Le Parrain : la trilogie (F. F. Coppola - 1972/1990)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Demi-Lune
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by Demi-Lune »

Anorya, mon conseil, pour pleinement apprécier ces monuments cinématographiques, c'est d'enchaîner leur visionnage. Certes, cela demande beaucoup de temps, mais je t'assure que si les films pris individuellement sont d'authentiques chefs-d'oeuvre, les mettre bout à bout confère à cette fresque de Coppola une dimension de perfection exceptionnellement rare. Tu auras donc compris que je ne suis pas trop d'accord avec ton timide "5/6" :mrgreen:
Anorya
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by Anorya »

makaveli wrote:moi je le regarde au moins une fois par an :D
Je m'en doutais. :mrgreen:
Demi-Lune wrote:Anorya, mon conseil, pour pleinement apprécier ces monuments cinématographiques, c'est d'enchaîner leur visionnage. Certes, cela demande beaucoup de temps, mais je t'assure que si les films pris individuellement sont d'authentiques chefs-d'oeuvre, les mettre bout à bout confère à cette fresque de Coppola une dimension de perfection exceptionnellement rare. Tu auras donc compris que je ne suis pas trop d'accord avec ton timide "5/6" :mrgreen:
Je ne pourrais voir que le second volet à la rentrée, les dvds étant à ma fac. Ou bien tu me les offre et je te garantit que la note va remonter d'office. :mrgreen: 8)
Non mais sinon don't worry, c'est prévu de tous les voir, la note changera forcément après un visionnage intégral de cette formidable saga. :wink:
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Demi-Lune
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by Demi-Lune »

Anorya wrote:Ou bien tu me les offre et je te garantit que la note va remonter d'office. :mrgreen: 8)
C'est ça, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu. :lol: :fiou:
Anorya
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by Anorya »

Demi-Lune wrote:
Anorya wrote:Ou bien tu me les offre et je te garantit que la note va remonter d'office. :mrgreen: 8)
C'est ça, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu. :lol: :fiou:
Oui mais uniquement pour les emballages Milka. 8)
J'attends ton avis sur Avatar depuis "ton retour" depuis jeudi au fait. Film autrement plus important que toutes les Sicilitudes Coppolatesques. Non j'déconne mais je suis curieux d'avoir ton avis sur le Cameron depuis un ptit moment. Fin du HS. :mrgreen: :wink:
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Alligator
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by Alligator »

The godfather (Le parrain) (Francis Ford Coppola, 1972) :

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http://alligatographe.blogspot.com/2010 ... ather.html
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Le parrain en blu-ray "Paramount", mes aïeux, ça vaut son pesant de cacahuètes! Souvent l'enthousiasme chez moi se manifeste par des envolées grasses et vulgaires. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop mais malheureusement cette revoyure ne déroge pas à la règle. Donc, on mouille souvent l'abri-bite pendant ce film, tant il regorge de superbes séquences. La photographie cuivrée de Gordon Willis et les magnifiques cadrages respectent à merveille un récit grandiose.

L'histoire de cette famille est d'abord l'illustration parfois tragique du legs, de ces liens familiaux invisibles que les êtres inconsciemment se nouent autour du cou et de la destinée, cette espèce de reproduction obligatoire. Pourquoi certains en ré-échappent et d'autres non? Refusant dans un premier temps de devenir son père, Mike (Al Pacino) est attiré malgré lui vers la fonction patriarcale et le pouvoir de chef du clan. Coppola adapte avec maestria le roman de Puzo.

Les 3 heures que dure le film passent avec une aisance incroyable, dans un élan d'une grande fluidité. Pas le temps de s'ennuyer. Aucune scène, aucune seconde n'est là par hasard. Elles font sens, en petites pierres construisent un mur massif, solide, inattaquable. Assumant avec brio cette érection, la mise en scène est millimétrée, exprimant avec une facilité déconcertante une multitude de sentiments, d'émotions, de pensées. Sans le moindre discours parlé, les images suffisent amplement. C'est à ces scènes anthologiques qu'on reconnait au cinéma toute sa puissance.

