Buster Keaton (1895-1966)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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allen john
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

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someone1600 wrote:Tiens pourtant personnelement j'ai trouvé qu'il etait tout aussi bon que les suivants... :?
Je n'ai pas dit qu'il n'était pas bon, je pense qu'il est même très personnel, mais c'est un film qui manque un peu d'âme, peut-être. Personnellement, je le revois souvent, mais plus pour la prouesse que pour la substance...
Bugsy Siegel
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

Post by Bugsy Siegel »

allen john wrote:
someone1600 wrote:Tiens pourtant personnelement j'ai trouvé qu'il etait tout aussi bon que les suivants... :?
Je n'ai pas dit qu'il n'était pas bon, je pense qu'il est même très personnel, mais c'est un film qui manque un peu d'âme, peut-être. Personnellement, je le revois souvent, mais plus pour la prouesse que pour la substance...
C'est qu'il est très court Sherlock Jr., 45 minutes seulement alors que les autres longs métrages de Keaton font dans les 1h10. Je crois me souvenir que les scènes de rêve ont été fortement raccourcies.
on faisait queue devant la porte des WC comme au ciné lors du passage de l'Atlantide à l'écran. Jean Ray, Hôtel de Famille, 1922
allen john
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

Post by allen john »

Bugsy Siegel wrote:
allen john wrote:
Je n'ai pas dit qu'il n'était pas bon, je pense qu'il est même très personnel, mais c'est un film qui manque un peu d'âme, peut-être. Personnellement, je le revois souvent, mais plus pour la prouesse que pour la substance...
C'est qu'il est très court Sherlock Jr., 45 minutes seulement alors que les autres longs métrages de Keaton font dans les 1h10. Je crois me souvenir que les scènes de rêve ont été fortement raccourcies.
Oui, et il reste, de fait, très proche de l'esprit des courts métrages, avec leurs raccourcis hallucinants.
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

Post by someone1600 »

Je n'ai vu pour l'instant aucun court de Keaton, et ce "moyen" métrage est le film le plus court que j'ai vu. Mais j'ai ris d'un bout a l'autre, comme a tous les Keatons que j'ai vu. :lol:
allen john
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

Post by allen john »

THE NAVIGATOR ( Buster Keaton, Donald Crisp, 1924)

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Il y a des images de cinéma qui vous hantent, sans qu'il soit forcément nécessaire d'expliquer. La première fois que j'ai vu Keaton, c'était sur cette fameuse photo de lui, scrutant l'horizon les deux pieds solidement installés dans les cordages afin de ne pas tomber, le buste droit et le visage impassible. Un cliché, on le sait bien, qui n'était que publicitaire, mais qui va si bien à Buster et à sa légendaire absence apparente d'émotion. le film en lui-même a été une découverte tardive, mais je pense m'être bien rattrapé depuis...

Chef d'oeuvre du cinéma burlesque, The navigator éclaire une fois de plus la vision du monde et de la place d'un humain sur terre, ou plutôt sur l'eau, tant il est particulèrement clair dans le film que pour Keaton l'eau est le symbole idéal pour parler de la vie et de ses vicissitudes. Ce n'est pas la première fois, puisque The boat est venu avant, et que Our hospitality possède une spectaculaire séquence de dérive dans les rapides... Mais ce ne sera pas la dernière fois non plus. L'élément liquide, ici, est donc le terrain de jeu sur lequel le cinéaste place ses deux acteurs, et l'utilise à toutes les occasions: plongée d'un seau dans la mer pour récupérer de l'eau, et faire un café qui s'avèrera vomitif, pénétration de l'élément liquide pour aller réparer des avaries, l'eau qui alourdit les vêtements, et finalement l'eau dans laquelle on se perd, menace de noyade: tout est passé en revue. Quant au bateau, c'est un jouet qui réjouit l'éternel gamin Keaton, en même temps qu'une maison de poupée. Lorsque les deux seuls habitants du paquebot se cherchent en fouillant partout, se ratant méthodiquement à chaque tournant, Keaton choisit l'angle qui lui permettra de nous montrer l'étrange ballet avec soin, donnant l'impression en effet de l'agitation de deux tous petits êtres humains dans un grand espace entièrement créé pour leur permettre de s'égayer dans tous les sens.

