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Test dvd

Les Enfants nous regardent

DVD - Région 2
Tamasa
Parution : 16 / 10 / 2012

Image

Avouons-le d'emblée : compte tenu des standards habituels de l'éditeur, ce DVD est une déception.

Dès les premières images, on est frappé par le rendu extrêmement décevant des contrastes, avec des blancs salis et presque baveux, tendant vers le gris, et des noirs sans grande profondeur. L'image tremble également à l'occasion (en particulier au début), manque parfois de netteté, et est parsemé occasionnellement de rayures, stries, taches et autres saletés. La partie dans la station balnéaire d'Alessio pose également problème, certains plans étant "voilés" (voir galerie ci-contre), ce qui trouble la vision essentiellement à cause du manque d'homogénéité de la séquence, ces plans assombris, alternant avec les autres, normaux et en conséquence plus lumineux. On émettra par ailleurs l'hypothèse d'un léger rognage de l'image (principalement sur la partie droite), hypothèse étayée par le générique de début (où des bouts de lettres manquent parfois) et par le ratio de l'image proposée, plus proche des 1,25/1,28 que des 1,37 originaux.

Manifestement, les ayant-droits français du film (en l'occurrence Studio Canal) ne disposaient pas d'un matériel d'origine (et/ou de finances) suffisantes pour engager une restauration par eux-même, et ont ainsi privilégié - on peut le comprendre - la sortie du film dans des conditions insatisfaisantes à son maintien dans les limbes de l'inédit. Dilemme classique du travail de l'éditeur, en particulier pour des titres de cet ordre (plutôt "confidentiels" mais d'une importance historique incontestable) qui nous prévaut de l'accabler, mais nous oblige simplement à constater ici l'étendue des dégâts.

Son

Là aussi, un certain voile recouvre la bande-son, et certains dialogues sont trop étouffés. On déplorera globalement un certain manque d'équilibre, la clarté de certaines séquences contrastant fortement avec le souffle ou la quasi-saturation de certaines autres.

Suppléments

Les suppléments sont également décevants : outre une galerie de photos (pour l'essentiel des captures d'écran et quelques affiches) et la filmographie (partielle) de Vittorio De Sica, on retrouve Jean A. Gili... dans un livret d'une quinzaine de pages glissé à l'intérieur du boîtier cartonné !

Outre l'aspect pratique contestable (ces feuillets volants ne sont-ils pas voués à être égarés ?), on aurait largement préféré profiter de l'érudition et de la grande pédagogie du formidable spécialiste du cinéma italien dans un module animé gravé sur la galette...

Par Antoine Royer - le 7 novembre 2012