Topic naphtalinippon

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Jack Carter
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Re: Topic naphtalinippon

Post by Jack Carter »

c'est en multirediffusion apres :wink:
"On peut revenir au sujet du topic ?" (Jack Carter)
Eigagogo
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Re: Topic naphtalinippon

Post by Eigagogo »

Jack Carter wrote:C'est inedit en France
c'est même une énorme exclu mondiale hors Japon, le 13ème épisode n'est d'ailleurs même pas sorti dans le coffret DVD nippon (copie endommagée?). Ca reprend tous les récits fondateurs du genre, on reste donc dans une veine d'horreur 'classique'. Chapeau bas à cinecinema. Pour info la série s'appelle '怪奇十三夜 (Kaiki 13 Ya)', soit '13 nuits de terreur'.
bruce randylan
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Re: Topic naphtalinippon

Post by bruce randylan »

L’épouse du château des Ôtori ( Sadatsugu Matsuda - 1957 )

Qu'attendre un Jidaigeki réalisé dans les années 50 par un illustre inconnu dont on ne trouve même pas une filmographie sous imdb ?
Pas grand chose, on pourrait croire... Mais la curiosité étant toujours la plus forte, on va a la séance avec un pote et on s'installe dans la petite salle de la Maison de la culture du Japon encore sous le coup de la torpeur du mélo grossier qu'on avait vu juste avant ( j'en parlerai plus tard ). Bref, on espère que ça va nous réveiller un peu.

Ca commence et ça commence plutôt bien : un scope qui claque, une photo qui a l'air classe ( malgré une copie bien jaunie ), les mouvements de caméra sont amples, les panoramas précis et nerveux, la reconstitutions a l'air d'être là. Bref du travail bien fait.
Et l'histoire la dedans ? Ben, on présente au neveu du shogun, toujours célibataire malgré ses 30 ans, plusieurs fiancées possibles. 1er point les acteurs ont des têtes pas possibles. 2ème point on trouve une ou deux idées amusantes qui détonnent dans l'univers codifié du genre... Bref avec mon pote on commence à sourire puis rire un peu. On a l'air d'être les seuls de la salles qui doit s'attendre à un truc sérieux et qui du coup prennent ses distances par rapport aux fauteurs de trouble que nous sommes ( véridique :mrgreen: ).
Dommage pour eux : le film est bien une comédie ! Et pas une petite comédie anodine mais une irrésistible comédie qui pastiche avec talent le style et les codes du Jidaigeki.

Lé héros est donc un gentil benêt bien naïf qui n'est jamais sorti de son château et qui décide de se trouver une femme par ses propres moyens. Il part seul sur les routes en direction de la capitale où sa crédulité seront utilisés par un ronin cupide et des chefs de clans décidés à kidnapper deux sœurs pour leurs bons plaisir. Bien élevés, notre gentil niais flaire tout de même l'entourloupe à ce moment là.

Par où commencer tant les idées géniales, les situations jubilatoires, les détails délirants et les personnages gratinés ne manquent pas ?
Attention ne pas croire non plus qu'on devant une parodie débridé façon Marx Brother ou la farce grossière... Comme je disais on est plus proche du pastiche. Et le rythme comme la narration sont donc plutôt traditionnels... Le traitement beaucoup moins. Et pour le coup c'est véritablement jouissif. Alors plutôt que de s'essayer vainement d'en faire une critique constructive, je vais plutôt citer quelques moments marquants :
- Une scène de séduction au clair de lune à la chute mythique qui donnera lieu à un running gag délirant, à savoir un repas avec du poulpe et une tentative de baiser HILARANTE qui pourrait être du Stephen Chow.
- Un premier combat avec le héros tout niais qui est mort de rire à l'idée de se battre.
- une course poursuite où le héros veut à tout prix rendre la monnaie de sa pièce aux méchants
- le clan des gentils qui marque sur un plan les quartiers de Edo qu'ils ont pu fouiller
- la scène où deux soupirants sont cachés derrière des arbustes
etc...