Keaton commence par donner à son film un contexte, dans une exposition très clairement affirmée, pas si burlesque que ça, on connait désorais l'importance pour le cinéaste de placer ses personnages dans des situations qu'on puisse suivre, sans se lâcher trop vite. Une fois passé l'introduction dans laquelle il nous présente l'ineptitude de son personnage (Rollo Treadway) et sa proposition de mariage ridicule (Il habite en face, mais vient en voiture chez son amie), le film conte sans trop en rajouter l'enchaînement logique qui va faire de Keaton et Kathryn McGuire des naufragés sur une île flottante. A partir de là, ils sont pratiquement seuls au monde. La mise en scène est d'une rigueur impeccable, et on est happé dans ce film sans espoir de le lâcher(Et je sais par expérience qu'on peut le voir plusieirs fois dans la même semaine sans pour autant se lasser...).

Plus fort encore, Keaton met en scène une terreur basée sur rien ou presque: il y a de la houle, Buster et Kathryn sont seuls, et le mondre bruit devient effrayant. La variation sur le thème classique des maisons hantées est intéressante précisément parce qu'il n'y a absolument rien à craindre... Chaque plan est rêgmé au métronome, et la séquence est très drôle. La deuxième moitié, située près de l'île, reste la moins bonne, largement tributaire de la menace aujourd'hui très embarrassante des "cannibales" de carnaval, mais elle recèle de nombreux moments dans lesquels les deux protagonistes sont confrontés à des situations fortes. Le stéréotype s'avère gênant, mais l'histoire fonctionne très bien, et les façons dont Kathryn et Buster se tirent d'affaire sont particulièrement inventives.

Keaton profite aussi de la situation pour laisser libre cours à sa passion mécanique pour les systèmes logiques mais délirants, avec tout un tas de machines pratiques dont l'invention par les deux naufragés s'explique en particulier par la première scène qui les voit essayer de cuisiner, sans aucun succès: ils sont tellement mauvais, qu'ils finissent par remodeler cette cuisine d'un bateau à leur convenance...

Les collaborateurs sur ce film sont les mêmes que sur les films précédents, et à nouveau Clyde Bruckman (Qui fait une apparition lors du dernier plan), Elgin Lessley ou Fred Gabourie (Toujours orhographié sans le "e" final) sont à la manoeuvre, mais fidèle à son habitude désormais ancrée, Keaton a engagé un nouveau co-réalisateur, qui n'est certes pas n'importe qui: Donal Crisp. Mais celui-ci ne s'entend pas avec Keaton, qui selon de nombreux commentateurs aurait jeté à la poubelle tout ce que Crisp a fait pour le retourner lui-même. De son côté, Crisp dira au contraire être le seul réalisateur sur le film... Quoi qu'il en soit, il apparait quand même, puisque le portrait effrayant d'un capitaine grimaçant qui terrorise Kathryn et Buster dans une scène est en fait une photo de Crisp. Et bien sur, on notera pour l'unique fois dans un long métrage de Buster Keaton la réapparition d'une actrice déja présente dans le film précédent: Kathryn McGuire, brune comme toutes les autres actrices de Keaton, a sans doute plu au cinéaste par son investissment physique, ou leur complicité sur un premier film était-elle déjà suffisante pour ne pas prendre de risques sur un nouveau projet qui les rendait seuls acteurs du film sur 40 minutes de projection, ou Buster, dont la mariage tanguait, avait peut-être une idée derrière la tête. En tout cas, elle est parfaite, partageant avec Keaton le travail physique, et ce n'est pas une mince affaire. Du reste, ces deux personnages sont manifestement faits pour s'entendre, aussi nouille l'un que l'autre... On verra dans ce film la première incarnation d'un gag que Buster prolongera dans Spite marriage, puis refera dans des courts métrages: il a récupéré Kathryn inerte dans l'eau, et essaie de l'installer dans un fauteuil sur le pont. Il a autant de mal à manipuler la jeune femme que le feuteuil...

