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Test dvd

Un étrange voyage

DVD - Région 2
Pathé
Parution : 2 / 11 / 2011

Image

Pathé nous propose le film dans une édition extrêmement soignée. Le master nettoyé de tout défaut est servi par un transfert irréprochable : belle définition, contrastes bien équilibrés, rendu des couleurs impeccable... vraiment rien à reprocher à ce travail éditorial. L'occasion donc de saluer le travail de l'éditeur qui nous propose de (re)découvrir coup sur coup trois perles rares d'Alain Cavalier (pour rappel, il s'agit pour les deux autres titres du Plein de super et de Martin et Léa) dans des conditions optimales.

Son

Le bilan est aussi bon que pour l'image : pas de véritables défauts à noter et une dynamique d'ensemble totalement satisfaisante. Les voix sont toujours audibles, les ambiances bien présentes... vraiment, tout est réuni pour que la vision de ce bijou soit une véritable fête !

Suppléments

Le Pâtissier japonais (4'30)
Dans ce petit film tourné en vidéo - à la mano -, Alain Cavalier raconte le fait divers qui a inspiré son récit. Sur des images d'un train de nuit vide, il raconte l'histoire de cette famille japonaise qui, en vacances en France, se rend compte en descendant Gare de l'Est que la mère a disparu. Alors que sa famille se trouve contraint de retourner au Japon, l'un des deux fils revient en France et décide de parcourir la centaine de kilomètres de voies où sa mère aurait pu disparaître. Cavalier explique qu'au moment où il découvre cette affaire, il est lui-même très inquiet de voir sa mère vieillir et il se lance dans ce film comme pour se préparer à sa disparition. Il a également envie de filmer sa fille de dix-neuf ans, de graver sur pellicule son esprit révolutionnaire, son allure, son visage. Il ne se sent pas alors capable de jouer dans son film et c'est seulement avec Pater en 2011 qu'il sera enfin un père au cinéma, celui spirituel de Vincent Lindon. En une poignée de minutes, Cavalier parvient à raconter la genèse de son film, à parler de son état d'esprit au moment du projet et à l'inscrire dans sa filmographie... du grand art ! D'autant que dans le même temps les images - très simples - accompagnent sa voix et insufflent discrètement dans l'esprit du spectateur une grande mélancolie, racontant en sourdine quelque chose sur la vieillesse, la solitude, la disparition.

Par Olivier Bitoun - le 13 mars 2012