Doris Day (1922 - 2019)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Jeremy Fox
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Doris Day (1922 - 2019)

Post by Jeremy Fox »

1- Romance on the High Seas - Romance à Rio (1948) de Michael Curtiz WARNER 7/10


2- My Dream is yours - Il y a de l'amour dans l'air (1949) de Michael Curtiz WARNER 6.5/10


3- It's a Great Feeling - Les Travailleurs du chapeau de David Butler (1949) WARNER 6.5/10


4- Young Man with a Horn - La Femme aux chimères (1950) de Michael Curtiz WARNER 5.5/10


5- Tea for Two - No, no, Nanette de David Butler (1950) WARNER 6.5/10


6- West Point Story - Les Cadets de West Point de Roy Del Ruth (1950) WARNER 6/10


7- Storm Warning de Stuart Heisler (1951) WARNER 6/10


8- Lullaby of Broadway - Escale à Broadway (1951) de David Butler WARNER 6/10


9- On Moonlight bay - Le Bal du printemps (1951) de Roy Del Ruth WARNER 5.5/10


10- I'll See you in my Dreams - la Femme de mes rêves (1951) de Michael Curtiz WARNER 7/10


11- Starlift(1951) de Roy del Ruth WARNER 6/10


12- The Winning Team (1952) de Lewis Seiler WARNER 5/10


13- April in Paris (1952) de David Butler WARNER 5/10


14- By the Light of the Silvery Moon (1953) de David Butler WARNER 4.5/10


15 - Calamity Jane (1953) de David Butler WARNER 6/10


16- Lucky Me (1954) de Jack Donohue WARNER 5/10


17- Young at Heart (1954) de Gordon Douglas WARNER 7.5/10


18- Love me or Leave me (1955) de Charles Vidor MGM 6.5/10


19- The Man who Knew too much (1956) de Alfred Hitchcock UNIVERSAL 8.5/10


20- Julie (1956) de Andrew L. Stone MGM 4/10


21- Pajama Game (1957) de Stanley Donen WARNER 7.5/10


22- The Tunnel of Love (1958) de Gene Kelly MGM 3.5/10


23- Teacher's Pet (1958) de George Seaton PARAMOUNT 7/10


24- It Happened to Jane (1959) de Richard Quine COLUMBIA 7.5/10


25- Pillow Talk (1959) de Michael Gordon UNIVERSAL 7/10


26- Don't Eat the Daisies (1960) de Charles Walters MGM 7/10


27- Midnight Lace (1960) de David Miller UNIVERSAL 4.5/10


28- Lover Come Back (1961) de Delbert Mann UNIVERSAL 7/10


29 - That Touch of Mink (1962) de Delbert Mann UNIVERSAL 6/10


30 - Billy Rose's Jumbo (1962) de Charles Walters MGM 4.5/10


31 - The Thrill of it all (1963) de Norman Jewison UNIVERSAL 6/10


32- Move over Darling (1963) de Michael Gordon 20TH CENTURY FOX 6/10


33- Send me no Flowers (1964) de Norman Jewison UNIVERSAL 3.5/10


34- Do not Disturb (1965) de Ralph Levy 20TH CENTURY FOX 4/10


35- The Glass Bottom Boat (1966) de Frank Tashlin MGM 2/10


36- Caprice (1966) de Frank Tashlin 20TH CENTUR FOX 5.5/10


37 - The Ballad of Josie (1967) de Andrew V. McLaglen UNIVERSAL 4.5/10


39 - With Six you Get Eggroll (1968) de Howard Morris 20TH CENTURY FOX 6/10
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Beule
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Post by Beule »

