Michael Curtiz (1886-1962)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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hansolo
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by hansolo »

Merci allen & Julien - Une très bonne nouvelle!
Je l'ajoute sur ma liste :D
someone1600
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by someone1600 »

Julien Léonard wrote:Je rage un peu de le voir en bonus inclut dans le DVD de L'homme au masque de cire de André De Toth... Certes, le film de De Toth est très bon, mais celui de Curtiz est infiniment meilleur. Heureusement, et au vu de la conservation habituelle du technicolor bichrome, la copie présentée est en tout cas tout à fait convenable. Une chance !
Perso c'est comme cela que je l'ai vu et il est vraiment excellent sans compter que l'image est tres bien. :wink:
allen john
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by allen john »

GOLD IS WHERE YOU FIND IT (1938)

...ou comment de Curtiz, on arrive à Daffy Duck.

http://allenjohn.over-blog.com/article- ... 96089.html
allen john
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by allen john »

MICHAEL CURTIZ, 1929 - 1935: Filmographie commentée. Bon, ça y est, je l'ai fait.

Donc, la période est celle-ci:
1929 The Glad Rag Doll ; Madonna of Avenue A ; Hearts in Exile ; The Gamblers
1930 Mammy ; Under a Texas Moon ; The Matrimonial Bed; Bright Lights ; A Soldier's Plaything ; River's End
1931 Dämon des Meeres (German language version of Lloyd Bacon's Moby Dick ); God's Gift to Women ; The Mad Genius
1932 The Woman from Monte Carlo ; Alias the Doctor ; The Strange Love of Molly Louvain ; Doctor X ; Cabin in the Cotton
1933 Twenty Thousand Years in Sing Sing ; The Mystery of the Wax Museum ; The Keyhole ; Private Detective 62 ; Goodbye Again ; The Kennel Murder Case ; Female
1934 Mandalay ; British Agent ; Jimmy the Gent ; The Key
1935 Black Fury ; The Case of the Curious Bride ; Front Page Woman ; Little Big Shot

ouf! :D

http://allenjohn.over-blog.com/article- ... 08587.html
someone1600
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by someone1600 »

C'est incroyable le nombre de films que Curtiz peut travailler sur dans la meme année... :shock:

Doctor X, ca me fait vraiment raler, j'en avais un enregistrement TCM qui s'arrete au bout de 15 min pour tomber dans le noir, suite a une panne de mon décodeur... et il n'est jamais repassé ensuite dans le temps ou j'ai été abonné... :(
allen john
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by allen john »

THE STRANGE LOVE OF MOLLY LOUVAIN (1932)

Retour sur un bien chouette film, avec une bien chouette Ann Dvorak, et un chouette Lee Tracy. Curtiz est au mégaphone, chouette!!

http://allenjohn.over-blog.com/article- ... 40879.html
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by Jeremy Fox »

allen john wrote:THE STRANGE LOVE OF MOLLY LOUVAIN (1932)

Retour sur un bien chouette film, avec une bien chouette Ann Dvorak, et un chouette Lee Tracy. Curtiz est au mégaphone, chouette!!

http://allenjohn.over-blog.com/article- ... 40879.html
Très bon souvenir de ce Curtiz là ; je m'en vais lire ton texte
allen john
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by allen john »

CABIN IN THE COTTON (1932)

retour sur un petit curtiz, aussi fascinant que mal fichu, à moins que ce ne soit le contraire...
Avec de vrais bouts de William Keighley dedans.

http://allenjohn.over-blog.com/article- ... 57334.html
Julien Léonard
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by Julien Léonard »

Encore un film que j'aimerais découvrir... Je connais finalement assez mal le Curtiz du début des années 1930, ce qui m'embête vraiment. Intéressant papier encore une fois ! :wink:

Et puis, en plus, on trouve encore le moyen de citer William Keighley... :mrgreen: Faut croire qu'il y a un concours ces temps-ci, et où il faut prononcer son nom le plus possible !
Image
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by allen john »

Julien Léonard wrote:Encore un film que j'aimerais découvrir... Je connais finalement assez mal le Curtiz du début des années 1930, ce qui m'embête vraiment. Intéressant papier encore une fois ! :wink:

Et puis, en plus, on trouve encore le moyen de citer William Keighley... :mrgreen: Faut croire qu'il y a un concours ces temps-ci, et où il faut prononcer son nom le plus possible !
Tu William Keighley crois?
:mrgreen:

