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Test blu-ray

L'Ange ivre

BLU-RAY - Région B
Wild Side
Parution : 2 / 3 / 2016

Image

Pour être juste, faisons bien la différence entre ce qui appartient au domaine de l'argentique et ce qui appartient au domaine de la vidéo. En ce qui concerne cette dernière, il n'y a pas grand-chose à reprocher à ce Blu-ray. Pour ce qui est du domaine argentique, c'est autre chose. La copie scannée par la Toho s'avère très abîmée, elle est constamment envahie par des rayures et l'image est assez instable. La définition est limitée par les probables duplications. Aucun éditeur n'est jamais parvenu à obtenir du matériel correct pour ce film, et malheureusement cela n'est pas près de changer. Même Criterion ne semble pas être parvenu à obtenir un matériel meilleur. Notre comparatif ci-dessous indique que le master utilisé par Wilde Side est plus propre que celui utilisé par Criterion pour son édition DVD de 2007, ainsi les rayures ont été atténuées ou effacées :

       Comparatif

En ce qui concerne la vidéo pure, il n'y a pas d'artefacts visibles. La compression est bonne, le grain n'a pas été atténué par le traitement des rayures et le contraste est plutôt bien géré (mieux que sur le DVD Criterion dans les hautes lumières). Le cadrage est identique pour les deux éditions, bien que le DVD Criterion soit entouré de bords noirs. A ce jour, cette édition Wilde Side est la meilleure disponible sur le marché pour ce film.

Son

La version originale japonaise possède une dynamique un peu étriquée, mais le souffle et les craquements présents sur le précédent DVD Wilde Side semblent avoir disparu.

Suppléments

Akira Kurosawa contre Toshiro Mifune (31 min 19)
Contrairement à ce qu’indique son titre, ce nouveau chapitre de la série consacrée aux œuvres de Kurosawa produites par la Toho n’est pas uniquement centré sur la collaboration entre le réalisateur et l’acteur ; il relate toutefois le parcours professionnel de ce dernier et narre sa rencontre avec Kurosawa et le début de leur travail commun ; Kurosawa admit avoir été surpris par le jeu intense du jeune homme, qui avait alors bien du mal à franchir l’étape des castings. Le documentaire s’attarde aussi sur l’importance de la musique et la volonté de Kurosawa - également parolier sur ce film - de retrouver une version spécifique de La Danse du Coucou, ainsi que sur le travail des décorateurs, au travers d’un entretien avec Yoshiro Muraki - admirez au passage son T-shirt Guns’n’Roses - au sujet de l’utilisation de décors existants sur un plateau à ciel ouvert, modifiés suivant les souhaits de Kurosawa.

Entretien avec Jean Douchet (11 min 25)
Après avoir brièvement relaté la biographie de Kurosawa, et en particulier ce souvenir de jeunesse où son frère aîné l’avait obligé à ne pas se cacher les yeux devant les morts du tremblement de terre de 1928, Jean Douchet dégage les principaux intérêts du film, son influence théâtrale et néo-réaliste, ainsi que son déjà remarquable sens de l’utilisation de l’espace.

Un livret de 50 pages rédigé par Charles Tesson
Un beau texte joliment illustré et découpé en trois thèmes : présentation du film et sa genèse, la thématique de la défaite au travers de ce portrait d'un Yakuza en quête de rédemption, puis la puissance de mise en scène de Kurosawa qui avec L'Ange ivre franchit un nouveau palier, et la musique au coeur du film.

En savoir plus

Disc Title: L ANGE IVRE
Disc Size: 21 309 226 332 bytes
Protection: AACS
BD-Java: No
Playlist: 00000.MPLS
Size: 18 036 768 768 bytes
Length: 1:38:22.563
Total Bitrate: 24,45 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 21262 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: Japanese / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1840 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 18,134 kbps



Par Jean-Marc Oudry et Franck Suzanne (Bonus) - le 2 mars 2016