Jeremy Fox wrote:Que vaut cette comédie musicale Pique nique en pyjama et éventuellement la qualité technique du DVD zone 1 ?
Je trouve la réputation de pique-nique en pyjama un peu surfaite mais ça ne m'empêche pas d'y prendre pas mal de plaisir. L'arrière plan social reste assez light, les décors (naturels pour les extérieurs) et la lumière étonnamment basiques pour le genre mais la chorégraphie de Bob Fosse est assez inventive et Carol Haney y trouve l'occasion de laisser exploser son talent de danseuse. Je n'aime guère Doris Day habituellement, mais c'est sûrement ici qu'elle a donné le meilleur d'elle-même: les chansons qu'elle interprête sont éminemment plaisantes.
Bef, selon moi, un Donen mineur mais néanmoins charmant.
Edité chez qui? Je ne savais pas qu'il existait un Zone1.
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

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Opération Caprice (Caprice)

Réalisation : Frank Tashlin
Avec Doris Day, Richard Harris, Ray Walston, Jack Krueschen
Scénario : John Kohn & Frank Tashlin
Photographie : Leon Shamroy (Deluxe 2.35)
Musique : Frank De Vol
Un film produit par Martin Melcher & Aaron Rosenberg pour la 20th Century Fox
USA – 97 mn -1966



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Pat Fowler (Doris Day) travaille en tant qu’espionne pour Sir Jason Fox (Edward Mulhare), le manager d’une grosse entreprise de cosmétique. Pour qu’elle puisse s’infiltrer au sein de la plus grosse compagnie concurrente dont un ingénieur semble avoir trouvé la formule miracle pour un spray qui empêcherait que les cheveux se mouillent dans l'eau (sic!), on fait croire à son arrestation pour avoir trahi son patron en vendant quelques secrets industriels. Dans le même temps, Pat cherche à découvrir l’identité de l’assassin de son père qui était lui-même agent secret. Impliqué aussi dans cette affaire, l’agent double Christopher White (Richard Harris) qui tente de séduire la jolie espionne…


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Une course poursuite à la recherche d’une formule secrète censée mettre en production un spray qui empêcherait que les cheveux se mouillent dans l'eau ! Si nous ne connaissions pas Frank Tashlin, à la simple lecture de ce pitch nous aurions néanmoins compris d’emblée que nous nous trouvions devant un pastiche. Et effectivement, il s’agit d’une histoire expressément abracadabrante et embrouillée pour une parodie de film d'espionnage à la James Bond ma foi plutôt plaisante : des innombrables points communs avec les 007 des sixties, l’on peut noter l'aspect plastique, les décors intérieurs et extérieurs -entre autres le jet privé du PDG ; les montagnes enneigées...-, la photo, les costumes flashy, le background pop-art, les starlettes finement vêtues et la belle partition de Frank de Vol louchant avec un certain talent vers John Barry à qui il rend par la même occasion un bel hommage.


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Contrairement au fastidieux et ennuyeux La Blonde défie le FBI (The Glass Bottom Boat) que Frank tashlin avait réalisé l’année précédente avec le duo Doris Day/Rod Taylor, le ton de Opération Caprice est beaucoup plus apaisé et ne lorgne pas constamment vers le ‘burlesque cartoonesque'. Le film s’avère au contraire être une comédie d'espionnage parfois romantique, l’humour et un 'certain' sérieux n’arrêtant pas de se succéder. Alors si évidemment les auteurs semblent ne pas toujours savoir sur quel pied danser, au vu de la calamiteuse réputation du film, de son éreintement par la critique de l’époque et du mépris que lui portent les deux comédiens principaux n’ayant pas hésité tous deux à dire l’avoir détesté, nous pouvions très logiquement nous attendre au pire. Au final, sans évidemment qu’il ne casse trois pattes à un canard, le film de Tashlin m'aura agréablement surpris.


