La Ville abandonnée (William Wellman - 1948)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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mynameisfedo
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La Ville abandonnée (William Wellman - 1948)

Post by mynameisfedo »

La ville abandonnée disponible à l'instant même sur amazon.fr à 13 euros!

Compte-rendu prochain sur ce film. (commande passée à l'instant même)
Best
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Re: La ville abandonnée (Western Sidonis)

Post by Best »

mynameisfedo wrote:La ville abandonnée disponible à l'instant même sur amazon.fr à 13 euros!

Compte-rendu prochain sur ce film. (commande passée à l'instant même)
Le film est un chef d'oeuvre, l'édition est à la hauteur. A 13 euros y'a pas à hésiter :D
Alex25
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Re: La ville abandonnée (Western Sidonis)

Post by Alex25 »

Best wrote:
mynameisfedo wrote:La ville abandonnée disponible à l'instant même sur amazon.fr à 13 euros!

Compte-rendu prochain sur ce film. (commande passée à l'instant même)
Le film est un chef d'oeuvre, l'édition est à la hauteur. A 13 euros y'a pas à hésiter :D
Merci pour l info....commandé... :wink:
Boo!
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Re: La ville abandonnée (Western Sidonis)

Post by Boo! »

mynameisfedo wrote:La ville abandonnée disponible à l'instant même sur amazon.fr à 13 euros!

Compte-rendu prochain sur ce film. (commande passée à l'instant même)
Je l'ai commandé il y a plusieurs semaines à ce tarif là sur amazon. Grand western effectivement.
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mynameisfedo
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Re: La ville abandonnée (Western Sidonis)

Post by mynameisfedo »

BOO! wrote:
mynameisfedo wrote:La ville abandonnée disponible à l'instant même sur amazon.fr à 13 euros!

Compte-rendu prochain sur ce film. (commande passée à l'instant même)
Je l'ai commandé il y a plusieurs semaines à ce tarif là sur amazon. Grand western effectivement.
ah? je passais par hasard sur amazon et quand j'ai vu le prix, je n'ai pas hésité. j'en ai alors profité pour le signaler aux autres amateurs.
a.hede
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Re: La ville abandonnée (Western Sidonis)

Post by a.hede »

BOO! wrote:
mynameisfedo wrote:La ville abandonnée disponible à l'instant même sur amazon.fr à 13 euros!

Compte-rendu prochain sur ce film. (commande passée à l'instant même)
Je l'ai commandé il y a plusieurs semaines à ce tarif là sur amazon. Grand western effectivement.
Grand western et grand DVD !
Claude Couillec
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Post by Claude Couillec »

Superbe, absolument superbe. Vu deux fois en 3 mois. Une extraordinaire photographie de film noir dans un western. Et toujours une très bonne restauration. Cette collection est d'une qualité remarquable.
mynameisfedo
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Post by mynameisfedo »

à noter que voir un film sur grand écran comme au cinéma, c'est le pied. en revanche, on parvient également à voir certains détails qu'on ne devrait pas. en l'occurence le mort qui respire sous le lit. :lol:

à part ça, c'est effectivement un grand western prenant avec des acteurs qui jouent admirablement bien. à noter un final plein d'humour! :lol:
Le prisonnier
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Re: Yellow sky - La ville abandonnée

Post by Le prisonnier »

Très beau western, magnifique photo noir et blanc, jouant sur les contrastes forts. Et ces décors naturels ! :shock: Ce désert aveuglant, ces rochers mouvementés... Un western où le personnage féminin s'appelle Mike (joliment interprété par Anne Baxter :oops: ) ne peux pas être mauvais ! :D

Seul petit défaut technique: une réverbération du son beaucoup trop prononcée lors d'une scène. C'est censé être un écho, mais au lieu d'être réaliste, ça nous brouille l'écoute. ( :uhuh: ) En espérant que ce défaut n'ai pas été accentué lors de la restauration du son...
someone1600
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Re: Yellow sky - La ville abandonnée

Post by someone1600 »

Excellent western en effet et le dvd Fox Zone 1 est fantastique. :wink:
Le prisonnier
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Re: Yellow sky - La ville abandonnée

Post by Le prisonnier »

Vu sur le zone 2 fr, très bonne copie ! Et puis y'a Tonton Tatav' qui cause du film :D