La mort, la vengeance, l'héritage, la jalousie, la peur, l'appartenance au groupe, l'identité sont traités avec la véhémence des sentiments, la violence du monde des affaires, les questions d'honneur, les réseaux assermentés, les trahisons, les pertes, les conquêtes, tous ces thèmes se croisent, s'emmêlent, se déchirent tour à tour et dessinent une superbe fresque épique que les deux prochains volets à voir promettent de rendre encore plus grandiose.

De la foisonnante distribution, je retiens avant tout Al Pacino, qui avec une maitrise étonnante pour son jeune âge parvient à rendre compte de la très lente maturation de son personnage. En trois temps, trois espaces, il passe du petit jeunot de la famille, un peu en marge des affaires et de la violence, au successeur, le nouveau parrain, assumant tous les mensonges, toutes les hypocrisies de la tâche, arborant la parure du pieux catholique et respectable père de famille. Entre temps, il passera deux Rubicon, le sacrifice et l'exil, avec un retour aux sources, dans le petit village de Corléone en Sicile et une nouvelle rupture, le deuil, un second mariage ouvrant la voie au nouveau "parrain". Autant dire que passer d'un caractère assez effacé à quelqu'un d'aussi déterminé n'était pas une mince affaire. Pacino se révèle plus qu'épatant, il entre dans la complexité du personnage en faisant preuve à la fin d'un naturel confondant de vérité et également d'une tessiture extrêmement riche. Ce type-là est monumental. Respect.

Je préfère, et de loin, le Marlon Brando des années précédentes, plus naturel. Le blu-ray est impitoyable, tellement bien fait que le maquillage de l'acteur est par trop visible. Certes, il joue bien le saligaud, mais son grimage fragilise sa performance. C'est d'autant plus navrant qu'il a le talent de jouer plus simplement.

Dans les nombreux petits rôles que j'avais oubliés depuis la vingtaine d'années que je n'avais pas vu le film, il y a une Diane Keaton peu commune, dans un rôle qui l'éloigne considérablement des personnages enjoués et extravertis auxquels ses collaborations avec Allen nous ont habitué. C'est une agréable surprise de la voir ainsi étoffer sa gamme de talents. Plus grosse fut la surprise de découvrir Franco Citti, comédien pasolinien par excellence, dans un tout petit rôle de garde du corps en Sicile.

Ce serait commettre un crime que de ne pas évoquer la trame musicale de Nino Rota. Le compositeur de Fellini livre encore une fois une partition qui tient de la magie pure. Je ne cesserais d'être abasourdi par la capacité de ces génies à inventer. Celui-là crée une musique d'aspect simple et qui vous fouille néanmoins le ventre.

Au final, Francis Ford Coppola livre un spectacle si intense que le film va servir de modèle au film de mafia, aux grandes fresques familiales, aux films de gangsters en mode tribal.

PS. Lors de cette revoyure je n'ai pas pu m'empêcher de me demander (foutue pensée parasite!) comment Alexandre Arcady avait pu oser faire un film comme "Le grand pardon" en grande partie ersatz de ce "Parrain".
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by Alligator »

The godfather part two (Le parrain II) (Francis Ford Coppola, 1974) :

http://alligatographe.blogspot.com/2011 ... rt-ii.html

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Suite remarquable par sa structure très innovante et par l'apport essentiel qu'elle lègue par rapport au premier opus. Le scénario, en mettant en parallèle l'ascension de Michael Corleone (Al Pacino) et celle en flash-back de son père (Robert De Niro) souligne le caractère héréditaire de la violence que le système mafieux a mis en place et institutionnalisé à travers les générations. Les motivations et les parcours du père et du fils sont alimentés par les mêmes questions d'honneur, de justice extrémiste : celle de la vengeance prime surtout, même sur les liens familiaux. Si Vito Corléone a bâti son empire pour et par sa famille, Mike Corléone bâtit son empire sur les ruines de la sienne.