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On ne rit certes quasiment jamais à gorge déployée mais certaines séquences se révèlent néanmoins assez drôles : celle de la tentative de 'coupage' d'une mèche de cheveu qui met Doris Day dans une situation très délicate, suspendue au-dessus du vide ; celle hilarante du restaurant avec les micros cachés dans le sucre, notre espionne préférée l’ayant remarqué et faisant expressément grincer les oreilles de ceux qui l’ont mis sur écoute en se délectant à faire divers bruits insupportables comme le ‘croquage’ de chips, le pétillement d’un cachet effervescent… ; la scène au cinéma avec Michael J. Pollard dans une salle projetant… Caprice avec Doris Day et Richard Harris… Certaines séquences d'action comme celles à ski sont plutôt bien menées, les extérieurs et le format scope sont bien utilisés et certaines idées vraiment bien trouvées. Quant à Richard Harris, il se révèle ma foi fort drôle et forme avec Doris Day un couple qui fonctionne pas mal du tout. Si tous deux n’apprécièrent pas du tout le résultat, ils s’entendirent à merveille sur le tournage et l’acteur se plaisait à dire par la suite qu’il avait plus appris sur la comédie avec Doris Day que durant ses quatre années passées à la Royal Academy ("I learned more about comedy from Doris Day, than four years at the Royal Academy").


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Avec une voix plus grave qu'à l'accoutumé et un jeu d’une rare sobriété dans le domaine de la comédie, l'actrice de 42 ans s'en sort relativement bien dans ce registre inhabituel d'autant que, une fois n’est pas coutume, elle est superbement mise en valeur par le coiffeur, le maquilleur et surtout le costumier Ray Aghayan qui s'en est donné à cœur joie, la garde-robe qu’il lui a confectionné étant absolument sublime, le chef opérateur en jouant avec grand talent, l’aspect plastique du film étant d’ailleurs assez recherché comme aussi par exemple dans la séquence de tournage d’un spot publicitaire au cours de laquelle les décors et costumes sont tous en noir et blanc. Même pour ceux qui pourraient trouver le film idiot, il leur faut donc savoir qu’il s’agit d’un véritable régal pour les yeux, bien plus que recherché dans le domaine du design que The Glass Bottom Boat.


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Pour le reste, pas grand-chose à en dire ; ça reste assez banal, inutilement compliqué et moins réussi que les tentatives similaires de Stanley Donen au début des 60’s (Arabesque ou Charade) mais néanmoins relativement agréable à suivre. Contrairement à la presse, le film a bien fonctionné sur les fans qui n'ont pas été aussi déçus. Pour compléter ce court avis et pour avoir une autre description de ce à quoi ressemble le film, voici ce qu’en écrivait George Morris dans son livre sur la comédienne : “Caprice is a grotesque exaggeration of her mid-sixties image. She lowers the newspaper she is reading to reveal a platinum-haired mannequin with enormous dark glasses where her eyes should be. She is a walking advertisement for vinyl in her black and white chequered coat, gold dress and hat. Day’s wax-like makeup completes the image of an artifact exhumed for public display. The actress has never had a role that required so much physical exertion. She falls out of a balcony of a movie theater, dangles from precipices, slides down mountain sides and is repeatedly shot at during an excitingly filmed ski chase.” Enfin pour l’anecdote, il est bon de savoir que ce fut le dernier film tourné en cinémascope.


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Le film est sorti en zone 1 au sein d'une somptueuse copie avec VF mais malheureusement sans sous titres français



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Bartlebooth
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Post by Bartlebooth »

Un pyjama pour deux (Lover Come Back de Delbert Mann (1961),

Les comédies mettant en vedette Doris Day et Rock Hudson étant généralement tenues pour anodines et insipides, la vision de ce film plaisant et assez drôle est plutôt une bonne surprise.

D’abord, le scénario témoigne, sur des situations éprouvées, d’un savoir-faire dans l’écriture qui s’est perdu par la suite dans la comédie américaine de consommation courante.

Ensuite, cette comédie stéréotypée est aussi une critique du stéréotype, de l’Amérique Technicolor en tant que dominée par la consommation et la publicité. La principale astuce du scénario désigne d'ailleurs le vide intrinsèque de l’univers publicitaire. La satire n’est pas bien méchante, mais enfin elle est là ; et la drôlerie des dialogues à double entente (le code Hays relâchait son étreinte), sans compter certain sous-entendu homosexuel autour de Rock Hudson, ajoute à l’agrément de ce sympathique divertissement du samedi soir.

