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Test dvd

Falbalas

DVD - Région 2
Studio Canal
Parution : 7 / 11 / 2001

Image

La jaquette annonce que le DVD proposé est issu d’une copie restaurée et remastérisée en haute définition. Force est de reconnaître que l’image est très propre, totalement exempte d’artefacts de compression. Malgré tout, elle manque d’un peu de piqué, et évoque plus le passage intempestif au réducteur de bruit que le transfert haute définition... L’image reste néanmoins le point fort de cette édition.

Son

Côté son, en effet, c’est la catastrophe. Très honnêtement, cette édition numérique n’est en rien supérieure à la VHS éditée par Film Office il y a quelques années. Cette piste monophonique est empreinte d’un souffle constant, et croyez-m’en, il ne s’agit pas de quelques petits crachotements. Sur certaines scènes, les dialogues sont rendus totalement inintelligibles (ainsi des commentaires laconiques des couturières regroupées autour du cadavre de Clarence, dès l’ouverture du film). N’était-il donc pas possible d’effectuer un véritable travail de restauration sur cette bande-son ?

Suppléments

Signalons immédiatement que la jaquette promet la bande-annonce originale du film, mais que de bande-annonce il n’y en a point sur ce DVD... Ou alors il s’agit d’un bonus caché !
Nous sont par contre proposés :

· Un extrait de l’émission Le Club de Cinéfil, qui nous restitue la genèse du film et plus particulièrement la rencontre entre Becker et Micheline Presle.

· Des critiques d’époque lues par Jean-Jacques Bernard., issues de cette même émission.

· Les filmographies exhaustives de Jacques Becker, Raymond Rouleau, Micheline Presle, Jean Chevrier et Gabrielle Dorziat, mais qui ne précisent pas les noms des réalisateurs des films interprétés par les quatre comédiens.

· Une galerie constituée de deux affiches et dix-huit photos du film affichées en plein écran.

· Des archives consacrées aux essais de comédiens (on y voit notamment les bouts de test de Françoise Lugagne)

· Une interview d’une dizaine de minutes de Micheline Presle, qui aurait du constituer le point d’orgue de ces suppléments. Malheureusement, la remarquable comédienne s’est toujours montrée assez réfractaire lorsqu’il s’agit d’évoquer le passé et le moins que l’on puisse dire, c’est que les éclairages qu’elle porte sur le tournage ne brillent pas par leur pertinence. Elle avoue d’ailleurs qu’elle avait occulté ce titre jusqu’à ce qu’elle le redécouvre récemment. Les anecdotes concernant Becker ou Rouleau sont redondantes avec la présentation de l’émission Le Club, et in fine on ne retient guère que la description des conditions de tournage sous l’occupation. Ceci dit, sur le sujet, mieux vaut voir le superbe Laissez-Passer de Tavernier ou lire l’essai de Pierre Darmon, Le monde du cinéma sous l’occupation (éditions Stock).

· Enfin, les autres titres de la collection Classique de Studio Canal nous sont présentés sous formes de jaquettes.

Abondance n’est pas synonyme de qualité : tel pourrait être le verdict concernant ces bonus somme toute assez décevants.

Par Otis B.Driftwood - le 30 janvier 2003