Barbara Stanwyck (1907-1990)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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feb
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by feb »

Mon fan club répond toujours présent :mrgreen:
Julien Léonard wrote:Elle a vraiment quelque-chose cette actrice... :oops: Je fond dès que je la vois. Je vais regarder ce film assez rapidement, je pense. N'est-ce pas feb. :wink:
J'attends ton retour sur celui-ci Julien, ce n'est pas le haut du panier de l'actrice mais ça se laisse regarder car elle y est charmante et vraiment dynamique....même si j'aurais bien voulu poser 2 claques derrière la tête à Alfred Santell pour qu'il force un peu plus sur les close-up :mrgreen:
daniel gregg wrote:Mon actrice préférée avec Danielle Darrieux et Ida Lupino, peut être aussi les plus complètes, tous genres confondus.
Pas grand chose à rajouter M. gregg....sauf peut être Bette Davis :fiou:
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)
Cathy
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by Cathy »

Entièrement d'accord, une de ces actrices qui peut tout jouer, passer de la comédie au drame avec une grande aisance. Une de mes actrices favorites avec Bette Davis, Joan Crawford, et Olivia de Havilland !
someone1600
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by someone1600 »

Une excellente actrice en effet. :wink:
kiemavel
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by kiemavel »

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THE LADY GAMBLES. Michael Gordon. 1949

Ce film est sorti en Belgique sous le titre "Une femme joue son bonheur"


Avec Barbara Stanwyck (Joan Boothe), Robert Preston (David Boothe), Stephen McNally (Corrigan), Edith Barrett (Ruth) et dans des petits rôles Leif Erickson et Tony Curtis.


Une nuit à Chicago, assis par terre au fond d'une ruelle, des joueurs lancent les dés. Les billets sortent des poches…Un couple complice semble diriger les jeux. Tout à coup, alors que la femme s'apprête à les lancer, un homme inconnu ramasse les dés et montrent aux autres parieurs qu'ils sont truqués. L'homme parvient à fuir mais la femme est violemment tabassée et est conduite à l'hôpital dans un état comateux. Le médecin de garde ne semble pas prendre la gravité de son cas très au sérieux alors un homme se présentant comme son mari s'insurge et exige que l'on s'occupe de sa femme. Le médecin avec un certain cynisme sort alors la fiche de police de la jeune femme et lui égrène en prenant un air goguenard la liste des multiples délits dans lesquelles elle a été impliqué, sous entendant ainsi "Moi, c'est un cas qui ne me préoccupe pas". Le mari qui n'a pas vu sa femme depuis un an commence alors à raconter comment elle en est arrivée là…

Deux ans plus tôt, ils étaient partis pour des vacances studieuse à Las Vegas. Le mari journaliste devant écrire un article sur le barrage Hoover, sa femme avait décidé de faire de son coté un reportage photographique sur le monde du jeu et commença donc à arpenter les casinos de la ville. Très rapidement repérée par un surveillant et conduite chez Corrigan (Stephen McNally) le directeur d'un l'établissement, son appareil photo est confisqué mais, séduit par la jeune femme, Corrigan met à sa disposition pour quelques jours des piles de jeton afin de lui permettre de connaitre de l'intérieur le monde qu'elle prétendait vouloir décrire. Très vite, Joan à l'insu de son mari se met à parier avec son propre argent et commence véritablement à se "prendre au jeu"…



Un film sérieux et honnête sur la description d'une déchéance en raison d'une addiction, ici le jeu, mais gâché par les explications psychologiques vaseuses situant l'origine du mal et les tendances autodestructrices de Joan dans un traumatisme familial jamais dominé et sans cesse réalimenté par une soeur "maléfique". Ce personnage est -il faut le dire- assez ridicule et totalement inutile. On le doit à un de ces scénaristes qui lisait Freud de la main gauche tout en consultant " le manuel du parfait bricoleur " de la main droite et c'est bien dommage car la grande Barbara est comme d'habitude absolument remarquable et donne 100 % de ses moyens dans ce rôle. Malheureusement elle n'est pas vraiment suivi par celui qui interprète son mari, le bien carré mais un brin lourdeau Robert Preston. As t'on vu couple plus dissemblable ? En revanche, le personnage du douteux propriétaire de casino, impliqué dans différentes affaires louches dans lesquels il entrainera Joan, est très intéressant. Ses motivations sont très ambiguës mais je n'en dit pas plus…