Ce deuxième épisode montre les mêmes certitudes, le même credo et les mêmes conséquences. Dans le premier parrain, Mike d'abord réticent ou alors cachant ses ambitions pour mieux apprendre son métier de "Don", se révèle fin calculateur et d'une froideur impressionnante. Dans ce deuxième film, son pouvoir semble le griser de manière encore plus démesurée, le transportant vers de plus hautes sphères politiques. La violence extrême dont il fait preuve explose dans les moments où sa famille ou bien son orgueil sont en danger. Elle est l'héritage empoisonné qui précipite la destruction de sa famille (son frère Freddo et sa femme en faisant les frais de manières différentes).

Pour mettre en image cette double trajectoire, Coppola parait avoir bénéficié d'un peu plus de moyens. Les détails des décors, la multitude de figurants dans les rues ou bien sur Ellis Island sont épatants. Une nouvelle fois : le blu-ray Paramount rend superbement hommage au soin apporté à ce spectaculaire réalisme. La photographie de Gordon Willis est encore une des plus belles qui soient, un show ahurissant. Les cadrages sont tout bonnement sublimes, tout comme l'étaient ceux du premier opus.

Difficile entre les deux films de savoir lequel est meilleur. Peut-être que cette ossature en deux films parallèles, deux histoires et la richesse formelle de la reconstitution historique apportent une plus-value sur le deuxième? Peu importe.

La distribution est toujours de très grande qualité. Comment ne le serait-elle pas avec ce que nous donne le jeune et fringant Robert de Niro?
Sur sa lancée du premier épisode, Al Pacino déchire toujours autant sa mémé. On s'assoit, on regarde, on se tait et on admire. Comme devant un monument. On est devant l'Histoire.
Cette seconde partie permet mieux de se rendre compte de la pertinence de jeu de John Cazale, un acteur que je ne connaissais pas ou qui ne m'avait pas marqué jusqu'à maintenant.
Concernant Diane Keaton, elle ne fait que confirmer ce que je savais déjà : une comédienne stupéfiante.
J'aurais eu l'agréable surprise de retrouver un Gastone Moschin méconnaissable en Fanucci, grande gueule du cinéma italien. Piacere.

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The godfather part three (Le parrain III) (Francis Ford Coppola, 1990) :

http://alligatographe.blogspot.com/2011 ... t-iii.html

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La césure entre le "Parrain II" et le "Parrain III" est très nette. Si nette que l'on peut parler de rupture. Michael Corleone a vieilli, il est usé, fatigué. Pendant tout le film, il adopte une attitude totalement en contradiction de celle qu'il avait dans le précédent. Par quel miracle en est-il arrivé là? Aucune indication. Le revirement est si brutal qu'il en devient un peu trop gênant pour moi. Pris indépendamment, ce "Parrain III" est un bon film, mais c'est une suite un peu foirée tout de même. Je ne parviens toujours pas à accepter ce changement de personnage. Peut-être aurait-il fallu un autre épisode du parrain entre le II et le III qui montre l'évolution du personnage, des évènements cruciaux qui lui ouvrent les yeux notamment sur la vanité de sa violence?

On le découvre ici chancelant, pleurant la mort de son frère qu'il a commanditée. La scène de confession avec Raf Vallone m'a sur ce point choqué : je la ressens comme un objet non identifié, tombé du ciel. Ma femme, inconditionnelle de la trilogie, a beau me dire que le personnage est peut-être si manipulateur qu'il essaie en même temps que de convaincre les autres de s'auto-persuader qu'il se repent de ses crimes passés. Je n'y crois pas trop. Je le crois volontiers sincère dans sa démarche, seulement cela ne correspond guère au personnage du 1er comme du 2e qui s'est forgé une carapace si épaisse qu'il devient possible pour lui de tuer son propre frère, qu'il se sent incapable de ne pas le faire assassiner, de lui accorder son pardon.
On avait avec les deux premiers chapitres une grande fresque tragique sur la brutalité, avec un personnage de plus en plus violent, de plus en plus perdu par son orgueil et son pouvoir. Soudain on se retrouve avec un pauvre bougre qui cherche, vainement bien entendu, à recoller les morceaux qu'il s'est échiné avec vaillance à réduire en poudre. Le contraste est trop difficile à avaler. Tout ça pour ça.

