Max Ophüls (1902-1957)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Federico
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by Federico »

Une archive radio de 1953 cette nuit à 4h35 sur France Culture :
Rendez-vous à cinq heures - Max Ophuls évoque son film "Madame de..."

[edit] Juste avant, Ophuls répondait aux critiques (imbéciles) concernant Le plaisir dans un extrait du Journal parlé de 1952.
The difference between life and the movies is that a script has to make sense, and life doesn't.
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Lord Jim
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by Lord Jim »

J'ai découvert pour la première fois La Ronde (après avoir été dernièrement impressionnée par Lola Montès): film élégant, amusant et cruel avec d'excellents moments dont la scène entre le mari et la femme (épatants Fernand Gravey et Danièle Darrieux).
Mais je me pose une question: pourquoi avoir doublé ce superbe acteur qu'était Anton Walbrook? J'avoue que ça m'a gâché un peu mon plaisir...c'est vraiment étrange puisque dans la très belle première scène, scène d'introduction où l'on suit le Maitre du Jeu dans un long travelling, Walbrook n'est pas doublé. Pourquoi ce choix? existe t'il une version sans doublage?
I am not an actor, i am a movie star!!!


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Thaddeus
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by Thaddeus »

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Liebelei
Dans l’exercice subtil visant à glisser insensiblement de la légèreté à la désillusion tragique, des pointes de critique sociale à l’effusion romantique, Ophüls est un maître-queux. Et ce film-clé, tout à fait représentatif de sa méthode et de son univers, constitue l’une de ses réussites les plus achevées. La pimpante fraîcheur présidant aux stratagèmes de séduction de deux dragons de l’armée autrichienne se voile ainsi de gravité, les conventions compassées d’une société inégalitaire sont auscultées par une caméra d’une souple et sinueuse élégance, avant que le poids d’un passé non soldé ne frappe comme un coup du destin. Ce qui se joue à la fin sur le visage de Magda Schneider, dans le plan poignant qui saisit sa compréhension du drame, consacre à cet égard l’entière finesse du long-métrage. 5/6

La dame de tout le monde
Le reflet est une constante de l’œuvre du cinéaste, qui regorge d’appliques murales, de rétroviseurs, de médaillons, de cristaux étincelants, caractéristiques d’un monde ne renfermant qu’alouettes à piéger. Mais le plus fascinant des miroirs que pût souhaiter d’apprivoiser sa caméra, pour en réfracter le meilleur et le plus durable, c’est peut-être la caméra elle-même. Voilà pourquoi cette commande tournée en Italie mais pleinement appropriée par l’artiste prend-elle pour cadre le cinéma, ses pompes et ses œuvres. En racontant l’histoire pathétique d’une starlette meurtrie par un amour désaccordé, abîmée par d’injustes scandales et victime malgré elle de son innocence, il cisèle un mélodrame dont la minutie formelle n’égale que la subtilité d’émotion. Une très belle réussite injustement méconnue. 5/6

Lettre d’une inconnue
C’est l’histoire croisée d’un don Juan brisé et de la femme passant sa vie entière à l’aimer sans retour. Sa dynamique s’organise autour d’une place vide, d’un regard resté dans l’ombre, d’une confusion jamais tranchée qui fait de la passion l’otage d’une mise en scène interminable. Inspiré par Stefan Zweig comme naguère par Schnitzler, Ophüls utilise la caméra comme un personnage à part entière, aussi expressif que les acteurs qu’elle filme : le travelling en balancier à l’opéra, les arabesques lors de la valse enchantée, la fluidité à l’intérieur du train-attraction sont autant de morceaux d’orfèvrerie, traduisant tantôt la fuite du temps, tantôt le déchirement des cœurs derrière le semblant de la bagatelle, tantôt l’illusion frivole du bonheur face à la prescience de la mort. Joan Fontaine est très touchante. 4/6