Ce qui est génial c'est que la réalisation très enlevé de Matsuda arrive à faire vivre pleins de petites scènes avec un minimum de plans pour un maximum d'effet. Par exemple justement quand le clan des gentil partent super motivés pour trouver le héros, la succession des 4-5 plans est tout simplement un modèle de montage, de cadrage et de tempo. Il faut dire aussi que la direction d'acteurs ( avec pour certains une tronche vraiment gratinés :P ) est excellente et joue à la perfection du côté stéréotypés des personnages ( la sœur amoureuse toute timide, le héros niais plein de bonne volonté, le ronin grande gueule, les méchants en colère, le secrétaire toujours largué etc... ).
C'est véritablement un plaisir sachant que la mise en scène est un régal avec un réel soin apporté au cadrages qui sont plus d'une fois à tomber : la scène avec les arbustes, le toit de la tentative du baiser, les décors du théâtre ou de la présentation du marié, la danse du "Merry Shaving party" ( :lol: ). De mêmes les quelques combats sont bien troussés et dynamique.

Bref, c'est 90 minutes de plaisir de pratiquement tous les instants avec l'impression de découvrir un classique instantanée d'une fraicheur, d'une légèreté de ton tout simplement ravageur et irrésistible.
Le genre de découverte rare qui vous rappelle qu'aimer le cinéma, c'est quand même génial. :D :D


Le film repasse encore une fois, il ne faut absolument pas le rater !!!
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Re: Topic naphtalinippon

Post by Helward »

bruce randylan wrote:Le film repasse encore une fois, il ne faut absolument pas le rater !!!
Ok :o

Le 13 février donc...
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gnome
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Re: Topic naphtalinippon

Post by gnome »

bruce randylan wrote:Le film repasse encore une fois, il ne faut absolument pas le rater !!!
Je ne verrai jamais ce film... :| :(
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noar13
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Re: Topic naphtalinippon

Post by noar13 »

le fukasaku de ce soir , Hommes, porcs et loups, etait bien énorme également, pas mal d'idées dans la mise en scene et déjà un générique très "fukasakien", un film sur fond de yakuza sadique mais sans faire vraiment parti du genre on est loin des ninkyo et pas encore dans les délires à venir de fukasaku, une histoire forte autour de 3 freres tentant de s'extirper de leur condition
a voir absolument :mrgreen:
en revanche les stf en dessous des sta c'est assez pénible

le trailer : http://wildgrounds.com/index.php/2008/0 ... -fukasaku/
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bruce randylan
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Re: Topic naphtalinippon

Post by bruce randylan »

J'y étais aussi ! :D

Grosse claque ce Fukasaku ! Un scénario très fort en sorte de parabole très très très noir de la famille japonaise le tout dans une ambiance bien violente et énervée. La mise en scène était géniale !
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Re: Topic naphtalinippon

Post by Tutut »

gnome wrote:
bruce randylan wrote:Le film repasse encore une fois, il ne faut absolument pas le rater !!!
Je ne verrai jamais ce film... :| :(
Ça peut se trouver en bootleg VOSTA de qualité moyenne, sous le titre Lord Takes A Bride.
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Re: Topic naphtalinippon

Post by beb »

bruce randylan wrote:J'y étais aussi ! :D

Grosse claque ce Fukasaku ! Un scénario très fort en sorte de parabole très très très noir de la famille japonaise le tout dans une ambiance bien violente et énervée. La mise en scène était géniale !
Zut, pas vu et pourtant j'habite pas loin...

Toujours sur Fukasaku, un film connu mais que j'ai découvert : Police contre Syndicat du crime (Kinji Fukasaku - 1975)
Excellent film où tous les personnages s'en prennent pour leur grade, les politiciens, les yakuzas et les policiers.
Il y a bien sur 2 personnages centraux, mais très loin d'etre présentés comme des héros.
Par moment on ne sait plus très bien d'ailleurs qui est qui.
Je ne crois pas non plus que le film tombe dans le simpliste "tous pourris".
En fait chaque personnage suit sa morale ou ses règles ou son interet. D'où évidemment une vision assez pessimiste des choses, pour le moins !

Cela étant, il n'égale pas la superbe descente aux enfers qu'est le "cimetère de la morale".
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Re: Topic naphtalinippon

Post by bruce randylan »

Le Riz ( Tadashi Imai - 1957 )

La vie au jour le jour de plusieurs villageois habitant près de la mer entre la culture du riz et la pêche.