Et puis cette idée démagogique que les grands prélats de l'Église catholique romaine sont plus mafieux encore que les grands chefs de la pègre est un peu trop grossièrement décrétée. Certes, l'Église s'organise sur un système politique et financier autant que spirituel de très grande envergure mais de là à en faire un ogre de la haute criminalité, le pas me parait assez glissant et fougueux.
Certes encore, les théories du complot font florès jusqu'au cinéma mais disons que l'évolution de Michael Corleone n'a pas besoin de cette posture pour se développer vers une issue fatale.

Voilà ce que j'ai préféré dans cette histoire : le caractère littéralement tragédien. Le visage d'Al Pacino décomposé par la douleur m'a fait penser à ces masques du théâtre antique grec, porteur ostentatoire de l'émotion jusqu'au haut des estrades. L'incroyable puissance du comédien américain se manifeste si judicieusement dans le hurlement "silencieux" que le temps semble s'arrêter, on ne peut plus respirer, on ne pense plus, on attend désespérément ce cri qui met tant de temps à nous délivrer. Une scène d'anthologie.
Dans ce "parrain III" il faudra donc attendre la toute fin pour que le film atteigne les sommets. Non, décidément, je n'arrive pas à me décrotter le regard : je relie toujours ce 3e film aux deux précédents alors que pris d'une manière indépendante, ses qualités de grand film pourraient sûrement plus facilement s'épanouir. Le "parrain III" est par conséquent un film en quête d'émancipation.

J'ai déjà dit ici comme ailleurs toute mon admiration pour ce génial comédien qu'est Al Pacino. N'en jetons plus.
Diane Keaton dans les deux précédents films faisait forte impression et, comme de bien entendu, la patronne remet le couvert avec une facilité déconcertante.
Il faut noter l'assurance avec laquelle le jeune Andy Garcia est entré dans la danse. A l'image de ses illustres devanciers Pacino et De Niro, il prend les rênes d'un rôle de mafieux sûr de lui, sans en rajouter, avec une belle justesse.
Malheureusement on ne peut pas en dire autant de la pauvre Sofia Coppola. Francis Ford Coppola a la détestable manie de faire participer sa famille (Talia Shire et Carmine Coppola sont également de la partie). Il y aurait beaucoup à dire sur la pauvreté de jeu de la fifille à son papa. En plus d'être dotée d'un physique presque disgracieux, elle ne parvient jamais à insuffler quelque élan de passion ou de grâce à son personnage. C'est vraiment dommage, il est central. Une actrice plus douée mais moins coppolienne aurait facilement donner plus d'intensité au drame amoureux ainsi qu'à la tragédie finale.

Voilà, je cherchais une apothéose et je reste sur ma faim avec pourtant un bon film. C'est injuste mais j'espérais une sorte de ligne pure, bien dessinée, droite et forte sur les trois films. J'en aurais eu deux. Une déception d'enfant gâté en somme.
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Rick Blaine
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by Rick Blaine »

Alligator wrote:Pris indépendamment, ce "Parrain III" est un bon film, mais c'est une suite un peu foirée tout de même. Je ne parviens toujours pas à accepter ce changement de personnage. Peut-être aurait-il fallu un autre épisode du parrain entre le II et le III qui montre l'évolution du personnage, des évènements cruciaux qui lui ouvrent les yeux notamment sur la vanité de sa violence?
Étonnamment, j'ai fini par apprécier ce film à la hauteur de ses deux magnifiques prédécesseurs (ou presque le 1 et le 2 resteront toujours un ton au-dessus) lorsque je l'ai abordé comme une suite, en le voyant directement à la suite des deux autres, et pas comme un film indépendant.

C'est la passion finale de Michael, une conclusion indispensable à la tragédie Corleone.
Je comprends que l'évolution brusque du personnage soit un peu gênante, mais finalement, décrire la trajectoire de Michael entre la fin du 2 et le début du 3 aurait probablement été une redite de l'évolution de Vito dans le 1, celle qui l'amène à la scène clé du jardin, ou il regrette la destinée de Michael.
D'autre part, il ne faut pas oublier que le Michael que l'on découvre à son retour de la guerre à une vraie cohérence avec le Michael final. C'est celui qui a vécu entre les deux, le fruit de la tragédie familiale qui diffère vraiment.


