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Test blu-ray

Huit heures de sursis

BLU-RAY - Région All
Elephant Films
Parution : 4 / 2 / 2014

Image

Le master ici utilisé est le même que celui qui avait servi à l'édition britannique du film en BD 25, chez Network en 2012, et qui repose sur une restauration menée à l'occasion du centenaire de la naissance de Carol Reed, en 2006. Evidemment, comparativement aux précédentes éditions du film en DVD (notamment l'édition française Carlton, parfois à la limite du flou), le principal gain qualitatif vient de la définition, et il est assez considérable : le scan HD, convaincant, bénéficie d'un beau rendu, avec ce qu'il faut de grain et un piqué satisfaisant. Certains gros plans de visages nocturnes, en particulier, se révèlent d'une bien belle profondeur. Deux défauts récurrents doivent toutefois être mentionnés :

On aura ainsi noté une image assez tremblotante, avec des arrière-plans (notamment dans des séquences urbaines diurnes) qui fourmillent abondamment, et quelques séquences nocturnes qui pâtissent également de ces oscillations régulières dans la stabilité de l'image ou dans sa luminosité. La seconde remarque concerne la propreté de la copie, encore parsemée de scories diverses, la plupart discrètes (points blancs ou taches noires), d'autres franchement plus criantes, certaines lignes blanches balafrant l'image de haut en bas. Rien de rédhibitoire toutefois tant celles-ci, par leur nature-même, demeurent furtives. Ceci étant posé, rappelons tout de même qu'il s'agit indéniablement, à ce jour, de l'édition rendant le mieux justice à l'extraordinaire photographie, puissante et contrastée, de Robert Krasker.

Son

Les quelques bémols évoqués dans la section Image peuvent ici à peu près totalement disparaître, tant la restauration menée sur la bande-son nous a semblé quasi exemplaire : la version originale LPCM 2.0 est ainsi absolument limpide, avec notamment quelques silences saisissants de profondeur. La partition remarquable de William Alwyn vient ainsi s'intégrer, avec un bel équilibre, entre les dialogues et les sons d'atmosphère, sans perte de relief ou d'information. Notons également une version française également très convenable, quoique plus étouffée (et qui contient deux séquences non doublées, proposées en version originale).

Suppléments

Une présentation de 15 minutes de Jean-Pierre Dionnet dans laquelle celui-ci offre une belle analyse et interprétation du film avec la passion qu'on lui connaît. Il décortique également bien l'esthétique du film, ses influences et le rôle des collaborateurs (notamment Krasker à la photographie) qui annoncent Le Troisième homme. On regrettera juste le contexte un peu expédié sur la carrière de James Mason et Carol Reed pour un survol de carrière plus basique.

Par Antoine Royer (technique) et Justin Kwedi (bonus) - le 17 février 2014