Malgré ses quelques défauts, l'étude de cette déchéance est très bien racontée car Joan, malgré l'emprise qu'à le jeu sur elle, est montrée comme une femme intelligente capable d'analyser son mal et les raisons apparentes de son attirance irrépressible. Les dialogues sont d'ailleurs assez brillants et multiplient les métaphores convaincantes sur l'addiction. D'autre part, elle décrit avec justesse les émotions ressenties par le joueur, ce mélange de griseries, d'excitation ou même de fortes pertes incitent à poursuivre pour espérer s'en sortir et se refaire. Ainsi même le désespoir crée en quelque sorte une dépendance. Au plus bas de cette déchéance, quelques scènes seront absolument saisissantes rapprochant l'addiction de Joan de l'alcoolisme.

La mise en scène de Gordon est parfois assez habile. Au début du récit, on passe assez brutalement d'une séquence d'ouverture très violente qui se déroule dans une impasse sordide de Chicago aux néons attirants et faussement rassurants de las Vegas. On mesure alors la déchéance de cette femme en découvrant son métier d'origine car peu auparavant le médecin dans son énumération des différents délits commis par Joan, commencera une phrase et s'arrêtera, regardant le mari et préfèrera lui tendre le document...Mais on comprend que Joan a été arrêté pour racolage et qu'elle s'est livrée à la prostitution pour trouver de l'argent pour jouer.

Ce film a mi chemin entre le drame et le film noir est à voir malgré un défaut majeur ( le personnage de la soeur) qui gâche un film par ailleurs plutôt réussi et qui aurait presque pu être un équivalent du "POISON" de Billy Wilder. J'ai bien dit "presque" car Je pense qu'on doit pouvoir trouver ce film pénible mais moi , dès que je vois Barbara sur un écran, la cote du film remonte automatiquement de quelques points.

Un mot sur Michael Gordon qui est surtout connu pour les comédies de sa fin de carrière , celles que je connais sont plutôt poussives sauf la première "Confidences sur l'oreiller" mais je sais qu'il a ses fidèles (hein Claudine. L'addiction aux filles à cheveux jaunes qui jouent comme des pieds, Kim Novak et Doris Day, c'est quand même terrible. Private Joke), un western comédie que je ne peux pas saquer (Texas nous voilà) , un vrai western l'étrange ( secret of convict lake) que j'aime beaucoup mais c'est comme pour Barbara dès que Gene Tierney est sur un écran, je pers presque toute faculté de juger. Enfin il a réalisé 2 intéressants films noirs assez faciles à voir : The web avec Edmond O'Brien, Ella Raines et Vincent Price en 1947 et 3 ans plus tard, L'araignée (Woman in hiding) avec Ida Lupino, Stephen McNally et Howard Duff. Puis 1O ans plus tard un thriller très moyen avec Lana Turner "Meurtre sans faire-part". Et évidemment que croyez-vous qu'ils firent...Vi, ils éditèrent le plus mauvais. Le dernier est paru en dvd. Je l'ai déjà dit en d'autres occasions mais y'a des coups de pompes qui se perdent.

Pour l'anecdote, on aperçoit pendant 3 sec. 4/10ème Tony Curtis en groom. Il a une phrase de dialogue et a du ramasser 500 $

Vu en VOST
Cathy
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by Cathy »

Bon c'est sûr Barbara Stanwyck est une des plus grandes actrices hollywoodiennes si ce n'est la plus grande et les films que je viens de voir témoigne de son aisance tout au long de sa carrière.

Illicit - Archie Mayo (1931)

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Anne Vincent vit une liaison avec James Rennie, mais devant le qu'en dira-t'on se voit obligée de l'épouser, ce qui est contre ses principes à savoir que le mariage tue l'amour contrairement à une relation amoureuse.

