Doris Day (1922 - 2019)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Julien Léonard
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Re: Doris Day

Post by Julien Léonard »

Jeremy Fox wrote:
Julien Léonard wrote: On ne regrette qu'une seule chose : que ce film soit le dernier de la collaboration Hudson / Day. Quel dommage, car on passe d'excellents moments.
Le couple qu'elle forme avec James Garner dans The Thrill of it all et dans Move Over Darling est tout aussi désopilant.
C'est noté ! Je vais aller zieuter tout ça sur A**zon... Merci Jeremy. :wink:
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Boubakar
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Re: Doris Day

Post by Boubakar »

Jeremy Fox wrote:18- Les Pièges de la passion (Love me or Leave me - 1955) de Charles Vidor MGM

Charles Vidor nous offre avec Love me or Leave me un ‘Biopic’ sur Ruth Etting, chanteuse et actrice aujourd’hui totalement inconnue qui avait réussi à percer dans le show business grâce à un gangster notoire qui tomba amoureux d’elle et qui décida de gérer sa carrière. Elle finit par acquérir assez de notoriété pour être engagée dans les Ziegfeld Follies avant de devenir une vedette de la radio et de Broadway entre 1925 et 1935 et de jouer quelques rôles au cinéma. Voir Les Pièges de la passion, c'est l’occasion idéale pour ceux qui douteraient encore des talents d’actrice dramatique de Doris Day de réviser leurs jugements, l’inoubliable interprète de L’Homme qui en savait trop d’Hitchcock, Pique nique en pyjama de Stanley Donen, Pillow Talk de Michael Gordon et Young at Heart de Michael Douglas se révélant tout simplement prodigieuse et extrêmement convaincante dans le rôle de Ruth Etting, arrivant même sans problème à tenir tête à James Cagney pourtant égal à lui-même, touchant en amoureux transi et violent. Enormément de chansons dans ce drame musical mais toutes très belles et parfaitement mises en valeur par George Stoll, un scénario bien écrit et qui sera lauréat aux Oscars pour l’année 1955 et, si la mise en scène de Charles Vidor n’atteint pas des sommets, elle se tient tout à fait bien, bénéficiant des fameuses équipes artistiques de la MGM et maniant le technicolor et le cinémascope avec talent. Rien de révolutionnaire mais néanmoins l’un des ‘biopics’ musicals les plus réussis de l’époque avec The Glenn Miller Story d’Anthony Mann.
Je n'ai rien d'autre à rajouter ; pour un des (rares ?) rôles dramatiques, Doris Day s'en sort très bien, montrant une force de caractère peu commune face à son mari, interprété avec conviction par James Cagney.
Décidément, cette actrice me convainc de plus en plus au fur et à mesure que je vois ses films...
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Jeremy Fox
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Re: Doris Day

Post by Jeremy Fox »

Boubakar wrote:
Je n'ai rien d'autre à rajouter ; pour un des (rares ?) rôles dramatiques, Doris Day s'en sort très bien, montrant une force de caractère peu commune face à son mari, interprété avec conviction par James Cagney.
Décidément, cette actrice me convainc de plus en plus au fur et à mesure que je vois ses films...
8)

Rares quand même pas ; disons un très faible pourcentage effectivement. Il y a eu néanmoins le Hitchcock, Julie, Young man with the Horn, Storm Warning, The Winning Team, Young at Heart et Midnight Lace. Elle s'y révèle toujours très bien à mon humble avis.
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Re: Doris Day

Post by Julien Léonard »

Celui-là, je en vais pas tarder à lui donner sa chance... J'en salive !
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Jeremy Fox
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Re: Doris Day

Post by Jeremy Fox »

Julien Léonard wrote:Celui-là, je en vais pas tarder à lui donner sa chance... J'en salive !

Je préfère le répéter quand même pour éviter tout risque de déceptions ; il ne faut pas avoir peur des chansons car elles sont très nombreuses et quasiment sans accompagnement de chorégraphies quelconques
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Re: Doris Day

Post by Julien Léonard »

Jeremy Fox wrote:
Julien Léonard wrote:Celui-là, je en vais pas tarder à lui donner sa chance... J'en salive !