(Bertrand Tavernier est toujours passionnant à écouter. Et j'espère qu'il me pardonnera cette petite familiarité: j'aimerais bien avoir des tontons comme lui)
Ducdame
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Re: Yellow sky - La ville abandonnée

Post by Ducdame »

Ce Wellman fait certainement partie de mes cinq westerns préférés et The Law and Jake Wade de Sturges ( Le Tresor du Pendu) redécouvert avant-hier n' a pas été sans m'y faire beaucoup penser!
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AtCloseRange
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Re: Yellow sky - La ville abandonnée

Post by AtCloseRange »

Très belle découverte que ce western vraiment inhabituel. Il y a une dimension presque fantastique renforcée par le noir et blanc sublime de Joe McDonald et la quasi absence de musique (à part les 2 générique, on n'entend que quelques notes d'harmonica pendant une ou 2 scènes).
Mise en scène inspirée avec certains cadrages de toute beauté (la scène finale du saloon est vraiment très belle) et casting au niveau (même Ann Baxter ne minaude pas trop).
Serul reproche: pourquoi cette scène finale qui rompt avec absolument tous les principes du films? Même si c'est une concession aux studios, vu l'austérité et la sécheresse de tout ce qui a précédé, ça me semble absurde.
Un bon candidat pour mon film du mois.
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Sybille
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Re: Yellow sky - La ville abandonnée

Post by Sybille »

AtCloseRange wrote:Très belle découverte que ce western vraiment inhabituel.
Un bon candidat pour mon film du mois.
Yellow Sky est souvent un bon candidat pour le film du mois. :) (même si chez moi il n'avait pas gagné au final).
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Jeremy Fox
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Re: Yellow sky - La ville abandonnée

Post by Jeremy Fox »

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La Ville Abandonnée (Yellow Sky , 1948) de William Wellman
20TH CENTURY FOX


Sortie USA : Décembre 1948

Du point de vue de l’apparition de nouveaux talents au sein du western, la fin de l’année 1948 aura été faste qui, après Alan Ladd, nous aura permis de découvrir un autre grand acteur du genre, le génial Richard Widmark. On se rend alors compte que son interprétation fulgurante dans Le Carrefour de la Mort (Kiss of Death) n’aura pas été un ‘One Shot’. D’ailleurs, entre les deux films, il aura été aussi remarqué dans La Dernière Rafale (The Street with no Name) de William Keighley et dans La Femme aux Cigarettes (Road House) de Jean Negulesco. Quatre films et déjà un sans faute annonçant l’une des filmographies les plus riches du cinéma américain. Quant à William Wellman, après nous avoir laissé sur notre faim avec son Buffalo Bill, il revient ici à des sommets grâce aussi à son scénariste, celui qui avait déjà écrit pour lui en 1943 le très courageux L’étrange Incident (The Ox-Bow Incident) d’heureuse mémoire. Si l’intrigue de Yellow Sky est moins ambitieuse, son scénario est tout aussi remarquable, tout aussi tendu, tout aussi efficace et rempli de fines notations psychologiques : un modèle du genre !


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Sept hors-la-loi dirigés par Stretch (Gregory Peck) cambriolent la banque de Rameyville. Les pillards prennent la fuite poursuivis par un détachement de cavalerie. Après avoir perdu l’un de ses membres, le gang est obligé de s’engager dans un désert de sel qui s’étend à perte de vue. Brûlés par le soleil, exténués et assoiffés, les six survivants finissent pourtant par sortir de cette suffocante fournaise lorsqu’ils atteignent la ville fantôme de Yellow Sky. Ils y trouvent de l’eau mais aussi, dans une cabane au bout de la rue principale, un grand-père (James Barton) et sa petite-fille prénommée Mike (Anne Baxter), une jeune femme téméraire qui ne souhaite pas se laisser intimider. Les bandits sont persuadés qu’ils cachent de l’or car sinon, que feraient-ils seuls dans ce trou perdu visité régulièrement par les Apaches ? Il s’avère rapidement qu’ils avaient vu juste. Le groupe va se disloquer peu à peu suite aux tensions grandissantes dues à l’appât du gain et à la présence féminine qui ravive bien des envies. Des rivalités se font jour et opposent les bandits ; le peu scrupuleux Dude (Richard Widmark) se dresse contre son chef qui, tombé amoureux de la jeune femme, veut désormais la protéger, elle, son grand père et leur or enfoui dans une mine alentour…


