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Test dvd

Route One USA

DVD - Région 2
Editions Montparnasse
Parution : 20 / 9 / 2006

Image

Route One / USA a été filmé en 16mm, ne vous attendez donc pas à une image rivalisant avec du 35mm ! Cela étant posé, la copie proposée par les Editions Montparnasse est très bonne et le transfert est excellent. Au vu de la durée du film, celui-ci est proposé sur deux DVD-9.

Son

Piste anglaise mono d’origine de très bonne qualité. Pas de souffle, une bonne dynamique qui laisse éclater la partition virtuose de Barre Philips, Pettruciani et consorts.

Suppléments

Dear Doc, une ciné-lettre de Robert Kramer (1990, 35 mn, VOSTF). Mars 1990, « de ma salle de montage qui est aussi ma maison », Robert Kramer parle à son ami d’enfance Paul McIsaac à travers le personnage de fiction qu’ils ont inventé, le Doc, « ce personnage du docteur que nous avons créé, c’est toi sans l’être. Mais c’est aussi moi. Une fiction où nos différences s’estompent comme dans l’amour ou le travail. » C’est une ciné-lettre où Kramer questionne son amitié, son rapport à la fiction et au documentaire, son rapport à sa vie. Dear Doc est une succession de trajectoires, portées par les arabesques musicales de Pettruciani. Travellings en voiture, à New York, à Washington, « filmer c’est regarder. » Le voyage comme moyen de survie, avancer, toujours. Le voyage qui se termine, déception et rancœur. Kramer qui en veut à Doc d’arrêter le voyage, lui qui veut « rencontrer les gens autrement, ne plus être l’observateur », qui veut « avoir un impact sur eux. » Doc est retourné à la vie, a quitté la fiction. Reste à Kramer la seule possibilité de converser encore avec son image, de lui répondre par vidéo interposée. Dans la salle de montage, les images se ralentissent, se figent. Le temps s’arrête.


CD : Variations musicales inédites autour de Route One / USA (1989-2006, 65 mn, son mono). Barre Philips (contrebasse) a conçu ce CD à partir de prises inédites composées pour Route One / USA. Pierre Favre (percussions), Michel Pettruciani (piano), John Surman (clarinette) et Floris Nico Bunink. Musique hypnotique, délétère, toute en arabesques.
Par Olivier Bitoun - le 28 janvier 2007