Menu
Test dvd

Victime du destin

DVD - Région 2
Sidonis / Calysta
Parution : 23 / 1 / 2018

Image

Déjà édité à de nombreuses reprises (Opening et Universal en France, Universal aux Etats-Unis avec des sous-titres français au sein d'un coffret riche en pépites du western), ce film de Raoul Walsh arrive dans la collection Sidonis au sein de la même copie que précédemment. Un master assez propre et chatoyant avec néanmoins quelques imperfections et défauts d'alignements des trois bandes du Technicolor sans que ce ne soit aucunement rédhibitoire tellement cela reste rare. La définition est un peu moins précise que sur le zone 1 sans que ce ne soit flagrant ; on y gagne en revanche sur le grain numérique un peu trop proéminent sur le DVD américain. Mais, contrairement aux éditions précédentes, il est à signaler que le film a été cette fois anamorphosé en 16/9 sans cependant que le format cinéma n'ait été modifié. A quand une édition Haute Définition de ce petit chef-d'oeuvre ?!

Son

Une seule piste est disponible, la version originale sans possibilité pour les anglophiles de se passer des sous-titres, tout du moins à partir d'un lecteur DVD. Un travail très correct, des dialogues clairs même s'il ne faut pas en attendre des miracles en dynamisme.

Suppléments

Comme sur toutes les précédentes salves, un trailer de toutes les sorties de cette même fournée se lance immédiatement avant d'en arriver au menu, cette fois précédé d'un prologue assez 'curieux' proposé par Olivier Minne. Sinon, outre une galerie de photos - exclusivement composée d'affiches -, on trouve le film présenté en deux fois 9 minutes par François Guérif et Patrick Brion. Avec sa sympathique bonhomie, François Guérif parle d'une "pépite rare dans la filmographie de Walsh" et lance un questionnement passionnant sur le fait que Hollywood n'aurait fait que réécrire ou enjoliver l'histoire comme il est coutume de l'entendre dire à tort et à travers, se demandant si cette exagération ne viendrait-elle pas quand même en partie de l'intellectualisme français qui aurait été toujours un peu condescendant envers l'usine à rêves américaine ? Sur quoi il revient sur les erreurs de Dominique Rabourdin lors de la présentation du film sur les bonus d'une précédente édition, et sur le fait que le film de Walsh n'est pas aussi bourré de fantaisie qu'on a bien voulu le dire. Patrick Brion ne tarit pas d'éloges lui non plus quant à un film qu'il trouve remarquablement attachant, aux personnages féminins ou encore à Rock Hudson à qui il tresse de sacrés lauriers. On ne leur donnera pas tort et je suis bien content que ce western mésestimé soit ici louangé de la sorte.

On aurait, en revanche, très bien pu se passer de Raoul Walsh, un géant de cinéma, un "documentaire" proposé en 4/3 qui pense pouvoir traiter le parcours de cet imposant cinéaste en un diaporama de 16 petites minutes narrées par la voix monocorde de Jean-Claude Missiaen. Il pourra à la rigueur apprendre certaines choses aux néophytes mais n'intéressera absolument pas les autres, d'autant que la forme est minimaliste pour rester correct. Hormis ce supplément de remplissage, l'ensemble est très satisfaisant.

Par Erick Maurel - le 13 janvier 2018