Les désemparés
La surprise de voir Ophüls s’emparer d’une intrigue de film noir ne dure qu’un temps : son intérêt pour le mélodrame reprend le dessus et recouvre vite les enjeux du suspense criminel. C’est dans la description précise d’une petite ville de province américaine et le portrait nuancé d’une femme en détresse, écartelée entre plusieurs influences, que le cinéaste fait tomber les masques, cherche à capter la vérité intérieure d’êtres pris dans les rets de la fatalité, et enseigne à son héroïne la nécessité d’assumer une maturité à laquelle rien, dans le monde où elle vit, ne l’a préparée. La mise en scène d’une virtuosité invisible et les prestations de Joan Bennett, dans un rôle-synthèse de sa carrière, et James Mason, faux persécuteur et vrai ange gardien, offrent un surcroît d’intensité à ce beau film sur le sacrifice. 4/6

La ronde
Premier volet d’une trilogie officieuse marquant l’épanouissement de la manière d’Ophüls. Avec une distinction aristocratique, Anton Walbrook est le récitant, le maître de jeu, l’ordonnateur de cette ronde infinie de la vie et de l’amour à laquelle il apporte quelques réjouissantes manipulations (le coup de ciseau censurant la pellicule lorsque l’érotisme devient explicite, très drôle), et qui s’achève fort logiquement là où elle a commencé. La crème des acteurs du cinéma français se succède au fil de sketchs à la salacité enrobée d’humour, où se déploie sur un ton enjoué tout un éventail de dispositions et de comportements de séduction, et qui perfectionnent une esthétique de la mobilité en accord avec cette recherche d’épure, proche du cercle parfait, à laquelle le cinéaste s’est toujours appliquée. 4/6

Le plaisir
Un régal d’élégance et de raffinement, caractéristique de l’esprit moraliste de l’auteur. Les travellings, tourbillonnants dans la salle de danse ou aériens pour la visite de la maison Tellier, la beauté de la prise de vue, la perpétuelle mouvance de la caméra témoignent d’une grande virtuosité stylistique, mais qui ne s’égare jamais dans la gratuité et demeure constamment au service d’un propos mettant l’illusion de la jeunesse en rapport avec celle de l’amour. En trois parties qui ne cessent de se répondre, se compléter, parfois se contredire, et qui font naître un système complexe d’échos et de reprises, le film analyse au plus près le sujet désigné par son titre : le plaisir devient le motif universel d‘une quête de bonheur que le rondo champêtre du deuxième épisode exprime de façon émouvante. 4/6

Madame de…
Le film démarre en vaudeville fin de siècle, il s’achève en pure tragédie balzacienne. À son terme, la défaillance de l’héroïne appuyée contre une arbre lui imprime la marque tragique du repos dans la mort. Traduisant chaque élan du cœur, sursaut ou crispation par un mouvement d’appareil, Ophüls s’attache à faire glisser l’inanité des relations mondaines dans une pure exaspération des sentiments et approfondit sa réflexion sur l’amour condamné. Exercice de haute virtuosité dont la finesse des dialogues, la somptuosité du cadre, le raffinement de la musique et la profondeur du portrait de femme (une frivole qui devient progressivement une véritable madone) concourent à la perfection harmonique, cette œuvre sans faille offre sans doute à Danielle Darrieux le plus grand rôle de sa carrière. 5/6
Top 10 Année 1953

Lola Montès
Barnum semble ici avoir mis en scène L’amour et la vie d’une femme. Avec ce spectacle d’une brillance presque ampoulée, qui joue le jeu du clinquant pour mieux cerner la douleur de son personnage, Ophüls dénonce le sensationnalisme, la surenchère médiatique et l’exploitation d’un fait divers. La déchéance de l’héroïne est mise en relief par une structure complexe, une narration audacieuse, une succession de tableaux dont l’agilité formelle et le scintillement des images stigmatisent un univers avilissant qui ensevelit le visage de Lola sous le brillant des dorures et la profusion des masques. Cet authentique retable baroque est un une sorte de vitrail multicolore, un oratorio flamboyant, un véritable geste d’avant-garde où l’art de la scène se trouve à la fois transfiguré et moralisé. 5/6


Mon top :

1. Madame de… (1953)
2. Liebelei (1933)
3. Lola Montès (1955)
4. La dame de tout le monde (1934)
5. Lettre d’une inconnue (1948)

Virtuose et esthète, peintre raffiné des passions et des illusions humaines, Max Ophüls est un cinéaste qui s’impose à moi, au travers de ces quelques films, comme un moraliste sans illusion, doublé d’un grand styliste du mouvement – mouvement des formes, mouvement des cœurs, mouvement des sociétés.
Last edited by Thaddeus on 26 Jan 19, 18:27, edited 3 times in total.
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by AtCloseRange »

4/6 pour Lettre d'une Inconnue et Le Plaisir, ça fait peu :(

En fait, c'est là que je me rend compte que ton système de notation est un poil bancal parce que vu ce que tu dis sur le Plaisir, tu ne m'as pas l'air loin d'un 5 et ce n'est plus du tout pareil.
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Thaddeus
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by Thaddeus »

Faudrait savoir, je croyais que j'étais trop généreux dans mes notes. :)

EDIT : ah, je vois que tu as toi-même édité.

