Jacques Deray (1929-2003)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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P'tit gars
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Jacques Deray (1929-2003)

Post by P'tit gars »

Le réalisateur français Jacques Deray est décédé ce dimanche 10 août des suites d'une longue maladie. Spécialiste du film policier, directeur d'acteurs d'exception, le cinéaste avait 74 ans.

Un apprentissage aux côtés des plus grands


Fils d'une famille d'industriels lyonnais, Jacques Deray montre très jeune un intérêt pour les activités artistiques, et s'inscrit au Cours Simon. Il ambitionne alors de devenir comédien. Son entrée dans le cinéma, il l'a fait par l'assistanat : Jacques Deray apprend ainsi son futur métier de réalisateur aux côtés de Jean Boyer (Le trou normand), Gilles Grangier, Luis Buñuel(Cela s'appelle l'aurore) ou encore Jules Dassin.

Après ces années d'apprentissage, où il développe ses talents techniques, Jacques Deray signe Le Gigolo, un premier long métrage, et déjà un drame mâtiné de polar. La critique en fait d'emblée le successeur de Jean-Pierre Melville, alors le maître incontesté du film policier français. Ses réalisations suivantes creusent le même sillon, sans pour autant parvenir à retrouver la maestria de son premier essai.

Deray / Delon : de "La Piscine" à "L'Ours en peluche"

En 1969, il connaît enfin la reconnaissance, et rallie public et critique autour de La Piscine. Jacques Deray y démontre ses qualités de directeur d'acteurs dans un film qui réunit Maurice Ronet, Romy Schneider, la toute jeune Jane Birkin, et Alain Delon, qui fait de Jacques Deray son réalisateur attitré. Les deux hommes se retrouveront à huit reprises : de leur collaboration naissent quelques classiques du film policier, comme Borsalino (1970), Borsalino&co (1974), Flic story (1975), Trois hommes à abattre (1980) ou encore L'Ours en peluche (1994), la dernière réalisation de Jacques Deray pour le cinéma.

L'un des maîtres du polar

Fidèle à un cinéma de genre qu'il lui vaut les faveurs du public, le cinéaste décline le policier sous différentes formules, l'action musclée (Le Marginal, avec Jean-Paul Belmondo), l'intrigue ( On ne meurt que deux fois, avec Michel Serrault et Charlotte Rampling), l'espionnage (Netchaïev est de retour, avec Yves Montand), le thriller (Un papillon sur l'epaule, avec Lino Ventura) tout en dirigeant les plus grands comédiens de leur génération. Privilégiant les atmosphères troubles (Les Bois Noirs), fin connaisseur de la littérature policière, adaptant notamment Robin Cook, Jean-Patrick Manchette et Georges Simenon, Jacques Deray s'impose comme l'une des personnalités incontournables du cinéma français.

Vincent Garnier


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Roy Neary
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Post by Roy Neary »

C'était un réalistateur très décrié par la "cinéphilie française". C'est sûr que si on se base sur ses dernières réalisations, son cinéma avait de quoi laisser indifférent.
Mais si on se souvient de ses films importants, on remarque que ce fut un admirable artisan, tout au service d'histoires captivantes et sachant parfaitement mettre en valeur ses comédiens.
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Jordan White
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Post by Jordan White »

J'aime beaucoup Borsalino, La Piscine, et quelques autres films qui démontraient un art certain de la mise en scène carrée ( à l'image de certains films de Verneuil comme Peur sur la ville), et même si je n'aime guère la dernière partie de son oeuvre, c'est un cinéaste populaire, enjoué et un très bon artisan qui nous quitte.
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Joshua Baskin
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Post by Joshua Baskin »

Triste nouvelle bien que je ne sois pas fan de ses films. Son "chef d'oeuvre", la piscine, m'ennuie du début à la fin.
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Fatalitas
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Post by Fatalitas »

:cry:
j'ai decouvert son excellent polar americain "Un homme est mort" il y a 15 jours
Quel dommpage :à noter que Deray etait vice-president de l'Institut Lumiere à Lyon dont le president est tatav' (un hommage lui sera surement rendu)
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Sergius Karamzin
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Post by Sergius Karamzin »