Bien entendu, on est à cent lieues de Blake Edwards et Richard Quine. Mais pas si loin de certains Tashlin, dont les mérites furent en leur temps quelque peu exagérés.

**
dvd Universal, copie un peu granuleuse mais propre. Quelques gros plans de Doris Day un peu flous, mais il faut sans doute incriminer l'abus de filtres au moment du tournage plutôt que le transfert.

Je suis d’autant plus curieux de découvrir Down With Love (Bye Bye Love) de Peyton Reed (2003), qui est, à ce qu’on m’en a dit, une "relecture" de Pillow Talk (Confidences sur l’oreiller), comme Loin du paradis revisitait l’univers de Sirk.
Cette réinvestigation du passé hollywoodien par le cinéma américain (on pourrait ajouter, hors catégorie, Mulholland Drive), d’une manière moins pédante et plus féconde que le cinéma post-moderne des années 1980, est diablement intéressante.
Majordome
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Post by Majordome »

Bartlebooth wrote:Un pyjama pour deux (Lover Come Back de Delbert Mann (1961),

Les comédies mettant en vedette Doris Day et Rock Hudson étant généralement tenues pour anodines et insipides, la vision de ce film plaisant et assez drôle est plutôt une bonne surprise.

D’abord, le scénario témoigne, sur des situations éprouvées, d’un savoir-faire dans l’écriture qui s’est perdu par la suite dans la comédie américaine de consommation courante.

Ensuite, cette comédie stéréotypée est aussi une critique du stéréotype, de l’Amérique Technicolor en tant que dominée par la consommation et la publicité. La principale astuce du scénario désigne d'ailleurs le vide intrinsèque de l’univers publicitaire. La satire n’est pas bien méchante, mais enfin elle est là ; et la drôlerie des dialogues à double entente (le code Hays relâchait son étreinte), sans compter certain sous-entendu homosexuel autour de Rock Hudson, ajoute à l’agrément de ce sympathique divertissement du samedi soir.

Bien entendu, on est à cent lieues de Blake Edwards et Richard Quine. Mais pas si loin de certains Tashlin, dont les mérites furent en leur temps quelque peu exagérés.

**
dvd Universal, copie un peu granuleuse mais propre. Quelques gros plans de Doris Day un peu flous, mais il faut sans doute incriminer l'abus de filtres au moment du tournage plutôt que le transfert.

Je suis d’autant plus curieux de découvrir Down With Love (Bye Bye Love) de Peyton Reed (2003), qui est, à ce qu’on m’en a dit, une "relecture" de Pillow Talk (Confidences sur l’oreiller), comme Loin du paradis revisitait l’univers de Sirk.
Cette réinvestigation du passé hollywoodien par le cinéma américain (on pourrait ajouter, hors catégorie, Mulholland Drive), d’une manière moins pédante et plus féconde que le cinéma post-moderne des années 1980, est diablement intéressante.
C'est effectivement une délicieuse petite comédie que j'ai parfois tendance à surévaluer tellement je n'attendais rien de ce film à sa première vision.
Il faut dire que je ne suis pas un fanatique de Doris Day, mais dans le cas de ce film, le couple Day-Hudson fonctionne parfaitement, et le personnage d'Hudson est parfait dans l'auto-dérision.
Un vrai bon moment, même si pas indispensable dans une dvdthèque, je ne manque pas une diffusion télé sur le sattelite (sauf si chef-d'oeuvre à voir sur une autre chaine).
O'Malley
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Post by O'Malley »