Je préfère le répéter quand même pour éviter tout risque de déceptions ; il ne faut pas avoir peur des chansons car elles sont très nombreuses et quasiment sans accompagnement de chorégraphies quelconques
Pour l'instant, j'ai vu la bande-annonce et un extrait, et ça me botte bien. On verra, mais pour le coup, le casting a l'air bien utilisé. :)
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joe-ernst
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Re: Doris Day

Post by joe-ernst »

Cathy wrote:
April in Paris (1952) de David Butler WARNER

Film à la réputation peu flatteuse dans la carrière de Doris Day, il se révèle néanmoins très sympathique tout comme les quatre autres films que David Butler a réalisé avec l'actrice (Tea for Two étant le plus réussi). C'est l'histoire assez cocasse d'une chorus girl nommée Esther Jackson choisie par erreur pour représenter les Etats Unis lors d'un festival artistique à Paris en place de Ethel Barrymore. Elle devra effectuer la traversée de l'Atlantique avec un groupe de haut dignitaires et intellectuels avec qui elle s'ennuiera un peu ; heureusement, un patron de boite de nuit fauché (Claude Dauphin) viendra égayer son voyage et elle tombera amoureuse du probable futur président des USA... Beaucoup de quiproquos en perspective et de situations pouvant prêter à rire ou sourire. Esther 'Dynamite' Jackson n'est autre que Doris Day qui, comme son surnom l'indique dans le film, pète la forme et pétille de vivacité et de bonne humeur. Elle entraîne donc le film sur cette pente et s'il ne contient certes que peu de numéros inoubliables, ne nous ennuie jamais grâce à son constant entrain. Ray Bolger n'est pas un acteur de la classe de Fred Astaire (pressenti au départ) mais un excellent danseur déguingandé (son numéro de danse sur la table des cuisines du paquebot est assez étonnant). Doris Day nous gratifie de la très belle chanson titre et à plusieurs reprises de son talent de danseuse. Le film se termine sur un très bon numéro en duo avec Claude Dauphin, 'That's What Makes Paris Paree'. Un peu cheap niveau esthétique et mise en scène, certaines séquences ont tendance à s'éterniser (celle de la fausse lune de miel et des cabines jumelles), on ne croit guère à la romance entre Day et Bolger mais le tout reste très agréable.
Mauvais film, cabotinage en diable des trois protagonistes, Doris Day en premier. Le seul intérêt réside dans les prestations dansées de Ray Bolger qui fut l'épouvantail du Magicien d'Oz et fait ses spécialités de danse aux "jambes molles". Claude Dauphin a certes du charme, et il est bien de le voir en anglais, mais cela ne fait pas le film surtout la fin complètement ridicule à son égard. Les décors notamment ceux de Paris font horriblement cheap ! Les chansons sont certes sympathiques que ce soit la chanson titre ou surtout ce numéro endiablé dans la cuisine, même s'il empreint d'une certaine vulgarité au niveau de Doris Day. Le film se traine surtout à Paris. Bref un mauvais film qui effectivement vaut sa réputation. Doris Day y est assez insupportable d'ailleurs. Bref décevant très décevant, même si le film se laisse voir, comme beaucoup de films de cette époque !
Je penche sans hésiter du côté de Jeremy, tout en trouvant en effet que cela commence un peu à traîner à Paris (mais on a droit à un joli catfight !). C'est un film très plaisant à regarder, avec de bons moments musicaux, et un Ray Bolger volant presque la vedette à DD. Une chose m'a néanmoins surpris : ce sont les "attaques" contre le gouvernement américain, que ce soit au niveau de ses fonctionnaires, de ses taxes, de ses règlements, etc. Certes on est dans une comédie et probablement que certaines actualités de l'époque nous échappent, mais je les ai trouvées suffisamment acerbes pour être relevées.
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L'hyperréalisme à la Kechiche, ce n'est pas du tout mon truc. Alain Guiraudie
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Re: Doris Day

Post by joe-ernst »

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No, no, Nanette (Tea for Two) de David Butler 1950

Pour obtenir l'argent d'un spectacle pour lequel elle serait la vedette, Nanette fait un pari stupide avec son tuteur (dont elle ne sait pas qu'il vient d'être ruiné lors du Krach de Wall Street) : elle devra dire non à toute demande et question durant 48 heures. Le tuteur espère fortement qu'elle ne pourra pas y arriver car dans le cas contraire, il serait dans l'impossibilité de tenir sa promesse. Il va employer tous les coups bas pour la faire craquer...

