Menu
Test blu-ray

Legend

BLU-RAY - Région All
Universal
Parution : 31 / 5 / 2011

Image

Ridley Scott est un habitué des rééditions en multiples versions, rallongées ou modifiées de manière plus ou moins légitime. Cette édition "Ultimate" de Legend est importante puisqu'elle permet de voir sa version, corrigée à partir du montage européen qui correspondait à sa vision (mais qui fut remonté pour la sortie en salle, aux Etats-Unis). Quelques décennies plus tard, le temps a fait son oeuvre et Universal, qui avait charcuté le film à l'époque, a changé de braquet et présente le film dans des conditions très honorables (on pouvait craindre le pire). Le master HD s'avère très correct, malgré les années, même s'il n'échappe pas à certaines limitations techniques. La copie est en tout cas très propre, assez stable, avec une définition et un niveau de détail satisfaisants. L'étalonnage a été soigné, avec une colorimétrie particulièrement riche et saturée, et des contrastes équilibrés, aux noirs soutenus. Les images bénéficient d'un léger grain et d'une patine argentique tout à fait recommandable. En jetant un oeil au montage cinéma, présenté en parallèle sur le Blu-ray, on constate facilement un écart de rendu, et on comprend aisément quel montage a souhaité privilégier Universal - même si la présence des deux versions est hautement louable. Niveau image, donc, la qualité du "montage cinéma" se montre quelques crans en deçà, avec un rendu assez proche des masters HD refourgués par Universal aux éditeurs depuis 10 ans. L'image est un peu plus épaisse, le trait et le détail sont moins précis, avec des contours accentués et donc moins convaincants. Mais l'ensemble se laisse voir grâce à un étalonnage là aussi soigné, en tout cas dans les possibilités offertes à l'époque, avec une saturation encore plus poussée et des choix de contraste radicalement différents (cf. comparatif). Les deux films sont encodés séparément, avec un débit vidéo convenable et aucun artefact à signaler.

comparatif Theatrical cut vs Director's cut 1  2  3  4

Son

Nous avons ici testé l'édition américaine qui ne propose les films qu'en VO, remixés en 5.1. Les rendus sont convaincants et surtout très efficaces (la version cinéma est peut-être un peu plus compressée que le director's cut). Profitant d'un univers très marqué, les bandes-son s'avèrent elles aussi très détaillées, avec une spatialisation indéniable et une dynamique fort appréciable. Le son est clair, sans aucune trace d'usure, sans souffle ou distorsions des voix. Le Blu-ray sorti en France en 2012 propose une version française (DTS 5.1) sur la version cinéma, uniquement.

Suppléments

Cette édition américaine offre peu de suppléments, mais ils sont de qualité. Notez surtout que l'édition française ne propose que la bande-annonce.

Commentaire audio de Ridley Scott (non sous-titré)
Le réalisateur complète cette édition en se prêtant au jeu du commentaire audio, sur la version director's cut. Comment souvent, il est très à l'aise dans l'exercice : mémoire d'éléphant, peu avare en détails, et surtout très franc (comme lorsqu'il évoque la musique de Jerry Goldsmith et avoue qu'il aurait dû suivre sa première intuition). Il évoque beaucoup le tournage, les anecdotes et les soucis rencontrés, justifie le choix du studio (gigantesque), et ne cache pas la forte inspiration de La Belle et la Bête de Jean Cocteau.

Piste isolée du score de Tangerine Dream (sur la version cinéma)



La création d'un mythe (51 min - SD - 4/3 - VOSTF)
Reprise de l'excellent making of produit pour l'édition DVD sortie en 2000. A l'exception d'un Tom Cruise absent et littéralement ignoré, c'est la synthèse passionnante d'un tournage et d'un film hors norme, comme toujours chez Ridley Scott. On aborde l'écriture du scénario ("ces choses étaient trop bonnes pour être filmées"), une histoire si convaincante que le projet fut lancé dès le premier jet, le tournage dans une gigantesque forêt recréée dans les studios de Pinewood, et la création des différentes créatures, dont le fameux Darkness. On évoque bien sûr l'incendie qui détruisit le plateau, quelques semaines avant la fin du tournage, sans faire de victimes heureusement, et la sortie ratée du film, avec ses deux versions ("on a perdu un petit chef-d'oeuvre de l'époque"). On sent encore plein de regrets chez Ridley Scott pour ce film, dont il reste encore fier mais qu'il voyait encore meilleur. Il raconte sa période de "paranoïa", après l'échec des projections test, et la "mauvaise idée" du remplacement du score de Jerry Goldmsith par celui des Allemands de Tangerine Dream.



On trouve également deux scènes coupées (14 min - SD - 4/3 - VOSTF). La première est tirée d'une VHS, avec bande-son retravaillée (bruitage+musique) pour avoir un rendu moins brut. La seconde a été retrouvée uniquement avec le son et donc illustrée par des photos de tournage et le storyboard.

Clip de Bryan Ferry "Is Your Love Strong Enough" (6 min - SD - 4/3)

Bandes-annonces et spots TV (5 min - SD - 4/3 - VOSTF)


En savoir plus

director's cut

Taille du Disque : 49 792 190 362 bytes
Taille du Film : 25 420 498 944 bytes
Durée : 1:53:27.217
Total Bitrate: 29,87 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 23,56 Mbps
Video: VC-1 Video / 23563 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / Advanced Profile 3
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 4477 kbps / 24-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Audio: English / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz / 192 kbps / DN -4dB / Dolby Surround
Subtitle: English / 21,881 kbps
Subtitle: Spanish / 16,968 kbps
Subtitle: French / 17,925 kbps

version cinéma

Taille du Disque : 49 792 190 362 bytes
Taille du Film : 20 269 185 024 bytes
Durée : 1:29:36.371
Total Bitrate: 30,16 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 23,99 Mbps
Video: VC-1 Video / 23991 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / Advanced Profile 3
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 4324 kbps / 24-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Audio: English / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz / 192 kbps / DN -4dB
Subtitle: English / 19,695 kbps
Subtitle: Spanish / 16,764 kbps
Subtitle: French / 17,714 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 26 décembre 2019