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Test blu-ray

Le Hussard sur le toit

BLU-RAY - Région B
Pathé
Parution : 3 / 10 / 2018

Image

Le Hussard sur le toit a été restauré en 4K par la branche parisienne du laboratoire L'Immagine Ritrovata, à partir du négatif original et sous la supervision du directeur de la photographie Thierry Arbogast et du réalisateur Jean-Paul Rappeneau. Le résultat est assez luxuriant, restituant fidèlement la richesse visuelle du film et surtout les conditions de visionnage en salle, de l'époque. La copie est immaculée, extrêmement stable, avec un léger grain et une belle patine argentique d'ensemble. La définition est très bonne, avec un niveau de détail soutenu, et la colorimétrie apparaît très naturelle, nuancée, idéalement saturée. On notera que les contrastes ne sont pas toujours homogènes, avec de nombreux plans aux noirs très clairs et parfois colorés (typiques des conditions d'étalonnage de l'époque). C'est un rendu très beau et convaincant, bien plus en tout cas que pour la première édition Blu-ray, sortie en 2010, qui présentait un aspect beaucoup plus doux et moins détaillé. Nous aurions aimé vous proposer un comparatif avec cette nouvelle restauration, malheureusement aucun des trois Blu-ray de l'édition 2010, à notre disposition, n'est aujourd'hui lisible (un mauvais pressage, un de plus) : une réédition était donc indispensable, et pas seulement dans le but de proposer une nouvelle image !

Son

Pathé propose le film dans un remix DTS en 5.1 très convaincant : belle restitution de la musique, dialogues clairs, spatialisation efficace et subtilité des détails, avec une présence ponctuelle mais remarquée des basses fréquences. Il n'y a pas de souffle ou traces d'usure, bref absolument rien à redire : le résultat est immersif comme il faut. Le film est également proposé dans son mixage stéréo d'origine, tout aussi bien restitué, et en Audiodescription pour les malvoyants.

Suppléments


Cet insatiable besoin de hauteur (65 min - 1080p)
Retour sur la production du Hussard sur le toit avec ce documentaire de Roland-Jean Charna qui est à la fois un récit du tournage et un portrait en filigrane du réalisateur Jean-Paul Rappeneau à travers le regard de ses collaborateurs. Ce "père idéal" qui "a besoin d'aimer" est en partie dévoilé par son actrice Juliette Binoche (dont ils partagent le goût pour l'implication et la méticulosité, "ce n'est QUE du travail"), le premier assistant réalisateur et le storyboarder. On apprend pas mal de choses sur la fabrication du film, les intervenants dévoilant de nombreuses anecdotes, chacun dans leur spécialité, avec le plaisir d'écouter ces "petites mains" inconnues du grand public et un récit très intéressant des coulisses. On découvrira par quelle coïncidence le réalisateur décide de s'attaquer à l'adaptation du livre (assouvissant un "désir complètement authentique"), comment il s'approprie l'oeuvre d'un autre (sa rencontre avec un personnage et un espace) et choisit son nouveau chef opérateur ("je cherchais un peintre").

C'est aussi un bel éclairage sur l'étape méconnue mais cruciale des repérages, "stratégie militaire" et méthodique pour trouver les bons lieux de l'histoire, et comment des heureux hasards ont pu inspirer certains éléments du film (le choix imprévu du format scope). Le documentaire nous donne une bonne idée de la complexité du tournage ("chaque séquence est une gageure"), illustrée par la reconstitution des toits de Manosque. En fil rouge, notamment grâce aux interventions pertinentes d'une professeure d'université, spécialiste de Jean Giono, on analyse le livre, les enjeux de l'histoire (une "version noire du monde" écrite par Giono "un peu pour régler ses comptes" avec la nature humaine, déçu de ce qu'il avait vécu au sortir de la guerre), la richesse des personnages (Angelo, "le fils rêvé" de Giono), le style et l'art de l'écrivain ("développer une oeuvre romanesque à partir de peu de choses"). Un bémol sur la forme : le documentaire n'est illustré que par des extraits du film, le storyboard ou quelques documents papier. Pas d'images de tournage ou davantage de documents d'époque. Et également un regret : il n'y presque aucune allusion à Olivier Martinez, que ce soit pour son casting ou le tournage qui fut pour le moins compliqué. C'est un peu dommage mais cela ne gâche heureusement pas la richesse de cette heure passionnante.


En savoir plus

Taille du Disque : 46 612 055 778 bytes
Taille du Film : 37 125 212 160 bytes
Durée : 2:09:41.440
Total Bitrate: 38,17 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 29,97 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 29978 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 3652 kbps / 24-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1651 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS Audio / 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 16-bit
Subtitle: French / 0,427 kbps
Subtitle: French / 23,430 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 17 octobre 2018