Alors oui l'idée de départ est aussi idiote que le pari du film mais tout ceci est évidemment sans conséquence car David Butler réalise un spectacle musical sans autre prétention que de nous divertir ; et pour le coup il y arrive à merveille, Tea for Two étant certainement la plus réjouissante des comédies musicale que Doris Day tournera pour la Warner au cours de la première partie de sa carrière et dans le même temps certainement l'un des films les plus dynamiques de David Butler. Les chansons sont très agréables, les chorégraphies de Leroy Prinz très enlevées quant elles ne sont pas spectaculairement acrobatiques (Gene Nelson se révèle éblouissant de virtuosité lors du numéro 'I want to be happy' au cours duquel il fait des claquettes dans un escalier) et Doris Day n'a jamais prouvé mieux qu'ici qu'elle était aussi excellente danseuse. Le tout se suit sans ennui d'autant que le rythme est très rapide et que les amusants dialogues fusent eux aussi à grande vitesse. Deux mentions spéciales, l'une au 'chaperon' de Doris Day joué par Eve Arden avec son irrésistible humour pince sans rire, la seconde au cabotin Billy De Wolfe que j'ai trouvé particulièrement drôle. A condition de ne pas chercher autre chose que la danse, le rire et les chansons, le tout en Technicolor, on peut passer un excellent moment, ce qui a été mon cas.
Un petit peu moins emballé que toi, le gag du "non" pendant 48 heures étant un peu répétitif et m'ayant du coup un peu ennuyé. Le numéro de Gene Nelson est en effet éblouissant même si j'en ai eu des sueurs froides, tant cela m'a paru dangereux. Eve Arden se montre une fois de plus redoutable dès qu'elle apparaît, éclipsant tous ses partenaires, avec des réparties mordantes. Et j'aime toujours autant S.Z. Sakall...
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Jeremy Fox
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Romance on the High Seas

Post by Jeremy Fox »

Alors que la miss vient de fêter ses 87 ans, je débute l'intégrale chronologique de celle qui est devenue ces dernières années non seulement ma chanteuse mais également mon actrice préférée. En DVD, il ne me manque qu'un seul de ses films, son avant dernier. D'ici là, j'aurais peut-être réussi à le dénicher d'autant que je vais prendre mon temps et ne pas m'obliger à suivre un rythme soutenu comme pour le western.

“From the first take onward, I never had any trepidation about what I was called upon to do. Movie acting came to me with greater ease and naturalness than anything else I had ever done.”




01
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ROMANCE A RIO (Romance on the High Seas)

Réalisation : Michael Curtiz
Avec Doris Day, Jack Carson, Janis Paige, Don DeFore, Oscar Levant, S. Z. Sakall, Eric Blore
Scénario : Julius J. Epstein, Philip G. Epstein & I.A.L. Diamond
Photographie : Elwood Bredell
Musique : Ray Heindorf & Oscar Levant

Une production Warner Bros.
USA - 98 mn - 1948



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Un couple de riches américains. La femme (Janis Paige) soupçonne son mari (Don DeFore) de la tromper avec sa nouvelle secrétaire (qui ne sait taper à la machine qu'avec un seul doigt) ! Elle décide de faire croire à son époux qu'elle part en voyage pour mieux pouvoir le surveiller alors qu'il se croira libre et seul. De son côté, le mari émet des doutes quant à la fidélité de sa femme, ayant du mal à croire qu'elle part en croisière sans se faire accompagner. Il engage un détective (Jack Carson) pour la surveiller à bord du paquebot. Mais ce n'est évidemment pas cette dernière qui va partir mais une chanteuse (Doris Day) à qui elle a demandé contre rétribution financière de prendre sa place et d'endosser son identité au cas où son mari demanderait de ses nouvelles. Le détective va tomber amoureux de celle qu'il est chargé d'espionner. A bord du bateau, on croisera un médecin hypocondriaque, l'amoureux éperdu de la chanteuse (Oscar Levant) jaloux du détective...