Moi aussi j'ai découvert "un homme est mort" le mois dernier je crois. Film très intéressant, et "La piscine" aussi que j'ai récemment réévalué. Je m'abstiendrai de réévaluer des cinéastes s'ils meurent juste après.
phenryl
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Post by phenryl »

Roy Neary wrote:C'était un réalistateur très décrié par la "cinéphilie française". C'est sûr que si on se base sur ses dernières réalisations, son cinéma avait de quoi laisser indifférent.
Mais si on se souvient de ses films importants, on remarque que ce fut un admirable artisan, tout au service d'histoires captivantes et sachant parfaitement mettre en valeur ses comédiens.
j'emmerde la cinéphilie francaise ,on a perdu un grand réalisateur français .-

arf ...tout de même Borsalino 8)
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Personne
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Post by Personne »

Une sale année!
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

Flic Story - 1975

Roger Borniche (Alain Delon) est un inspecteur de police efficace, intègre et profondément humain, qui ne supporte pas les manières un peu trop ‘énergiques’ qu’emploient ses collègues pour faire parler les truands. En septembre 1947 le commissaire (Marco Perrin) lui confie pour mission d’appréhender l’ennemi public n°1 de l’époque, Emile Buisson (Jean-Louis Trintignant), braqueur violent et dangereux qui vient de s’échapper de l'hôpital psychiatrique pénitentiaire de Villejuif. Alors qu’on pensait qu’il se tiendrait tranquille et qu’il allait être difficile à retrouver, non seulement Buisson exécute froidement ceux qui l’ont trahi mais continue à commettre ses cambriolages en semant les cadavres derrière lui en plein Paris. La chasse à l’homme n’étant pas concluante et l’enquête s’éternisant un peu trop au goût du commissaire, on retire l’affaire à Borniche. Ce dernier va néanmoins se retrouver sur le chemin du tueur alors qu’il enquêtait sur un cas de meurtre qui s’avère être lié au parcours sanglant de Buisson…

Hormis quelques titres de Jacques Becker ou Jean-Pierre Melville, tout au long de mes plus de 40 ans de cinéphilie, j’ai rarement vu des polars français être considérés par la critique comme des chefs d’œuvre du film noir, alors que de l’autre côté de l’Atlantique d’innombrables films des années 30 à 70 étaient adoubés comme tels, pour la majorité il est vrai à juste titre. Ce que je lisais du cinéma de Jacques Deray à l’époque de la sortie de ses films ou lors de leurs passages télé était parfois positif mais très rarement enthousiaste, le cinéaste n'étant pour la plupart jugé que comme un bon faiseur ou (et) une sorte de sous-Melville. La politique des auteurs en était sûrement un peu responsable, les réalisateurs rangés par ce courant journalistique dans la case des artisans étaient alors souvent un peu méprisés face aux ‘vrais’ artistes, le classicisme dans notre cinéma national étant lui aussi un peu vilipendé par cette appellation assez péjorative de ‘qualité française’. Heureusement cette différence s’est aujourd’hui un peu aplanie et n’avait d’ailleurs pas vraiment lieu d’être. Mais ce débat s'étant déjà tenu à de nombreuses reprises ici et là, regardons plutôt devant nous ! Car lorsque je revisionne ces jours-ci Flic Story je m’étonne de la relative tiédeur de l’ensemble de la presse : même si une large majorité s’accordait au moins légitimement pour saluer le métier de Deray, pas grand monde ne reniant les qualités du film, ça n’allait souvent malheureusement guère plus loin.

