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Test dvd

Le Château de l'araignée

DVD - Région 2
Wild Side
Parution : 20 / 6 / 2006

Image

Le bond qualitatif par rapport à l’édition Arte est notable : l’image est mieux définie et détaillée, et surtout mieux contrastée. Certes, la copie présentée n’est pas immaculée et il subsiste tâches et rayures, mais rien qui vous empêchera d’apprécier la splendeur visuelle du film. De plus, on note un cadrage plus harmonieux, l’ancienne édition semblant légèrement zoomée, qui offre sensiblement plus d’informations de chaque côté de l’image. Ceux qui visionneront cette édition sur grand écran tiqueront probablement sur quelques artefacts de compression lors des scènes de mouvement de brouillard. Mais dans l’ensemble, voilà une édition tout à fait satisfaisante, sans doute la meilleure à ce jour pour apprécier le film en VOST.

Son

Pas de remix inutile ici, juste une solide piste mono, débarrassée de son souffle et sans saturation, même durant les intermèdes musicaux, là encore du bon travail.

Suppléments

Disque 1 :

Bande-annonce - 3 mn 32 : dans un état moyen, elle donne une bonne idée de la restauration dont a bénéficié le film.

Disque 2 :

L’Influence du Théâtre Nô – 22 mn 42 : Tiré d'une série de documentaires japonais consacrés aux films de Kurosawa produits par la Toho, ce segment s’attache à expliquer l’influence du théâtre Nô sur l’esthétique du Château de l’Araignée, notamment en ce qui concerne la sobriété des intérieurs et la gestuelle des comédiens. Il montre également que les expressions des acteurs évoquent les masques traditionnels – celle de Toshiro Mifune vient ainsi du masque samouraï ‘heita’. On apprend enfin que Kurosawa avait à la fin de sa vie le projet de réaliser un documentaire consacré à cette forme théâtrale inchangée depuis 600 ans, plus obscure aux yeux des spectateurs occidentaux que le Kabuki. Mais ce bonus évoque aussi l’aspect technique du tournage de certaines scènes mythiques, telles que celle des oiseaux ou celle des flèches, le tout illustré de témoignages des protagonistes, Kurosawa en tête – il raconte d’ailleurs sa rencontre avec l’un de ses maîtres, John Ford. Un segment très intéressant, en attendant de découvrir les autres épisodes de ce documentaire. .

Dans la Toile du Maître – 21 mn : entretiens croisés avec Teruyo Nogami, scripte de Kurosawa, et Koichi Hamamura, accessoiriste ayant débuté sa carrière avec Naruse. Si les propos de Hamamura relèvent pour l’essentiel de l’anecdote, on apprends néanmoins de nombreuses informations sur le travail du cinéaste, qui faisait tellement peur à de nombreux techniciens d’expérience que ceux-ci préféraient laisser leur place aux débutants. Teruyo Nogami s’attache plus à relever la beauté formelle du film et ses rapports avec le théâtre Nô.

Galerie photos : 12 photos d’exploitation en noir et blanc.

Filmographies : filmographies d’Akira Kurosawa, Toshiro Mifune et Takashi Shimura.

Par Franck Suzanne - le 23 mai 2006