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Test blu-ray

La Grande combine

BLU-RAY - Région B
Rimini Editions
Parution : 23 / 10 / 2018

Image

Avant trois nouveaux titres prochainement disponibles, Rimini poursuit sa belle lancée autour de Billy Wilder avec La Grande combine, présentée dans une restauration plutôt convaincante, déjà sortie en Blu-ray en 2017, aux Etats-Unis (chez Twilight Time). Il pourrait s'agir de la remasterisation d'un scan HD pré-existant puisque la copie (très stable) a été entièrement nettoyée (à quelques très rares rayures verticales près) ; que l'étalonnage apparaît solide, avec des noirs renforcés et équilibrés qui donnent un très beau noir & blanc ; et surtout parce que le piqué de l'image, un peu faible, semble avoir été compensé par une très légère accentuation des contours. Le niveau de détail, plutôt bon, renforce la bonne impression d'ensemble sur la précision de l'image (les gros plans sont magnifiques). Un léger grain reste présent, un tout petit peu atténué par rapport au niveau d'origine (on peut le voir en comparaison des extraits du film, non retouchés, dans les suppléments). On notera enfin 3 ou 4 moments, d'une durée de quelques photogrammes à quelques secondes, pendant lesquels le noir & blanc devient légèrement coloré (vert) : le seul réel défaut d'encodage à signaler, si furtif qu'il passera inaperçu pour le plus grand nombre. Pour ce film, à redécouvrir d'urgence, le Blu-ray Rimini propose donc d'assez bonnes conditions de visionnage, encore plus spectaculaires si on le compare à ce que proposait le précédent (et bien médiocre) DVD qui était sorti chez MGM en 2001 :

comparatif DVD MGM (2001) vs. Blu-ray Rimini (2018) :    1   2   3   4   5   6 

Son

Version ou version françaises sont proposées dans une qualité tout à fait convenable. On ne relève pas de souffle disgracieux, de traces d'usure marquées, de sifflantes ou de saturation. Les bandes son gardent un bel équilibre, avec des voix claires et une bonne restitution des ambiances.

Suppléments

Comme pour chaque film de la collection, Rimini propose un livret signé Marc Toullec : Numerus Clausus revient pendant 28 pages sur la production de La Grande combine, le tournage au Cleveland Stadium, les improvisations trouvées sur le plateau qui ont enrichi le script, etc. Il s'attache plus particulièrement à la performance de Walter Matthau, fortement inspirée par Wilder lui-même, et à la rencontre décisive entre trois compères (Matthau, Lemmon et Wilder) qui ne se quitteront plus. Un tournage qui ne s'est pas toujours déroulé comme prévu, arrêté plusieurs fois pour les soucis de santé de Walter Matthau (une crise cardiaque, puis une mauvaise chute, rien que ça!), qui reste un souvenir positif pour le réalisateur, mais une déception quant à l'accueil critique et public. On découvre, au passage, l'élégance de Jack Lemmon qui assume sa place de faire-valoir dans le film, laissant libre cours à son partenaire dont c'était le premier grand rôle important - il recevra d'ailleurs un Oscar.


Ecrire à quatre mains - 2e partie (20 min - 1080i)
Suite de l'entretien avec Paul Diamond, débuté sur le Blu-ray d'Embrasse-moi, idiot. Le fils du scénariste I.A.L. Diamond évoque le véritable talent d'écriture de son père ("un don pour les dialogues"), raconte le "mariage" d'une trentaine d'années avec Billy Wilder, leur relation complémentaire et leur routine de travail. Paul Diamond poursuit l'évocation de leur filmographie commune, commençant par le film qui était peut-être le préféré de son père, La Grande combine, qui réunissait "une équipe tout bonnement inséparable". Il évoque les derniers films du duo, certains assez réussis mais tous des échecs au box-office. La flamme d'antan peinait à se raviver : Wilder n'a "plus le même punch" sur Spéciale Première, Fedora est "lent et maniéré", Buddy Buddy est "un adieu un peu pâle" et démodé.


Conversation entre Mathieu Macheret et Frédéric Mercier (33 min - 1080i)
Retour des deux compères critiques qui s'attellent cette fois à l'analyse du mésestimé La Grande combine, "forme de synthèse" du cinéma de Billy Wilder, à la trame de comédie romantique "furieusement novatrice", et l'"un de ses plus beaux accomplissements". Toujours passionnants à écouter, disserter et se relancer mutuellement, Macheret et Mercier rappellent fort judicieusement les points communs avec Le Gouffre aux chimères, soulignent la "limpidité d'écriture" et une ambition d'auteur incroyable, notamment à propos de la question raciale : la position du personnage de Boom Boom Jackson ou la scène finale, "pierre de touche du film".

Bande-annonce (1080p - non sous-titré)

En savoir plus

Taille du Disque : 36 000 034 715 bytes
Taille du Film : 25 730 359 296 bytes
Durée : 2:05:42.785
Total Bitrate: 27,29 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 22,01 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 22011 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1650 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1924 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 0,349 kbps
Subtitle: French / 34,852 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 28 janvier 2019