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Test blu-ray

Phantasm

BLU-RAY - Région B
ESC Editions - Sidonis/Calysta
Parution : 6 / 6 / 2017

Image

Il n'aura fallu que quelques mois, après les Etats-Unis, pour que sorte en France la nouvelle restauration 4K de Phantasm, initiée par Bad Robot, la société du réalisateur J.J. Abrams. Grâce à ESC et Sidonis/Calysta, le film se voit édité en France pour la première fois depuis l'époque de la VHS et l'on peut dire que les conditions de visionnage ne sont plus du tout les mêmes. La copie est désormais stable, très propre dans l'ensemble, avec des contrastes soutenus, des noirs souvent profonds mais détaillés. Si l'on sent régulièrement le potentiel du scan 4K, notamment avec un beau grain argentique (qui aurait mérité d'être plus présent, ceci dit), la précision du trait n'est pas toujours constante et optimale. Notez que les plans truqués (fondus) sont plus doux et que la mise au point n'a pas toujours été bien assurée au moment du tournage, le moindre écart se remarquant beaucoup. On ne signalera aucun souci de colorimétrie, la palette de couleurs est plutôt nuancée et conforme au rendu pellicule. L'encodage est invisible. De très bonnes conditions pour se replonger dans ce classique du fantastique.

Son

La bande-son a également subi une cure de jouvence bienvenue, avec un remix 5.1 malheureusement uniquement disponible en version originale. Les pistes ont été totalement nettoyées et possèdent une très belle dynamique, aux dialogues très clairs, sans souffle. Si les effets sonores jouent subtilement de la spatialisation, les passages musicaux gagnent vraiment en efficacité. C'est un remix plutôt respectueux de l'original, qui ne cherche pas à en faire des tonnes. La version française, en mono, n'a pas eu la chance d'être nettoyée, conservant une ouverture très limitée et un spectre plutôt couvert. Il y a visiblement eu un traitement pour corriger le souffle (absent) et il subsiste encore de petits craquements - cela donne un certain charme, avouons-le.

Suppléments


Cette édition, sortie en juin dernier et limitée à 2 500 exemplaires, présente le film dans un bien joli steelbook comprenant un Blu-ray, un DVD (au contenu identique) ainsi qu'un livret de 22 pages. Ecrit par le journaliste et spécialiste du cinéma de genre Marc Toullec, Au coeur du Phantasm retrace la production et le tournage de ce premier opus, fabriqué dans des conditions spartiates en une année. De l'écriture "en isolement total" aux complications de tournage provoquées par la croissance du jeune Michael Baldwyn, alors âgé de 14 ans ; de l'investissement physique d'Angus Scrimm à son implication dans la création de son personnage "aussi drôle qu'une pierre tombale" ; du secours salvateur des parents Coscarelli à la création des décors et des effets spéciaux - la fameuse sphère métallique ; du remontage qui suivit les projections-test (et qui dura 9 mois) aux scènes coupées réutilisées en 1997 pour le 4e film de la série ; vous saurez tout (ou en tout cas beaucoup) de ce projet qui fut parfois "un vrai bordel", pour reprendre les mots de Mr Scrimm...

Cette édition reprend une petite partie des suppléments disponibles sur le disque américain (chez Well Go USA).

Interview de Guy Astic et Julien Maury (20 min - 1080i)
Entretien croisé entre le directeur des éditions Rouge Profond et le co-réalisateur de A l'intérieur (2007) ou Livide (2011). Si ce dernier n'a vraiment pas grand-chose à dire (il n'a même pas pris la peine de revoir le film pour l'occasion), Guy Astic est beaucoup plus enthousiaste sur ce "film-millefeuille" qui a "la logique du rêve". Admirant notamment l'"inspiration surréaliste" de Don Coscarelli et sa "jouissance en l'imaginaire" qui le rapproche d'un auteur comme Stephen King (où "tout peut faire histoire"), il parle de la sphère comme "représentation emblématique de la saga Phantasm" et d'un monde ouvert sur tous les possibles.


Interview de Don Coscarelli et Angus Scrimm (28 min - SD upscalé en 1080p)
Le réalisateur de Phantasm et son interprète fétiche participent à une émission TV pour une chaîne locale en Floride, en 1978, au moment de la sortie du film. C'est un professeur de cinéma de l'Université de Miami qui mène l'entretien et l'on peut dire que les questions sont plutôt bien vues et souvent pertinentes. Coscarelli parle de la phase d'écriture et ses inspirations (ses propres peurs, La Nuit des morts vivants de George A. Romero), la crédibilité des personnages ("l'horreur ancrée dans la réalité"), son attirance pour les projets d'envergure, les projections-test, la campagne publicitaire... Angus Scrimm est davantage interrogé sur son jeu ("penser pour la caméra") et la préparation de son personnage pour qu'il soit "le plus sinistre possible".

Angus Scrimm à la convention Fangoria (10 min - SD upscalé en 1080p)
Un document amateur filmé en 1989 qui montre l'acteur, "possédé" par l'homme en noir, faire le show devant un parterre de fans en délire. Non dénué d'humour, surtout lorsqu'il rejoue ses cinq répliques du premier Phantasm, il sait aussi être (un peu) plus sérieux - quoique - en parlant du jeu de Bela Lugosi ou Boris Karloff dans Dracula ou Frankenstein.

Bande-annonce originale (2 min 16 - SD upscalé en 1080p). Dommage de ne pas avoir plutôt proposé la version HD.

Galerie de photographies d'exploitation (3 min - HD)

Notez enfin que le film est également disponible dans un coffret intégrale 6 disques.

En savoir plus

Taille du Disque : 37 908 422 727 bytes
Taille du Film : 23 825 442 816 bytes
Durée : 1:28:58.291
Total Bitrate: 35,70 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 29,97 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 29973 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 1857 kbps / 16-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1830 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 9,948 kbps
Subtitle: French / 0,119 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 10 novembre 2017