Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-1988)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Federico
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-19

Post by Federico »

Il faut d'abord tenter d'imaginer un croisement de Videodrome, La soupe aux choux, Tron, Jumper et la série TV Dr Who, filmé au temps des expérimentations acides chimicolorées à l'attention d'un jeune public et qui serait l'ultime oeuvre d'un duo ayant taillé quelques uns des plus sidérants diamants de l'histoire du cinéma...

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The boy who turned yellow (1972, Michael Powell & Emeric Pressburger)


Pas tout à fait improbable, par conséquent puisque P & P avaient souvent fleurté avec le fantastique, l'onirisme et les jeux de couleurs primaires (bien avant Tati, Antonioni et Godard) mais faut reconnaître que le résultat l'est quand même un peu sur les bords...

Bon, je dois aussi avouer que c'est la copie qui était dans un état improbable (un transfert VHS bien délavé) :? et que cela mériterait certainement une relecture avec le DVD édité depuis peu par le BFI et la Children's Film Foundation.

L'alien téléporté électriquement à travers les faisceaux de photons porte l'accoutrement hétéroclite d'une création de Franquin (mode : Gaston partant en soirée déguisée "Mais si on danse ?") qui peut tout aussi bien être vu comme une (maigre) inspiration de celui de Villeret en Denrée. :P

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J'ai oublié de préciser qu'il était bizarrement chaussé de... skis ! :shock:

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Curiosité dans la curiosité : son interprète, Robert Eddison, sera 30 ans plus tard le très vieux chevalier de la Table Ronde gardien du Graal dans Indiana Jones et la dernière croisade.

Le film a le mérite de durer juste le temps qu'il faut (55'*) pour ressembler à un joli téléfilm pour enfants avec son charme désuet et un grain de folie derrière la leçon de morale. Et comme c'est assez rare pour être souligné, le gamin qui tient le rôle principal** est excellent (avec une bouille sympa rappelant pas si étrangement que ça... Peter Gabriel qui, à la même époque, débarquait sur scène dans des accoutrements à peine moins excentriques que celui de l'alien).

C'est en découvrant ce genre de film (et pas mal de séries british de cette période) qu'on comprend pourquoi la Grande Bretagne nous donna Lewis Carrol mais aussi Yellow submarine et les Teletubbies... :mrgreen:

Le meilleur passage du film :




(*) D'après IMDB, le public australien eut droit à une version de... 17' !?!

(**) Mark Dightam (né en 1959), qui avait déjà une petite expérience des tournages pour la tv, venait de débuter au cinéma dans le MacBeth de Polanski. Il jouera l'année suivante dans L'impossible objet de Frankenheimer.
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-19

Post by Jeff Bailey »

Lord Jim
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-19

Post by Lord Jim »

Dans le cadre de ma découverte et/ou redécouverte des œuvres des Archers, ce week-end, gros coup de cœur pour A Canterbury Tale :
Si la veille, j'avais été assez déçue par mon premier visionnage de Gone to Earth (je n'ai vraiment pas accroché malgré un film esthétiquement très beau mais je lui redonnerai sans doute un jour sa chance), je suis tombée sous le charme de A Canterbury Tale . Voilà un film assez difficile à raconter; certes, il y a une intrigue "policière" avec l'enquête pour découvrir qui est le Glue Man, mais on se rend vite compte qu'elle n'est qu'un prétexte à faire se rencontrer les trois personnages (les deux soldats et la jeune travailleuse agricole) et à ce qu'ils restent dans le village dont ils vont découvrir ou redécouvrir les mystères et les charmes: à l'image du jeune soldat américain qui y a débarqué par accident, le charme semble agir et il ne peut plus en partir: beauté des doux paysages, bruit du vent dans la forêt, bataille des enfants du village, conversation sur le bois avec un artisan local...rien de grandiose et pourtant...
Chacun d'entre eux reprendra l'ancienne route du pèlerinage de Canterbury et verra, comme dans un conte, son vœu s'exaucer.
J'ai également trouvé très touchant le personnage, a priori assez revêche, de Thomas Colpeper, interprété par le très stiff Eric Portman, notamment dans la très belle scène sur la colline avec la jeune Alison.

