autre chose qu’un film secondaire dans la filmo de l’auteur.
Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il manque d’interêt.
Laughton, fidele à sa réputation, est excellent. Il est toujours a l’ecran ou presque pour camper ce personnage d’as du barreau, avocat des causes perdues d’avance, dont le succes in fine ne fait aucun doute. C’est donc un faux suspense que l’on suit, oú chaque nouvel element de l’enquête semble un nouvel obstacle a devoir surmonter. Le spectateur est confiant mais vois bien qu’a part un miracle, l’affaire vas être difficile.
Comme c’est un film de procès, on est au spectacle. Wilder maitre de la mise en scene illustre à merveille la dynamique de representation , de rituel, de manipulation,… qui est sensée etre garante de l’apparition de la vérité. Mais comment y croire un instant ? Ce process ne peut accoucher que de faux semblants, dévoyé par ceux qui en sont les rouages et in fine les maitres.
Tout cela se suit sans deplaisir mais sans vrai enjeux.
Dumoins
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Jusqu’au double twist final. La force du film est de réduire à néant la figure de Laughton qui non seulement n’aura rien compris, aura été manipulé,aura ete l’instrument d’une personne bien supérieure à lui en terme de maitrise de l’art du procés.
Et puis, il aura aussi ete abusé,à l’insu de son plein gré, aveugle aux évidences, fort de ses convictions mais surtout faible de ses certitudes.
Piteux personnage in fine qui apprends qu’il a encore a apprendre.
J’ai tout de même trouvé bien decevant l’ultime coup de couteau qui n’apporte rien au film et n’est la que pour assurer que le crime ne paie pas.
Le film est indispensable pour les amateurs de Marlene. J’en dis pas plus, ils le découvriront en regardant le film.
Mais voila, en terrain balisé, malgré son réalisateur et ses acteurs, le film n’arrive pas à vraiment passionner. On passe un bon moment mais on n’est pas dans le meme registre que les grands Wilder.
A noter une fois de plus une excellente discussion entre Mathieu Macheret et Frédéric Mercier en bonus. Si on n’est pas forcement obligé d’adhérer à tout leurs propositions, ils éclairent intelligemment le film, son contexte, sa position dans l’oeuvre Wilderienne.
Voir dans Temoin a charge une sorte d’ébauche de La vie privée de Sherlock Holmes est intéressant.
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Re: Billy Wilder (1906-2002)

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Assurance sur la mort
Un vendeur d’assurance tombe sous le charme d’une femme mariée qui reve d’etre veuve…

Je dois avouer que je gardais un souvenir tres mauvais de ma decouverte de Double Indemnity dans ma jeunesse: histoire archi classique, dégaine caricaturale de femme fatale, intrigue lineaire,… bien décevant de la part de l’auteur de genie de Certains l’aime chaud, Fedora ou La vie privée de Sherlock Holmes !
Comme j’achetais à vil prix les Wilder sortis chez ESC je me suis dit que,bon, je pouvais bien prendre ce mauvais film, dans une demarche completiste….
Et hier, me demandant ce que je pouvais bien regarder de secondaire (pas le temps de voir un grand film en entier), j’ai jete mon devolu sur ce 3ieme films US de Wilder.

Quel film superbe !
Tout est remarquable.
Les dialogues sont geniaux : la tirade I did it for the money…. La tirage de Edward G Robinson sur ces dossiers d’assurance,…
L’interprétation fabuleuse, avec une mention spéciale pour Robinson justement.
La mise en scene à la clé servie par une photo N&B exceptionnelle.
Bref la claque.

Scene finale boulversante.

Une grande decouverte.
Apres celle de l’excellent The major and the Minor, inutile de dire que je me replonge dare dare dans le Wilder des annees 40-debut 50. Ca tombe bien j’ai Le poison qui m’attends.
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Profondo Rosso
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Re: Billy Wilder (1906-2002)

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Avanti ! (1972)

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Wendell Armbruster, Jr. est un PDG américain venu en Italie pour faire rapatrier le cadavre de son père, mort dans un accident de voiture dans l'ile d'Ischia. Il apprend à cette occasion que son père avait une maîtresse, morte dans l'accident, et tombe amoureux de la fille de cette dernière.

Il y quelque chose de très touchant dans la dernière partie de la filmographie de Billy Wilder, qui le rapproche grandement de son mentor Ernst Lubitsch. Ce dernier dans ses ultimes films se délestait de la mécanique comique huilée et du cynisme réjouissant de sa Lubitsch’s touch pour laisser entrevoir un visage plus tendre, bienveillant et parfois autobiographique dans des œuvres comme The Shop around the corner (1940), Le Ciel peut attendre (1943) ou La Folle ingénue (1946). Billy Wilder dans les années 70 suit le même chemin (avec d’ailleurs la même volonté de retour en Europe que son mentor dans ses derniers films) en se délestant de la contrainte de l’efficacité narrative, de l’écriture savamment charpentée et du timing comique parfait. Toutes les qualités du réalisateur sont toujours là, mais osent s’aventurer sur un terrain recherchant moins la perfection, osant exposer une langueur, une mélancolie moins soumise à la perfection scénaristique.

