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Test dvd

Pasolini, mort d'un poète

DVD - Région 2
Tamasa
Parution : 7 / 5 / 2019

Image

Très bonne idée de la part de Tamasa de sortir des films du grand cinéaste italien Marco Tullio Giordana, encore assez peu servi par le support numérique en France. Le master récupéré ici n’est pas de première jeunesse et pas spécialement nettoyé - points, lignes verticales, taches et griffures viennent s’inviter de temps à autre - mais néanmoins relativement propre. La colorimétrie froide aux teintes virant la plupart du temps vers le bleu ou le rose est-elle voulue par le cinéaste ou est-ce une dérive d’une copie pas restaurée, je ne saurais le dire ; ceci étant dit, la définition est de la partie et le confort de visionnage aussi... sauf qu’il est néanmoins un peu - voire beaucoup selon les exigences de chacun ou la taille des écrans - gâché par une compression loin d’être formidable avec pour effets une trame de lignes verticales, des effets de peigne et autres joyeusetés dont nous aurions préféré nous passer. L’ensemble demeure cependant tout à fait regardable à condition de visionner le film sur un écran de taille relativement modeste.

Son

Deux propositions sonores : la version originale italienne sous-titrée ou encore la version française, toutes deux propres et claires, sans souffle intempestif. A signaler que les sou- titres sont de couleur jaune mais néanmoins tout à fait discrets.

Suppléments

Hormis un livret de 16 pages "autour de l’affaire Pasolini" glissé à l'intérieur du digipack, et qui s’avère plus que succinct avec deux textes de Pasolini ainsi que son éloge funèbre du poète par Moravia, un seul supplément est disponible : Retour sur Un dellito italiano, un entretien avec le réalisateur (40 min 16) : le cinéaste parle parfaitement bien français et est filmé durant 40 minutes sous le même angle latéral, le cinéaste ne regardant jamais face caméra. Plus que revenir sur son film dont il explique néanmoins les raisons qui l’ont conduit à le faire, "éclaircir les raisons de sa mort", il en profite pour nous redire toute l’admiration quasi idolâtre qu’il vouait à Pasolini, figure tutélaire de son cinéma. Il parle de ses deux scénaristes, de ses discussions avec les juges et les avocats, des interviews qu'ils ont faites autour de l'affaire, des décors reconstruits de la maison de Pasolini pour qu'elle soit la plus vraie possible, du long travail de documentation qui a commencé dès 1992 en disant qu’il était très important d'être préparé pour pouvoir contrer toutes les objections qui ne manqueraient pas de lui être opposées quant à ce film-dossier. Très intéressant !

Par Erick Maurel - le 13 mai 2019