Bref, sans aucun paramètre touchant à la nostalgie ni par réflexe ‘mémoire courte’ comme quoi le cinéma aurait été mieux avant, je n'hésite plus à être dithyrambique concernant certains de nos polars français jadis boudés par l’intelligentsia et je le dis sans détours : je considère Flic Story comme un chef-d’œuvre à l’instar de certains films tout aussi moyennement défendus et qui se rapprocheraient à mon humble avis de ce statut tels certains de Georges Lautner (Mort d’un pourri), Gilles Grangier (Maigret tend un piège) ou José Giovanni (Le Gitan) autrefois également assez mal lotis. Tout comme les titres cités ci-avant Flic Story ne devrait pas avoir à rougir face aux plus belles réussites outre-Atlantique signées John Huston, Howard Hawks, Richard Fleischer ou Samuel Fuller pour ne citer que quatre noms peut-être encore connus auprès du grand public. Ceci étant dit, le film de Deray étant l’adaptation de l’excellent roman éponyme et autobiographique de l’inspecteur Roger Borniche contant cliniquement sa traque de l’ennemi public N°1 après-guerre, il n’y a pas grand-chose à creuser niveau analytique car l’intrigue est on ne peut plus classique et se ‘contente’ presque tout du long de narrer assez froidement l’enquête qui va amener à la capture du fameux Emile Buisson, d’une manière très linéaire sans aucun flash-back : d'où peut-être son manque de reconnaissance, beaucoup cherchant absolument au cinéma à trouver quelconque ambition psychologique ou message intellectuel. Mais voilà, l’épure classique peut s’avérer donner un résultat parfait et c’est le cas ici d’autant que les participants au film ont tous accomplis un travail remarquable.

Mais contrairement à ce qu’il pourrait donner à penser y compris par ma description juste avant, même si Borniche est un pur et Buisson un salopard, le film de Deray n’est pas aussi manichéen, témoin cet épilogue qui voit des relations pleines de respect s’être nouées entre le chasseur et sa proie. Et puis auparavant, Borniche un peu déprimé au vu de la stagnation de son enquête, se posait la question de savoir s’il n’aurait pas préféré être dans la peau du bandit. Des fragments d’ambiguïtés qui rendent le film encore plus riche et passionnant même si les auteurs ne s'appesantissent pas dessus. Borniche fut un inspecteur de police dans les années 40 et 50 qui se mit à écrire pas moins d’une trentaine de livres pour raconter ses exploits qui ne sont pas des moindre puisqu’il a participé à grande échelle à la répression du grand banditisme et qu’il prétendait avoir plus de 500 arrestations à son actif dont celles de pointures comme non seulement Emile Buisson mais aussi René la Canne (qu’interprétera Gérard Depardieu dans le film homonyme de Francis Girod) ou encore Pierrot le fou que Jean-Luc Godard a immortalisé dans son chef d’œuvre. N’ayant pas relu ce Best-seller que fût Flic Story depuis une éternité et ne pouvant le comparer avec le film malgré parait-il sa grande fidélité, Deray a fait en tout cas de Borniche/Delon un policier honnête, minutieux, efficace et profondément humain, par exemple révulsé par les comportements violents de ses collègues quand il s’agit d’interrogatoires des prévenus. Denis Manuel est d’ailleurs excellent dans le rôle inquiétant de cet inspecteur hargneux presque plus antipathique que les truands qui lui passent sous la main.