Donc, encore un P&P à mon actif, je vais bientôt avoir assez de matière pour faire un top!
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AtCloseRange
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-19

Post by AtCloseRange »

Lord Jim wrote:Dans le cadre de ma découverte et/ou redécouverte des œuvres des Archers, ce week-end, gros coup de cœur pour A Canterbury Tale :
Si la veille, j'avais été assez déçue par mon premier visionnage de Gone to Earth (je n'ai vraiment pas accroché malgré un film esthétiquement très beau mais je lui redonnerai sans doute un jour sa chance), je suis tombée sous le charme de A Canterbury Tale . Voilà un film assez difficile à raconter; certes, il y a une intrigue "policière" avec l'enquête pour découvrir qui est le Glue Man, mais on se rend vite compte qu'elle n'est qu'un prétexte à faire se rencontrer les trois personnages (les deux soldats et la jeune travailleuse agricole) et à ce qu'ils restent dans le village dont ils vont découvrir ou redécouvrir les mystères et les charmes: à l'image du jeune soldat américain qui y a débarqué par accident, le charme semble agir et il ne peut plus en partir: beauté des doux paysages, bruit du vent dans la forêt, bataille des enfants du village, conversation sur le bois avec un artisan local...rien de grandiose et pourtant...
Chacun d'entre eux reprendra l'ancienne route du pèlerinage de Canterbury et verra, comme dans un conte, son vœu s'exaucer.
J'ai également trouvé très touchant le personnage, a priori assez revêche, de Thomas Colpeper, interprété par le très stiff Eric Portman, notamment dans la très belle scène sur la colline avec la jeune Alison.

Donc, encore un P&P à mon actif, je vais bientôt avoir assez de matière pour faire un top!
+1
Un film qui a quelque chose de magique qui se joue beaucoup dans les marges, les moments contemplatifs.
Et même sentiment sur Gone to Earth.
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Thaddeus
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-19

Post by Thaddeus »

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Le voleur de Bagdad
Pas moins de six cinéastes ont travaillé sur cette féérie arabisante dont les délires graphiques et les fantaisies colorées incitent aujourd’hui à la bienveillance attendrie. Powell a dirigé l’arrivée de Jaffar, la tempête, Sabu transformé en chien et jeté à la mer, le raid des soldats dans le marché et le cortège de la princesse. Des palais de marbre rose bonbon aux incrustations bricolées, des élans de romantisme aux guirlandes d’aventures invraisemblables, empilées avec un mépris royal de la rigueur dramatique, tout respire l’artifice kitsch et le plaisir candide du merveilleux. Bien que désuètes (c’est un euphémisme), la richesse esthétique et la fraîche naïveté de l’aventure confèrent à l’ensemble un certain charme, celui-là même qui préside à la remémoration souriante des contes de notre enfance. 4/6

Colonel Blimp
Trois guerres et trois femmes : un seul code moral, une seule amitié et un seul visage (celui de Deborah Kerr) jouant trois fois les amours perdues de Clive Blimp. À force d’avoir les bons réflexes de culture et de courtoisie, celui-ci en oublie de vivre pour son propre compte. Il rate le présent et ne peut que regretter le passé perdu ou rêver d’un avenir hypothétique. En deux heures et demie de plénitude romanesque et de raffinement esthétique éclatent tout le sens du spectacle, tout le vibrant humanisme des auteurs, qui exaltent la fraternité anglo-germanique en suivant le fleuve d’une existence entière. Songe aux couleurs délicates sur le temps et le vieillissement, l’éphémère et l’éternel, l’œuvre est un superbe divertissement, plein d’humour, de chaleur, d’émotion, gorgé de fulgurances formelles et d’intuitions narratives. 5/6

