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Test dvd

Mickey One

DVD - Région 2
Wild Side
Parution : 5 / 2 / 2014

Image

Le seul point de référence dont nous disposions - le film ayant été jusqu'ici largement négligé par les éditeurs du monde entier - nous venait des Etats-Unis, avec un DVD Sony Pictures (All Zones) édité en 2011. A tous points de vue, l'édition que nous propose Wild Side lui est nettement supérieure : en comparant deux morceaux de la même image, on constate à quel point la définition, la luminosité, la gestion des contrastes ou le piqué sont meilleurs chez l'éditeur français.


DVD Sony Pictures 2011                                                          DVD Wild Side Video 2014

Ce serait toutefois aller un peu vite en besogne que de prétendre que cette édition est parfaite : de petites saletés ou des problèmes de définition demeurent (particulièrement manifestes - c'est classique - en amorce ou en sortie de fondus), et l'on constate un léger défaut (récurrent dans la collection des Introuvables) de stabilité lors de plans faisant intervenir des mouvements rapides (de caméra ou d'acteurs). De la bien belle ouvrage, cependant.

Son

Si l'unique piste sonore (Dolby Digital 2.0) manque parfois de relief, aucun défaut ne vient perturber l'écoute et ne mérite ainsi d'être mentionné. Les dialogues sont parfaitement audibles, et l'équilibre avec la bande-son presque plus fameuse que le film chez les amateurs de jazz (la présence de Stan Getz aura évidemment contribué à sa réputation) se fait de façon tout à fait convenable.

Suppléments

Une bande-annonce et une galerie photos constituent la partie la plus conventionnelle de ces suppléments, dans lesquels on a également le plaisir de retrouver Peter Biskind, spécialiste émérite du Nouvel Hollywood (il a consacré au mouvement un ouvrage de référence, ce qui justifie la formulation équivoque "auteur du Nouvel Hollywood" qui l'introduit à l'écran) mais également - on le sait moins - auteur d'un ouvrage spécifiquement consacré à Warren Beatty.

Dans un module d'une petite quinzaine de minutes, il revient donc sur les débuts de Beatty, de La Fièvre dans le sang à Mickey One, donc, évoquant la relation de travail de l'acteur avec Arthur Penn puis l'influence du cinéma européen (et notamment de la Nouvelle Vague) sur le film, pour lequel il ne dissimule qu'à peine ses propres réserves.

Par Antoine Royer - le 18 avril 2014