Le sujet ne semble pas très original, mais quand on pense que le film date de 1931, on voit à quel point le cinéma était libre et confondant de modernité à l'époque. On est dans cette jeunesse dorée insouciante qui ne pense qu'à s'amuser. Le film débute clairement par la relation hors mariage, avec le téléphone qui sonne à côté d'un soulier de femme déposé à ses côtés ainsi qu'un vêtement masculin, le plan suivant montrera les amants en robes de chambre, la modernité est confortée par l'arrivée du père qui ne jugera pas immorale cette relation, mais veut que les deux jeunes gens se marient, même s'il connaît la théorie de sa future belle-fille. Le mariage célébré, la routine de la vie de couple ne sied pas à la jeune femme qui décidera d'habiter seule pour pimenter les relations, mais le mari étant plus traditionnaliste, cela est source d'adultère possible. Il y a donc toute cette théorie, mais aussi la vie légère des amis qui passent leur temps à faire la fête dont l'ami alcoolique mondain et Ducky interprétée par Joan Blondell, moins explosive que dans ses films postérieurs mais qui montre déjà sa personnalité. Barbara Stanwyck est de quasiment tous les plans et elle arbore encore les rondeurs de la jeunesse qui lui donnent un charme fou en jeune fille n'ayant pas peur d'égrainer ces anciennes conquêtes. Le film n'est pas un grand film, c'est plus une petite comédie de mœurs, mais c'est toujours frappant de voir de tels sujets abordés à l'époque et surtout avec un traitement moderne qui changera avec l'établissement du Code Hayes !

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L'Orchidée blanche, The Other Love - André de Toth (1948)

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Une pianiste célèbre très gravement malade est en cure dans un sanatorium suisse près du Cervin, elle tombe sous le charme de son médecin, mais part avec une rencontre d'un jour en dépit des risques qu'elle court pour sa vie.

Adapté d'un roman d'Erich Maria Remarque, André de Toth réalise un superbe mélodrame. Pourtant le pré-générique qui nous montre Barbara Stanwyck en train de jouer du piano nous laisse supposer que nous allons avoir le droit à une histoire de pianiste, puis cinq minutes après, avec la livraison d'un orchidée blanche dans sa chambre, on se demande si nous n'allons pas aller plutôt dans le thriller. Puis tout change et le mélo s'installe, on apprend que la jeune femme sans doute atteinte de tuberculose va peut-être mourir mais qu'il y a une chance de la sauver si elle respecte son traitement, à savoir médicament et repos. Lors d'une promenade, elle rencontre un coureur automobile qui tombe sous le charme. Voyant qu'elle n'a peut-être plus longtemps à vivre et que le médecin semble indifférent à ses charmes, elle décide de partir avec lui mais son état empire. Nous avons toutes les conventions du mélo, la musique dégoulinante de Miklós Rózsa romantique en diable, le décor avec ce sanatorium en pleine montagne, la jeune femme très gravement malade mais qui ne connaît pas son état. On pourrait sans doute reprocher d'ailleurs un peu cela à savoir que Barbara Stanwyck est trop lumineuse et trop en forme pour une femme gravement malade. David Niven a ce côté froid et digne nécessaire au médecin, et pour une fois Richard Conte ne joue pas les salauds de service, mais au contraire un homme fou amoureux. La réalisation est classique, mais le film est prenant, et on partage les affres de la jeune femme. Conventionnel mais prenant.
Cathy
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by Cathy »

Mariage secret, Secret Bride - William Dieterle (1934)

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La fille du gouverneur épouse en secret le procureur. A peine rentrés pour annoncer leur mariage au père de la jeune femme, celui-ci se trouve confronté à une affaire de pot de vin. Le procureur doit enquêter et du coup sa nouvelle femme décide de garder leur mariage secret pour protéger son mari et son père.