Cela n’a jamais été aussi vrai, beau et réussi que dans ce Avanti !. On retrouve plusieurs motifs du réalisateur ici, à commencer par celui du fantasme qui finit par constituer un mimétisme troublant avec la réalité des personnages. Dans Sept ans de réflexion (1955), les rêveries adultère du héros se confronte à sa culpabilité et aussi à forme de morale en sous-texte, le fantasme n’est pas assouvi. Sous couvert loufoque dans Certains l'aiment chaud (1959), le couple Tony Curtis/Marilyn Monroe surmonte le rapprochement initial reposant sur un faux-semblant quant à l’identité de genre et le statut social pour vraiment s’aimer, tout comme le Jack Lemmon travesti pour lequel un prétendant déclame un savoureux nobody’s perfect. Dans le brillant Embrasse-moi idiot (1964) la provocation est encore plus grande puisque le faux-semblant d’une relation maritale transcende la condition sociale, la présence et l’opinion d’elle-même d’une Kim Novak passant de la prostituée à l’épouse respectable et respectée. Dans Avanti ! Wilder adapte là pour la seconde fois une pièce de Samuel Taylor (également coscénariste) après Sabrina (1954), Taylor qui fut également scénariste de Vertigo (1959), soit des œuvres là aussi de cette superposition entre fantasmes/rêves et réalité. Wendell Armbruster (Jack Lemmon) et Pamela Pigott (Juliet Mills) marchent sur les pas de leurs parents décédés, couple adultère qui se retrouvait une fois par an en Italie avant de tragiquement périr ensemble en voiture. Tout le récit les invite malgré eux à un mimétisme des disparus, qui va les amener à se révéler à eux-mêmes.

Wilder avant cela fait feu de tout bois dans le cliché. Tout d’abord celui de l’américain pressé et conquérant se croyant maître en tout lieu, et ce dès la scène d’ouverture où il convainc un passager d’avion d’échanger ses vêtements avec lui, le départ précipité l’ayant obligé à partir en tenue de golf. Cette urgence va se confronter à la langueur latine et estivale, au rythme quotidien très personnel des Italiens : pause de midi à 16h, obligations administratives aussi alambiquées que vaines, employés distraits et nonchalants… Jack Lemmon incarne un jumeau arrogant et qui aurait réussit de son personnage de La Garçonnière (1960), l’œil constamment rivé sur le futur et les affaires qui l’attendent, au point de ne jamais prendre le temps de faire son deuil. A l’inverse Pamela se montre bien moins exubérante, effacée et à l’inverse pose un regard attendri sur le passé amoureux de sa mère puisque son présent morne n’a guère d’intérêt. Wendell est un électron libre entravé par ce cadre italien quand Pamela est à la traîne et complexée par un corps qu’elle estime trop en embonpoint. On pourrait dire aussi que le cliché concerne aussi toute la caractérisation des mœurs italiennes mais cela n’est pas totalement vrai. Wilder fait sa mue en estompant comme évoqué plus haut l’efficacité de la comédie « à l’américaine » pour la fondre dans le rythme et les codes de la comédie italienne qui vit alors son âge d’or. Le motif du poisson citadin hors de l’eau se confrontant aux spécificités des mœurs d’une région provinciale est typique de la comédie italienne, et Wilder en reprends plusieurs facettes en amenant ce schisme sur un terrain national. Même des éléments supposément grossiers comme la femme de chambre sicilienne à moustache et adepte du crime d’honneur correspondent totalement aux particularismes comiques (et reposant souvent sur une réalité) usités dans des grandes comédies comme Mafioso d’Alberto Lattuada (1962) ou Divorce à l’italienne de Pietro Germi (1961). Tous les seconds rôles haut en couleurs (le valet de chambre adepte du chantage) sont également des figures typiques de Wilder tout en correspondant à un canon humoristique de la Commedia all'italiana.