À ce rajout je préciserai une chose que j'ai très souvent dit (ici ou ailleurs) lorsqu'il s'agit de se "justifier", ou plus exactement de s'expliquer, sur les notes. Une note, ça ne veut pas dire grand chose, c'est incomplet. C'est le commentaire qui donne la température de son avis. Et c'est la conjonction des deux (note+commentaire) qui se pondèrent mutuellement, dans un sens ou dans l'autre. Lorsque j'écris un commentaire un chouïa tiède mais que je le joins à une (très) bonne note, cela signifie que le film vaut légèrement plus que ce que j'en ai ressenti. Inversement, lorsque j'écris un commentaire qui paraît plus enthhousiaste que la note, c'est que je laisse un peu parler le coeur au détriment de la raison (ou, si tu préfères, du jugement critique). C'est l'éternel débat qui nous occupe depuis toujours. Je l'ai maintes fois précisé : pour moi, la vérité se situe entre le jugement objectif et l'implication subjective. C'est le mariage de la note et du commentaire qui donne la juste couleur de ce que je pense du film.
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by AtCloseRange »

Allez, vas-y, mets des demi-points! :P
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by Thaddeus »

Message édité. Et non, je résisterai à cette putain de facilité. :mrgreen:
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by Watkinssien »

Thaddeus wrote:D'avance je m'excuse pour tous ces tops que je poste sur le forum un peu à la queu-leu-leu, mais si je veux parvenir au bout il faut bien que je tape dedans.

Pas du tout, c'est un vrai plaisir ! :)
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by AtCloseRange »

Thaddeus wrote:Faudrait savoir, je croyais que j'étais trop généreux dans mes notes. :)

EDIT : ah, je vois que tu as toi-même édité.

À ce rajout je préciserai une chose que j'ai très souvent dit (ici ou ailleurs) lorsqu'il s'agit de se "justifier", ou plus exactement de s'expliquer, sur les notes. Une note, ça ne veut pas dire grand chose, c'est incomplet. C'est le commentaire qui donne la température de son avis. Et c'est la conjonction des deux (note+commentaire) qui se pondèrent mutuellement, dans un sens ou dans l'autre. Lorsque j'écris un commentaire un chouïa tiède mais que je le joins à une (très) bonne note, cela signifie que le film vaut légèrement plus que ce que j'en ai ressenti. Inversement, lorsque j'écris un commentaire qui paraît plus enthhousiaste que la note, c'est que je laisse un peu parler le coeur au détriment de la raison (ou, si tu préfères, du jugement critique). C'est l'éternel débat qui nous occupe depuis toujours. Je l'ai maintes fois précisé : pour moi, la vérité se situe entre le jugement objectif et l'implication subjective. C'est le mariage de la note et du commentaire qui donne la juste couleur de ce que je pense du film.
ça me fait penser à l'avis de Demi-Lune sur La Nuit: "c'est sacrément chiant mais je mets un super note" :mrgreen:
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by Thaddeus »

Merci Wat'. Tiens, mon prochain message, je te le dédie. :D
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by El Dadal »

Je viens enfin de combler une grosse lacune cinématographique en visionnant Madame de...
Sauf que je ne sais pas qu'en penser. Même après lecture attentive de nombreuses critiques. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas retrouvé dans cet entre deux inconfortable. J'ai autant de mal à y voir un mètre étalon qu'un film ennuyeux. Sans doute parce que la tonalité change quasi imperceptiblement et qu'on ne sait pas sur quel pied danser. Je crois qu'il me faut le revoir en fait.
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by AtCloseRange »