Storm Warning: un excellent polar de 1950 réalisé par Stuart Heisler pour la Warner, d'après un scénario de Richard Brooks et avec :Steve Cochran, Doris Day, Ginger Rogers et Ronald Reagan... un film, hélas, méconnu et pourtant passionnant: une femme arrive dans une petite ville du Sud pour rencontrer sa soeur qu'elle n'a plus vu depuis un certain temps et assiste au meurtre d'un journaliste par les membres du KKK...or, un des meurtriers est son beau-frère...
le film bénéficie d'une mise en scène seche, nerveuse qui utilise toutes les facettes d'un scénario très riche en l'espace de 85mn...de plus, l'interprétation est forte: mention spéciale à Ginger Rogers, qui joue sur une gamme divers des sentiments (la haine, la révolte, la peur...) et qui est réhabilitée à mes yeux...Ronald Reagan se montre pas mauvais du tout à l'instar de ses prestations dans les films de Dwan (et contrairement à tout ce qui a été dit sur son jeu)
...et encore une fois,Stuart Heisler fait des merveilles dans les scènes de violence et dans sa réalisation ultra-concise, ce qui en fait sûrement le meilleur disciple de Walsh...de plus, l'atmosphère corrompue et moite d'une petite ville du Sud est très bien rendue, sans démériter de Furie de Lang dans l'analyse des peurs et des frustrations d'une population...
une réussite donc 7/10.
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

O'Malley wrote:Storm Warning:
une réussite donc 7/10.
Je n'ai pas vu ce film mais je suis content que tu réhabilites Ginger Rogers, toujours aussi à l'aise dans le drame ou la comédie et je trouve aussi que Ronald Reagan n'était pas un si mauvais acteur que ça même si son jeu était limité.
O'Malley
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Post by O'Malley »

Jeremy Fox wrote:
O'Malley wrote:Storm Warning:
une réussite donc 7/10.
Je n'ai pas vu ce film mais je suis content que tu réhabilites Ginger Rogers, toujours aussi à l'aise dans le drame ou la comédie et je trouve aussi que Ronald Reagan n'était pas un si mauvais acteur que ça même si son jeu était limité.
oui limité mais pas plus qu''un Rock Hudson ou un Jeff Chandler...
pour moi, un acteur est bon à partir du moment ou il rend crédible son personnage...et c'est le cas, jusqu' maintenant, dans le peu que j'ai vu de sa filmo... :wink:
Lord Henry
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Post by Lord Henry »

The Glass Bottom Boat (La blonde défie le FBI) (1967)

Voir titre français.

A l’heure où son minois purpurin et sa frange peroxydée régnaient sur le box office, Doris Day délaissa occasionnellement la fréquentation des préposés à la confection anonyme de ses comédies conjugales, afin de s’octroyer un compagnonnage plus prestigieux sous l’égide de la MGM.
Ici, Frank Tashlin s’emploie à frotter l’actrice aux vertus du splastick, pour un résultat méritoire à défaut d’être désopilant. On lui saura gré d’une mise en images soignée, et l’on s’empressera de louer une distribution irréprochable, particulièrement les seconds rôles.
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Gentleman Jim
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Post by Gentleman Jim »

Lord Henry wrote:The Glass Bottom Boat (La blonde défie le FBI) (1967)
Je me demande pourquoi Doris Day est si souvent critiquée, elle se révèle vraiment excellente actrice et est très drôle dans ce film.
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

Gentleman Jim wrote:
Lord Henry wrote:The Glass Bottom Boat (La blonde défie le FBI) (1967)
Je me demande pourquoi Doris Day est si souvent critiquée, elle se révèle vraiment excellente actrice et est très drôle dans ce film.
C'est une bonne actrice (superbe dans L'Homme qui en savait trop ou Pique nique en pyjama) mais qui, à part ces films, n'a pas eu de rôle vraiment valorisant ni tourné dans de grands films. Elle reste donc plutôt méconnue.
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Doris Day

Post by bogart »

Actrice américaine née en 1924.Image


Avant ses débuts à l'écran en 1948, elle s'illustra en chantant dans des night-clubs et à la radio, puis elle obtint un triomphe en interprétant la chanson <Day after day> dans les big bands de Bob Crosby et de Lee Brown. Cette actrice incarna très souvent le prototype de la femme moyenne américaine, alerte et sympathique dans nombres de films... que décriront les spécialistes de cette comédienne. :wink:
Car à ce jour les seuls films vus avec Doris Day ont pour titres : L'homme qui en savait trop (certainement le plus connu) et La Blonde défie le F.B.I comédie poussive dont le souvenir s'estompe un peu plus chaque jour!!

