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Test dvd

Alien - Le huitième passager

DVD - Région 2
FPE
Parution : 21 / 9 / 2005

Image

Une qualité d’image quasi identique à celle proposée lors de la précédente édition. Hormis quelques poussières sensibles sur le générique d’ouverture, le master - certifié THX - est propre et rend parfaitement hommage à la photo de Vanlint, la définition et la précision de l’image sont chirurgicales. Une des deux nouvelles scènes intégrées - Dallas et Brett prisonniers de la substance chitineuse de l’alien - présente plus de grain que l’ensemble du film. Au final, une copie magnifique qui nous fait oublier que le film va souffler ses 25 bougies.

Son

En ce qui concerne les différentes bandes-sonores, nous ne nous lancerons pas dans un nouveau débat VO contre VF, mais il y a tout de même de quoi enrager : FPE a favorisé la VF pour le DTS ; une piste qui affiche plus de clarté et d’ampleur que la bande Dolby Digital. Si les dialogues vous semblent étouffés, en retrait par rapport à la musique, ne blâmez pas les techniciens pour le travail effectué sur la bande-son, cet effet est conforme aux souhaits de Ridley Scott qui a joué sur les chuchotements entre ses personnages. En ce qui concerne les effets surround, c’est Noël pour votre installation, notamment lors des scènes extérieures sur le planétoïde.

Suppléments

Disque 1

Mire de réglage THX. Choix du film en version cinéma ou en version director’s cut. Seule la version originale de 1979 bénéficie d’un commentaire audio en version originale sous titrée.

La version Director’s Cut, ressortie en 2003 sur les écrans de cinéma, ne présente que de légères différences avec l’œuvre originelle. Scott s’est contenté d’élaguer certains plans afin d’améliorer le rythme et de nous livrer deux scènes supplémentaires : une dispute entre Lambert et Ripley et la découverte du capitaine Dallas enfermé dans un cocon, une scène qui nuit au rythme de la fuite de Ripley à travers les couloirs du Nostromo.

Commentaire audio du réalisateur Ridley Scott, du scénariste Dan O’Bannon, du producteur exécutif Ron Shusett, du monteur Terry Rawlings et des acteurs Sigourney Weaver, Tom Skerritt, Veronica Cartwright, Harry Dean Stanton et John Hurt. Je ne suis pas personnellement un aficionado des commentaires audio, j’ai tendance à penser qu’ils démystifient l’œuvre. Connaître les ficelles enlève au plaisir que procure un film, même si je l’avoue, cela permet de mieux l’appréhender. Je reconnais néanmoins que ce commentaire est agréable. Les intervenants prennent du plaisir à revenir sur le film. En ce qui concerne les décors et les costumes, on apprend notamment que le Nostromo a été construit à partir de reliques d’avions, ceci afin de réduire les coûts de production. Ou bien encore que le fossile d’extraterrestre trouvé à bord du vaisseau sur LV-426 représente le plan "Cecil B DeMille" du film. Cette seule maquette a coûté une fortune, justifiée par la volonté de "faire vrai". Scott voulait que l’on assiste à un A movie, pas à une production Corman à petit budget.

Scott nous révèle un élément intéressant, la créature qui sera fécondée par le face-hugger donnera sa morphologie à l’alien qui naîtra. Ainsi Scott brise le mythe en révélant qu’une autruche donnerait vie à un alien-autruche… Un monstre qui prêterait peut-être à rire. Si l’équipe nous livre nombre d’anecdotes, elle revient également sur certains aspects artistiques de l’œuvre, comme les choix sonores, la musique, les plans sombres qui n’existent qu’à la seule fin de nous faire trembler. Au final, Weaver et Scott s’interrogent sur notre existence dans l’univers. Sommes-nous seuls ? D’où vient l’alien ? Enfin des questions auxquelles ne répond pas ce commentaire audio.

Disque 2

L’éditeur n’a pas lésiné sur les bonus, cette deuxième galette nous offre des heures de reportages et d’interviews, le film n’aura plus aucun secret pour vous. Comme pour tous les opus qui composent le coffret, un disque spécifique est dédié aux seuls suppléments. Les menus sont animés et proposés en 16/9. Les couloirs du Nostromo de l’ancienne édition ont fait place à des menus stylisés. Vous avez la possibilité de visionner les suppléments de deux manières : soit par thèmes, à savoir making of, documentaires, illustrations et photos, soit par sections distinctes : la préproduction, la production et la postproduction. Ces bonus sont proposés en anglais sous-titrés en français, anglais, allemand, italien, espagnol ou néerlandais.

1re partie : La préproduction

La créature (18 min) : Le scénariste Dan O’Bannon revient sur la génèse du scénario en compagnie du co-scénariste Ronald Shusett et des producteurs. Documentaire riche en anecdotes, on y apprend notamment que Roger Corman a bien failli financer le film afin d’en faire un juteux film de série B.

Première ébauche du scénario : A travers une quarantaine de pages de notes de production, le scénariste Dan O’Bannon se livre à propos de son bébé. Ces lignes reprennent exhaustivement les propos tenus par O’Bannon dans le documentaire La créature, ainsi que la première mouture du scénario.

Les animateurs (17 min) : Les producteurs Walter Hill et Gordon Caroll évoquent le choix de Ridley Scott en tant que réalisateur et la décision de la Fox de se lancer activement dans la SF suite au succès sans précédent de La Guerre des Etoiles. Le trop rare H.R. Giger revient sur sa collaboration avec Scott et la création de la "sainte trinité" : chestburster - face-hugger - alien.

