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Test blu-ray

Pacific Express

BLU-RAY - Région B
ESC Editions
Parution : 26 / 11 / 2019

Image

Ce bon western de Cecil B. DeMille rejoint la collection Hollywood Westerns initiée par ESC (ici avec Movinside) dans la dernière restauration effectuée à ce jour, malheureusement d'une qualité sensiblement datée, qui était sortie en Blu-ray, en Allemagne, en 2017. Universal ne s'est apparemment pas beaucoup intéressé au film depuis le DVD édité en 2006 puisque les masters sont quasiment identiques, à quelques petites différences près (cadrage et gestion des hautes lumières). Aucun travail numérique n'a été effectué sur l'image, qui conserve quelques points blancs et des rayures, et sur la stabilité du cadre, encore un peu perfectible. Les contrastes restent soutenus et sans pulsations (ouf !), avec une définition honnête, sans plus, peu soutenue par un niveau de détail un peu chiche. Un grain abondant, et parfois un peu épais, est toujours présent, sans lissage abusif. 

comparatif DVD Universal (2006) vs. Blu-ray ESC (2019)1  2  3  4  5  6  7

Son

Dans le second supplément (cf. ci-dessous), Iac fait plusieurs fois allusion à des différences de dialogues entre la VO et la version française. Malheureusement, celle-ci est absente du disque, qui propose le film uniquement en VO sous-titrée. Cette dernière est de bonne facture, relativement propre malgré une ouverture modeste. Les dialogues sont clairs, les sons ambiants restent présents, on ne relève pas de saturations ou de sifflantes, et la piste a été nettoyée de tout souffle parasite.

Suppléments


L'épopée du rail selon Cecil B. DeMille (25 min - 1080i)
Le critique et historien Noël Simsolo revient sur Pacific Express et son réalisateur Cecil B. DeMille, homme discutable mais "grand metteur en scène" qui avait réussi à imposer son nom dans le cinéma à grand spectacle en n'abusant pas de la caméra virtuose. Il parle de lui comme d'une "rock star" qui va s'enfermer dans la superproduction et qui sera, pour le coup, souvent méprisé. Simsolo évoque également le casting masculin du film, à commencer par Robert Preston, mélange de charme et de vulgarité, "une sorte de Depardieu" à la fois fort et faible, qui jouera quatre fois pour DeMille, un "acteur extraordinaire" dont le public se souviendra surtout pour Victor, Victoria mais dont les nuances de jeu étaient déjà présentes dans Pacific Express. Simsolo retrace aussi le parcours cinématographique d'Akim Tamiroff, personnage "pittoresque" qui sera lié à Orson Welles, et qui sera l'une des stars de la Nouvelle Vague (chez Godard et Chabrol).


Le rendez-vous de mai (24 min - 1080i)
Iac, romancier et peintre en art western, fait ici son point historique habituel, comme pour tous les films édités récemment dans la collection. Il revient sur la construction de ce chemin de fer trans-continental (qui a fêté ses 150 ans en 2019), compliquée par des conditions géographiques difficiles et la résistance tenace des Indiens, et compare la réalité des faits avec ce que le film raconte. Il évoque les initiateurs du projet, des commerçants parfois peu scrupuleux, et le symbole de cette union des Etats-Unis qui tentait sans doute de faire oublier l'opposition Nord/Sud de la guerre de Sécession. Un complément comme toujours pertinent et bienvenu, avec un bel effort sur les illustrations.

En savoir plus

Taille du Disque : 41 797 927 160 bytes
Taille du Film : 30 785 667 072 bytes
Durée : 2:15:39.131
Total Bitrate: 30,26 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 27,14 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 27140 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 1536 kbps / 16-bit
Subtitle: French / 19,868 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 10 janvier 2020