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Test blu-ray

La Montagne jaune

BLU-RAY - Région B
ESC / Movinside
Parution : 7 / 5 / 2019

Image

ESC poursuit la reprise des acquisitions de son partenaire Movinside en incluant dans sa belle collection "Westerns de légende" ce sympathique La Montagne jaune, proposé pour la première fois au monde en Blu-ray. Il s'agit d'un master Universal assez récent, proposé au format 2.00, un substitut panoramique régulièrement utilisé par le studio à l'époque (cf. le Blu-ray de Mirage de la vie) sans convaincre complètement, avec ses cadres aux compositions parfois peu aérées. Le film a sans doute été scanné en 2K et offre la plupart du temps une très belle qualité d'image. Les plans sont assez fins, précis et détaillés, stables, globalement bien nettoyés, avec des contrastes très équilibrés et une colorimétrie nuancée et bien saturée. Le grain a été totalement respecté : il est ici plutôt abondant et ne souffre d'aucun souci de compression.

Il est cependant important de préciser que cette restauration n'est pas totalement irréprochable : il semblerait que la partie directement issue du négatif ait été complétée avec une ou plusieurs sources de qualité inférieure. On note ainsi qu'une bobine complète (entre la 10e et la 20e minute) possède un aspect beaucoup plus doux et moins convaincant. Ce segment est-il issu d'un interpositif ? La question se pose également pour tous les plans truqués incluant des fondus enchaînés ou des fondus au noir. Ces plans, parfois assez longs, souffrent habituellement d'une baisse de qualité, inhérente à leur mode de fabrication, et cela ne devrait pas plus "détonner" que cela. Or, ici, l'écart de qualité est vraiment impressionnant : nette dégradation du piqué (il y a même parfois quelques contours colorés), atténuation des couleurs, affaiblissement des contrastes (quelques pulsations). A tel point qu'on peut se demander si, là encore, on n'a pas utilisé un autre matériel que les négatifs. Ou bien, autre hypothèse : le laboratoire Universal, à l'époque, a dès le départ mal fabriqué ces effets de transition et il nous faut donc faire avec. Quelques petits questionnements qui n'entachent heureusement pas la bonne impression d'ensemble : rappelons que ces plans douteux restent ponctuels et pas si nombreux que cela. Les scènes directement issues du négatif sont en tout cas resplendissantes, à tel point qu'on souhaiterait que le catalogue Universal soit plus souvent restauré de cette manière...

Son

La Montagne jaune est un western si rare qu'il n'est proposé qu'en version originale, malgré une sortie française au milieu des années 50. Le rendu est très correct, peut-être un tout petit peu couvert mais suffisamment clair et détaillé, et surtout dénué de traces du temps : les sifflantes sont discrètes, le souffle a été gommé. On notera, concernant les sous-titres, que l'opérateur a visiblement quelques problèmes à orthographier correctement le futur à la première personne du singulier...

Suppléments


Prospecteurs et joueurs du Nevada (6 min - 1080i)
Une rapide présentation du Nevada par Iac. Le romancier et artiste en art western parle de la création de cet Etat américain, son rapport avec le western, patrie de Bonanza et des chercheurs d'or, notamment avec la mine de Comstock. Si, de cette époque, il reste aujourd'hui d'innombrables villes fantômes, le Nevada représente aussi le jeu (Las Vegas), les mystères extraterrestres (la fameuse Zone 51) ou les essais de bombe nucléaire dans les années 50...

Jesse Hibbs et les westerns Universal (33 min - 1080i)
Le critique et historien du cinéma Noël Simsolo revient sur La Montagne jaune, un "film rare", "sans génie mais sans défauts", et dresse un rapide historique du western à la Universal. Un genre apparu dès la période muette qui sera plus ou moins délaissé selon les décennies et les vagues à la mode, mis de côté par les films fantastiques (les fameux Universal Monsters), les mélodrames ou les Films Noirs, mais qui ne cessera de revenir sur le devant de la scène, notamment grâce à une belle période auteurisante au début des années 50 (avec Hugo Fregonese, Budd Boetticher, etc.) et des stars maison comme Audie Murphy. Noël Simsolo s'intéresse ensuite au réalisateur "assez décrié" Jesse Hibbs, l'un de ceux, justement, qui accompagna la montée en puissance d'Audie Murphy, et qui apprit son métier auprès des plus grands avant de bifurquer vers la télévision et les séries western comme Rawhide avec Clint Eastwood. Simsolo évoque enfin l'étonnant parcours de Lex Barker, qui tenta de trouver le succès aux Etats-Unis, dans les westerns ou avec le rôle de Tarzan, popularité qu'il finit par obtenir de l'autre côté de l'Atlantique avec la série des Winnetou, en Allemagne...


En savoir plus

Taille du Disque : 24 028 164 940 bytes
Taille du Film : 16 433 086 464 bytes
Durée : 1:18:12.688
Total Bitrate: 28,01 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 24,98 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 24988 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 1536 kbps / 16-bit
Subtitle: French / 21,058 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 15 juin 2019