... et ce n'est pas fini!
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by allen john »

20,000 YEARS IN SING-SING (1932)

je suis enfin revenu sur ce beau film, début d'une mutation Warnero-Curtizienne qui conduit au film noir. Avec de vrais bouts de Spencer Tracy dedans, et pas de William Keighley cette fois.

http://allenjohn.over-blog.com/article- ... 11142.html
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by Rick Blaine »

allen john wrote:20,000 YEARS IN SING-SING (1932)

je suis enfin revenu sur ce beau film, début d'une mutation Warnero-Curtizienne qui conduit au film noir. Avec de vrais bouts de Spencer Tracy dedans, et pas de William Keighley cette fois.

http://allenjohn.over-blog.com/article- ... 11142.html
Un film très recommandable, matrice des grands films Warner des années 30, notamment de Angels with dirty Faces. Ton texte y rend magnifiquement hommage!
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by allen john »

Rick Blaine wrote:
allen john wrote:20,000 YEARS IN SING-SING (1932)

je suis enfin revenu sur ce beau film, début d'une mutation Warnero-Curtizienne qui conduit au film noir. Avec de vrais bouts de Spencer Tracy dedans, et pas de William Keighley cette fois.

http://allenjohn.over-blog.com/article- ... 11142.html
Un film très recommandable, matrice des grands films Warner des années 30, notamment de Angels with dirty Faces. Ton texte y rend magnifiquement hommage!
Merci beaucoup! ce film vaut qu'on essaie de se décarcasser un peu.
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by someone1600 »

A regarder donc... lol, j'ai mon enregistrement TCM qui dort justement... j'en ai tellement de coté... :roll:
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Profondo Rosso
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Post by Profondo Rosso »

L'Égyptien (1954)

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Treize siècles avant notre ère, en Égypte. Sinouhé, enfant abandonné, est élevé par un médecin qui lui transmet sa vocation et sa science. Devenu adulte, il s'installe à Thèbes et met ses compétences médicales au service des plus pauvres. Un jour, dans le désert, Sinouhé et son ami, l'ambitieux Horemheb, sauvent des griffes d'un lion un inconnu en prière. Cet homme n'est autre que le pharaon Akhénaton. En signe de gratitude, il nomme Horemheb officier de la garde et Sinouhé médecin du Palais. Pour fêter cet heureux événement, les deux hommes se rendent dans une maison de plaisir tenue par la belle et mystérieuse Néfer. Sinouhé succombe au charme de la courtisane. Mais derrière la plastique parfaite de la jeune femme, se cache une âme cupide, dénuée de tout sentiment humain.

Peu reconnaissante pour tous les services rendus et les nombreux succès qu'il lui apporta, la Warner suite à plusieurs onéreux échecs commerciaux ne renouvela pas le contrat de son réalisateur emblématique Michael Curtiz en 1953. Celui ci passa donc une partie de la dernière partie de sa carrière a distiller son savoir faire dans divers studios dont la Fox où il réalise cet impressionnant Égyptien en 1954. On peu s'étonner de voir le modeste Edmund Purdom (qui entre Le Fils Prodigue de Richard Thorpe l'année suivante et diverses productions italiennes peu glorieuses le succès envolé allait devenir un vrai spécialiste du péplum) dans le rôle titre alors que le casting prestigieux relègue Gene Tierney, Jean Simmons, Peter Ustinov ou encore Victore Mature a de seconds rôles. Le rôle était à l'origine prévu pour Marlon Brando qui désapprouvant le scénario (adapté d'un roman de Mika Waltari) fit faux bond à la production à la dernière minute. Farley Granger fut contacté pour le remplacer mais déclina l'offre qui échoua donc au quasi inconnu Edmund Purdom. Loin d'avoir le charisme et la présence des autres interprètes envisagés, il en fait finalement une force en enlevant toute envergure à ce personnage faisant constamment tout les mauvais chois et se laissant manipuler.