La première partie est très belle quand elle capte de manière presque documentaliste le quotidien de ces gens vivant dans le besoin et ne connaissant que des lendemains incertains. On trouve là tout ce que j'aime dans le cinéma intimiste japonais : de plans simples, beaux, épurés et pudique. Le cadrage et les couleurs font de plusieurs moments des tableaux vivants et des instantanées quasi poétiques. On suit donc les journées de 2 groupes : une famille vivant de leur champ de riz et de la mer avec quoi ils essayent d'arrondir leurs fin de mois ainsi que 2 employés travaillant dans la pêche et qui se soucient peu justement des petites embarcations et de leurs outils rudimentaires.

Par contre, la deuxième moitié tombe dans les travers lourdingues du mélodrame quand la mère de la famille de paysans a des problèmes avec la police. Elle est pleurnicharde, tête à claque et insupportable. Son comportement parasite tout le reste des autres personnages pour mettre en avant qu'un aspect larmoyant dégoulinant. On a d'autant plus envie de la secouer et de lui donner des baffes que le réalisateur parvient encore à esquisser en quelques secondes un second rôle avec autrement plus de justesse ( l'impuissance du père qui n'apparait au finale que dans une dizaine de plan ).
Du coup, on sort totalement du film et de son rythme nonchalant pour sombrer dans un ennui mortuaire et agaçant... Ce qui laisse beaucoup de temps pour regretter la simplicité de la première heure :(
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bruce randylan
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Re: Topic naphtalinippon

Post by bruce randylan »

Contes cruels du Bushida ( Tadashi Imai - 1963 )

Wahoua c'te claque ( oui, encore :mrgreen: ) !

J'avoue que je partais pas très confiant du souvenir du Riz et je voyais mal le réalisateur dans le film de sabre. Alors quand je vois les premières images où une ambulance conduit à l'hôpital une adolescente qui vient de se suicider, je me dis qu'on va repartir dans un long ( 125 minutes ) mélodrames contemporain. Les quelques minutes qui suivent ne sont pas plus engageantes : le fiancée de la suicidée rentre chez lui pour feuilleter le journal de ses ancêtres afin d'y trouver la raisons du suicide de sa copine.
On est à 5 minutes du films et on comprend pas grand chose pour le moment.

On part donc en 16** et des poussières pour un flash-back d'une petite dizaine de minutes où l'on apprend que son alleux s'est fait hara-kiri pour laver l'honneur de son maître après une semi-défaite lors d'une bataille importante. On comprend pas plus où le réalisateur veut en venir mais par contre on savoure chaque plan du film qui est un merveille d'éclairage, de cadrage et d'espace ( un film japonais des années 60 quoi :P ).
Le héros passe donc au journal de son ancêtre suivant qui lui s'est suicidé pour accompagner dans la mort son maître mort de vieillesse même si celui-là l'a condamné à vivre reclus chez lui pour s'être montrer trop attentionné. Le flash-back dure cette fois 15-20 minutes et la séquence tout en étant toujours aussi chiadé visuellement déploie déjà une intensité dramatique plus forte et prenante.
On comprend que le jeune homme va remonter comme ça toute sa famille pour arriver jusqu'à lui sans toujours cerner le propos du cinéaste.

On attend donc le 3ème flash-back cette fois confiant et curieux. Et c'est là que la baffe arrive.
Cette fois-ci pas de Hara-kiri mais une critique très très violente de ce fameux code d'honneur, de ce Bushido et donc de cette dévotion indéfectible des samouraïs. Ici ce qui cause la perte du héros, c'est qu'il tombe amoureux de la concubine de son chef au lieu de son chef lui-même ! :o
Car oui, le film aborde bien l'homosexualité chez les samouraïs en 1960, sujet qui semblait pourtant être l'ultime tabou japonais !
Et le réalisateur n'y va pas avec des pincettes, car s'il ne montre rien explicitement, le contenue est plus qu'équivoque avec le système de favori du seigneur qui doive sont obligé d'effectuer ce "service de nuit". La cruauté du récit commence vraiment à se faire de plus en plus dur et n'en finira pas de devenir toujours plus absurde, injuste et surréaliste.

Le réalisateur pointe dudoigt autant la passivité d'un gouvernement coupé des préoccupations de son pays, la dévotion et à l'abnégation aveugle et irresponsable des samouraï que le sadisme pervers et sans limite des chef de clans qui abusent de leur positions pour tout exiger...
Ca va vraiment loin et quelques moments prennent vraiment aux tripes et va très loin dans sa charge contre ce système ( je précise que je n'ai pas encore vu Hara-Kiri de Kobayashi qui tourné un an avant avant déjà du déblayer un peu le terrain ).

