Black Mirror

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Flol
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Re: Black Mirror

Post by Flol »

nobody smith wrote:je viens de finir d'e voir Bandersnatch. Enfin, j'ai exploré les embranchements jusqu'à ce que Netflix dise stop. Il y a probablement donc plusieurs choses que j'ai loupé (sauter par la fenêtre lors du dérapage de la thérapie et composer le numéro de téléphone correct notamment). De toute façon, l'expérience tient surtout de la curiosité. Dans le fond, c'est un gros "mouais". C'est à peu près du même niveau que la saison 4 donc avec une ambiguïté en constante demi-teinte. C'est bien gentil cet apport de l'interactivité, sauf qu'il se limite aux tourments infligés au protagoniste et ne remet jamais véritablement à sa place son public. Le film aurait pu convoquer un vrai vertige s'il finissait par imposer de manière dérangeante le spectateur que ses choix ne sont pas véritablement ses choix. Là, ça se limite à un petit objet rigolo qui meublera une après-midi pluvieuse.
C'est exactement ça. Outre le fait de n'avoir finalement aucun véritable contrôle sur le déroulé de l'histoire (chaque décision à prendre nous est assez clairement indiqué par le curseur), j'ai trouvé ça bien trop long pour le peu que ça a à raconter, et surtout à force de se perdre dans toutes ces circonvolutions sans intérêt, on en vient à oublier le fond même de l'histoire, qui ne génère au final que très peu de trouble.
Et puis quelle frustration de parvenir à créer une histoire un peu intéressante, pour finalement arriver à un écran nous permettant soit de tout recommencer depuis le début, soit de voir le générique de fin. J'aurais plutôt dû choisir cette dernière option, puisqu'en 1h30 (qui m'ont semblé durer le double), j'ai dû voir et revoir les mêmes séquences à peu près 8 fois.

J'ai juste un peu apprécié le moment où le personnage prend conscience qu'il est contrôlé par une entité supérieure (AKA nous devant notre écran), mais une fois qu'on lui balance le signe Netflix, ça fait totalement plouf. J'aurais adoré un truc vraiment vertigineux, où le spectateur croyant avoir le contrôle sur ce qu'il regarde se retrouve lui-même contrôlé, genre avec une notification chelou qui apparaitrait sur son smartphone (si l'on a l'appli Netflix dessus).
Même si au final, on peut dire que Netflix garde parfaitement le contrôle de tout ça, d'où un produit très sage et qui ressemble surtout à un gigantesque produit d'appel pour que l'on s'abonne à leur plateforme.

Donc oui, c'est dans la stricte continuité de la saison précédente. C'est-à-dire qu'on nous vend du high-concept, mais qui ne va pas très loin.
Greenheart
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Re: Black Mirror

Post by Greenheart »

Vu également, c'est (très) bien écrit, mais ...
Spoiler (cliquez pour afficher)
Tous les choix conduisent à torturer le héros et plus ou moins à la même fin, alors que le spectateur croyait pouvoir choisir une fin ou des rebondissements plus ou moins agréables pour le héros, et que ces choix fassent une vraie différence dont on pouvait profiter immédiatement.

C'est l'illusion du libre-arbitre que le héros évoque comme solution pour "boucler" son jeu. C'est aussi un parti-pris de la série de bloquer sur le plus négatif de la technologie évoquée, ou en tout cas, le plus d'affres, au lieu d'être pédagogique et de proposer des vraies solutions pour se sortir de chaque piège évoqué à chaque épisode : le spectateur est dressé à plier, à subir et rejoindre l'ennemi. En jeux de rôles sur table, ce type de biais était désigné par l'expression de "se faire mener par le bout du nez", ou quand il n'y avait aucune chance de réussir quoi que l'on fasse, le meneur de jeu était plus ou moins considéré comme un sadique, fuit par les joueurs qui tenaient à leurs personnages, ou encore surnommé "Terminator" (s'il tuait tous les personnages, ou tout comme) ou "Réanimator" (quand il tuait puis ramenait par tout moyen à la vie les personnages massacrés pour pouvoir recommencer à torturer les héros).
L'épisode est aussi une métaphore pour la fausse interactivité de beaucoup de jeux vidéos, mais l'idée que tous les jeux vidéos sont forcément des faux choix est elle-même fausse.
Pour créer une véritable interactivité, il suffit de concevoir le jeu comme un jeu de construction ou un jeu de cartes, et non un Questionnaire à Choix Multiples.
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bocina
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Re: Black Mirror

