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Test blu-ray

L'Ange de la vengeance

BLU-RAY - Région B
ESC Editions
Parution : 4 / 3 / 2019

Image

ESC a fait plaisir aux fans français d'Abel Ferrara en sortant sa trilogie new-yorkaise au cours de l'année 2019. Le Blu-ray de L'Ange de la vengeance reprend la restauration éditée par les Américains de Drafthouse, en 2014. Les conditions de visionnage restent très convenables malgré quelques petites limitations du niveau de détail. La copie est à peu près stable (un peu moins pendant les plans truqués - fondus ou images figées) et heureusement assez propre : on constate peu d'usure et même un poinçon à la fin d'une bobine. Les contrastes sont plutôt bien gérés. L'étalonnage apparaît un peu boosté, avec des images très claires, des blancs bien blancs et des couleurs parfois très saturées, mais il tient la route, c'est le principal. Le grain a été respecté, présent à bonne dose, avec accentuation logique durant les scènes sombres. L'encodage est invisible.

Son

La version originale mono bénéficie d'un bande-son cristalline, aussi détaillée que possible. Aucune trace d'usure marquée ne vient gêner l'écoute, hormis quelques rares saturations (sans doute d'origine). Les voix sont claires, l'ensemble est équilibré, avec une bonne dynamique. La version française d'époque apparaît un peu plus couverte, sans souffle ou défauts disgracieux. Les voix sont également très claires, sans sifflantes ou saturations.

Suppléments

L'Ange de la vengeance est présenté dans un beau digibook comprenant Rape and revenge... et féminisme, un livret de 16 pages écrit par Marc Toullec. Le journaliste revient sur la discrète sortie française, en août 1982, et resitue le film dans le début de carrière d'Abel Ferrara. Il raconte quelques anecdotes autour de la production de ce film à tout petit budget, tourné de façon clandestine dans les rues de New York, et qui réunit une partie de l'équipe de Driller Killer. C'est aussi l'évocation de la vibrante Zoe Tamerlis, découverte par les hasards du casting...

Flirting with success (28 min - 1080i)
Une rencontre avec le réalisateur Abel Ferrara, en Italie, pour évoquer sa jeunesse dans les quartiers new-yorkais, l'ambiance italo-américaine dont il s'est alors imprégné. Il parle de ses premiers films indépendants, à une époque où la violence sur grand écran était en plein essor, parfait modèle de cinéma pour des petits budgets pouvant rapporter gros. Ils apprenaient à filmer en travaillant, cela prenait du temps : il raconte ainsi ces années de débrouille, comment Driller Killer fut tourné les week-ends pendant cinq ans, en jouant lui-même en tête d'affiche parce qu'il n'y avait personne d'autre. Ferra évoque sa connexion avec New York, très présente dans son cinéma, même si New York 2h du matin fut en grande partie tourné à Los Angeles. Il parle de L'Ange de la vengeance, "un film qui ressemble à Manhattan", et de son héroïne "douée", au destin tragique ("j'ai vu cette fille et j'ai su que c'était elle"). Il revient sur son parcours des années 80, plein de réflexions sur Hollywood, l'industrie du cinéma et la télévision, sa collaboration avec Michael Mann sur Miami Vice (quelque chose qu'il ne referait peut-être pas), ses rapports compliqués avec le final cut... et ses addictions. ESC a fait un bel effort en produisant ce supplément, c'est toujours intéressant d'écouter Ferrara parler de son cinéma, même si l'artiste complexe et torturé n'est pas toujours très clair dans ses pensées...

Ce qu'elle veut, c'est se venger (20 min - 1080i)
Entretien avec Brad Stevens, auteur d'un livre sur Abel Ferrara en 2004, qui évoque son cinéma où la violence est mise en scène avec intensité. Il parle de la collaboration avec le scénariste Nicholas St John sur L'Ange de la vengeance, qui marque "une nouvelle gradation" dans son parcours de cinéaste, après des court-métrages, un film pornographique et un film d'horreur. Brad Stevens livre une brève analyse de L'Ange de la vengeance, la vision de Ferrara du film de justicier (à quel moment va-t-on trop loin ?) et surtout "un film féministe radical" porté par "l'incroyable performance" de Zoe Tamerlis. Cette dernière poursuivra sa collaboration avec Ferrara sur l'écriture de plusieurs scénarios, certains non tournés mais d'autres plus remarqués, comme King of New York. Brad Stevens rapproche Ferrara de Larry Cohen, autre cinéaste qui mit en valeur sa ville de New York et retranscrit "l'énergie de ses rues", et fait un parallèle pertinent entre L'Ange de la vengeance et The Addiction, autre oeuvre de Ferrara, sortie en 1995.

En savoir plus

Taille du Disque : 29 000 191 196 bytes
Taille du Film : 16 519 585 344 bytes
Durée : 1:20:42.212
Total Bitrate: 27,29 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 21,89 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 21893 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1709 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 2033 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 12,918 kbps
Subtitle: French / 0,097 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 13 février 2020