A Canterbury tale
Dans les prairies verdoyantes du Kent, sur la route ancestrale de Canterbury qu’empruntaient jadis les pèlerins en quête de grâces, deux soldats et une jeune veuve décident de résoudre ce qu’on pourrait appeler le mystère du colleur. De leur propre dire, les réalisateurs cherchent à expliquer aux Américains et à leurs compatriotes les valeurs spirituelles et les traditions pour lesquelles l’Angleterre combattait alors. Ils visent la magie quotidienne nichée dans les vallons du paysage, les discussions chaleureuses des habitants du cru, les jeux d’enfants qui miment la guerre. Le film est une curieuse proposition de conte moderne, qui distille un charme intermittent et ne parvient pas vraiment à trouver la dynamique heureuse, l’état de plénitude que son récit relâché, presque buissonnier, voudrait dompter. 3/6

Je sais où je vais
Powell et Pressburger poursuivent leur exaltation sereine des trésors de la province (us et coutumes, traditions, dialectes et accents locaux) avec cette romantique comédie de mœurs battue par les vents de la lande écossaise, sur laquelle rôdent des légendes millénaires et veillent de pittoresques et sympathiques figures. Une fois de plus, leur art mêle évidence et raffinement et consiste à faire évoluer les certitudes d’un personnage en le confrontant à une réalité ignorée – ce secret résidant autant dans son cœur que dans les manifestations envoûtantes des merveilles du monde. C’est tout le périple intérieur effectué par l’impétueuse héroïne, qui pensait que la clé du bonheur se trouvait dans un bon mariage et qui la découvre finalement dans l’altruisme généreux et le bonheur simple des petites choses. 4/6

Une question de vie ou de mort
Un gigantesque escalier en spirale s’élevant jusqu’au paradis, un tribunal céleste à l’onirisme flamboyant, un argenté scintillant dont la monochromie s’oppose aux couleurs éclatantes du monde d’ici-bas… Multipliant plus que jamais les inventions techniques et formelles, tout le génie visuel de Powell et Pressburger s’exprime à travers cette féérie poétique, véritable hymne à l’amour fou dans la tradition romantico-surréaliste, que traversent les échos du mythe d’Orphée et d’Eurydice. Les cinéastes confrontent le réel à l’imaginaire, cultivent un idéalisme universel et humaniste autour de l’espoir et de la fraternité : la trajectoire de son mort en sursis découvrant la valeur de son existence se pare ainsi d’une dimension métaphysico-cosmique, mise en relief par les possibilités enchanteresses du divertissement. 4/6

Le narcisse noir
Le duo crée en studio un couvent perdu dans les hauteurs himalayennes à travers une symphonie fascinante de toiles peintes et de glass shots, un vénéneux théâtre de passions qui ne recule devant aucune tentation gothique, dont l’exotisme renvoie aux dérèglements des nonnes cloîtrées, et dont le défaut de réalité devient vecteur de stimulation artistique. Sommet de raffinement pictural et d’envoûtement plastique, le film culmine dans une dernière demi-heure particulièrement mémorable qui ajoute aux merveilles de mille et une nuits le versant fantastique venant donner aux visages et aux décors leur dimension inquiétante : la traversée nocturne du palais, la fureur de Kathleen Byron en possédée à front suant, son apparition spectrale dans l’encablure de la porte constituent autant d’images fulgurantes. 5/6

Les chaussons rouges
Éblouissante variation sur la soif de perfection et la dévotion absolue à l’art, celle qui conduit au sacrifice de la vie affective. Powell et Pressburger inventent un pas de deux chatoyant entre le réalisme magique du monde du spectacle et sa déclination imaginaire, magnifiée dans une séquence de danse onirique absolument ensorcelante. Un travail de construction très élaboré dicte l’organisation du film, à preuve la structure arborescente de la séquence d’ouverture qui relie les trois protagonistes dans une rigoureuse symétrie. Lié de très près au conte original d’Andersen qui fournit le sujet du ballet final, déployant une esthétique fastueuse entièrement vouée au dilemme terrible entre création et passion, c’est une tragédie tout à la fois éclatante et désespérée, incrustée de multiples notations poétiques. 5/6

