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Test blu-ray

La Rivière de nos amours

BLU-RAY - Région B
Wild Side
Parution : 24 / 7 / 2019

Image

Wild Side réédite aujourd'hui cet excellent western du non moins excellent André De Toth, à partir du même master HD sorti aux Etats-Unis en 2017, chez Kino Lorber. MGM avait soigné la précédente restauration pour le DVD européen (en 2005), c'est encore le cas pour cet upgrade en HD relativement convaincant, malgré quelques petites imperfections techniques dues à son ancienneté. Le rendu reste encore très agréable avec une bonne définition et quelques gros plans suffisamment fins - avec toujours les habituels plans truqués (fondus au noir et fondus enchaînés) à la texture plus épaisse. Le grain argentique a été conservé sans avoir subi de dégradation. L'ensemble est très stable, quasiment immaculé, et bénéfice de contrastes très équilibrés. La colorimétrie, très efficace en DVD, l'est également ici, d'autant plus que les différences sont inexistantes : la palette de couleurs reste plutôt nuancée et très flatteuse à nos yeux. On déplorera essentiellement une émulsion ponctuellement fragile, avec une pellicule sujette à de régulières instabilités chromatiques : pulsations et dérives jaunâtres en bord de cadre. Rien de vraiment dommageable pour un résultat globalement assez réussi...

comparatif DVD MGM (2005) vs. Blu-ray Wild Side (2019) : 1   2   3   4   5   6

Son

La version originale, sans être d'une qualité exceptionnelle, fait bonne figure, avec une ouverture limitée mais des voix claires et des ambiances suffisamment précises. Si l'on ne relève pas de souffle ou de traces d'usure, les plus attentifs repéreront peut-être, en fond sonore pendant quelques passages calmes et silencieux (comme à la 23e minute), de très discrets artefacts numériques, façon fichier mp3 compressé. La version française est beaucoup plus en retrait, plus couverte et sensiblement moins détaillée, mais sans souffle. Les voix sont sujettes à des sifflantes et quelques saturations...

Suppléments

La Rivière de nos amour est présenté en digibook, accompagné d'un livret de 78 pages abondamment illustré, au texte signé Philippe Garnier. Le journaliste et historien, spécialiste d'André de Toth, notamment par un livre d'entretiens en 1993, revient sur la personnalité atypique du réalisateur, homme déterminé et malin qui tenait à sa liberté. Il le raconte sur La Rivière de nos amours, ses méthodes de travail, le challenge d'un budget serré pour un film ambitieux, les repérages en avion et l'utilisation judicieuse des extérieurs, en pleine nature, le soin apporté au réalisme et à la vraisemblance, notamment avec ce fort construit en dur qui servira, plus tard, sur d'autres tournages, ou le pragmatisme d'un professionnel qui modifie parfois le scénario pour faciliter la mise en boîte de certaines scènes... Le tout, pimenté par les propres souvenirs du réalisateur, comme lorsqu'il parle de Kirk Douglas ("un vrai pro") ou de Walter Matthau : "C'était un emmerdeur fini, pompeux comme tout. Mais était-il bon acteur ? Non. Il était mieux que ça. Fin de la discussion." Garnier analyse également le film et son scénario déjà vu ("que des clichés"), transcendé par l'aspect formel, la mise en scène de De Toth et la présence de sa star. Il raconte quelques anecdotes du tournage, évoque la "longiligne sauvageonne" Elsa Martinelli ou l'accueil critique de l'époque.


The Beauty of the Land (31 min - 1080p)
L'écrivain Anthony Slide raconte son grand ami André de Toth, revenant d'abord sur la carrière de cet "artisan réalisateur", assistant pour son compatriote hongrois Alexander Korda avant d'être remarqué à Hollywood. S'il participa anonymement à quelques superproductions prestigieuses (Lawrence d'Arabie ou Superman de Richard Donner), celui qui se qualifiait de "seul Texan hongrois" est aujourd'hui connu pour sa longue contribution au western, notamment aux côtés de Randolph Scott, un acteur qu'il n'estimait pourtant pas plus que cela. Anthony Slide raconte le tournage de La Rivière de nos amours, le goût de De Toth pour les grands espaces, ses recherches en avion pour dénicher des lieux de tournage inédits, ses rapports avec Kirk Douglas... Entre des anecdotes, comme ce double rôle de l'acteur Hank Warden, il spécule souvent sur les apports éventuels du réalisateur par rapport au script original. Un témoignage intéressant qui nous fait faire davantage connaissance avec un personnage "haut en couleurs", un réalisateur dont la filmographie peu visible réserve encore beaucoup de surprises.

Bande-annonce (2 min 21 - SD)

En savoir plus

Taille du Disque : 31,795,717,340 bytes
Taille du Film : 23,610,064,896 bytes
Durée : 1:28:27
Bitrate Vidéo Moyen : 29,88 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 29883 kbps / 1080p / 23.976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz /  1848 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz /  1509 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz /  1799 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz /  1509 kbps / 24-bit)

Par Stéphane Beauchet - le 7 septembre 2019