Louis Malle (1932-1995)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Profondo Rosso
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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by Profondo Rosso »

David Hamilton quand même :mrgreen: J'avoue que j'ai commencé à être réellement captivé à partir du début de la séquence nocturne qui remet bien le début terne en perspective après coup. C'est vrai que c'est très maniéré et précieux d'où le côté embourgeoisé que tu soulignes mais c'est un peu le genre qui veut ça on est pas loin de L'éternel retour niveau ambiance le surnaturel en moins.
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Kevin95
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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by Kevin95 »

Je n'ai jamais vu le film de Delannoy, mais je vois vaguement la référence. Le soucis avec le film de Malle, c'est que le réalisateur prend trop de gant avec le sujet, qui plus est des gants en soie. Comme si les origines bourgeoises de Louis Malle refaisaient surface devant un tel sujet.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
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Profondo Rosso
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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by Profondo Rosso »

Le Voleur (1967)

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Les aventures de Georges Randal, devenu voleur par défi envers son oncle et tuteur qui l'a dépouillé et envers sa cousine Charlotte, qui l'a délaissé.

Unique collaboration entre Jean-Paul Belmondo et Louis Malle, Le Voleur constitue un des films les plus remarquables du réalisateur. Le Voleur s'ouvre sur une scène de cambriolage très éloignée des vertus de tension et de suspense associé aux films traitant des exploits de monte en l'air et Jean-Paul Belmondo glacial n'évoque en rien le fantasme du voleur aristocrate et charmeur à la Arsène Lupin. Dans cette introduction, notre hors la loi inspecte la rue d'un côté puis de l'autre, escalade un muret, brise méthodiquement une serrure et inspectera méticuleusement toute une nuit la maison vide où il s'est introduit pour évaluer la valeur de chaque objet qui s'y trouve. Point de glamour ou de panache, on suit un professionnel en plein travail ce qu'appuie cette phrase cinglante de Belmondo en voix-off.

Il y a des voleurs qui prennent mille précautions pour ne pas abîmer les meubles, moi pas. Il y en a d'autres qui remettent tout en ordre après leur visite, moi jamais. Je fais un sale métier, mais j'ai une excuse, je le fais salement...

Ce vol méthodique servira de fil rouge au présent tandis que l'intrus Georges Randal (Jean-Paul Belmondo) nous narre la façon dont il en est arrivé là. Le film adapte le roman éponyme de Georges Darien paru en 1897. L'auteur était connu pour ses penchants anarchistes et son mépris des grandes institutions érigées par la société que sont la politique, la religion ou l'armée, opinions qu'il exprima dans ses différents ouvrages comme Biribi, discipline militaire (inspiré de son séjour dans le camp disciplinaire du même nom en Tunisie pour insubordination). Le Voleur est plus particulier dans son œuvre par le mimétisme qu'il entretien avec la vie mystérieuse de Georges Darien. Il disparait entre 1891 et 1897 pour sillonner l'Europe et revient avec le manuscrit du Voleur sous le bras entretenant ainsi le fantasme que les aventures de son héros Georges Randal sont les siennes puisque pour les opinions radicales cela ne fait aucun doute. Louis Malle entretient cette idée dans son adaptation puisque lui-même issu de la grande bourgeoisie il ne manquera pas de l'égratigner dans nombre de ses films comme Les Amants (1958).

La dénonciation de l'hypocrisie et superficialité de cette bourgeoisie se fait ici par étape. Ce sera tout d'abord durant les scènes d'enfance où les tirades moralisatrices de l''oncle Urbain tuteur de Georges (Christian Lude) se verront contredite dès l'ellipse qui suit où à l'âge adulte on constate qu'il dilapidé l'héritage de son neveu. George amoureux de sa cousine Geneviève Bujold voit cette dernière lui échapper pour un mariage richement doté et par dépit va briser les fiançailles en dérobant les précieux bijoux de la famille de l'époux. Là c'est la révélation, Georges détaché de tout et vivant dans l'ennui jusqu'ici a trouvé sa voie. A travers la formation et la maîtrise de cet art du vol de Georges le film fait défiler son lot de rencontre savoureuse (Julien Guiomar génial en abbé escroc) où s'opposent constamment le monde des malfrats et celui de la bourgeoisie. On découvre ainsi la remarquable organisation des voleurs, vraie société souterraine partageant planques, informations sur les coups potentiels et vraie solidarité pour les complices en difficulté ou en cavale. C'est tout l'inverse de l'univers des nantis où les rombières fauchées (Françoise Fabian) communiquent moyennant pourcentage des informations sur les demeures bien loties et vide, les épouses légères s'avèrent toutes disposées à repartir avec celui venu les dépouiller (Marie Dubois parfaite en rouquine sophistiquée et dépravée) sans parler des portraits grotesque de certains comme cet industriel belge sacrément ridicule.

