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Portraits

jean epstein partie 2 : première vague

Pour les tenants de l'Avant-Garde qui croyaient en lui, Epstein se perd depuis Le Lion des Mogols dans les méandres du cinéma commercial. Aussi, il rassure les gardiens du temple en reprenant son indépendance en 1926. Après avoir été sous contrat avec Pathé et Albatros, il créé cette année là Les Films Jean Epstein avec l'intention de poursuivre sa carrière en produisant lui-même ses films et en se mettant ainsi à l'abri - c'est du moins ce qu'il l'espère - des diktats du marché. Epstein déclare n'entendre viser qu'un public restreint de cinéphiles et quelques salles spécialisées (Les Ursulines, Vieux-Colombier, Le Studio 28...), ce qui lui permettrait de reprendre en toute liberté ses recherches esthétiques, ses expérimentations et donc la mise en pratique de ses théories sur le cinéma. Epstein n'a pas les finances nécessaires pour mener seul ce projet à bien et s'il parvient à lancer ses premières productions, c'est grâce au soutien financier de Marguerite Viel et de l'acteur René Ferté (qui agit sous le nom de René Tissot) qu'il a dirigé dans L'Auberge rouge et qui jouera dans quasiment tous les films de cette période.

Ainsi débute après les années Pathé et Albatros, la troisième grande période de la carrière du cinéaste. Si Six et demi, onze, La Glace à trois faces et La Chute de la maison Usher correspondent au programme que s'est fixé Epstein, il doit d'abord en passer par Mauprat, un film un peu moins personnel qui se situe dans la droite lignée des Aventures de Robert Macaire, sa dernière réalisation pour Albatros.

Pour lire les chroniques des quatre films édités par Potemkine, cliquez sur les affiches !

Par Olivier Bitoun - le 16 juin 2014

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