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Test dvd

La Colline a des yeux

DVD - Région 2
Wild Side
Parution : 19 / 10 / 2004

Image

Tous ceux qui ont découvert La Colline a des Yeux en VHS de location ne reconnaîtront pas le film. A la demande de Wes Craven, le 1.33 : 1 d’origine a été rematté en 1.85 : 1. La copie a été nettoyée et est quasiment exempte de défauts, mis à part quelques lignes éparses traversant l’écran. La définition est faible, mais ce défaut provient de la source 16 mm. Les couleurs sont vives. Mais cet ensemble satisfaisant est gâché par une compression hasardeuse, particulièrement visible lors des séquences diurnes dans le ciel et les arrière-plans du début du film.

Son

L’éditeur a repris les remix en Dolby Digital 5.1 et DTS présents sur l’édition spéciale Anchor Bay. Outre qu’elles n’offrent guère de différences entre elles, ces deux pistes ne comportent que de rares effets arrière, qui donnent à l’ensemble une coloration assez peu naturelle. On préférera écouter le film dans son excellente piste mono d’origine, parfaitement efficace et fort bien restaurée. A noter également la présence d’un doublage en français en mono. Là encore, le résultat est satisfaisant, même si l’on préférera la version originale.

Suppléments

1er disque :

Commentaire audio : Wes Craven, qui n’a semble-t-il pas vu le film depuis longtemps, est ici accompagné de son producteur Peter Locke. Les deux hommes semblent bien s’amuser en le regardant, même si parfois on n’est pas très loin du cynisme post-Scream. En tous cas, ils donnent très peu d’informations en plus de celles que l’on trouve dans les suppléments du second disque, et on peut regretter qu’ils ne se risquent presque jamais à l’analyse de leur travail.

Ce DVD offre en outre un lien vers le site web qui permet de télécharger le scénario original au format PDF ainsi que deux économiseurs d’écran.

2ème disque :

- Les Réalisateurs, Portrait de Wes Craven : épisode de la série déjà multi diffusée sur le câble. La recette ne change pas, la carrière du réalisateur est narrée de façon linéaire jusqu’à La Musique de mon Cœur - il est curieux de constater que plus de temps est consacré à La Créature du Marais qu’à La Dernière Maison sur la Gauche -, mais certaines anecdotes et commentaires de ses interprètes ne sont pas inintéressants.

- Retour sur La Colline a des Yeux : repris de l’édition spéciale Anchor Bay, ce long documentaire revient en détail sur la genèse et le tournage du film à travers des interviews récentes de Wes Craven, du producteur, du directeur de la photographie et d’une grande partie des interprètes. Riche en anecdotes et illustré de nombreuses photos de tournage, il résume tout ce qu’il faut savoir sur le tournage chaotique d’un film qui à l’origine s’appelait Blood Relations. 55 mn.

- Fin alternative : issu d’un matériau brut en assez mauvais état, elle diffère de la version connue en deux points. Tout d’abord, la mort de Jupiter survient après celle de Mars. Mais surtout, le film se conclut par les retrouvailles de tous les survivants de la famille, y compris le chien, tous disposés à accueillir Ruby en leur sein, le tout sur fond de coucher de soleil. Pour le moins surréaliste.

- Galerie photos : une trentaine de photos de tournage, en noir et blanc et couleurs.

- Bandes-annonces et spots TV : deux bandes-annonces assez similaires, l’une américaine, l’autre allemande, en assez bon état, suivies de quatre spots TV.

- Affiches : 27 images reprenant les affiches de divers pays ainsi que des annonces publicitaires et une lettre d’un exploitant décrivant les réactions du public lors d’une projection.

- Storyboard : 35 planches, donc le style de dessin tranche singulièrement avec celui du film.

- Module sur la restauration : les quatre premières minutes du film sont montrées en split screen, mettant en parallèle l’image d’origine et la version restaurée. Si l’essentiel des parasites a été retiré et les couleurs ravivées, on constate aussi qu’une partie du grain a disparu.

- Bonus caché : cliquez sur la main ensanglantée au centre de l’écran, et Robert Houston vous racontera une anecdote amusante sur la perception de son personnage par certains spectateurs.

Sauf la fin alternative et les bandes-annonces, tous ces suppléments sont présentés en VOST.

Menu musical et animé.

Dans la lignée de ses éditions de Sisters et Les Frissons de l’Angoisse, Wild Side a particulièrement soigné le packaging : les disques sont contenus dans un digipack présenté dans un élégant fourreau qui contient également un gros livret illustré contenant une intéressante analyse du film par Julien Dupuy.

Par Frank Suzanne - le 12 octobre 2004