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Test blu-ray

Scorpio

BLU-RAY - Région B
ESC Editions
Parution : 21 / 8 / 2018

Image

ESC reprend ici le seul matériel HD disponible, sorti en Blu-ray aux Etats-Unis, en 2015, chez Twilight Time. Le trait n'est pas des plus fins (les mises au point parfois approximatives n'aident pas), le niveau de détail est plutôt poussif dans des plans larges qui manquent de piqué, mais la précision se réveille miraculeusement dans les très gros plans, beaucoup plus convaincants. On notera surtout un grain assez abondant, plutôt fin et bien retranscrit par un encodage solide, qui permet à l'image d'afficher une belle patine argentique compensant un peu la faiblesse en précision. La copie est globalement propre et stable, avec des contrastes équilibrés, une colorimétrie honnête, bien saturée, mais aux carnations parfois suspectes.

Son

La version originale est de facture honnête, restituant très correctement le mixage d'origine. Les dialogues sont clairs, le rendu est sobre et suffisamment détaillé, sans traces du temps marquées (usure, sifflantes, saturations). La version française est plus couverte, on perd en détails et en dynamique, et les voix post-synchronisées ont un léger relent métallique. Pas de souffle désagréable ou de saturations, c'est déjà ça, mais on relève quelques sifflantes...

Suppléments

Analyse d'Olivier Père (23 min - 1080i)
L'hyperactif patron du département cinéma d'Arte revient sur Scorpio, film d'espionnage inscrit dans la tradition du genre et typique de son temps, avec son "climat de violence, de pessimisme, de cynisme" qui montre un monde décadent et sans morale. Il évoque Michael Winner, "cinéaste plutôt déprécié", ou le "style relativement sobre" et réaliste du film, malgré les dissonances de la musique de Jerry Fielding. Il parle des personnages qui jouent au chat et à la souris en ne faisant que se croiser, de la relation maître-disciple (récurrente chez Winner) ou du double-jeu politique et affectif. Scorpio, est marqué par ses deux stars, leurs retrouvailles dix ans après Le Guépard, ou certains éléments récurrents dans leurs films : le passage du temps (cher à Lancaster) ou la mythologie savamment entretenu par Alain Delon (les allusions au Samouraï, par exemple).

La fin des idéologies (21 min - 1080i)
Jean-Claude Missiaen, grand cinéphile devenu critique puis réalisateur, parle de Michael Winner qu'il a connu pendant la production de Scorpio, lorsqu'il était attaché de presse, ce qui lui a aussi permis de rencontrer sa "star favorite numéro 1" : Burt Lancaster. Missiaen se rappelle la façon de travailler de Winner, "techniquement très habile", raconte ses tout débuts à l'université, son parcours en Amérique et ses différents succès (la trilogie avec Charles Bronson). C'était quelqu'un qui savait s'entourer ("il a toujours su récupérer autour de lui beaucoup de gens de talent") mais qui finira par faire "un peu n'importe quoi" sur la fin de sa carrière. Missiaen revient brièvement sur Scorpio, "un peu l'anti-James Bond", regrettant le manque d'éléments pour caractériser Lancaster agent double mais admirant la vision de Vienne ou les subtilités d'écriture au milieu d'un projet très commercial. Un entretien abondamment illustré et très intéressant car très personnel : le critique se mêle au fan.

Bande-annonce originale (2 min 26 - 1080p) non sous-titrée malheureusement.

En savoir plus

Taille du Disque : 40 930 225 038 bytes
Taille du Film : 30 848 219 136 bytes
Durée : 1:54:36.953
Total Bitrate: 35,89 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 29,97 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 29978 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1954 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1892 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 24,019 kbps
Subtitle: French / 0,099 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 6 décembre 2018