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Test dvd

Dodeskaden

DVD - Région 2
Wild Side
Parution : 20 / 6 / 2006

Image

La copie utilisée a été fort bien restaurée et ne comporte pour ainsi dire aucun défaut. On regrettera néanmoins un très léger lissage occasionnant une – faible – perte de définition, essentiellement dans les arrière-plan. Le principal défaut que l’on reprochera à cette édition est sa trop grande luminosité ; si la palette des couleurs semble respectée, celle-ci nous paraissent un peu trop brillantes – l’édition proposée par Arte Vidéo était plus sombre et plus naturelle -, quelques réglages seront donc nécessaires avant visionnage ; on conseillera par exemple de diminuer légèrement la luminosité et le contraste. En dehors de ça, la compression sait se faire discrète. En somme, une édition qui se caractérise plus par des choix artistiques que par de réels défauts techniques, à chaque cinéphile de voir si ce Dodeskaden ‘brillant’ lui conviendra.

Son

Il faudra coller ses oreilles sur les enceintes pour percevoir un très léger souffle, car la piste mono restaurée proposée ici est de grande qualité, on serait bien en peine de lui reprocher quoi que ce soit.

Suppléments

Disque 1 :

Bande-annonce (2min43) : étrange film annonce, qui mêle aux extraits du film des images de Kurosawa en tournage – c’est clairement lui et son style que l’on vend. La bande-annonce est dans un état correct.

Disque 2 :

Kurosawa en couleurs  (36min22) : Suite des documentaires consacrés aux œuvres réalisées pour la Toho, ce module revient d’abord sur les différents projets en couleurs ayant avorté : Runaway Train, Tora ! Tora ! Tora !,… et sur les difficultés de Kurosawa à monter un nouveau projet. C’est finalement en revenant à un travail plus intimiste qu’il y parviendra, entouré de ses collaborateurs habituels. Ceux-ci interviennent largement dans ce documentaire et témoignent de la joie du maître retrouvant son outil de travail. Ce supplément très émouvant s’achève sur les mots de Kurosawa révélant que c’est son ami Henri Langlois qui l’avait poussé à passer à la couleur en lui projetant Ivan le Terrible. Kurosawa tenait Kagemusha comme l’aboutissement de ses recherches dans ce domaine, mais n’a hélas jamais pu le montrer à son ami.

Kurosawa par Kurosawa : Entretien avec Kazuko Kurosawa (39min29) : Née à la fin du tournage des Sept Samouraïs, la fille d’Akira Kurosawa nous raconte son enfance dans l’ombre de ce père qui souvent ramenait son équipe avec lui à la maison pour continuer leurs beuveries et qui l’a initiée à l’Art et à reconnaître la beauté. Après avoir évoqué la tentative de suicide de son père, elle raconte comment elle s’est rapprochée de lui après la mort de sa mère, jusqu’à travailler avec lui en devenant sa costumière. Un joli témoignage, assez émouvant, notamment lorsqu’elle explique que c’est elle qui a annoncé à son père la fin prochaine de son épouse sur le tournage de Ran.

Kurosawa par Kurosawa : Entretien avec Hisao Kurosawa (13min11) : Plus réservé que sa sœur, Hisao Kurosawa n’évoque que brièvement son enfance ou ses relations avec sa famille, hormis pour confier que son père appréciait ses activités de musicien. Il s’attarde néanmoins sur son travail de producteur pour son père et les difficultés de tourner après que la Toho soit pour l’essentiel devenue une société de distribution.

Galerie Photos : une vingtaine de photos d’exploitation et de tournage, couleur et noir et blanc, ainsi que trois affiches.

Filmographie d’Akira Kurosawa.

Par Franck Suzanne - le 12 juin 2006