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Un sacré imbroglio qui amène son lot de quiproquos et se terminant dans un hôtel à Rio où tous les personnages se retrouvent mais n'y comprennent rien au sac de nœuds qu'ils ont mis en place sans le savoir. Un vaudeville romanesque bougrement amusant pour les spectateurs et sacrément plaisant notamment pour tous les amoureux de Doris Day qui pouvaient à cette occasion la découvrir pour la première fois à l'écran. Comme elle l'avouait elle-même, la naturel lui allant mieux que n'importe quel maquillage, elle ne s'appréciait guère dans ses premiers films, trop fardée et affublée de coiffures qui ne la mettaient pas franchement en valeur ("I looked pancaked with makeup and had horrendous hair"). Mais ce petit bout de femme démontrait dès son entrée dans le monde du cinéma un enthousiasme débordant, une vitalité étonnante et un naturel confondant. Dans le rôle de cette chanteuse au langage peu châtiée mais qui doit pourtant se faire passer pour une bourgeoise, elle s'avère épatante.


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En 1947, la Warner réussit à obtenir l’accord de la MGM de pouvoir lui "emprunter" Judy Garland pour jouer dans la comédie musicale qu’elle met en chantier et qui sera dirigée par Michael Curtiz. Mais l’actrice, pour raisons personnelles, ne peut se rendre libre. Betty Hutton, qui doit alors la remplacer, tombe enceinte. Grâce à ces deux désistements de dernière minute, Doris Day peut ainsi à 23 ans, alors qu’elle n’y croyait plus, entamer une carrière au cinéma. A cette époque, déjà célèbre dans le domaine musical avec un succès comme Sentimental Journey, ayant déjà travaillé avec non moins que Bob Hope ou Frank Sinatra, sa vie privée mouvementée va en périclitant, s'apprêtant à divorcer pour la deuxième fois. Elle se prépare à retourner à Cincinatti, sa ville natale, quand on la persuade de faire des essais pour le rôle de Georgia Garrett dans le nouveau film de l’auteur de Captain Blood,Robin Hood et Casablanca. Ce sont les compositeurs des chansons de Romance à Rio, Jules Styne et Sammy Cahn, qui lui demandent de venir passer une audition devant lui après l’avoir entendue chanter lors d’une soirée à Hollywood. Le réalisateur hongrois tombe immédiatement sous le charme ; au final, pour sa première apparition au cinéma, elle se retrouve immédiatement en haut de l’affiche avec le rôle principal ! Premier essai transformé et même plébiscité puisqu’elle ne déçoit ni ses fans, ni les critiques pour la plupart enthousiastes, ni les spectateurs qui ne la connaissaient pas, se révélant au contraire, sans avoir l’air de se forcer, être d’un naturel confondant derrière la caméra. Le célèbre réalisateur la rassura d’ailleurs à ce propos, après qu’elle eut demandé à avoir une formation d’art dramatique, n’ayant que peu confiance en elle, en lui rétorquant : « No, no. You're a natural just as you are - if you learn how to act, you'll ruin everything. You have a natural thing there in you, should no one ever disturb. You listen to me Doris. Is very rare thing. Do not disturb. » Et effectivement, même si elle demeure relativement mésestimée en France, son talent de chanteuse et d’actrice saute aux yeux dans chacun de ses films, même mineurs, et ce dès Romance on the High Seas. Instantanément, elle devint une star du grand écran tout en continuant sa carrière de chanteuse aux multiples hits (la chanson It’s Magic tiré du film sera un succès sans précédent).