Bon, bref, un classique, un film à voir séance tenante, et d'ailleurs ce sont 60 minutes à déguster en famille. Que les générations futures n'aient pas comme seul contact avec cet acteur une étrange photo dont ils ne savent pas quoi faire, au lieu du souvenir d'avoir passé une heure à rire et à s'émouvoir en compagnie d'une oeuvre d'art.

http://allenjohn.over-blog.com/article- ... 70629.html
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

Post by someone1600 »

Encore un chef d'oeuvre de Keaton, un film tellement drole que je crois avoir ri d'un bout a l'autre sans m'arreter. :lol:
allen john
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

Post by allen john »

someone1600 wrote:Encore un chef d'oeuvre de Keaton, un film tellement drole que je crois avoir ri d'un bout a l'autre sans m'arreter. :lol:
Je crois qu'on ne peut pas dire mieux... :mrgreen:
allen john
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

Post by allen john »

SEVEN CHANCES (Buster Keaton, 1925)
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Si elle a toujours été précaire la liberté dont Keaton jouissait durant la production de ses courts métrages a commencé à se lézarder de plus belle lorsque l'unité de production de Joe Schenck a été plus ou moins entrainée dans la tourmente de la nouvelle MGM: auparavant distribués par la seule Metro qui avait d'autres chats à fouetter, ils étaient désormais sortis par le nouveau conglomérat, tout en restant indépendant. Mais Schenck commençait à essayer de piloter un peu plus Keaton, et le poussait occasionnellement, conformément aux voeux du studio dont la marque de fabrique était clairement la sophistication, de lui faire tourner des films qui soient moins burlesques. en cette année 1925, on a un bon exemple de cette lente prise de contrôle: Seven chances était tiré d'une pièce, et Keaton n'a jamais cherché à le tourner.

Cette histoire tient son titre de la situation de base: Jimmie Shannon, homme d'affaire lié à un cabinet qui coule financièrement, reçoit un héritage faramineux... à condition qu'il soit marié le soir même, à 19h. Il va dans son cercle social, où il trouve sept femmes qui sont des partis envisageables, avant de se retrancher sur le hasard, et de laisser faire son associé: celui-ci met une annonce dans l'édition du journal du soir, et ce sont des centaines de femmes en robe de mariée qui arrivent au rendez-vous... Pendant ce temps, la femme de sa vie, qui l'a rejeté, revient sur sa décision, et essaie de le joindre.

Consciencieux, Keaton a sans doute peu aimé faire ce qu'il considérait comme un travail de commande, mais on peut constater que le résultat est franchement réussi: la comédie est effectivement plus sophistiquée que le slapstick habituel, mais Keaton ne renie ni le type de personnage qui a fait sa popularité (Avec un canotier toutefois) ni son style minutieux et ordonné. La séquence des "sept chances", en particulier, qui le voit changer de méthode à chaque nouvelle tentative, et multiplie les gags visuels, est étourdissante. Mais bien sur, venons-en aux deux séquences les plus justement célèbres: d'une part, l'accumulation méthodique de jeunes prétendantes dans une église, pendant que Buster épuisé dort sur un banc, séquence qui se solde ensuite par une poursuite hallucinante, hilarante, et un brin mysogine; et bien sur, à la fin de ladite poursuite, le moment où Buster dévale une pente et déclenche une avalanche de gros cailloux, qu'il choisit néanmoins d'affronter plutôt que de se retrouver face aux furies. Kevin Brownlow a démontré que cette séquence accidentelle a sauvé le film: elle en est en effet le point fort, c'est indiscutable, mais il y beaucoup de qualités, de l'intrigue réduite à l'essentiel, sans aucune graisse ni temps mort, à la construction qui laisse la part belle à la poésie chère à Keaton: son introduction en Technicolor, aux couleurs hélas passées, voit le héros venir saison après saison essayer dire à son amie qu'il l'aime, à chaque fois au même endroit; seuls changements: les conditions météorologiques, mais aussi un chiot qui grandit jusqu'à devenir un molosse. Ce même jeu du temps et de l'espace conduit Keaton à des choix étonnants, qui rentrent dans la catégorie de ses plans virtuoses qui ne sont pas laà pour nous faire rire, mais nous étonnent par leur réussite: Il entre dans sa voiture, et un fondu enchainé amène la voiture immobile à destination...