Post by bocina »

En tout cas, la série a un drôle d'effet depuis le début : même ceux qu n'y adhèrent pas faute d'ingéniosité insuffisante (ce qui n'est pas mon cas, je la trouve globalement très bonne sans être exceptionnelle) la regardent année après année dès sa sortie ! Je materais cet épisode dès que j'aurais fini ma série dans 2 jours. Enfin peut être 3 histoire d'être sociable :D Moi ce coup-ci ce qui m'emmerde c'est le format ou plutôt la durée. Finalement c'est un film et ça ca me fait chier ça n'a plus rien à voir avec un épisode concis d'une série de X épisodes même indépendants.
L'élite de ce pays permet de faire et défaire les modes, suivant la maxime qui proclame : « Je pense, donc tu suis. » Pierre Desproges
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Greenheart
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Re: Black Mirror

Post by Greenheart »

bocina wrote:En tout cas, la série a un drôle d'effet depuis le début : même ceux qu n'y adhèrent pas faute d'ingéniosité insuffisante (ce qui n'est pas mon cas, je la trouve globalement très bonne sans être exceptionnelle) la regardent année après année dès sa sortie ! Je materais cet épisode dès que j'aurais fini ma série dans 2 jours. Enfin peut être 3 histoire d'être sociable :D Moi ce coup-ci ce qui m'emmerde c'est le format ou plutôt la durée. Finalement c'est un film et ça ca me fait chier ça n'a plus rien à voir avec un épisode concis d'une série de X épisodes même indépendants.
Il est possible de trouver la carte de l'épisode en ligne et de ne choisir que les choix "corrects" au fur et à mesure.
L'intrigue n'est pas gâché par l'intitulé des choix.
L'épisode est forcément plus court, et un certain nombre de scènes sont coupées.

***
angel with dirty face
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Re: Black Mirror

Post by angel with dirty face »

Roilo Pintu wrote:Black mirror Saison 1 (2011)

Episode 1 : un Episode dont j'avais beaucoup entendu parlé, car il avait marqué, a juste titre, ceux qui l'avait vu pour son postulat de départ. Ensuite... je trouve que c'est le ballon de baudruche, a la fin tu te dis oui et.... on perçoit bien la critique de la société avide d'image, mais ça reste très en surface.
Episode 2 : une bonne idée de départ, critique à peine voilée d'American Idol, pourquoi pas, mais pourquoi ne pas diviser la durée de l'épisode par deux. Apres c'est un peu cheap (même si c'est de la TV) des mecs à velo devant des écrans qui présentent des graphismes totalement horrible... difficile d'y croire.
Entièrement d’accord. C’est la raison pour laquelle je me suis arrêté après ces deux épisodes. Je trouve que le sensationnel et le ridicule prenne le dessus. Et pourtant l’idée de départ est intéressante...
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Flol
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Re: Black Mirror

Post by Flol »

bocina wrote:En tout cas, la série a un drôle d'effet depuis le début : même ceux qu n'y adhèrent pas faute d'ingéniosité insuffisante (ce qui n'est pas mon cas, je la trouve globalement très bonne sans être exceptionnelle) la regardent année après année dès sa sortie !
Sans doute parce qu'on espère à chaque fois un sursaut de qualité, qui nous ramènerait à l'époque où Netflix n'avait pas encore récupéré le bébé et un peu pervertit le truc en y déversant des millions.
Mais en vain, malheureusement.
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Watkinssien
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Re: Black Mirror

Post by Watkinssien »

J'ai vu Bandersnack et je n'ai pas été suffisamment emballé. Bien sûr, l'ambition est intéressante, dans sa recherche de mise en abîme qui se voudrait totalement vertigineuse. Sauf que j'y ai vu plus un pétard mouillé qu'un véritable manifeste méta de ce que la série représente en général.