Hormis quelques séquences jouant de l'urgence (une course poursuite où les cambrioleurs découvrent à leurs dépens les premières alarmes domestiques) chaque vol sert donc surtout à se moquer de la bêtise des bourgeois comme ce vol/déménagement en plein jour où Belmondo fait fuir un curieux en l'invitant à les aider. Cette France de la fin du XIXe est un cadre propice aux idées libertaires et à l'anarchie comme en témoigne le parcours de Georges Darrien et cet aspect est évoqué dans le récit avec la rencontre de certains voleurs à la vision plus vaste que leur seul larcins et souhaitant dynamiter le système comme la remarquable séquence où Belmondo croise la route de Charles Denner, voleur et activiste qui finira mal. C'est ces idées qui finissent par causer le déclin et la dangerosité du métier, mais pas pour George Randal uniquement préoccupé par l'adrénaline de son prochain vol. Malgré ce détachement, l'intrigue en fait tout de même une froide et impitoyable figure de justice avec une scène de deuil et de succession d'une cruauté saisissante même si la victime ne l'a pas volé. Jean-Paul Belmondo est absolument parfait, séducteur et tout en retenue, idéalement mis en valeur par Louis Malle qui en dépit de la belle reconstitution estompe tout éclat trop appuyé aux cadres luxueux traversé pour une vision volontairement terne de cette superficialité. Remarquable ! 5/6
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Jeremy Fox
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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by Jeremy Fox »

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AtCloseRange
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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by AtCloseRange »

Les Amants
Etrangement, alors que je suis client du cinéaste, je n'avais rien vu de sa première période, le plus ancien que j'ai vu étant Le Voleur. Chose enfin réparée avec ces fameux Amants. Je crois que si j'ai autant retardé ce visionnage, c'est probablement la peur de voir un film qui au-delà de sa réputation sulfureuse avait un peu vieilli.
Et il faut bien dire que dans un premier temps, j'ai un peu eu ce sentiment et la première partie au-delà d'une photo sublime d'Henri Decaë suinte (volontairement) l'ennui bourgeois que Malle veut exprimer. Malle réussit donc son coup mais difficile de se passionner pour ces personnages déplaisants. Il faudra donc attendre l'arrivée de l'élément perturbateur Jean-Marc Bory pour réveiller le récit et son héroïne. Le film décolle alors (magnifique scène où Jeanne Moreau éclate de rire avant une très bonne séquence de repas aux chandelles). J'ai beaucoup aimé la prestation amusante en "mari-ours" d'Alain Cuny.
Je suis moins convaincu par la dernière partie (Morerau et Bory main dans la main dans le jardin, c'est un peu mièvre) même si la beauté des images continue de fasciner. J'ai même parfois pensé à la photo de Freddie Francis pour les Innocents dans les scènes d'intérieur.
A noter qu'on y retrouve Gaston Modot en domestique, clin d'œil à n'en pas douter à la Règle du Jeu (le film s'y réfère assez clairement).
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Frances
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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by Frances »

- Atlantic city (1980) de Louis Malle avec Burt Lancaster, Susan Sarandon, Kate Reid, Robert Joy, Michel Piccoli, Hollis McLaren.