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Sorti en France également sous le titre de Nevada, Yellow Sky est probablement le western plus âpre et le plus rude vu jusqu’ici ; on sent un net changement de ton en regard de tout ce qui s’était fait avant. On aurait d’ailleurs aussi pu dire ça du Trésor de la Sierra Madre, western moderne de John Huston se déroulant dans les années 30, sorti quelques mois auparavant et qui narrait déjà les effets désastreux de la cupidité sur un groupe d’amis aventuriers. On ne dira jamais assez tout le bien qu’il faut penser du scénariste Lamar Trotti, auteur entre autres des plus beaux films de Henry King dans sa collaboration avec Tyrone Power et qui avait déjà été aussi à l’origine, dans le genre qui nous préoccupe, des très beaux scénarios de Sur la Piste des Mohawks (Drums Along the Mohawk) de John Ford ainsi que de Brigham Young d’Henry Hathaway. Un homme pétri d’humanité mais dont le travail ne sombre jamais (ou rarement) dans le sentimentalisme ; ici, en association avec le non moins talentueux W.R. Burnett (auteur du roman), il signe un script noir, resserré et d’une grande intensité auquel la ‘Writers Guild of America’ décerna le prix du meilleur scénario de western l’année de sa sortie. Il y avait de quoi ; rarement nous n’avions ressenti une telle constante tension à la vue d’un western. L’intrigue a beau ne pas briller par son originalité, elle n’en est pas moins assez nouvelle pour l’époque et a le mérite d’être écrite à la perfection (dialogues restreints mais finement ciselés), les rebondissements ne prenant jamais le pas sur la riche description de tous les personnages, l’évolution de chacun s’avérant plus complexe qu’attendue et du coup passionnante, les affrontements psychologiques se révélant aussi puissants que les heurts physiques.


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Durant la première demie heure, le groupe est soudé et aucun de ses membres ne semble vouloir prendre un quelconque ascendant sur les autres, pas plus le chef que ceux qui ressembleraient à de fortes têtes. Puis, arrivé à Yellow Sky, jalousies et antagonismes font que l’on voit la bande se disloquer petit à petit, l’humanité de chacun de ses membres ressortir, qu’elle soit positive ou négative, les uns se découvrant une âme chevaleresque et romantique alors que d’autres ne font qu’une fixation sur l’appât du gain ou ne pensent qu’à se vautrer avec une avidité malsaine dans la luxure. Dans ce contexte d’hostilité et de rivalité grandissante, William Wellman nous délivre des séquences d’une violence alors inhabituelle comme celle au cours de laquelle Gregory Peck envoie un rude coup de pied au visage de John Russell avant quasiment de le noyer. Scène étonnante qui nous ferait presque tourner de l’œil tellement elle est nerveuse avant de s’éterniser plus que de coutume dans l’asphyxiante tentative de ‘noyade’. Dans un autre style, les deux moments ‘d’intimité’ entre Gregory Peck et Anne Baxter procurent une sensation de tension sexuelle intense, les formidables gros plans sur le visage de l’actrice préfigurant ceux sur celui de Jean Peters filmés par Samuel Fuller dans Le Port de la Drogue ; autant dire des images d’une extrême sensualité !


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Concernant la forme, une mise en scène dépouillée mais fortement stylisée, rigoureuse et d’une grande maîtrise, un noir et blanc dur et vivement contrasté aux noirs charbonneux comme jamais photographié par un Joe MacDonald en pleine possession de ses moyens en cette deuxième moitié de décennie (il était déjà à l’origine de la somptueuse photo de My Darling Clementine) et aucune musique pour venir nous distraire si ce n’est lors des génériques de début et de fin, mélodies et orchestrations qui d’ailleurs ne cadrent pas du tout avec l’ambiance et le ton général du film et qui sont à l’origine du seul petit loupé de ce grand western. Le culot de Wellman contraste aussi parfois avec la sobriété de l’ensemble et renforce la modernité de ce Yellow Sky atypique pour l’époque ; le plan en caméra subjective sur Gregory Peck vu de l’intérieur du fusil tenu par Anne Baxter a du grandement marquer Samuel Fuller car, contrairement à ce que beaucoup pensaient, ce n’est donc pas lui qui l’aura inventé pour son futur 40 Tueurs (Forty Guns) [Les deux cinéastes possèdent en tout cas en commun une grande rudesse de ton]. Il fallait aussi oser faire se dérouler le combat final en hors champ ! Alors même si l’action est distillée avec parcimonie, même si Wellman refuse au maximum les scènes spectaculaires, les quelques séquences mouvementées sont là pour nous rappeler le talent de baroudeur du cinéaste ; quelques plans fulgurants au départ lors de la poursuite par la cavalerie, des ‘duels’ dans la montagne parfaitement montés et chorégraphiés, des coups de poing qui font mal et des scènes de violence qui ont du sembler paroxystiques pour les spectateurs de ces années là.