Tout n'est pas à jeter, je trouve Fionn Whitehead pas trop mal, quelques petits moments surnagent, mais j'ai surtout trouvé cela prétentieux et annulant toute empathie à force de faire joujou avec.
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Rick Deckard
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Re: Black Mirror

Post by Rick Deckard »

À vouloir faire les petits malins meta, les scénaristes vont jusqu’à casser le 4ème mur et par la même annuler toute forme d’identification que l’on pouvait avoir avec le personnage principal.
Il ne faut pas confondre des mecs qui s’excusent et dégât des eaux
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Re: Black Mirror

Post by Greenheart »

Rick Deckard wrote:À vouloir faire les petits malins meta, les scénaristes vont jusqu’à casser le 4ème mur et par la même annuler toute forme d’identification que l’on pouvait avoir avec le personnage principal.
Tout scénariste qui brise le 4ème mur annule forcément toute forme d'identification avec le personnage principal, quelque soit la série, le film, le roman, l'opéra, le ballet, la peinture, la chanson etc.

Ce qui fonctionne en terme d'identification, c'est d'emboiter les réalités : le personnage A d'une première histoire a son 4ème mur cassé pour le personnage B d'une seconde histoire, même si le lecteur spectateur peut être trop inexpérimenté pour apprécier.

*

Par ailleurs,l'identification fonctionne puisque beaucoup de spectateurs ont ressenti de l'empathie ou de la culpabilité vis à vis du héros.
Spoiler (cliquez pour afficher)
Ce qui casse l'identification, c'est surtout que le héros n'a aucune chance, donc aucun libre-arbitre même seulement apparent du point de vue du spectateur, qui se trouve sensible et capable au moins d'éteindre sa télévision.
C'est donc seulement un objet à massacrer, comme les personnages jetables d'un slasher bas de gamme.
***
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bocina
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Re: Black Mirror

Post by bocina »

SI on mate pas sur Netflix, je suppose que les choix sont par défaut et donc les meilleurs pour l'intrigue ou non ? Il fait 1h33 quand même...
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zemat
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Re: Black Mirror

Post by zemat »

Un article très intéressant sur la production de cet épisode : https://www.hollywoodreporter.com/live- ... ed-1171486

Et un, que je n'ai pas lu, sur la navigation :
https://www.hollywoodreporter.com/live- ... ie-1171496

De mon côté hier matin j'ai regardé une version en ne prenant que les options de gauche (quand c'était possible) : en faisant ça suis arrivé à une fin et, faute de temps (expo comédies musicales et Leone au programme hier), je n'ai pas fait d'autre test. Ma fin était un peu frustrante
Spoiler (cliquez pour afficher)
(le tournage de l'épisode est révélé alors que l'acteur semble perdre pied)
mais j'ai hâte de retenter l'expérience en ne prenant que les choix de droite.
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Flol
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Re: Black Mirror

Post by Flol »

Absolument zéro envie de retenter l'expérience, de mon côté. Pas envie de perdre davantage de temps, j'ai d'autres choses à voir.
Greenheart
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Re: Black Mirror

Post by Greenheart »

bocina wrote:SI on mate pas sur Netflix, je suppose que les choix sont par défaut et donc les meilleurs pour l'intrigue ou non ? Il fait 1h33 quand même...
Non : je pensais voir une fois l'épisode en laissant le choix par défaut, mais en fait ce sont les pires choix presque à chaque fois, et l'on se met à boucler encore et encore et encore.
Probablement une stratégie délibérée pour forcer le spectateur à intervenir.
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Rick Deckard
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Re: Black Mirror