Les contes d’Hoffmann
Avec cette adaptation d’Offenbach, les auteurs accouchent d’une œuvre-opéra qui suit, dans un style iconographique différent pour chacun des contes, l’évolution d’un amour déçu, et compose un même portrait de l’idéal féminin, forcément chimérique et inaccessible. Délire esthétique dont les folies expressionnistes, la surcharge décorative, la féérie kitsch, les couleurs bariolées, la fantaisie presque psychédélique défient l’imagination, le film flatte la rétine aussi bien qu’il indiffère sur le plan dramatique. Autrement dit, et surtout si l’on est peu porté sur les entrechats et les vocalises, le spectacle est somptueux mais curieusement soporifique – hormis une poignée de séquences merveilleuses, surtout situées dans le segment vénitien (d’autant que Ludmilla Tcherina est une sacrée beauté). 3/6

Le voyeur
L’un des films les plus audacieux de son époque. Ce stupéfiant suspense psychotique, quelque part entre Buñuel et Hitchcock, tire son extraordinaire puissance de déstabilisation de la situation de perception complexe dans laquelle il intègre le spectateur. Il constitue une mise en abyme perverse et extrêmement troublante du processus d’enregistrement du cinéma et de ses déviances, doublée d’une analyse fulgurante du voyeurisme névrotique, des réalités filmiques et psychologiques à la base de toute cinéphilie. La transgression opérée par son personnage de jeune déséquilibré, conçue comme une variante de cette dernière, nous contraint à nous identifier à l’image et à ce qu’elle projette. Une œuvre unique, sans concession ni rémission, incontestablement la plus radicale et la plus démente de son auteur. 6/6
Top 10 Année 1960


Mon top :

1. Le voyeur (1960)
2. Colonel Blimp (1943)
3. Les chaussons rouges (1948)
4. Le narcisse noir (1947)
5. Une question de vie ou de mort (1946)

Une œuvre d’une très grande richesse formelle et picturale, d’une fécondité romanesque admirable, qui a sans doute influencé nombre de cinéastes – Scorsese lui-même s’en réclame. J’aime beaucoup.
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Kevin95
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-19

Post by Kevin95 »

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A CANTERBURY TALE (Michael Powell et Emeric Pressburger, 1944) découverte

Étonnant de passer des films de guerre d'Anthony Asquith, intéressants mais propres et démonstratifs, à ce film de Powell et Pressburger, léger, serein, presque déconnecté de l'effort de guerre. Pourtant le conflit y est présent via la présence de l'armée ou des ruines à Canterbury, mais le film se présente plus comme une échappée ou, pour reprendre la situation des soldats du récit, une permission. Ode à la nature, aux gens modestes de la campagne anglaise, à l'humour bonne enfant, A Canterbury Tale ne montre aucune bataille si ce n'est celle de mômes imitant les adultes, ne montre aucun mort ce qui n'exclut pas certains fantômes. L'intrigue repose sur une toute petite chose, la recherche d'un "glue man" qui sabote les cheveux des filles et pour résoudre ce crime, le film va prendre son temps. De cette broutille va naitre des questions plus vastes et plus graves que les réalisateurs évoquent mais ne traitent pas en profondeur de peur d'être pesant. Si la dernière partie du film est un peu plus faible que le reste, c'est que le mysticisme du récit devient concret donc plus sentencieux. On peut préférer la légèreté et les non-dits des événements avant l'arrivée à Canterbury. Car au fond, ce n'est pas un film de guerre mais une grande respiration.
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-1988)

Post by Jeremy Fox »

Les Contes d'Hoffman - Tales Of Hoffman - 1951

La mise en scène a beau être sublime, le travail sur les décors, les couleurs et les costumes impressionnant de bout en bout, si l'on est comme quoi hermétique à l'opéra il y a de fortes chances pour que l'on s'y ennuie. Reste une séquence d'ouverture absolument divine grâce à celle dont presque chacune des apparitions fut un enchantement, Moira Shearer, la danseuse d'un autre Powell/Pressburger qu'au contraire je porte au pinacle, Les Chaussons rouges.
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-1988)

Post by John Holden »

Jeremy Fox wrote:Les Contes d'Hoffman - Tales Of Hoffman - 1951

La mise en scène a beau être sublime, le travail sur les décors, les couleurs et les costumes impressionnant de bout en bout, si l'on est comme quoi hermétique à l'opéra il y a de fortes chances pour que l'on s'y ennuie. Reste une séquence d'ouverture absolument divine grâce à celle dont presque chacune des apparitions fut un enchantement, Moira Shearer, la danseuse d'un autre Powell/Pressburger qu'au contraire je porte au pinacle, Les Chaussons rouges.