A l’origine Delon, producteur du film, souhaitait s’attribuer le rôle de Buisson ; on ne regrette pas qu’il ait changé son fusil d’épaules car l’on voit mal qui aurait pu être meilleur que lui dans ce rôle d’officier de police. Encore une interprétation mémorable de cet immense acteur - on ne le dira jamais assez - dont la filmographie tout du moins dans cette décennie 70 est impressionnante, succession d’une dizaine d’autres très grands films. Il sera donc Borniche ! Souhaitant en son for intérieur être promu, le policier saute sur l’opportunité qui se présente à lui, celle d’appréhender le plus dangereux malfrat de l’époque qui vient de s’évader et qui continue à égrener les cadavres sur son passage. Le film décrira minutieusement le travail assidu de ce flic méthodique et hors du commun mais pas super-héros pour autant, lui arrivant de craquer ou de douter et même de se remettre en question, préférant le plus possible la réflexion à l’action pour arriver à ses fins. Borniche lui-même a affirmé s’être reconnu au travers le jeu sobre et nuancé d’un Delon magistral. Face à lui un Jean-Louis Trintignant tout aussi impressionnant dans un total contre-emploi, incarnant ici avec un minimalisme assez glaçant un psychopathe cruel et impitoyable qui n’hésite jamais à jouer de la gâchette, jamais pour blesser mais toujours pour tuer. Un loup solitaire extraordinairement inquiétant avec son regard froid, son mutisme gênant et son sourire carnassier. Un vrai rôle de composition dont l'acteur se sort haut la main. Difficile de dire qui des deux acteurs est le plus convaincant tellement ils s'avèrent tout aussi fabuleux l’un que l’autre. Mais pour en revenir à Trintignant, Buisson lui sert l'un de ses rôles les plus marquants si jamais vous aviez l'intention de rendre un hommage à ce fabuleux comédien qui vient de nous quitter il y a quelques jours, le 17 juin 2022.

Borniche et Buisson ne se croiseront qu’à la toute fin, tout d’abord lors de la scène la plus mémorable du film, son point d’orgue, celle assez longue de la neutralisation et de l'arrestation du criminel dans une petite auberge de province, séquence millimétrée et orchestrée avec génie, un véritable modèle d’écriture, de rythme, de tempo et de construction ! Mais le seul véritable et très rapide face à face entre les deux comédiens n’aura lieu que lors de l’épilogue ; pour les admirateurs des deux acteurs, une attente qui aura pu causer une déception à la hauteur par exemple de celle du Heat de Michael Mann ou De Niro et Pacino ne se retrouvent également ensemble que lors des dernières minutes. Quoiqu’il en soit, un final qui se déroule durant l’instruction du meurtrier et qui montre les liens qui se tissent entre le flic et le voyou, une complicité empreinte d'un immense respect de part et d'autre. Mais Delon et Trintignant ne sont pas seuls ; ils sont entourés par toute une galerie de seconds rôles eux aussi parfaitement bien dirigés par Deray. A commencer dans la peau de l’épouse de Borniche par la sublime Claudine Auger surtout connu pour avoir été la James Bond Girl Domino dans Opération Tonnerre de Terence Young. Il faut également citer Henri Guybet dans un rôle pour lui aussi totalement inhabituel, celui d’un des assistants de Borniche, ainsi que Marco Perrin dans celui du commissaire survolté. Mais nous nous souviendrons surtout de deux fortes apparitions dans deux séquences homériques de par leurs jeux d'acteurs : celle de la confrontation de Delon et André Pousse (le frère de Emile Buisson) à l’hôpital ainsi que celle de l’hôtel de passe tenue par Maurice Biraud au cours de laquelle Catherine Lachens en prostituée extravertie vient nous offrir un savoureux numéro.

Le scénario de Alphonse Boudard, qui nous fait alterner d’un côté le parcours ensanglanté de Buisson entre son évasion et son arrestation, de l’autre l’enquête de Borniche avec ses interrogatoires, écoutes, méthodes scientifiques, pression des indics, etc.., est un travail aux petits oignons, nous décrivant à la perfection le petit microcosme de la police ainsi que le monde des truands. L’ensemble est très crédible, la reconstitution d’époque est très soignée, l’atmosphère de l’après-guerre parfaitement bien rendue avec notamment des allusions aux grèves réprimées de l’époque, aux films à l’affiche comme Le Diable au corps de Autant-Lara que le couple Borniche souhaite aller voir, aux difficultés qu'il fallait encore pour s’approvisionner correctement, et avec aussi moult détails aujourd’hui pittoresques comme ces pompes à essence actionnées à la main, les tractions Citroën… Souvent les reconstitutions d’époque par leur trop plein ont un rendu factice ; ce n’est pas du tout le cas ici où la surenchère a été bannie. Quant à la mise en scène de Deray déjà évoquée à plusieurs reprises, elle est au diapason de l’ensemble, sans graisse inutile, et n’a jamais été aussi soignée et précise, pas avare pour autant de superbes plans avec éclairages très 'chiadés'.