Post by Rick Deckard »

Tangerine Dream ou Tomita ? :uhuh: :fiou: :wink:
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ed
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Re: Black Mirror

Post by ed »

Voilà, je viens de rattraper tous mes retards dans la série (j'ai du mal à en voir deux à la suite, je suis toujours un peu ébranlé après), l'occasion d'un top perso complet.
Tout d'abord, je précise que je suis un grand fan et que jusqu'au 16 (sur 20), ça me plaît : pour moi, c'est la série actuelle qui parle le mieux de notre époque, et pas seulement à travers notre dépendance aux technologies. Ces dernières sont en effet le moyen et pas la fin de la plupart des histoires, qui parlent avant tout de nos défauts collectifs de communication, d'empathie, de l'absurdité de nos préoccupations et de notre rapport (voire notre déni) au réel.

1. Haine virtuelle (S3E6)
Pour moi, c'est peut-être l'épisode qui résume le mieux la série : il y est question de la puissance collective de la haine sur le net, du danger représenté par les intelligences artificielles létales, de questions environnementales etc... mais aussi - et pernicieusement - de la puissance (positive comme négative) de l'action individuelle, qu'on a souvent, par fatalisme ou par lâcheté, tendance à relativiser. Le tout emballé dans un thriller comme je n'en ai pas vu en salles depuis 15 ans facile.

2. Bientôt de retour (S2E1)
L'épisode qui m'a le plus ému (et probablement le mieux interprété). Il touche une corde sensible chez moi, encore au-delà du deuil, qui est celle de l'altérité : quels autres se cachent en mon sein ? et quelles traces vont-ils laisser de moi ?

3. Retour sur image (S1E3)
Le plus cauchemardesque selon moi : combien de fois se dit-on, durant des instants de colère, "ah, si j'avais un enregistrement de ce qui vient d'être dit". Sauf que la mauvaise foi, l'orgueil et la jalousie sont plus forts que la technologie, et que ce sont eux qui détruisent ce qu'on peut construire de plus précieux et de plus fragile.

4. L'Hymne national (S1E1)
Le premier, celui par lequel je suis rentré dans la série, et qui m'avait plongé dans un état total d'hébétude. Les mécanismes de communication politique autant que la force de frappe de la virtualité y sont décortiqués avec une férocité vacharde, qui ne sert en réalité qu'à exhiber l'absurdité de tout ça...

5. San Junipero (S3E4)
Celui-là, il m'a fait du bien, à la fois par la forme de douceur qu'il finit par dégager, mais aussi par sa description, que je trouve très juste, de cette nostalgie totalement artificielle, en particulier pour les années 80 : la symbolique de ces gens qui refont exactement "à la manière de", mais qui n'en ressentent pas la moindre émotion, me semble particulièrement pertinente en ces temps de Stranger Things et autres doudouteries frelatées.

6. Tais-toi et danse (S3E3)
Celui qui m'a mis le plus mal à l'aise ; en réalité, je me suis même senti un peu sale à la fin de sa vision. Mais son double questionnement (interne à l'intrigue, sur l'influence des harceleurs / externe, sur le processus empathique du spectateur) est très pertinent.

7. Pendez le DJ (S4E4)
Globalement, la saison 4 est un peu plus faible, mais cet épisode-ci touche juste, autant sur la question de l'organisation des relations ("comment faisait-on avant, pour se rencontrer ?", la question est posée, et elle est moins anecdotique qu'elle en a l'air) que sur la caractérisation de ses personnages. Belle alchimie entre les deux comédiens.

