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Test dvd

Les Sept femmes de Barbe-Rousse

DVD - Région 1
Warner
Parution : 13 / 6 / 2000

Image

A la différence de la première édition testée par Jeremy Fox, le DVD propose le film dans deux versions différentes, toutes deux compatibles 16/9. La première est en cinémascope tandis que la seconde propose un ratio 1.77. Rappelons que le film a été tourné dans les deux formats, par conséquent les puristes n'auront d'autre choix que de le visualiser deux fois !! Néanmoins, la version 2.55 me paraît plus appropriée au film et à ses chorégraphies riches en danseurs. Les cadrages semblent également plus précis et offrent davantage d'espace aux mouvements des comédiens.

D'un point de vue technique, les deux versions proposent une image de grande qualité. Les copies ont été nettoyées et ne présentent que très peu de griffures ou points blancs. Côté définition, la version 1.77 est la plus précise. Certes le niveau n'est pas exceptionnel, mais il reste tout de même très correct. La version cinémascope est un cran en dessous mais demeure également très bien définie. De ce point de vue n'attendez donc pas une copie du type de celle du Roi des Rois (N.Ray) ou de La Mort aux Trousses. On se situe d'avantage au niveau de Meet Me In Saint Louis (Le chant du Missouri, Warner) ce qui est déjà appréciable !! Côté compression, on observe bien quelques arrières plans légèrement pixellisés mais cela reste rare. D'un point de vue contraste, la copie 2.55 est mieux équilibrée que la version 1.77 qui diffuse des rouges parfois saturés (la robe de Jane Powell dans la scène de la grange par exemple). Globalement, les couleurs de la version 2.55 ont un rendu magnifique, rendant ainsi un bel hommage au travail de Donen et du directeur photo, George J. Folsey.





Pour résumer, les deux disques présentent donc de belles copies avec une légère préférence pour la version cinémascope

Son

Version 5.1 anglais (version 2.55) : le mix sur 6 voies est, comme souvent chez Warner, excellent. Il ne dénature jamais la bande son et se contente de distiller la musique sur les voix arrières. Les puristes n’ont donc pas à s’inquiéter, aucun effet surround ne viendra polluer leur spectacle ! Les voix se détachent avec une grande clarté et aucun souffle n'est à déplorer. Warner signe encore un excellent mixage et fait preuve de son indéniable savoir-faire en ce domaine.

Version 2.0 surround (version 1.77) : voilà une version qui ravira les afficionados purs et durs puisqu'elle est fidèle au format sonore d'origine du film. Comme le mixage 5.1, cette piste a été nettoyée et fait preuve d'un bon dynamisme ainsi que de précision. La musique est distillée par les enceintes stéréo qui offrent une belle ampleur aux compositions de Gene LePaul.

Version française (version 2.55) : on retrouve la même VF que celle proposée sur la précédente édition avec ses chansons doublées dans la langue de Molière. Un scandale et une insulte à l'encontre du génial Johnny Mercer ! De plus cette version étouffe tous les bruits d'ambiance et manque cruellement de précision.

Sous-titrage : le film propose des sous-titres français, espagnols et anglais, blancs et discrets. Notons un point important : contrairement à Kiss me Kate par exemple, les chansons sont sous-titrées !

Suppléments

Les bonus sont tous en anglais et aucun n’est sous-titré.

1 - Commentaire audio de Stanley Donen

Le commentaire nous laisse assez dubitatif. On est à la fois ravi d’entendre Stanley Donen se prêter à l’exercice mais d’un autre côté on est attristé par la rareté de ses remarques. Il est clair que Donen ne prend pas un plaisir énorme à ce commentaire même s’il nous fait part de quelques anecdotes sympathiques et rappelle les conditions de tournage. On apprend par exemple que Howard Keel voulait se débarrasser de Donen qu’il trouvait trop peu talentueux. C’est assez amusant car Donen fait ce rappel dès le début du commentaire qui ressemble alors à un règlement de comptes ! Sinon, le réalisateur explique les difficultés de tourner en extérieur (le film se déroule sur 4 saisons) ce qui justifie les décors tout en peinture.