Voilà un film passionnant, très court, à peine 1h, mais que ce film est intense, pas un temps mort. A peine le mariage prononcé, on voit un homme arrêté et on apprend le suicide d'un autre. Tout le film continue avec son lot de rebondissements, l'homme clé qui arrive à s'enfuir systématiquement. Il y a notamment un superbe plan au dessus d'un appartement où l'on voit ce fameux Martin passer de pièce en pièce pour s'enfuir du bureau. Barbara Stanwyck est dans son rôle de jeune fille bien sous tout rapport mariée à Warren William qui pour une fois n'arbore pas son espèce de nonchalance habituelle. Gros coup de cœur avec ce film.

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The Woman in red - Robert Florey (1935)

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Une cavalière professionnelle épouse le fils sans le sou d'une ancienne famille riche de Long Island.

Le film commence comme une comédie de mœurs légère, avec une galerie de portraits de la haute, les argentés et les autres. Tous les protagonistes assistent à un concours de saut d'obstacles. C'est là que John Wyatt tombe irrémédiablement amoureux de Shelby Barrett. Ils se marient très vite et partent. Là encore nous sommes dans une comédie du qu'en dira-t'on, mais dans ses influences plus que négatives. Il y a dans cette histoire d'amour l'intervention d'une femme Nicko employeur de Shelby et amoureuse de John, sans doute même sa maîtresse, mais aussi d'un homme Eugene Fairchild sous le charme de Shelby. Le film commencé comme une comédie grinçante tourne dans la comédie dramatique quand Fairchild est accusé d'avoir tué une femme sur son yacht sous les yeux de la femme en rouge qui n'est autre que Shelby. Le film est là encore très court, un tout petit plus d'une heure, et l'histoire s'avère passionnante. Le problème tient dans l'interprétation de Gene Raymond décidemment piètre acteur, et de Genevieve Tobin qui traine le même sourire hautain et figé d'un bout à l'autre du film. Barbara Stanwyck surclasse tout cela par son naturel confondant, tout comme John Elredge.
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feb
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by feb »

A Life of Barbara Stanwyck: Steel-True 1907-1941, 1088 pages, sortie le 24/09/13

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Fifteen years in the making, the first volume of the full-scale astonishing life of one of our greatest screen actresses whose career in pictures spanned four decades beginning with the coming of sound—the first to delve deeply into Stanwyck’s rich, complex life and to explore her extraordinary range of eighty-eight motion pictures, many of them iconic; her work, her world, her Hollywood through an American century.
Written with full access to Stanwyck’s family, friends, colleagues, and never-before-seen letters, journals and photographs.
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)
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Tommy Udo
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by Tommy Udo »

Chouette :D Merci pour la news :)
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by Chip »

Traduit en français, cela me comblerait.
Julien Léonard
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by Julien Léonard »

Punaise ! :shock:

Je prends à sa sortie direct ! Peut-être véritablement mon actrice préférée...
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Cathy
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by Cathy »

Julien Léonard wrote:Punaise ! :shock:

Je prends à sa sortie direct ! Peut-être véritablement mon actrice préférée...
Je ne suis pas loin d'être du même avis que toi. Depuis deux semaines, je regarde un certain nombre des Barbara Stanwyck que j'ai en ma possession et je la trouve fantastique !
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by Federico »

Plus de mille pages, rien que pour une première partie de vie et de (très longue) carrière... :shock: Pfouhh ! L'auteure n'a pas lésiné ! Mais la dame le vaut bien.
The difference between life and the movies is that a script has to make sense, and life doesn't.
Joseph L. Mankiewicz
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by Julien Léonard »

Cathy wrote:
Julien Léonard wrote:Punaise ! :shock:

Je prends à sa sortie direct ! Peut-être véritablement mon actrice préférée...
Je ne suis pas loin d'être du même avis que toi. Depuis deux semaines, je regarde un certain nombre des Barbara Stanwyck que j'ai en ma possession et je la trouve fantastique !
Je fais un peu pareil en ce moment, avec des films moins connus (avec elle) qui me restent à voir, on n'est jamais déçu par sa performance, même quand le film est discutable. :wink: Je me souviens de Breakfast for two, une comédie romantique plate et morne de la RKO (on sent que les équipes techniques sont plus ou moins fiables selon les cinéastes utilisés dans cette firme)... Elle sauvait carrément l'ensemble par sa prestation énergique.

