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Test blu-ray

Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas ?

BLU-RAY - Région B
LCJ Editions
Parution : 28 / 5 / 2020

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Comme pour Le Fanfaron, LCJ prend la relève d'M6 vidéo en rééditant Mon dieu, comment suis-je tombée si bas ? dans sa toute dernière restauration en date. Les travaux ont été effectués en 2017 à la Digital Factory de Luce/Cinecittà, en 2K à partir du négatif original 35mm. Le résultat est très satisfaisant, avec un bon niveau de définition, du détail et un beau grain assez fin qui n'a pas été atténué par des défauts d'encodage. L'étalonnage est assez convaincant, avec des contrastes équilibrés et surtout une colorimétrie très naturelle (et parfois un peu de carnations à tendance magenta) et idéalement saturée. Seuls défauts, négligeables : une légère instabilité du cadre, quelques minuscules points blancs qui peuvent parfois apparaître (mais ils sont rares) et plusieurs poussières/poils réguliers et tenaces en bord de cadre. D'excellentes conditions de visionnage et un bien bel upgrade par rapport à la précédente édition du film en France.

comparatif DVD M6 vidéo (2011) vs. Blu-ray LCJ (2020)1 2 3 4 5 6 7 8

Son

Côté son, c'est également du très bon travail. Restaurée à partir d'un positif son 35mm, la version originale italienne est curieusement présentée en 5.1, un choix étrange puisque le mixage reste frontal et surtout dans son mono d'origine. Le rendu est plutôt bon, on ne relève aucune trace d'usure, pas de souffle, pas de sifflantes ni de saturations. L'ensemble reste moyennement détaillé mais conforme au travail original, entièrement post-synchronisé. On notera un niveau sonore un peu bas par rapport à la VF, très agréable, qui apparaît plus claire, moins couverte, et totalement nettoyée, sans dégâts du temps marqués (au pire de très légères sifflantes). Les amateurs de Jean Rochefort y retrouveront sa vraie voix (il a été doublé par un autre comédien dans la version italienne).

Suppléments

Entretien avec Christian Viviani (12 min - 1080i)
En guise de présentation du film, Henri-Jean Servat interroge le critique et spécialiste du cinéma italien sur Mon dieu, comment suis-je tombée si bas ?, que celui-ci considère "parmi les meilleurs de Comencini". Il parle de la carrière du cinéaste, de ses drames empreints de sensibilité et de sentiments, qui semble suivre ici les traces de Dino Risi ou Mario Monicelli. Peut-être un peu trop "comique-bouffon", Viviani pense cependant que ce projet, "parodie de D'annunzionnisme", était sans doute une commande acceptée par Luigi Comencini. Il remarque que la pulpeuse Laura Antonelli apparaît pourtant corsetée et étouffée, et note qu'elle retrouvera D'Annunzio quelques années plus tard dans L'Innocent de Luchino Visconti, "résolument plus tragique". Commençant par évoquer l'une des rares apparitions de Jean Rochefort dans un film italien, l'entretien se conclue sur l'une des caractéristiques du cinéma transalpin : la post-synchronisation, utilisée comme "recomposition de l'acteur".

Laura Antonelli par Philippe Labro (39 min - 1080i)
Près de 40 min de témoignage par quelqu'un qui n'a pas grand-chose à dire sur le sujet, mené avec des questions longues et trop superficielles... Autant Jean Sorel était un choix malin pour évoquer le cinéma italien des années 60 (en supplément du Fanfaron), autant l'entretien avec Philippe Labro, qui n'a véritablement croisé Laura Antonelli que sur un seul film (Sans mobile apparent en 1971, à l'intrigue d'ailleurs bien éventée), s'avère très limité. Légèrement obnubilé par la plastique de cette "créature" (et on le comprend), Henri-Jean Servat cherche surtout à savoir si Labro y était lui aussi sensible dans la vie, ou s'il n'aurait pas eu sous la main quelques anecdotes privées et/ou croustillantes en rapport avec Jean-Paul Belmondo, un grand ami de Labro qui vivait une histoire d'amour avec l'actrice à cette époque. On ne nous épargnera pas les analyses hypothétiques sur les déchéances de l'actrice dans les années qui suivirent, son enfermement artistique dans des rôles sexy, puis le drame personnel à cause de retouches botoxées et voyantes qui lui coûteront sa fin de carrière. Mystères d'une vie dont on n'apprendra rien de plus puisque Labro ne la connaît pas. Plus de la moitié de l'entretien porte en fait sur son propre travail de cinéaste, comment il conçoit la direction d'acteurs (qui est en fait, pour lui, un choix d'acteurs), et son "aventure du cinéma" aux côtés de mentors comme Jean-Pierre Melville, avec un bilan critique de ses propres films... voire même des infos sur son futur roman ! Pas inintéressant en soi mais pas mal hors sujet quand même.

Laura Antonelli par Henri-Jean Servat (29 min - 1080i)
Le journaliste mondain Henri-Jean Servat nous résume le parcours de Laura Antonelli, héroïne de Mon dieu, comment suis-je tombée si bas ?, au titre "étrangement prémonitoire". Remarquée dans un film de Mario Bava (pas le meilleur) et quelques coproductions françaises, Laura Antonelli deviendra rapidement la "belle poule" du cinéma italien, au parfum de scandale. Son rôle de "poupée érotique" affriolante dans Malicia de Salvatore Samperi propulsera sa carrière jusqu'au début des années 90, quand une mauvaise réaction au botox la défigurera et l'obligera à finir sa vie en se cachant, sans argent. Un module classique mais intéressant, même si le naturel de Henri-Jean Servat revient vite au galop, mélange de croustillant (elle était comme "un bonbon, un biscuit, un brugnon") et de potins éculés, comme lorsqu'il évoque l'histoire d'amour avec Jean-Paul Belmondo, au détriment d'Ursula Andress : "On ne va pas raconter la vie privée des gens, mais c'est important"...

En savoir plus

Taille du Disque : 43 055 144 362 bytes
Taille du Film : 33 444 741 120 bytes
Durée : 1:50:33.168
Total Bitrate: 40,34 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 34,96 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 34960 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: Italian / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 1867 kbps / 24-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1381 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 0,098 kbps
Subtitle: French / 27,184 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 26 juillet 2020