Bref, bien qu'il soit une commande, ce film est merveilleux. On se plaindra bien sur du jeu sur les stéréotypes, plus appuyés que d'habitude (Le valet de la jeune femme qui doit contacter Keaton est noir, il est aussi lent et franchement inintelligent, l'une des jeunes femmes abordées par Keaton lit ostensiblement un journal en hébreu, ce qui fait fuir Keaton avec un air catastrophé, et une autre jeune femme le fait partir dans la direction opposée lorsqu'il voit qu'elle est noire.). Ces 57 minutes de cinéma classique, en dépit de ces scories, ont bien mérité qu'on y revienne de temps en temps. Et paradoxalement, le film est plus connu que le suivant, Go west, voulu par Keaton et sans doute plus dans son style..

http://allenjohn.over-blog.com/article- ... 14092.html
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

Post by someone1600 »

C'est un des rares longs metrages muets de Keaton que je n'ai pas encore vu... le seul qui ne soit pas passé dans la journée Keaton que j'avais enregistré a TCM avec The three ages que j'avais lui vu a RFO. :(
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

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someone1600 wrote:C'est un des rares longs metrages muets de Keaton que je n'ai pas encore vu... le seul qui ne soit pas passé dans la journée Keaton que j'avais enregistré a TCM avec The three ages que j'avais lui vu a RFO. :(
On le trouve facilement, dans la version mise en circulation par David Shepard: très belle copie, à l'exception de la perte de couleurs de la séquence du début.
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

Post by allen john »

Go west! (Buster Keaton, 1925)

Go west fait partie des films les moins connus de Keaton, et bien qu'il ait clairement repris les rênes, après avoir été amené à tourner Seven Chances contre son gré, on ne s'en étonnera pas: non que le film soit mauvais, mais il souffre d'un début assez erratique. A moins que les intentions de Keaton n'aient été à la source de l'impression de ratage et de pédalage un peu lourd du début. En 1925, l'ombre de Chaplin est très forte, et le succès de The gold rush a beaucoup changé l'image du vagabond. beaucoup de commentateurs, tout en louant la capacité de Chaplin a tourner un film épique, se plaignent de voir que la facette excessivement sentimentale de l'auteur de The Kid ait pris le dessus sur la comédie. c'ets exactement ce que Keaton a en tête au moment de faire ce film, et de'interpréter à son tour un vagabond dont le monde ne veut pas: il l'appelle Friendless... Un intertitre nous prévient: certains parcourent le monde en se faisant des amis. D'autres parcourent le monde.

Buster Keaton est donc un vagabond, qui cherche à améliorer ses conditions. la seule solution? Partir loin vers l'ouest. au glamour du cowboy, Keatonle cinéaste oppose une certaine forme de réalisme: des cow-boys, ce sont des garçons vachers, ils sont là pour travailler. Lui est donc engagé, mais sans surprise s'avère assez peu doué, jusqu'au moment ou une idylle se dessine entre lui et... une vache. le titre Français sera d'ailleurs Ma vache et moi, afin d'enfoncer le clou. Mais là ou le film est sauvé, c'est lorsque le personnage de Keaton est utilisé par son patron pour sauver le ranch: il lui faut véhiculer le troupeau à Los Angeles afin de pouvoir faire face à ses créanciers, mais une attaque de bandits réduit ces espooirs à néant. Keaton prend alors le contrôle du train et des évènements, et il faut le voir mener un troupeau de vaches dans les rues de Los Angeles...

