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Test dvd

L'Ange ivre

DVD - Région 2
Wild Side
Parution : 2 / 11 / 2006

Image

On s’en doutait, le négatif du film, en plus d’être difficilement accessible, est en très mauvais état. Wild Side est donc parti d’une copie importée du Japon qu’il a tenté de restaurer au mieux. Au vu du matériau disponible, il était difficile d’espérer un miracle : de fait, les tâches et traces de moisissure jalonnent le film, les rayures sont nombreuses – on remarque en particulier une série de lignes verticales quasi omniprésentes -, et la définition faible – un certain nombre de plans peut même être qualifié de ‘flou’, spécialement durant les vingt premières minutes, les choses s'arrangent par la sute. Plusieurs mois de travail à la palette graphique ont sans doute atténué certains défauts, mais l’ensemble reste en deçà de ce que Wild Side nous a offert jusqu’à présent sur les Kurosawa. Il faut bien entendu tenir compte de la rareté de ce film et de la piètre qualité du matériel disponible pour confectionner une édition décente. Reste que celle-ci est actuellement pour ainsi dire le seul moyen de découvrir ce film méconnu, surtout en VOST. A chaque spectateur de faire son choix.

Son

Là encore, la bande-son était en piteux état. Une restauration à également été effectuée : certains accidents, en particulier deux passages couverts par un ronflement, ont été rattrapés. Le souffle a été atténué, mais reste présent, de même que de nombreux craquements. Mais les dialogues, s’ils saturent parfois, restent audibles.

Suppléments

- Akira Kurosawa contre Toshiro Mifune – 31 mn 19 : Contrairement à ce qu’indique son titre, ce nouveau chapitre de la série consacrée aux œuvres de Kurosawa produites par la Toho n’est pas uniquement centré sur la collaboration entre le réalisateur et l’acteur ; il relate toutefois le parcours professionnel de ce dernier et narre sa rencontre avec Kurosawa et le début de leur travail commun ; Kurosawa admit avoir été surpris par le jeu intense du jeune homme, qui avait alors bien du mal à franchir l’étape des castings. Le documentaire s’attarde aussi sur l’importance de la musique et la volonté de Kurosawa – également parolier sur ce film – de retrouver une version spécifique de ‘La Danse du Coucou’, ainsi que sur le travail des décorateurs, au travers d’un entretien avec Yoshiro Muraki – admirez au passage son tee-shirt Guns’n’Roses – au sujet de l’utilisation de décors existants sur un plateau à ciel ouvert, modifiés suivant les souhaits de Kurosawa.

- Entretien avec Jean Douchet – 11 mn 25 : Après avoir brièvement relaté la biographie de Kurosawa, et en particulier ce souvenir de jeunesse où son frère aîné l’avait obligé à ne pas se cacher les yeux devant les morts du tremblement de terre de 1928, Jean Douchet dégage les principaux intérêts du film, son influence théâtrale et néo-réaliste, ainsi que son déjà remarquable sens de l’utilisation de l’espace.

- Galerie Photos : 13 photos noir et blanc.

- Filmographies : Filmographies d’Akira Kurosawa, Toshiro Mifune et Takashi Shimura.

Par Franck Suzanne - le 30 octobre 2006