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Test blu-ray

L'Arnaqueur

BLU-RAY - Région A, B, C
20th Century Fox
Parution : 15 / 6 / 2011

Image

Sortie pourtant en 2011, il y a déjà cinq ans, ce master HD de L'arnaqueur reste encore très recommandable. Si nous ne sommes pas face à une qualité "dernier cri", les techniques de restauration ayant considérablement évolué depuis cette époque, l'ensemble offre une image souvent très belle. La copie est d'une grande stabilité, totalement immaculée, avec une palette de gris nuancée aux contrastes malgré tout un peu insuffisants (les noirs manquant de densité). Il y a bien quelques mises au point parfois fragiles, une profondeur de champ pas toujours homogène à cause des objectifs anamorphiques utilisés au tournage, mais la définition reste toujours très correcte, avec un trait suffisamment fin et un bon niveau de détail (quelques rares plans, vers la fin du film, sont presque perfectibles sur ce point). Mais on regrettera surtout une patine générale un peu trop douce, le grain ayant été soigneusement gommé. Il n'apparaît presque que pendant les plans truqués, plus granuleux à l'origine.

Son

La version originale est proposée dans un mono d'origine (Dolby Digital) propre et clair, au spectre ramassé, avec un souffle très discret et peu de saturations. La bande son en VO a été également remixée en 5.1 (DTS-HD Master Audio) pour un résultat plus convaincant, plus subtil, mieux nettoyé et possédant une meilleure dynamique. Si la spatialisation reste limitée, elle avantage surtout la musique de Kenyon Hopkins, bien mieux mise en valeur. La version française d'époque ne s'en sort pas si mal, non seulement par la qualité du doublage mais aussi par les bonnes conditions d'écoute : un remix 5.1 clair et dénué d'impuretés, au spectre essentiellement frontal et tranquille, sauf pour les morceaux musicaux qui sollicitent là aussi les canaux surround.

Suppléments

La partie éditoriale est assez fournie avec plusieurs suppléments en 1080p spécialement produits pour cette édition, tous sous-titrés en Français.


Paul Newman à la Fox (27 min) retrace la carrière cinématographique de l'acteur, avec quelques focus sur son travail pour la 20th Century Fox, en citant évidemment les films plus connus (comme Butch Cassidy et le Kid, par exemple), et d'autres à découvrir (tel Aventures de jeunesse). Le documentaire évoque le conflit qui opposa l'acteur à la Warner, l'importance de L'arnaqueur dans sa filmographie (prouvant qu'il pouvait tenir un film sur ses épaules), son étroite collaboration avec le réalisateur Martin Ritt ou le couple qu'il forma avec Joanne Woodward, star fraîchement oscarisée rencontrée sur Les Feux de l'été et avec qui il tourna dans la foulée quelques films pour le studio.

Jackie Gleason : The Big Man (12 min) présente la vie de cet acteur sous-estimé, lancé par le stand-up, popularisé par des séries TV mais resté dans les mémoires grâce au rôle, bref mais marquant, de « Minnesota Fats » dans L'arnaqueur.

Walter Tevis : le véritable arnaqueur (19 min) Ses enfants et sa seconde épouse retracent la vie de cet écrivain méconnu, auteur du roman original (et également de sa suite, La couleur de l'argent) ainsi que L'homme qui venait d'ailleurs. Son parcours plus ou moins chaotique, plus ou moins alcoolisé, inspira de nombreux éléments de ses livres.

On trouve également des suppléments plus anciens, en SD, déjà proposés dans les éditions DVD précédentes. Ils sont également sous-titrés.