Oui voilà tout comme toi, et je ne crois pas le trahir en affirmant qu'il en est de même pour Jack Carter (souvenir d'une séance où nous avions vaillamment lutté contre le sommeil :mrgreen: ).
Excepté sa virtuosité formelle, je ne m'explique toujours pas les délires critiques sur ce film.
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-1988)

Post by Jack Carter »

Ah oui....c'était très beau mais un peu chiant quand même... :mrgreen:
Somptueux mais soporifique comme le dit si bien Thaddeus.
Faudrait quand même que je me prenne le blu un de ces quatre pour ma collec Powell/Pressurger :fiou:
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-1988)

Post by k-chan »

Vous me cassez mon délire ! J'ai revu Les chaussons rouges il y a quelques mois, en HD ( alors que je l'avais découvert avec l'édition dvd Institut Lumière, qui a vraiment un gros problème de colorimétrie). C'est une merveille absolue, même si le final me fait un peu tiquer sur un point. Mais bref, j'avais très envie de découvrir Les contes d'Hoffman... argh ! :? :|
Lord Jim
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-1988)

Post by Lord Jim »

C'est terrible à dire mais c'est un des rares films des Archers que je n'ai pas vu et...que je n'ai pas envie de voir...
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francesco
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-1988)

Post by francesco »

Tout dépend de vos rapports à l'opéra. Avec les Chaussons rouges, c'est l'autre Powell et Pressbuger que je considère comme une réussite absolue et à peu près indépassable. A mes yeux, avec la Flute enchantée de Bergmann (dans un autre registre), c'est un des rares films qui capte l'essence à la fois musicale, spectaculaire et en fait tout simplement magique du genre. J'aimerais beaucoup voir O Rosalinda, cela dit, mystérieusement indisponible.
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-1988)

Post by Lord Jim »

J'ai vu Oh Rosalinda!! mais seulement sur YT dans une qualité très médiocre...c'est loin d'être le meilleur P&P mais ce n'est pas désagréable à regarder. Évidemment, il ne faut pas être totalement rétif à l'opérette ou à la comédie musicale. De plus, pour peu que je puisse en juger, je trouve l'usage du Cinémascope pas très réussi; je me demande d'ailleurs si ce n'est pas le premier et seul film en Cinémascope de M.Powell.
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Strum
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-1988)

Post by Strum »

k-chan wrote:Vous me cassez mon délire ! J'ai revu Les chaussons rouges il y a quelques mois, en HD ( alors que je l'avais découvert avec l'édition dvd Institut Lumière, qui a vraiment un gros problème de colorimétrie). C'est une merveille absolue, même si le final me fait un peu tiquer sur un point. Mais bref, j'avais très envie de découvrir Les contes d'Hoffman... argh ! :? :|
Les Contes d'Hoffman ne fait certes pas partie de leurs meilleurs films (la narration est réduite à la portion congrue), mais visuellement, cela reste très fort, de mémoire une débauche de couleurs et de mouvements gracieux dans des décors superbes. Il faut imaginer la partie ballet des Chaussons rouges agrandie jusqu'à la dimension d'un film sous la forme d'une fusion entre cinéma et, comme le dit francesco, opéra.
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Jeremy Fox
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Re: Michael Powell (1905-1990) / Emeric Pressburger (1902-1988)

Post by Jeremy Fox »

Strum wrote: Il faut imaginer la partie ballet des Chaussons rouges agrandie jusqu'à la dimension d'un film sous la forme d'une fusion entre cinéma et, comme le dit francesco, opéra.

Sauf que la partie ballet des Chaussons rouges est une succession constante de plans, mouvements de caméra et effets de montage hallucinants alors que les séquences chantées dans Les Contes d'Hoffman sont quand même assez statiques. Le ballet qui ouvre le film rappelle effectivement Les Chaussons rouges et je l'ai trouvé génial. Dès que ça se met à chanter, j'ai assez vite décroché.