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Le scénario de ce Musical n’a pour but que de divertir ; il se rapproche des intrigues vaudevillesques que l’on donnait déjà au duo Astaire-Rogers pour la RKO. Mais là où ces dernières ne brillaient pas particulièrement par leur drôlerie, celui de Romance à Rio n’en est pas dépourvue. Il faut dire que le trio de scénaristes est composé des frères Epstein, déjà à l’origine du fameux Casablanca et de I.A.L. Diamond, auteur de Chérie, je me sens rajeunir de Hawks puis comparse attitré de Billy Wilder dès la fin des années 50 et pour qui il a écrit, excusez du peu, Certains l’aiment chaud, La Garçonnière, Un, deux, trois, Irma la Douce, Embrasse-moi idiot, La Grande combine, La Vie privée de Sherlock Holmes… Bref, inutile de vous faire un dessin ; vous devriez me croire sans peine si je vous dis que les dialogues du film sont pétillants et que les quiproquos sont croustillants. Ponctué de numéros musicaux, la plupart d’entre eux chantés merveilleusement bien par Doris Day (le magnifique It's You or No One, le swinguant Put 'Em in a Box qu’elle interprète avec Le Page Cavanaugh Trio, sans oublier le ‘tubesque’ It’s Magic qui a rendu jalouse Judy Garland, et bien d’autres), l’intrigue n’en est pas moins sans réelles surprises mais remarquablement bien menée… Et surtout, Michael Curtiz n’avait pas encore à l’époque perdu la main et sa mise en scène se révèle ici toujours aussi élégante, ses mouvements de caméra toujours aussi fluides : il n’y a qu’à admirer les plans séquences du passage cubain The Tourist Trade ou le final "des ballons" (réglé par l’immense Busby Berkeley) pour s’en rendre compte. Le Technicolor est rutilant, les costumes sont splendides et les seconds rôles s’en donnent à cœur joie, mention spéciale à l’apparition d’Eric Blore (déjà faire valoir de Fred Astaire à la RKO) en médecin hypocondriaque, se sentant devenir malade à chaque auscultation d’un nouveau client. Le partenaire de Doris Day est Jack Carson qui sera surtout connu pour son rôle ingrat dans A Star is Born de Cukor. Ils formeront un couple encore à plusieurs reprises. Mais évidemment, le clou du film est la toute jeune actrice, amoureusement filmée par son "découvreur" et qui dévore littéralement l’écran. Fraîche, charmante, dynamique, délicieuse et pétillante dès son entrée dans le septième art, elle nous révèle par la même occasion un sacré tempérament comique. Romance à Rio, une comédie franchement amusante.


************************************************

DVD zone 1, 2, 3, 4 NTSC avec seulement st anglais pas trop compliqués. Copie splendide


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feb
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Re: Doris Day

Post by feb »

Merci Jeremy Fox pour cette nouvelle intégrale :wink: Tout comme pour les westerns, je vais suivre avec attention.
Juste pour jouer mon pinailleur, tu pourras indiquer la source que tu as utilisée simplement pour savoir si tes DVD Z1 ne sont pas zone all par le plus grand des hasards...
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)
riqueuniee
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Re: Doris Day

Post by riqueuniee »

Jeremy Fox wrote:
Boubakar wrote:
Je n'ai rien d'autre à rajouter ; pour un des (rares ?) rôles dramatiques, Doris Day s'en sort très bien, montrant une force de caractère peu commune face à son mari, interprété avec conviction par James Cagney.
Décidément, cette actrice me convainc de plus en plus au fur et à mesure que je vois ses films...
8)

Rares quand même pas ; disons un très faible pourcentage effectivement. Il y a eu néanmoins le Hitchcock, Julie, Young man with the Horn, Storm Warning, The Winning Team, Young at Heart et Midnight Lace. Elle s'y révèle toujours très bien à mon humble avis.
Humble avis que je partage, en ce qui concerne les films que j'ai vus , soit le Hitchcock, Storm warning et Piège à minuit.
Je n'y ai pas pensé en voyant le film, mais c'est amusant de remarquer que, dans Storm Warning, elle a pour partenaire Ginger Rogers , elle aussi dans un de ses rares rôles dramatiques.
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Re: Doris Day

Post by Sybille »

Bonne idée que cette intégrale, M. Fox ! :D

Moi aussi, j'aime beaucoup Doris Day.
Elle sait tout faire, c'est incroyable. :o
Et j'aime beaucoup sa vivacité et sa bonne humeur.

Elle rayonne même dans les films les plus médiocres (une preuve de son talent, si besoin était). :)
someone1600
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Re: Doris Day

Post by someone1600 »

Un film tres amusant celui-la d'ailleurs. :D

Excellente idée Jeremy pour une actrice qui le vaut bien, je l'aime beaucoup moi-meme et c'est l'actrice préféré de ma mère. :D
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Jeremy Fox
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Re: Doris Day

Post by Jeremy Fox »

feb wrote: Juste pour jouer mon pinailleur, tu pourras indiquer la source que tu as utilisée simplement pour savoir si tes DVD Z1 ne sont pas zone all par le plus grand des hasards...
Ca marche. Pour ce premier film, DVD zone 1,2,3,4 NTSC avec sous titres anglais vraiment très faciles à suivre.
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Re: Doris Day

Post by feb »

Impeccable, merci M. Fox :wink:
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)