Je crois même que c'est l'actrice la plus représentée de ma DVDthèque.
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Cathy
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by Cathy »

Toujours dans mon coeur, Ever in my heart (1933)

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En 1908 Une jeune fille attend son cousin dont elle est amoureuse, mais quand celui-ci lui présente un ami allemand, elle tombe irrémédiablement amoureuse et l'épouse. Mais la guerre va surgir.

Archie Mayo signe en 1933 un film fort original par son thème. En effet si le film commence comme une histoire d'amour certes atypique avec ce coup de foudre entre une jeune américaine aisée et un allemand qui va devenir professeur. Mais le film tourne en mélodrame avec la mort de leur fils unique et l'arrivée de la guerre. Le réalisateur dénonce ici le regard des amis qui vont changer et se transformer en haine quand la guerre éclate. La haine monte par les articles de presse qui exacerbe les sentiments contre ces allemands montrés comme de fervents adeptes de la torture ou du viol. C'est d'ailleurs assez comique de voir les deux vieilles filles qui se sont engagés préférer tuer l'allemand ou s'empoisonner que de risquer de perdre leur virginité.
On pense que le réalisateur va prendre le parti pro-américain quand ce mari d'origine allemande après sa naturalisation finit par quitter les USA et s'enrôler dans ce qu'il considère comme SA patrie à savoir l'Allemagne, les américains n'ayant pas voulu l'accepter parmi eux mais pas totalement
Spoiler (cliquez pour afficher)
bien que divorcée, la femme retrouvera son ex-mari devenu espion, et pour l'empêcher de divulguer des informations l'empoisonnera mais s'empoisonnera aussi
l'amour étant plus fort que tout.
Pour une fois Barbara Stanwyck n'incarne pas les filles faciles ou légères qu'elle incarnait à l'époque, mais une jeune femme romantique, mère et épouse dévouée. Otto Kruger campe ce mari allemand à qui il ne sera jamais possible de s'intégrer. Un film assez bouleversant et fort pour l'époque.
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feb
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Re: Barbara Stanwyck (1907-1990)

Post by feb »

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Liste qui recense tous les films de Barbara Stanwyck (1927 à 1964 - Pas de TVfilms ou de séries) avec le statut du film :
- copie existante/perdue/statut inconnu (IMDb)
- VHS
- DVD/BR

1927

Broadway Nights - Perdu – Non créditée / Robert Kane Productions

1929

The Locked Door – Copie existante (Archives UCLA) / DVD Z2 Les Films du Paradoxe - George Fitzmaurice Productions
Mexical Rose - Copie existante – Columbia

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1930

Ladies of Leisure - Copie exitante / DVD Z1 TCM Frank Capra The Early Collection / DVD On Demand Z1 Sony Choice Collection – Columbia

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1931

Illicit – Copie existante / DVD Z2 Trésors Warner – Warner / Vitaphone Corporation
Ten Cents a Dance – Copie existante / DVD Z1 TCM Vault Collection Columbia Pictures Pre-Code Collection - Columbia
The Stolen Jools - DVD Z1 Synergy Ent / Téléchargement légal sur Internet Archive - National Variety Artists
Night Nurse – Copie existante / DVD Z2 Trésors Warner - Warner / Vitaphone Corporation
The Miracle Woman - Copie existante / DVD UK Z2 Barbara Stanwyck 6 Disc Box Set / DVD Z1 Universal Vault – Columbia

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1932

Forbidden – Copie existante / DVD Z1 TCM Frank Capra The Early Collection - Columbia
Shopworn – Copie existante / DVD Z1 TCM Vault Collection Columbia Pictures Pre-Code Collection - Columbia
So Big! – Copie existante (Archives TCM) - Warner
The Purchase Price – Copie existante / DVD Z2 Trésors Warner – Warner