En outre, elle connut un large succès commercial dans les domaines du disque et de la télévision.


En dehors de 'La Femme aux chimères" dont les avis sur ce forum sont enthousiastes et que je prendrai lors de sa sortie en zone 2; quels sont pour vous les incontournables de cette comédienne ?
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Wall of Voodoo Fan
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Post by Wall of Voodoo Fan »

La série The Doris Day Show (1968-1973) qui passait en France au milieu des années 70. Je me souviendrai toujours du générique chanté par Doris Day : Que Sera, Sera, Whatever Will Be, Will Be !
I wish I was in Tijuana, eating barbequed Iguana, I'd take requests on the telephone, I'm on a wavelength far from home. I'm on a Mexican Radio, I'm on a Mexican, woaa Radio !
Cathy
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Post by Cathy »

Il y a quand même tous ceux qu'elle a faits avec Rock Hudson qui sont d'agréables comédies tout comme Un soupçon de vison ou Ne mangez pas les marguerités, Pajama Game, film culte d'un certain Jérémy :) !
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

Merci Bogart :wink:

Alors chanteuse hors-pair (ses reprises de standards jazz sont magnifiques et sa voix est reconnaissable immédiatement) et actrice charmante et attachante, capable aussi bien d'endosser des rôles dramatiques (elle forme un beau duo avec James Cagney dans un très beau film musical biographique : Les Pièges de la passion (Love me or leave me) de Charles Vidor) que comiques (elle est la première à s'être aventurée dans ce qu'on a appellé les 'Sex comedy' à la fin des 50's, début des 60's, le meilleur étant Confidences sur l'oreiller (Pillow Talk) avec Rock Hudson.), films comiques dans lesquels elle apporte toujours une belle vitalité, n'hésitant pas à se moquer de son personnage ou à faire des private jokes sur sa propre carrière.

Donc, hormis les deux chefs d'oeuvres que sont Pajama Game (Pique nique en pyjama) de Stanley Donen et L'homme qui en savait trop d'Hitchcock, j'ai pu voir aussi :

Young man with a horn (La femme aux chimères) de Michael Curtiz : elle y tient un rôle secondaire mais il est impossible de l'oublier dans ce très beau film dans lequel c'est Kirk Douglas qui tient le rôle du trompettiste

Lullaby of Broadway de David Butler : comédie musicale sympathique et très drôle

Calamity Jane de David Butler : parodie de western dont la légèreté est totalement absente. Pour amateurs endurcis, l'actrice pouvant agacer ou enthousiasmer par sa vitalité (pour moi, je choisis la seconde solution)

Puis ce seront toute une série de comédies très sympathiques et plutôt 'légères (grivoises)' pour l'époque au cours desquelles, dans presque toutes, une jeune femme libre et moderne se verra confronter à des hommes machos et mufles dans les bras desquels elle finira finalement toujours par tomber.

Ses partenaires seront Clark Gable (Teacher' pet : Le chouchou du professeur), James Garner (Le Piment de la vie : The thrill of it all), Cary Grant (Un soupçon de vison : That touch of mink), Davdi Niven (Please don't eat the daisies : Ne mangez pas les marguerites) et surtout Rock Hudson qui tournera avec elle ses 3 comédies les plus drôles (Lover come back : Un pyjama pour deux ; Send me no flowers : Ne m'envoyez pas de fleurs ; l'innénarable Pillow Talk : Confidences sur l'oreiller). Tous ces titres sont sortis en DVD (la qualité des Universal laisse à désirer, les Warner et Paramount sont plutôt bons)

Ecrit à la va-vite, je repasserais mettre tout ça au propre au fur et à mesure que je reverrais les films :wink:
Last edited by Jeremy Fox on 7 Apr 08, 09:05, edited 1 time in total.