Un commentaire audio réunit, entre autres, Paul Newman, Carol Rossen (fille du réalisateur), la monteuse Dede Allen, Ulu Grosbard (assistant-réalisateur sur L'arnaqueur et futur metteur en scène) ou le critique Richard Schickel. Ils racontent leurs souvenirs, livrent quelques anecdotes (le montage à New York, loin d'Hollywood ; la mésentente du studio sur le long pré-générique, etc.), analysent le scénario (la salle de billard comme métaphore de la réussite et de l'échec aux Etats-Unis). Enregistrées séparément, les interventions ne suivent donc pas le film scène par scène et partent parfois dans d'autres directions, notamment lorsque sont évoquées la personnalité du réalisateur Robert Rossen et, surtout, ses déboires avec la Commission Anti-Américaine dans les années 50.


Eddie la Flêche et la recherche de l'excellence (12 min) réunit les confidences de Paul Newman sur le film et son personnage, son travail et la préparation.

Les pépites de l'histoire du cinéma : L'arnaqueur (28 min) est un autre documentaire, non dénué d'éléments critiques sur le film (la symétrie du scénario, le conflit de classe), son réalisateur ("un oeil juste") ou d'anecdotes sur un tournage en décor réel et à l'ambiance très concentrée.


L'art de l'arnaque (10 min) est un petit précis sur les méthodes employées pour truander les joueurs de billard, du simple déguisement à la vie inventée pour tromper la cible. Avec en bonus un lexique spécial arnaqueur. Quelques coups (interdits) sont également expliqués.

Les coulisses du film (25 min - 4/3) est un autre documentaire sur le film dans lequel on retrouve presque tous les intervenants du commentaire audio. Tout cela est très classique mais finalement peu redondant avec ce qui précède, notamment lorsqu'on apprend que Frank Sinatra était pressenti pour le rôle finalement tenu par Paul Newman. On finira par s'intéresser au billard et certains arnaqueurs américains célèbres.


Paul Newman : le charmeur au sang froid (44 min - 4/3) est une longue biographie très documentée sur l'acteur, réalisateur, pilote de course et philantrope. Le documentaire retrace précisément sa carrière avec de très nombreux extraits de film.

Coups artistiques analysés par Mike Massey (14 min - 4/3)
Cet ancien champion du monde de billard décortique certaines scènes du film. Un éclairage souvent très intéressant, l'analyse cinématographique laissant ici la place au regard du joueur et tacticien professionnel.

Comment réussir un coup avec Mike Massey (4 min - 4/3) est un simple module, pas toujours pertinent, où le champion du monde de billard reproduit et explique certaines prouesses du film.

On trouve enfin la bande-annonce originale (3 min 20 s - SD) et la bande-annonce espagnole (3 min 20 s - SD).

A noter qu'un DVD du film est fourni avec le Blu-ray.

En savoir plus

Taille du Disque : 44 232 730 893 bytes
Taille du Film : 27 282 751 488 bytes
Durée : 2:14:44.451
Total Bitrate: 27,00 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 18,99 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 18994 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 2872 kbps / 24-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Audio: English / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz / 224 kbps
Audio: Spanish / Dolby Digital Audio / 5.1 / 48 kHz / 448 kbps
Audio: French / DTS Audio / 5.1 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit
Audio: Portuguese / Dolby Digital Audio / 5.1 / 48 kHz / 448 kbps
Audio: German / DTS Audio / 5.1 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit
Audio: English / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz / 224 kbps
Subtitle: English / 26,803 kbps
Subtitle: Spanish / 24,299 kbps
Subtitle: French / 23,963 kbps
Subtitle: Portuguese / 25,019 kbps
Subtitle: Danish / 23,427 kbps
Subtitle: Finnish / 23,404 kbps
Subtitle: German / 24,994 kbps
Subtitle: Dutch / 24,224 kbps
Subtitle: Norwegian / 22,774 kbps
Subtitle: Swedish / 22,072 kbps
Subtitle: Chinese / 19,005 kbps
Subtitle: Chinese / 19,678 kbps
Subtitle: Thai / 20,289 kbps
Subtitle: Turkish / 25,305 kbps
Subtitle: English / 65,487 kbps
Subtitle: French / 59,839 kbps
Subtitle: German / 68,985 kbps
Subtitle: Dutch / 62,956 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 8 septembre 2016