Je ne dirai rien sur la suite des flash-backs mais on suit ainsi sur 7 générations ( depuis le début ) les aberrations auxquelles conduisent ce code d'honneur pour arriver à la société contemporaine où l'on comprend finalement le lien qui lie toutes les époques : les temps ont changés mais pas les mentalités ni les rapports de force et la soumissions envers les autorités. Les clans sont devenus des entreprises mais la pression de la réussite et le chantage professionnel mènent aux mêmes conséquences.
Le propos comme la démonstrations est vraiment violente, osée et toujours aussi d'actualité. Le réalisateur n'hésitent pas non plus à ridiculiser l'esprit des kamikazes dans une courte scène hallucinante où le responsable demande à ses pilotes s'ils ont bien pu effectuer leurs dernière taches avant d'aller à la mort.

A ce constat, il faut rajouter l'interprétation extraordinaire de Kinnosuke Nakamura qui joue les 7 rôles avec un force, une conviction et une transformation qui force d'admiration et le respect. Et donc bien-sûr la réalisation admirable de Imai qui s'impose. Je me demande du coup quelle était sa place et sa réputation à l'époque parce que j'imagine qu'il ne devait pas être évident d'imposer un tel sujet.
Il réussit un sacré défit, détournant sans problèmes les dangers du film à sketch pour un drame admirablement bien construit et rythmé dont la progression dramatique est un modèle du genre.



La aussi, ne ratez pas la rediffusion. :)
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Re: Topic naphtalinippon

Post by Helward »

bruce randylan wrote:Le Riz ( Tadashi Imai - 1957 )
Par contre, la deuxième moitié tombe dans les travers lourdingues du mélodrame quand la mère de la famille de paysans a des problèmes avec la police. Elle est pleurnicharde, tête à claque et insupportable. Son comportement parasite tout le reste des autres personnages pour mettre en avant qu'un aspect larmoyant dégoulinant. On a d'autant plus envie de la secouer et de lui donner des baffes que le réalisateur parvient encore à esquisser en quelques secondes un second rôle avec autrement plus de justesse ( l'impuissance du père qui n'apparait au finale que dans une dizaine de plan ).
Tiens, c'est marrant,je n'ai pas du tout été sensible à se revirement mélo (et pourtant Dieu sait si...). Au contraire j'ai trouvé que l'actrice qui incarne la mère arrivait à donner un peu de substance au film (pareil pour le père, trop peu visible en effet). Bien aimé cette partie là en fait. Bon, sauf la fin un peu simpliste dans son pessimisme. D'ailleurs, l'ensemble est quand même loin de m'avoir chamboulé.
bruce randylan wrote:Contes cruels du Bushida ( Tadashi Imai - 1963 )
Un peu moins d'enthousiasme que toi. En fait j'ai surtout trouvé qu'il manquait un regard critique sur cette succession d'illustration sur la servilité. Imai ne semble faire qu'un constat sans vraiment chercher ni les raisons, ni les aboutissements de tels actes. Alors oui, l'époque moderne continue de perpétuer les mêmes valeurs féodales de soumission, ok. Mais la fin est étrange, ni heureuse, ni malheureuse, je la trouve même un peu faux-cul pour tout dire. L'impression qu'il stoppe net son film sans vraiment chercher à établir un point de vue.
Pourtant le film est plutôt bien réalisé, souvent subtile, voire drôle (les kamikazes).
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Re: Topic naphtalinippon

Post by gnome »

bruce randylan wrote:je précise que je n'ai pas encore vu Hara-Kiri de Kobayashi
File réparer ça de suite!!!!
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Re: Topic naphtalinippon

Post by Watkinssien »

Grosse et récente claque avec le magnifique La harpe de Birmanie (1956) d'Ichikawa.

Une oeuvre bouleversante, à la mise en scène ciselée, puissante.
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Re: Topic naphtalinippon

Post by gnome »

Watkinssien wrote:Grosse et récente claque avec le magnifique La harpe de Birmanie (1956) d'Ichikawa.

Une oeuvre bouleversante, à la mise en scène ciselée, puissante.
Bientôt...
Je le sens, je vais bientôt me l'offrir... :D
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