8. 15 millions de mérites (S1E2)
La vulgarité de la forme répond tout à fait aux nécessités du récit, qui a fait régulièrement vibrer la corde de l'indignation en moi. Là encore, deux comédiens principaux impeccables.

9. Black Museum (S4E6)
L'épisode anthologique à l'intérieur de l'anthologie, gonflé qui plus est de références aux épisodes antérieurs. Je l'ai préféré à Blanc comme neige, dont il reprend le principe et la structure, pour les deux premiers tiers, drôles et cruels à la fois. Accessoirement, c'est peut-être l'épisode qui assoit le mieux le cousinage transatlantique avec Blumhouse.

10. Bandersnatch (S5E1)
J'ai du faire les bons choix, parce que ça a été plutôt court (à peine une heure), j'ai eu une évolution dramaturgique cohérente (0, puis 2,5 puis 5 étoiles), et j'ai jubilé au moment du passage "meta", certes gratuit mais plutôt excitant.

11. La Chasse (S2E2)
La première partie, mystérieuse, résume une bonne partie de la problématique Black Mirror : ces images de gens qui marchent en regardant leur téléphone ou prennent des photos de drames sans y intervenir, quel sens leur donne-t-on ? Là encore, la série ne répond pas tout à fait, renvoyant dos à dos la culpabilité individuelle et le sensationnalisme collectif.

12. Tuer sans état d'âme (S3E5)
La révélation, à mi-épisode, donne de la profondeur à ce qui n'était jusqu'alors qu'un film de guerilla assez peu sympathique. Plus encore, elle questionne notre rapport à ce type d'images, et la nature du filtre qui existe entre nos yeux et ce que nous percevons du monde qui nous entoure.

13. Chute libre (S3E1)
Episode pétillant (dans la forme comme dans le déroulé du récit), mais un peu trop programmatique. Ceci étant, c'est peut-être le plus proche de ce que nous réserve le futur immédiat.

14. Blanc comme neige (Christmas Special inter S2 et S3)
Plusieurs idées (le filtre bloquant, la confusion virtualité/réalité, la confrontation d'un coupable...) se retrouvent dans des épisodes antérieurs ou à venir, ce qui fait que j'ai vu arriver les principaux rebondissements à l'avance, et que je suis un peu sorti du récit. Par ailleurs, et curieusement, la présence de John Hamm m'a presque plus embarrassé qu'autre chose.

15. Tête de métal (S4E5)
La brièveté est un bon indice sur la faiblesse du matériau narratif, et ne serait la patine visuelle, il serait facile de tomber sur cet épisode plutôt très vain. Mais il y a le tout dernier plan, que je n'attendais pas, et qui m'a cueilli, émotionnellement, pour ce qu'il implique sur la nature de ce qui précède.

16. Archange (S4E2)
Ce sujet spécifique aurait du me toucher plus, mais je trouve le traitement un peu trop linéaire et la forme trop impersonnelle.

17. Phase d'essai (S3E2)
Un début assez séduisant, plutôt intrigant, mais une fois rentré dans la baraque, c'est assez pauvre en termes d'idées visuelles (ouh la grosse araignée) comme en terme d'écriture (les différentes couches "à la Inception", pitié)

18. Crocodile (S4E3)
Le concept renvoie, sans la force émotionnelle, à Retour sur image, et les personnages manquent d'étoffe. Quant au twist final (le hamster), je le trouve un peu trop ricanant, là où la situation méritait un peu plus de gravité.

19. Le show de Waldo (S2E3)
C'est assez bien vu sur la question de l'orientation des foules, mieux de leur soumission au flux médiatique, mais je trouve l'épisode assez pauvrement écrit (notamment tout ce qui concerne Waldo) et presque laid visuellement.

20. USS Callister (S4E1)
Pas mauvais, mais le délire trekkie ne me parle pas une seconde, et aucun personnage ne m'a fourni la moindre prise affective. Autrement dit, un peu rien à foutre.
Me, I don't talk much... I just cut the hair
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