Tous ces éléments amènent une porosité dans la confection du film, dans la progression du récit et dans l’évolution des personnages. Les évènements les plus absurdes empêchent Wendell de quitter au plus vite les lieux, et le hasard, une volonté d’hommage aux disparus et une forme de jeu amènent le personnage à mimer les habitudes de son père au côté de Pamela. Cela ne constituera pas un carcan mais au contraire une désinhibition qui lui feront comprendre ce que recherchait son père durant ses séjours annuels, et lui fera savourer à son tour le moment présent. Wendell est contraint de ralentir et profiter, Pamela au contraire y trouve une énergie nouvelle et s’enhardit. Wilder traduit cette communion progressive des deux par de sublimes idées formelles tel cette scène de bain de soleil nus au petit matin sur un rocher, où Pamela se déleste un temps de ses complexes physiques et Wendell fort difficilement de son puritanisme anglo-saxon – tordant moment où il tente de cacher les tétons de Pamela aux marins avec ses chaussettes. Cela passe aussi par ce mélange si beau et typique de Wilder entre quiproquos comiques et lâché prise romantique. Un concours de circonstances ans l’hôtel amène Wendell à inviter Pamela dans sa chambre, ce qu’elle prend avec joie pour une avance. La clairvoyance et les pieds sur terre d’un Wendell au courant de qu’il se passe s’oppose à la distraction d’une Pamela toujours en décalage. Dans cette séquence, Pamela dévoile ainsi ses sentiments avec maladresse avant de comprendre son erreur. Wendell jusque-là si droit et tout à ses objectifs, prend enfin le temps de la regarder et lui avouer que malgré le malentendu, il la désire bel et bien. Le rythme, le jeu des deux acteurs et l’inventivité de la scénographie (Wendell qui fait monter Pamela sur la balance pour qu’elle soit à sa taille afin de l’embrasser, l’objet symbolisant le complexe devient la marche vers l’épanouissement amoureux) font de ce moment un des sommets du film et de la carrière de Wilder.

C’est en fait exactement le cheminement de nombre de ses comédies romantiques, mais sans la « mécanique » parfaite qui les guide habituellement. Wilder s’autorise un récit traînant (le film dure 2h24), un rythme à l’européenne plutôt qu’américain, et en définitive le brinquebalant du réel plutôt que l’efficacité de la fiction. On peut répercuter cela dans le physique des acteurs loin des stars glamours et jeunes premiers d’antan. Les corps sont imparfaits, vieillissants, et c’est ce vécu qui les rend si beaux et séduisants. Juliet Mills embellit littéralement sous nos yeux à l’écran, ses kilos en trop définissent au contraire tout son charme et ce qu’elle est. Si le talent de Jack Lemmon était déjà reconnu, c’est bien elle la révélation et le cœur émotionnel du film. Difficile d’oublier son allant, ses sourires et regards après visionnage du film. Avanti ! est un Wilder qui contrairement à ce que l'on a pu penser montre le réalisateur en prise avec son temps (le clin d'oeil parodique leitmotiv musical à l'appui du Love Story de Arthur Hiller), pour faire évoluer son fond (plus en adéquation avec la libération des moeurs) et sa forme tout en se montrant fidèle à son humour corrosif et sa tendresse romantique. La dernière scène, entre rire gras envers l'Oncle Sam et sublime adieu, est là pour le démontrer. 5/6
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Re: Billy Wilder (1906-2002)

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Profondo Rosso wrote: 3 Aug 22, 13:17 Avanti ! (1972)

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Wendell Armbruster, Jr. est un PDG américain venu en Italie pour faire rapatrier le cadavre de son père, mort dans un accident de voiture dans l'ile d'Ischia. Il apprend à cette occasion que son père avait une maîtresse, morte dans l'accident, et tombe amoureux de la fille de cette dernière.
5/6
Tu nous donne bien sur envie de revoir ce film, bien connue mais un peu « mal » aimé.
Je l’ai toujours trouvé un trop long et le coté carte postale cliché italien m’avais gêné la dernière fois.
Bref bien que hautement sympathique, ce film m’a toujours paru en deca du chef d’oeuvre « la vie privée de Sherlock Holmes ». D’ailleurs pour ce dernier, les bonus nous font découvrir le film initialement voulu (et partiellement tourné) par Wilder et comprendre comment in fine la réussite du film que nous connaissons est en partie due à un remontage a l’insu du cineaste.
Il faut que je revoie Fedora qui m’avait fait forte impression.
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Re: Billy Wilder (1906-2002)

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The Eye Of Doom wrote: 3 Aug 22, 14:14 Je l’ai toujours trouvé un trop long et le coté carte postale cliché italien m’avais gêné la dernière fois.
J'avais ce souvenir cliché tout en appréciant le film, mais franchement à la revoyure pour la plupart ce sont des leitmotivs que les italiens eux-mêmes utilisent dans leurs comédies comme je le dis dans le texte (le citadin confronté au rythme méridional nonchalant, la sicilienne à moustache adepte du crime d'honneur :mrgreen: ) et reposant sur leurs propres archétypes. Wilder a bien assimilé les codes de la comédie italienne pour les mélanger aux siens.