Un film noir rigoureux au savoir-faire incontestable et d’une solidité à toutes épreuves, portée par un casting de platine, un superbe thème musical de Claude Bolling et une magnifique photographie de Jean-Jacques Tarbès, tous deux fidèles collaborateurs du cinéaste qui signe ici probablement son chef d’œuvre. Le public ne s’y trompera pas qui lui fera un triomphe avec quasiment 2 millions de spectateurs à la clé. Ce que nous retiendrons néanmoins avant tout c’est la lutte à distance que se livrent deux personnages ‘Bigger than Life’ et leurs deux interprètes qui trouvent ici parmi leurs plus beaux rôles malgré leurs filmographies respectives impressionnantes en nombre de grandes prestations. Mais terminons en même temps que le film avec cette superbe idée que le plan final sur Delon qui d'un coup se tourne face caméra pour nous dire yeux dans les yeux la date à laquelle eut lieu l’exécution de Buisson.
Martin Quatermass
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Post by Martin Quatermass »

Je me demande bien pourquoi France 2 a diffusé (entre autres) un extrait du Professeur pendant le court reportage sur la disparition de J. Deray.
christian
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Post by christian »

"un homme est mort", le sublime "papillon sur l'épaule", la piscine, flic story... c'était des bons films... j'ai jamais vu "Borsalino" par contre... rien sur DVD ni VHS d'ailleurs pour ce film...
mannhunter
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un homme est mort (jacques Deray,1972)

Post by mannhunter »

découvert cet après-midi,un bon polar franco-américain qui bénéficie d'un casting en or (jean-louis Trintignant,roy Scheider,ann Margret,angie Dickinson,michel Constantin...) sans oublier une béo sympathique signée michel Legrand et une belle utilisation des extérieurs de la cité des Anges...

kikavu? :wink:
Thin White Duke
Un Jake Scully parmi tant d'autres
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Post by Thin White Duke »

Pas trop mal, je l'ai vu il y a quelques temps. Le doublage des acteurs américains est affreux, mais j'aime beaucoup le casting en or comme tu dis. Loin d'être extraordinaire, un film qui se laisse regarder.
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mannhunter
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Jacques Deray (1929-2003)

Post by mannhunter »

avis aux spécialistes du cinéaste:

quels sont selon vous ses meilleurs films?

j'ai découvert tout récemment "un homme est mort" et "3 hommes à abattre" et je les ai bien apprécié,deux polars efficaces et carrés... :)
phenryl
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Post by phenryl »

J'adore ce réalisateur


tu peux y ajouter "flic story", le tandem Delon Trintignant est grandiose...Trintignant nous livre une composition toute en froideur et intelligence et Delon est sobre et trés efficace, le face à face est vraiment prenant...un polar excellent tiré d'une histoire vraie

"Borsalino"...arf un de mes films préférés, François Capella et Roch Siffredi (et oui ça vient de là lol), le duo implaccable...les 2 acteurs ne se font pas d'ombre dans ce film, Deray a su exploité au mieux le caractére des 2 acteurs et il nous livre un film plein d'émotions, de violence et d'humour ...et le final, arf que dire du final 8) à noter la présence de l'excellente Catherine Rouvel que l'on retrouve dans Borsalino and co.

"Borsalino and co" que j'aime beaucoup, plus noir que le 1 er épisode "borsalino"...Delon est grand dans ce film

"Netchaiev est de retour"...un des derniers bons films de Montand, une histoire d'espionnage trés bien ficellée

"la piscine"...dans un autre registre...trés beau trio Delon Schneider Ronet...

"les bois noirs", je n'aime pas Dalle mais dans ce film je la trouve vraiment excellente, j'aime bien ce film trés peu connu.

"un papillon sur l'épaule"...un film à découvrir

Deray a livré ses plus beaux roles à Delon je pense avec Melville et Losey...il excellait dans le polar noir et efficace...J'aimais beaucoup son style epuré

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