Il m'a fallu plusieurs vision de la trilogie (7 ou 8 je dirais) pour faire passer le Parrain 3 du statut de bon film à celui de conclusion quasi parfaite à la saga, il s'aborde moins facilement que les deux précédents, peut-être parce que l'écart que tu as noté ne peux se digérer vraiment que lorsque l'on maitrise assez précisément la dramaturgie des deux premier volets.

N'hésite pas à lui redonner sa chance, je crois qu'il se bonifie avec les visions.
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by Alligator »

C'est la deuxième ou troisième revoyures. Mais c'est vrai que cela faisait longtemps. Aucune crainte, j'aime trop les deux premiers pour ne pas rerevoir le troisième plus tard.
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by Rick Blaine »

Alligator wrote:C'est la deuxième ou troisième revoyures. Mais c'est vrai que cela faisait longtemps. Aucune crainte, j'aime trop les deux premiers pour ne pas rerevoir le troisième plus tard.
Oui les deux premiers sont tellement bons qu'on ne peut pas s'empêcher de revoir le troisième finalement. :D
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by Watkinssien »

Et puis rien que pour la séquence finale de l'opéra et le jeu de Pacino à ce moment-là, ça n'a pas de prix !
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by someone1600 »

Personnellement je n'ai vu le 3e qu'une fois et je l'avais bien apprécié, bien qu'indiscutablement inférieur au deux premiers. :wink:
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tenia
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by tenia »

Personnellement, après avoir découvert le 2e film il y a 2 semaines, je préfère infiniment le 1er, qui m'a fait un bien plus fort impact que le 2e, qui est cela dit plus intéressant dans ses intrigues de guerre de clans et autres échiquiers divers. Mais rien que le dernier plan du 1er film suffit à le placer au-dessus du 2e.

Toujours pas vu le 3e, cela dit.
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by Akrocine »

tenia wrote:Toujours pas vu le 3e, cela dit.
Moi qui croyait être le seul...
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by tenia »

Akrocine wrote:
tenia wrote:Toujours pas vu le 3e, cela dit.
Moi qui croyait être le seul...
J'ai de plus en plus de mal à voir des films longs car de moins en moins envie de les regarder en plusieurs parties, et malheureusement de moins en moins de temps en bloc pour, justement, regarder ces films longs.

Là, j'ai toujours la fin du Guépard à regarder, et la 2e moitié de Chitty Chitty Bang Bang, par exemple. Et ça me soule, parce que j'ai envie de regarder d'autres films pas commencés, et que j'ai, du coup, du mal à reprendre ces 2 là.

Le coffret Le parrain, je l'ai acheté y a 3 ans. J'ai regardé le 1er film dans la foulée (mais je l'avais déjà vu). Le 2e, je l'ai vu y a 2 semaines. A ce rythme là, je verrai le 3e en 2013. :mrgreen:
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Flol
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Re: le Parrain: la trilogie (F. F. Coppola, 1972-1990)

Post by Flol »

Alligator wrote:Cette seconde partie permet mieux de se rendre compte de la pertinence de jeu de John Cazale, un acteur que je ne connaissais pas ou qui ne m'avait pas marqué jusqu'à maintenant.
Aaahhhh...John Cazale. Acteur absolument génial, qui aura eu une carrière très particulière : seulement 5 rôles à son actifs, dans 5 des plus grands films des 70's : les 2 premiers Godfather, mais aussi The Conversation, Dog Day Afternoon et The Deer Hunter.
Puis il meurt tragiquement d'un cancer des os, lui qui était déjà très affaibli sur le tournage du film de Cimino (il avait même dû tourner ses scènes en premier, tellement il était affaibli par la maladie...ce que les producteurs ignoraient, et en l'apprenant, ils voulurent le virer !...sauf que Meryl Streep, sa femme d'alors, fit tout pour qu'il puisse rester...voilà pour la petite Cazale story :)).
Mais dans l'histoire du ciné, qui peut se targuer d'avoir une telle filmo ? :o