El Dadal wrote:Je viens enfin de combler une grosse lacune cinématographique en visionnant Madame de...
Sauf que je ne sais pas qu'en penser. Même après lecture attentive de nombreuses critiques. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas retrouvé dans cet entre deux inconfortable. J'ai autant de mal à y voir un mètre étalon qu'un film ennuyeux. Sans doute parce que la tonalité change quasi imperceptiblement et qu'on ne sait pas sur quel pied danser. Je crois qu'il me faut le revoir en fait.
De ses grands films, j'aurais tendance à penser que c'est peut-être le plus difficile à appréhender vu d'aujourd'hui.
Il a sans doute dans sa dramaturgie quelque chose de plus "vieillot", de plus corseté.
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Strum
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by Strum »

AtCloseRange wrote:4/6 pour Lettre d'une Inconnue et Le Plaisir, ça fait peu :(
Je suis en retard, mais + 1. Ce sont des films d'une telle sensibilité, où la mise en scène (surtout dans Le Plaisir) est tellement extraordinaire... Le Plaisir, en particulier, c'est le film d'un artiste qui aime la beauté et le plaisir mais qui sait en même ce que le plaisir coûte (aussi bien pour lui, metteur en scène, d'un point de vue technique, pour donner corps au plaisir dans un film, c'est à dire beaucoup de travail, que pour ses personnages, du point de vue interne au film, c'est à dire beaucoup de souffrance). Un des plus grands chefs-d'oeuvre du cinéma français. Le plaisir n'est pas une quête de bonheur. Le bonheur selon Ophuls est plat (voir la scène finale ; "le bonheur n'est pas gai" alors que le plaisir est gai (par instants)) ; le plaisir est tout en relief (on monte et on descend comme le fait la caméra du film : plaisir et douleur sont les points contraires mais inséparables de la même ligne de vie).
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by Kevin95 »

MADAME DE... de Max Ophüls (1953) découverte

Y aurait presque rien à dire tant tout vise le superbe. Mise en scène royale, récit simple mais déchirant, comédiens qui cajolent la caméra et la sensation d'avoir à faire à du grandiose, du vrai, pas du traficoté. Ça a l'air au premier abord figé dans la soie et la peinture qui étouffe sous la poussière et pourtant non, ça vit, ça palpite, ça s'émeut et ça émeut, dans ce ménage à trois entre un Charles Boyer digne, un Vittorio De Sica triste et sa majesté Danielle Darrieux qui n'a besoin d'aucun qualificatif. Max Ophüls retrouve la sensibilité de Letter from an Unknown Woman et donne tout son cœur avant de donner son âme sur Lola Montès (dernier film, dernière pièce imposante de la demeure Ophüls-ienne). La classe, Max !
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Post by Supfiction »

Petit focus sur le cinéaste favori des classikiens :
Silenttimo wrote:La filmo d'Ophuls (longs métrages seuls, achevés, et réalisés uniquement par lui) : 11 français (dont une coprod' Fr-GB) / 11 étrangers (dont un en VF)

Allemagne (5) :
1931 : Dann schon lieber Lebertran5 (court métrage) - également scénariste
1932 : Le Studio amoureux (Die verliebte Firma )
1932 : La Fiancée vendue (Die verkaufte Braut)
1933 : Lachende Erben6 - également scénariste
1933 : Liebelei - également scénariste
1933 : Une histoire d'amour, version française du précédent - également scénariste

France (11) :
1934 : On a volé un homme
1935 : Divine - également scénariste
1936 : La Tendre Ennemie - également scénariste
1937 : Yoshiwara - également scénariste
1938 : Werther ou Le Roman de Werther - également scénariste
1939 : Sans lendemain ou La Duchesse de Tilsitt - également scénariste
1940 : De Mayerling à Sarajevo (prod' franco-britannique)
1950 : La Ronde - également scénariste
1952 : Le Plaisir - également scénariste
1953 : Madame de... - également scénariste
1955 : Lola Montès - également scénariste

Italie (1) :
1934 : La Dame de tout le monde (La signora di tutti) - également scénariste

Hollande (1) :
1936 : La Comédie de l'argent (Komedie om geld) - également scénariste

USA (4) :
1947 : L'Exilé (The Exile)
1948 : Lettre d'une inconnue (Letter from an Unknown Woman) - également scénariste
1949 : Pris au piège (Caught)
1949 : Les Désemparés (The Reckless Moment)