Keaton qui aime tant l'accumulation (Cops, Seven chances) est à la fête. Il invite d'ailleurs son père Joe (en client d'un salon de coiffure envahi par les bovins) et Roscoe Arbuckle à figurer parmi les victimes du stampede. Pour le reste, tout en reconnaissant qu'un film même raté de Buster Keaton est toujours meilleur que bien des films, ce long métrage MGM tourné sur des bases douteuses (Il aurait fallu transcender la parodie...) montre Keaton un peu en panne...
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

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Battling Butler (Buster Keaton, 1926)

Mélange improbable de Bertie Van Elstyne (The saphead) et Rollo Treadway (The navigator), Alfred Butler est un jeune homme totalement incapable de faire quoi que ce soit. C'est son majordome, Martin (Snitz Edwards) qui dispose de la cendre de ses cigarettes, et à chaque conseil qu'on lui donne, et qu'il suit, son seul réflexe est de dire à Martin: Arrangez ça. Il vont donc tous les deux faire du camping, afin de satisfaire la volonté du père d'Alfred, et là, ce dernier rencontre une jeune femme, tombe amoureux, et... envoie Martin demander sa main à sa place. Afin de donner du poids à sa requête, le majordome a l'idée de faire croire que son patron est en fait un boxeur, le teigneux Alfred "Battling" Butler, un homonyme, dont la route ne va pas tarder à croiser celle du héros...

Je n'aime pas les films de boxe, parce que je n'aime pas la boxe, parce que je n'aime pas le sport. Du tout, mais alors vraiment pas. Et pourtant, le meilleur de ce film, c'est la dernière partie durant laquelle Keaton doit asumer l'identité d'un boxeur, et donc... boxer. Toujours à l'aise dans l'humour physique, et flanqué de Martin, son ombre, l'acteur s'investit à fond dans ces scènes. Sinon, il est à l'aise aussi dans la partie consacrée au camping, dans laquelle il s'ingénie à montrer l'inefficacité de son personnage, tellement minable à la chasse qu'il est identifié par tous les animaux comme sans danger. La partie de pèche aussi, qui voit Buster finir, au terme d'une lutte à mort entre lui et un canard, à l'eau...

Mais voilà: Soumis à une cadence effrénée, obligé de sortir deux films par ans, à une époque ou ses deux principaux concurrents (Chaplin et Lloyd, bien sur) ralentissent considérablement, Keaton ne fait pas que des chefs d'oeuvre, et forcément, on aime bien ce film, on le voit sans déplaisir, et certains fragments nous resteront, mais ce n'est ni The navigator, ni The general. le manque d'enthousiasme de Keaton ne se voit pas trop ici, mais on le devine quand même impatient de faire autre chose, de se lancer dans une recréation d'un univers, qui lui permettra de faire du grand cinéma de nouveau. A l'aube de quitter le contrat de distribution qui le lie à MGM pour aller flirter avec la United Artists, Keaton s'apprète à frapper un grand, un très grand coup...

http://allenjohn.over-blog.com/article- ... 41752.html
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

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Attend Allen John, ne me dit pas que tu n'apprécie pas la scene de boxe de City Lights de Chaplin ? probablement la scene la plus drole que j'aie jamais vu... juste a y en penser j'en pleure de rire... :lol:
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

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someone1600 wrote:Attend Allen John, ne me dit pas que tu n'apprécie pas la scene de boxe de City Lights de Chaplin ? probablement la scene la plus drole que j'aie jamais vu... juste a y en penser j'en pleure de rire... :lol:
Un ballet sublime... tu as raison.
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Re: Buster Keaton (1895-1966)

Post by someone1600 »

Tu me rassures... lol :wink: