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Test dvd

Main basse sur la ville

DVD - Région 2
Editions Montparnasse
Parution : 2 / 11 / 2005

Image

Coup de chapeau aux Editions Montparnasse pour avoir osé sortir le film de Francesco Rosi sous étendard Collector. Concernant l'image, l'appelation ne semble pas usurpée : dès les premiers plans, la compression se fait oublier, laissant place à un noir et blanc aux contrastes parfaits et à un master globalement propre (quelques rares drops de ci de là). Si la définition manque parfois de netteté, force est de reconnaître que c'est franchement rare et que cette galette restaurée (l'appellation ne semble pas usurpée) mérite tous les honneurs.

Son

Très bon mono d'origine, tant dans les dialogues qu'en ambiance. Ainsi, les scènes cacophoniques de conseil municipal ne perdent rien de leur force en DVD. La VF est en retrait, tant dans les ambiances, sourdes, que dans le doublage, franchement faiblard. Comme souvent donc, VO conseillée (à noter que vous pourrez voir le film en VOST ou VO - les sous-titres, bien que jaunes, sont assez discrets).

Suppléments

Le DVD est proposé dans un coffret au packaging agréable. Menus sobres et discrets.

Conversation à trois : 16 min d'entretien croisé entre Michel Ciment (journaliste phare de Positif, s'il est encore besoin de le présenter), Francesco Rosi et Raffaele La Capria. Dans un français parfait, Rosi et son co-scénariste reviennent sur leur exil romain et les raisons qui les ont poussés à revenir dans leur ville natale pour y réaliser un film-enquête sur les travers de la croissance économique fulgurante de leur pays. Intéressant et instructif.

Analyses de séquences, par Jean A. Gili (21 min). Universitaire, membre de la rédaction de Positif, organisateur du Festival de cinéma italien d'Annecy, Gili analyse quatre séquences, plus du point de vue politique et sociétal que cinématographique. Au regard de la densité du film, les éclairages apportés ne sont pas superflus.

Extrait du film Journal Napolitain, de Francesco Rosi (12 min). 30 ans plus tard, projection de Main basse sur la ville dans un cinéma napolitain, en présence de Francesco Rosi. Après une rapide introduction par le réalisateur, se succèdent face à la caméra juristes, architectes, politiques qui comparent la situation actuelle de Naples avec celle de l'époque. A les écouter, le film de Rosi n'aura malheureusement pas pu endiguer les malheurs de leur ville.

Histoires de Naples, par Myriam Tanant (15 min). Un quart d'heure d'explications sur le contexte politique de l'époque, par une universitaire touche à tout. Là encore, comme avec les analyses de séquences de Jean A. Gili, les détails apportés par Myriam Tanant permettent de mieux appréhender les tenants et aboutissants de ce film ample et riche.

Livret : Ma façon de faire du cinéma, regard sur mes films, par Francesco Rosi
Par Ronny Chester - le 25 novembre 2005