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1933

The Bitter Tea of General Yen – Copie existante / DVD Z1 TCM Frank Capra The Early Collection / DVD UK Z2 Barbara Stanwyck 6 Disc Box Set / DVD Z1 Universal Vault - Columbia
Ladies They Talk About – Copie existante / DVD Z2 Trésors Warner – Warner
Baby Face – Copie existante / DVD Z0 Forbidden Hollywod Vol. 1 / DVD Z2 Trésors Warner – Warner
Ever in My Heart – Copie existante – Warner

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1934

Gambling Lady – Copie existante – Warner
A Lost Lady – Copie existante – Warner
The Secret Bride – Copie existante / DVD Z0 Warner Archive – Warner

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1935

The Woman in Red – Copie existante / DVD Z0 Warner Archive – First National Pictures
Red Salute - Copie existante / VHS-US VCI - Reliance Pictures
Annie Oakley – Copie existante / DVD Z2 RKO Montparnasse – RKO Radio Pictures

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1936

A Message to Garcia – Copie existante / DVD Z1 20th Century Fox Archives - 20th Century Pictures
The Bride Walks Out – Copie existante / DVD Z0 Warner Archive – RKO Radio Pictures
His Brother's Wife - Copie existante (Archive TCM) - MGM
Banjo on My Knee – Copie existante / DVD Z1 20th Century Fox Archives - 20th Century Pictures
The Plough and the Stars – Copie existante - RKO Radio Pictures

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1937

Internes Can't Take Money – Copie existante (Archives MCA/Universal) / DVD Z1 Universal The Barbara Stanwyck Collection - Paramount
This Is My Affair – Copie existante / DVD Z1 20th Century Fox Archives - 20th Century Fox Film
Stella Dallas – Copie existante / DVD Z1 MGM – Samuel Goldwyn Company
Breakfast for Two – Copie existante / DVD Z0 Warner Archive – RKO Radio Pictures

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1938

Always Goodbye – Copie existante / DVD Z1 20th Century Fox Archives / DVD Z2 Espagnol - 20th Century Fox Film
The Mad Miss Manton – Copie existante / DVD Z2 RKO Montparnasse – RKO Radio Pictures

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1939

Union Pacific - Copie existante (Archives MCA/Universal) / DVD Z2 MEP/Universal - Paramount
Golden Boy – Copie existante / DVD Z1 Sony / DVD UK Z2 Barbara Stanwyck 6 Disc Box Set – Columbia

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1940

Remember the Night – Copie existante (Archives MCA/Universal) / DVD Z1 TCM Universal – Paramount

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1941

The Lady Eve – Copie existante / DVD Z2 BAC - Paramount
Meet John Doe – Copie existante / DVD Z2 Les Introuvables WS / DVD Z1 VCI Ent. - Frank Capra Productions
You Belong to Me – Copie existante / DVD On Demand Z1 Sony - Columbia
Ball of Fire – Copie existante / DVD Z1 MGM – Samuel Goldwyn Company

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1942

The Great Man's Lady – Copie existante (Archives MCA/Universal) / DVD Z1 Universal The Barbara Stanwyck Collection - Paramount
The Gay Sisters – Copie existante (Archives TCM) – Warner

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1943

Lady of Burlesque – Copie existante / DVD Z2 Bach Films - Hunt Stromberg Productions
Flesh and Fantasy – Copie existante / DVD Z2 MEP/Universal Classics – Universal

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1944

Double Indemnity – Copie existante (Archives MCA/Universal) / BD RB - DVD Z2 Carlotta / BD RB UK MoC / BD RB US Universal - Paramount
Hollywood Canteen – Copie existante (Archives TCM) / DVD Warner Z1 US Homefront Collection – Warner

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1945

Christmas in Connecticut – BD RA/RB Warner / DVD Z1 Warner - Warner
Hollywood Victory Caravan (CM) – DVD Z1 Road to Utopia (Bonus à vérifier) – Paramount

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1946

My Reputation – Copie existante / DVD Z0 Warner Barbara Stanwyck: The Signature Collection - Warner
The Bride Wore Boots - Copie existante (Archives MCA/Universal) / DVD Z1 Universal The Barbara Stanwyck Collection - Paramount
The Strange Love of Martha Ivers – Copie existante / BD RA HD Cinema Classics / DVD Z1 Paramount / DVD Z2 Bach Films/Lancaster - Hal Wallis Productions