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La lumière chaude et vespérale qui baigne le film, les décors kitchs et surannés dans lesquels évoluent les personnages teintent le récit d’une douce nostalgie. La ville d’Altlantic City oscille entre passé et futur comme les protagonistes que l’on y croise: un couple de hippies - Chrissie (Hollis McLaren) et Dave (Robert Joy) - qui fantasme sur un avenir utopique, Lou (Burt Lancaster) un gangster minable et fatigué qui gobe des histoires grosses comme des baleines pourvu qu’elles alimentent son fantasme d’un passé plus glorieux, Grace (Kate Reid) une miss hypocondriaque figée dans un univers de Barbie qui tyrannise Lou pour se donner l’illusion d’exister. Sally (Susan Sarandon), une serveuse qui vend des crustacés aux clients d’un casino en rêvant de devenir croupière sur la côte d’Azur. Ici tout le monde fuit quelque chose ou court après un rêve tenace, une illusion perdue mais au bout du compte toute tentative d’échapper à la réalité s’avère vaine. Dans ce théâtre géant et métaphorique des existences passées ou futures les illusions ont le goût de la poussière. Celle qui s’élève de ces immeubles que la ville dynamise pour construire des casinos.
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Burt Lancaster est formidable en vieux gangster de troisième zone reconverti en bookmaker minable. Les événements lui offrent une résurrection inattendue et une virilité inespérée. Littéralement régénéré il goûte le temps que durent les illusions, au plaisir d’être un caïd – celui qu’il aurait pu être s’il en avait eu le cran. Face à lui Susan Sarandon (Sally) sensuelle, volontaire et prête à tout pour fuir la médiocrité d'un quotidien banal. Sally qui rêve de lendemains meilleurs et voit, à tort sans doute, dans chaque homme qu’elle rencontre une opportunité à saisir.
Et en toile de fond une ville en mutation, comme un écho des individus qui l’habitent et qui devront s’adapter ou mourir. 8/10

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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by homerwell »

Tu peux poster ta chronique dans le fil de discussion réservé à ce film :http://www.dvdclassik.com/forum/viewtop ... ouis+malle
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Frances
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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by Frances »

homerwell wrote:Tu peux poster ta chronique dans le fil de discussion réservé à ce film :http://www.dvdclassik.com/forum/viewtop ... ouis+malle
Ah, je n'avais pas vu. Merci :wink:
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Watkinssien
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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by Watkinssien »

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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by Federico »

Mordillat enfonce une porte ouverte depuis un bon moment déjà concernant le si gentil et populaire Commandant, ancêtre chenu de Jean-Hanus Béhant, le mec qui aime montrer son hélico vu du sol... :roll:
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Watkinssien
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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by Watkinssien »

Federico wrote:
Mordillat enfonce une porte ouverte depuis un bon moment déjà concernant le si gentil et populaire Commandant, ancêtre chenu de Jean-Hanus Béhant, le mec qui aime montrer son hélico vu du sol... :roll:
Ce n'est pas faux. Mais il faut reconnaître que son observation est sujette à débats (sur le film, sur Cousteau, sur la limite des images documentaires, sur le recul de la critique, sur les préoccupations de l'époque des années 50 et celles d'aujourd'hui, etc...).
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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by kiemavel »

Federico wrote:
Mordillat enfonce une porte ouverte depuis un bon moment déjà concernant le si gentil et populaire Commandant, ancêtre chenu de Jean-Hanus Béhant, le mec qui aime montrer son hélico vu du sol... :roll:
T'es dur pour Yann :lol: Je n'ai fait que zapper sur son oeuvre télévisuelle mais elle m'a paru plus saine et moins sujette à la controverse que celle de "Rhône Poulenc" Hulot…Arrêter la TV lui a d'ailleurs semble t'il fait du bien et d'autre part il pourrait encore passer pour un dangereux exalté à coté de la dernière venue des écologistes médiatiques : Maud Fontenoy.

Pour le reste, comme tu le dis, rien de neuf. Machin fait le mariole mais Cousteau -mort depuis presque 20 ans- était lui même revenu sur son oeuvre et notamment sur ce film là en disant bien combien de nombreuses séquences pourraient choquer un public "moderne" pour le non respect des animaux qu'on pouvait y voir, sans parler du fameux massacre des requins qu'il déplorait et tentait d'expliquer. Il n'en reste pas moins que ça peut lui être reproché, tout comme la façon dont les animaux étaient parfois mis en scène mais en faire un film prophétique c'est plus qu'abusé. Les propos que tient Mordillat à la fin sont dans la "droite" ligne de Là-bas si j'y suis et ils auraient pourtant tout pour me séduire mais c'est n'importe quoi. Il ne prononce pas le mot mais derrière "prophétique", il sous-entend "précurseur"... de l'exploitation des ressources naturelles, du massacre des espèces marines, etc…Or, quelque soit les nombreux défauts du bonhomme, Cousteau était un militant écologiste sincère et celui qui, dans ses films, avait été par exemple le premier à montrer les fameux océans de plastoques qui "alarment" nos politiques aujourd'hui. C'était il n'y a guère plus de 40 ans...
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Commissaire Juve
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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by Commissaire Juve »

Pov Cousteau :mrgreen: ... Quand je pense que mes parents ont acheté la télévision "couleur" pour qu'on puisse mater ses documentaires !