Malheureusement ces remarques sont entrecoupées de longs silences et souvent Donen se lance dans des commentaires inintéressants. Par exemple, il raconte que les constructions de bâtiment s’organisaient à l’époque comme dans le film (pendant la scène de la grange )… On aurait préféré qu’il nous décrive la chorégraphie et la technique qu’il a du mettre en place pour offrir un tel spectacle !

Au final, ce commentaire est assez décevant, mais le respect que nous portons à Donen et à son film l’excuse largement !


2 - Donen Trailers Gallery

Cette section permet d'accéder à 8 bandes annonces de films signés Stanley Donen. Chacune semble avoir bénéficié d'une restauration et certaines, consacrées à des films inédits en DVD, annoncent de superbes éditions à venir : On the town (1949), Royal Wedding (1951), Singin' in the Rain (1952), Seven Brides for Seven Brothers (1954), Seven Brides for Seven Brothers Release (1968), It's Always Fair Weather (1955), The Pajama Game (1957) et Damn Yankees (1958).


3 - Sobbin’ women : the making of Seven Brides for Seven Brothers (42’09)

Présenté par Howard Keel en personne, ce documentaire revient sur la genèse et la production du film par l’intermédiaire de photographies d’archives, d’extraits du film et d’interviews des principaux comédiens ainsi que des techniciens. Ici, Stanley Donen semble plus bavard que sur le commentaire audio et rappelle pourquoi le film a été tourné dans les deux versions (1.77 et 2.55). Il raconte également quelques anecdotes bien sympathiques et dresse un portrait chaleureux de Jack Cumming, Johnny Mercer ou Gene LePaul. Le chef d’orchestre Saul Chaplin est également interviewé ainsi que Michael Kidd le jeune chorégraphe de l’époque qui raconte que dans un premier temps il refusa le projet jugeant que 7 bûcherons dans une comédie musicale était un concept ridicule !! On retrouve ensuite Russ Tamblyn (le plus jeune des sept frères) avec son look 90’s (ceux qui comme moi l’ignorait reconnaîtront le Dr Lawrence Jacoby de Twin Peaks !!) ainsi que deux autres frères (Tommy Roll et Jacques d’Amboise) qui se souviennent de la bonne ambiance qui régnait sur le plateau. Le documentaire propose également des interviews des comédiennes avec notamment July Newman (la brune) et Jane Powell qui souligne le caractère moderne de son personnage.

Tout ce beau monde participe à la qualité de ce documentaire bourré d’anecdotes et d’informations précieuses sur le tournage. Et bien que ce making of n’ait rien d’original, il demeure un excellent moment de nostalgie que les amoureux du film dégusteront avec régal.


4 - 7/22/1954 – Radio City Music Hall Premiere (1’55)

Des images de la première du film sont ici commentées par Howard Keel et Stanley Donen. Un document d’archive peu intéressant mais qui ravira les nostalgiques !


5 -MGM’s 30th Anniversary Newsreel (2’08)

Ici ce sont Jane Powell et Ann Miller qui commentent ce document composé d’images d’archive du studio consacrées à la soirée d’anniversaire organisée pour ses trente ans. On y retrouve tous les comédiens des Sept femmes de Barberousse autour d’un gâteau géant !!


6 - Vintage short subject : MGM jubilee overture (9’38)

Il s’agit ici du bonus le plus original du DVD. Filmé à l’occasion des trente ans du studio dans une superbe copie couleur au format cinémascope, le document nous offre un magnifique spectacle : Johnny Green et son orchestre interprètent les thèmes les plus célèbres de la MGM parmi lesquels Singin’ in the rain, Trolley Song ou Over the Rainbow …


CONCLUSION : Le double DVD offert ici par Warner fait indiscutablement figure de référence. Les suppléments sont complets, la technique est d’un très bon niveau et le film est présenté dans ses deux versions d’origine. Un MUST HAVE pour tous les amoureux du film !

Par François-Olivier Lefèvre - le 23 décembre 2004