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1947

The Two Mrs. Carrolls – Copie existante / DVD Z2 Trésors Warner - Warner
California – Copie existante (Archives MCA/Universal) / DVD Universal Z1 Classic Western Round-Up Vol. 2 - Paramount
The Other Love – Copie existante / BD RA - DVD Z1 Olive / DVD Z2 Espagnol – Enterprise Productions
Cry Wolf – Copie existante / DVD Z0 Warner Archive - Warner
Variety Girl – Copie existante (Archives MCA/Universal) / DVD Z1 Universal Vault / DVD Z2 UK/Espagnol – Paramount

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1948

B.F.'s Daughter – Copie existante / DVD Z0 Warner Archive – MGM
Sorry, Wrong Number – Copie existante / DVD Z1 Paramount / DVD Z2 Espagnol – Hal Wallis Productions

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1949

The Lady Gambles – Copie existante / DVD Z1 Universal The Barbara Stanwyck Collection / DVD Espagnol Z2 Universal - Universal
East Side, West Side – Copie existante / DVD Z2 Trésors Warner – MGM

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1950

The File on Thelma Jordon - Copie existante / BD RA/DVD Z1 Olive – Hal Wallis Productions
No Man of Her Own - Copie existante / DVD Z1 Olive – Paramount
The Furies - Copie existante / DVD Z1 Criterion / DVD Z2 Italien – Hal Wallis Productions
To Please a Lady – Copie existante / DVD Z1 Warner Signature Collection – MGM

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1951

The Man with a Cloak – Copie existante (Archives TCM) / DVD Z0 Warner Archive – MGM

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1952

Clash by Night – Copie existante / DVD Z1 Warner / DVD Z1 Warner Film Noir Classic Collection, Vol. 2 / DVD Z2 Zylo (VF uniquement) – RKO Radio Pictures

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1953

Jeopardy – Copie existante / DVD Z1 Warner Signature Collection – MGM
Titanic – Copie existante / BD RB/DVD Z2 FPE – 20th Century Fox
All I Desire – Copie existante / DVD Z2 Carlotta - Universal
Blowing Wild - Copie existante / BD RA/DVD Z1 Olive / DVD Z2 Italien – Warner
The Moonlighter – Copie existante / DVD Z0 Warner Archive – Joseph Bernhard Productions Inc.

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1954

Executive Suite – DVD Z1 Warner Signature Collection / DVD Z0 Warner Archive – MGM
Witness to Murder – BD RA Kino / DVD Z2 Espagnol - Chester Erskine Productions
Cattle Queen of Montana – DVD Z2 Carlotta Coffret Allan Dwan – RKO Radio Pictures / Benedict Bogeaus Production

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1955

The Violent Men – Copie existante / DVD Sony Z2 Western Classics - Columbia
Escape to Burma – Copie existante / DVD Z2 Carlotta Coffret Allan Dwan – RKO Radio Pictures / Benedict Bogeaus Production

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1956

There's Always Tomorrow – Copie existante / DVD Z2 Carlotta - Universal
The Maverick Queen – Copie existante (Archives TCM) / VHS US / DVD Z2 Espagnol – Republic Pictures
These Wilder Years – Copie existante / DVD Z0 Warner Archive – MGM

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1957

Crime of Passion – DVD Z1 MGM - Robert Goldstein Productions
Trooper Hook – Copie existante / DVD Z1 On Demand MGM Limited Edition - Filmaster Productions
Forty Guns – Copie existante / DVD Z2 Carlotta – 20th Century Fox

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1962

Walk on the Wild Side – Copie existante / DVD Z1 US Sony / DVD Z2 Espagnol - Famous Artists Productions / Columbia

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1964

Roustabout – Copie existante / DVD Z1/Z2 Paramount - Hal Wallis Productions
The Night Walker – Copie existante (Archives TCM) / DVD Z1 Universal - William Castle Productions

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Last edited by feb on 12 Oct 14, 13:33, edited 10 times in total.
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)