Bizarre : le coup des requins, il me semblait que c'était dans un autre épisode (pour venger un pov baleineau).

EDIT : sinon, casser du bois sur le dos de nos grands-parents et arrière-grands-parents, comme c'est facile ! Un jour, il nous fera bien une chronique sur ces films "dégueulasses" des années 50 où les femmes se prenaient des torgnoles à tour de bras ! Gabin n'a plus qu'à numéroter ses abattis. :mrgreen:
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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by kiemavel »

Commissaire Juve wrote:Pov Cousteau :mrgreen: ... Quand je pense que mes parents ont acheté la télévision "couleur" pour qu'on puisse mater ses documentaires !

Bizarre : le coup des requins, il me semblait que c'était dans un autre épisode (pour venger un pov baleineau).
C'est le même film. Ce n'est pas montré dans les extraits mais si ma mémoire est bonne, c'est parce que le sang du baleineau (en fait un petit cachalot) a attiré les requins et que ceux ci commencent à le becqueter encore vivant, que les marins et plongeurs se déchainent sur les requins (et c'est vrai que la séquence est atroce)
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Re: Louis Malle (1932-1995)

Post by Dale Cooper »

C'est justement ce dernier film évoqué que je viens de voir, le fameux Monde du silence tellement silencieux que "nos biologistes utilisent la dynamite". Et boum les poissons, boum la barrière de corail. Avec des plans sur le génocide de poiscailles remontées à la surface ou coulées au fond des mers. Le plus savoureux reste le commentaire de Cousteau. Celui qui accompagne ce moment, c'est : "La pêche à la dynamite est interdite par la loi, c'est un acte de vandalisme." Sans blague. Cela traduit bien ce qui me semblait : même pour l'époque, ces barbares sans-gênes, à moins d'être profondément débiles, se doutaient un petit peu qu'ils faisaient beaucoup, beaucoup de mal à la faune sous-marine. Ce qui transparaît n'est ni l'ignorance ni la naïveté, mais le côté "rien à foutre, c'est pour la science", mais qui évoque moins le scientifique que le citadin qui filme ses vacances au mépris des lois (j'avais pensé à la scène dans les Bronzés font du ski où ils discutent de la pollution tout en jetant leurs déchets dans la neige). Alors, effectivement, vu à travers nos regards d'aujourd'hui, ça pique, ça fait mal au cœur (voir des gros connards qui bouffent leur petit dèj' sur la plage assis à dos de tortue). Parfois, souvent même, on rit : du jeu de Cousteau, aux accents marseillais d'un des membres d'équipage ou français petit nègre d'un indigène ("To'tues dé mê véni pondre là"), tous doublés, jusqu'au manque incroyable de connaissances maritimes dudit commandant relevé par Mordillat ("À droite toute, moussaillon!" - "Droite toute, ducon... heu commandant."), tout, tout, tout sonne faux. La parodie qu'en fera Anderson avec La Vie aquatique est un peu comme Les Carnets de Monsieur Manatane à côté des guides de bonnes manières de Nadine de Rothschild : les originaux sont parfois plus drôles. Je ne connaissais rien de ce film, à part son titre resté célèbre, et l'imaginais seulement un peu désuet vu l'époque. Mais je suis tombé sur le pire et le plus sauvage des documentaires sur la mer. Palme d'Or de la connerie.

Edit: Un frère antisémite qui dirigeait un hebdomadaire collaborationniste pendant la guerre, lui-même pas très net pendant cette période, et des tribunaux de la science où des experts lui reprochaient des erreurs et raccourcis approximatifs mensongers... inutile de préciser que tout ça ne donne pas très envie de prolonger mes découvertes sur Cousteau.
Last edited by Dale Cooper on 7 Jul 15, 04:00, edited 2 times in total.