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Les deux acteurs principaux rivalisent de talent ; rarement nous avions pu voir Gregory Peck tenir un rôle aussi rêche et avec un charisme qu’on ne lui connaissait encore pas même si sa prestation dans Duel au Soleil de King Vidor le faisait pressentir ; il s’en sort ici remarquablement bien malgré sa mésentente avec Wellman sur le tournage et prouve à ses détracteurs son amplitude de jeu passant de l’hiératisme à la fantaisie, de la violence à la tendresse tout en étant toujours juste. Quant au teigneux et ricanant Richard Widmark, on savait depuis l’année précédente et son rôle marquant dans Le Carrefour de la mort qu’il était fabuleux lorsqu’il s’agissait de jouer les salauds ; dans ce même registre il confirme et s’impose ici de la plus belle des manières : sa façon de tenir sa cigarette, son regard malsain, sa malice et son rire sardonique sont absolument inimitables. Et ceux qui auraient en tête le cliché de la femme soumise dans le western américain seront agréablement surpris par le personnage interprété par Anne Baxter (la future Eve de Mankiewicz) ; non seulement elle est divinement photographiée (rarement elle aura été si belle malgré des tenues vestimentaires à la garçonne) mais son interprétation est remarquable. Femme volontaire au caractère bien trempé, elle n’hésite pas à jouer des poings, à manier le fusil et à tirer sur le premier qui osera l’approcher mais s’avère dans le même temps non dénuée de sensibilité, en manque de tendresse et d’amour, ne résistant pas longtemps à la virilité et au désir latent de Gregory Peck lors des deux séquences sus citées, toutes deux formidables. Un casting de haut niveau que tous les seconds rôles viennent enrichir, Harry Morgan, Charles Kemper et John Russell en tête.


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Les 44 jours de tournage en Californie et dans la vallée de la mort se déroulèrent dans des conditions difficiles mais c’est peut-être aussi ce qui rend ce film rugueux et aussi aride que le désert traversé au départ. Aridité qui n’empêche pas l’humanité ni l’émotion, tous les personnages arrivant à susciter l’empathie qu’ils soient sympathiques ou non. Pour l’anecdote, il faut signaler que la séquence qui débute le film (les bandits accoudés au comptoir, fascinés par un tableau représentant une femme nue) est un clin d’œil à une autre, quasi identique, de son western social, L’Etrange incident. Avec un refus de mettre en scène des personnages monolithiques et une économie de moyens qui forcent l’admiration, La Ville abandonnée réussi à être un sommet du genre, un western brut mais très soigné, violent et dépouillé mais sacrément prenant qui pourrait très bien plaire au plus grand nombre et non seulement aux aficionados. En tout cas, le public lui fit un beau succès, les recettes doublant la mise de départ du coût de production. Lamar Trotti avait de quoi être fier ; non seulement il avait écrit ce splendide scénario mais il avait été aussi le principal producteur du film !


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Malgré tout ça, beaucoup regretteront le Happy End apparemment en totale inadéquation avec l’atmosphère cauchemardesque et étouffante qui avait précédé. Au vu des travaux antérieurs de Lamar Trotti, il n’est finalement pas si étonnant, ce dernier ayant probablement voulu terminer ce western très sombre sur une note d’optimisme avec une possibilité de rachat pour un de ces personnages nous ayant tenu en haleine durant plus de 90 minutes. En oubliant le pénible thème musical d’Alfred Newman qui vient maladroitement se greffer sur ces dernières images, un final plein de noblesse qui se tient finalement assez bien et qui donne envie de se repasser ce western qui doit aussi beaucoup à la beauté de ses paysages naturels et aux décors de la ville abandonnée qui donne au film son titre français assez bien choisi pour une fois. Un western à ne surtout pas négliger et qui termine notre année 1948 en beauté !


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