Alien selon Ridley Scott : Le réalisateur qui a étudié au Royal College of Art a réalisé des ébauches de story-boards. Elles sont présentées accompagnées d’annotations.

Story-board : Une série de story-boards annotés.

Illustrations d’alien : Portfolio de dessins réalisés par Ron Cobb, Chris Foss, Jean ‘Moebius’ Giraud et H. R. Giger.

Les convoyeurs de l’espace (15 min) : Les producteurs et Ron Schusett reviennent sur les choix des acteurs : Ridley Scott souhaitait s’offrir les services d’un casting professionnel afin de pouvoir se concentrer sur le côté artistique du film. Schusett explique le choix commercial d’imposer deux femmes dans une production pourtant plutôt masculine. Tous les acteurs, à l’exception de Yaphet Kotto et de Ian Holm, évoquent leurs souvenirs de tournage. Harry Dean Stanton a précisé d’emblée à Ridley Scott qu’il n’appréciait pas les films de monstre. Scott lui a répondu que ce n’était pas non plus sa tasse de thé, mais qu’il pressentait que ce film serait différent de ce qui avait été tourné auparavant.

Essais caméra de Sigourney Weaver (4 min30) : Ces essais de casting ont été tournés par Scott avant que les décors ne soient finalisés. Possibilité de visionner les prises accompagnées d’un commentaire audio du réalisateur non sous-titré. On a le plaisir de découvrir une Ripley, clope au bec, au commande du Nostromo !

Portrait des acteurs : De nombreuses photos de l’équipage du Nostromo.

2e partie : La production

Peur de l’inconnu (24 min) : Promenade au sein des Studios Shepperton en Angleterre. L’équipe insiste sur les rigueurs de tournage liées à un budget réduit ainsi qu’à un planning surchargé. Ridley Scott effectuait entre 40 et 50 prises par jour. Certains acteurs, dont Tom Skerritt, revient sur le ras le bol des acteurs face au perfectionnisme de Scott.

Galerie de production : Photos d’archive du photographe Bob Penn : le Nostromo, la chambre des œufs, le destin de Kane, la mort de Brett, la mise hors circuit de Ash, la mort de Parker et de Lambert, les cocons, le Narcissus et des photos de plateau.

Instantanés : Comme les films ne sont pas souvent tournés en continuité, des instantanés des décors, des maquettes, des détails de maquillage ou de coiffure sont pris, afin de réduire les risques d’erreurs lorsque les plans sont mis bout à bout. Pour Alien, ces instantanés étaient confiés à Kay Fenton.

Aux confins de l’espace (17 min30) : Interviews de l’équipe à propos du Nostromo et de LV-426. Rien de fondamental.

Les décors d’Alien : Photos de la chambre de sommeil, du mess, des armes et des différents niveaux du Nostromo.

Le huitième passager (31 min30) : L’équipe revient sur les choix graphiques et artistiques de la créature.

Eclatement de la poitrine (5 min15) : Trois scènes multi-angles sont proposées avec commentaire audio non sous-titré des producteurs et du réalisateur. Des prises qui ne remplaceront pas ce que nous avons eu le plaisir et l’horreur de découvrir sur les écrans !

Atelier de Giger : Photos de l’atelier du maître en pleine création artistique.

3e partie : La post production

Tension : montage et musique (16 min30) : Interviews du monteur et de Jerry Goldsmith. Anecdotiques.

Scènes inédites : Sept scènes non retenues, proposées en 2.35 :1 non anamorphique (sauf indiqué) et en stéréo. Ces scènes ont bénéficié d’une remastérisation et d’un remontage effectués sous la direction de Ridley Scott himself. La qualité d’image est magnifique. Kane le matin (2 min15) - L’abandon (3 min25) - L’état de Kane, en 16/9 (2 min09) - Interruption des réparations, en 16/9 (1 min40) - Le regroupement (2 min56) - Ripley et Lambert, en 16/9 (1 min47) - Le sas (1 min47). Aucune de ces sept scènes n’est bien entendu fondamentale. La scène de l’abandon est intéressante, elle insiste sur la progression des trois membres d’équipage à l’intérieur du vaisseau alien situé sur LV-426.

Vers l’extérieur - Effets spéciaux (18 min52) : Tout le challenge pour les techniciens de rendre crédible un univers imaginaire considérant un budget réduit.

Galerie des effets spéciaux : Suite au budget restreint dont il disposait (8,4 millions $), le superviseur des effets spéciaux, Brian Johnson, a dû abandonner l’utilisation des motion control cameras (comme sur La Guerre des Etoiles et Rencontres du Troisième Type). Un bref aperçu de son travail en photos.

Le cauchemar devient réalité (19 min20) : Afin de tester l’impact du film sur des fans de SF purs et durs, la Fox invita quelques convives dans son Zanuck theatre. Le résultat ne fut pas à la hauteur des espérances, notamment à cause de la mauvaise accoustique de la salle. L’expérience fut reconduite dans une salle à Dallas. Son parfait. Le public hurlait. Certains vomissaient. Une ouvreuse s’est évanouie. Tout serait-il question de son ?

L’affiche : Des posters, logos et autres cartes à l’effigie du film

Shoot special : Des photos promotionnelles

Première : Des photos de la première du film, le 23 mai 1979, au Egyptian Theatre à Los Angeles.

Par Dave Garver - le 26 décembre 2003