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L'histoire dépeint donc le parcours initiatique de Sinouhé (Edmund Bloom) que nous découvrons vieux et solitaire dans une demeure isolée au milieu de nulle part alors qu'il décide d'écrire ses mémoires. On découvre dans un premier temps la lente ascension de cet enfant adopté qui va parvenir à s'élever en compagnie de son ami Horemheb (Victore Mature) en tant que médecin du palais. Seulement là il tombe sous le charme de Nefer, courtisane babylonienne qui va le perdre en le poussant à s'abaisser à tout les vilenies. Cette première partie est fort impressionnante dans la mesure où elle donne l'occasion à Curtiz de se frotter au cinémascope, le résultat étant souvent bluffant. Les moyens sont monumentaux et le réalisateur s'y entend pour les mettre en valeur que ce soit les palais monumentaux, les extérieurs à l'ampleur titanesque où le luxe raffiné des intérieurs. La narration suit le point de vue d'un Sinouhé en pleine découverte de cet univers et la part belle est laissée à un certain pouvoir d'émerveillement devant toute ses splendeurs. Cette logique s'applique également au personnages rencontrés par le héros que ce soit le pharaon mystique Akhenaton lors d'une stupéfiante séquence dans la vallée des roi ou bien sur la vénéneuse Nefer incarné par Bella Darvi qui souffla le rôle à Marilyn Monroe grâce à la liaison qu'elle entretenait avec Darryl Zanuck. Malgré un jeu plutôt approximatif, Curtiz se montre particulièrement inspiré pour illustrer l'érotisme ravageur qu'elle dégage, une vraie femme fatale antique. On est pas près d'oublier ce plan de nudité fort osé vu à travers le reflet d'un bassin et on comprend aisément qu'elle puisse causer la perte du héros.

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Edmund Bloom est fort convaincant en Sinouhé victime de ses pulsions et tombant dans tout les pièges, ne sachant reconnaître à temps le vraie amour de sa vie en la douce Merit (Jean Simmons un peu en retrait mais toujours aussi convaincante). Le véritable intérêt du film se trouve pourtant dans son surprenant scénario qui avance masqué pour se qui s'avéra être un récit biblique qui n'en est pas tout à fait un. Le pharaon Akhénaton est vu comme un illuminé d'une nouvelle religion monothéiste aux antipodes du culte égyptien connu, et qui le détache complètement des réalité y compris l'invasion imminente de son royaume. On a ainsi un questionnement sous forme d'intrigue de palais où les ambitions de chacun se manifestent par la disparition de ce pharaon encombrant. Tout concourt a faire le lien avec la religion chrétienne, le monothéisme bien sûr mais aussi le symbole de ce culte qui est une variante de la croix chrétienne et ce alors que les évènements se déroulent treize siècles avant la naissance du Christ. L'ambiguïté est de mise entre ce pharaon apathique et la nécessité de l'éliminer. Notre héros ayant réussi à s'élever à nouveau socialement va donc être à nouveau entraîné dans une suite de complots où il se trompera une fois encore. La bonté du pharaon dans ses derniers instants, les élans céleste du score de Bernard Hermann et Alfred Newman, les séquences impressionnantes de martyrs et la tirade finale de Sinouhé ne laisse guère de doute sur le côté vers lequel penche le film et le lien avec la chrétienté est ouvertement fait dans l'ultime séquence. C'est cependant subtilement amené puisque Sinouhé accède enfin à la sagesse lorsqu'il cède à ses précepte lui qui a passé le film à s'interroger et s'égarer.

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Malgré les moyens déployés, le film adopte donc un ton essentiellement intimiste dans les réflexions qu'il soulève et son héros indécis mais Curtiz n'en fait pas moins preuve d'une grande inspiration.Les échanges fiévreux du début entre Sinouhé et Nefer, alternant l'érotisme contemplatif avec une brutalité inattendue sont saisissant notamment dans les variations de la photo somptueuse de Leon Shamroy. Plus tard ce sera l'ultime entrevu entre Victore Mature, Sinouhé et Michael Wilding qui montrera par la science du cadrage le pouvoir d'évocation religieuse que dégage le pharaon et la hauteur qu'il a sur les évènements et les personnage qui l'entoure. Ce n'est pas sans défauts (un peu trop bavard, un vrai morceau de bravoure spectaculaire manque tout de même) mais c'est l preuve que Curtiz maîtrisait encore son sujet même en fin de carrière. Pour l'anecdote une bonne partie des décors seront racheté par la Paramount pour être réutilisé dans Les Dix commandements de Cecil B. Demille, le lien étant même poussé jusqu'à reprendre une partie du casting avec John Carradine, Michael Ansara et Mimi Gibson. 4,5/6

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