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Test blu-ray

French Cancan

BLU-RAY - Région A, B, C
Gaumont
Parution : 21 / 8 / 2010

Image

French Cancan faisait partie des premiers titres à intégrer la fameuse collection Gaumont Classiques et pour lequel l'éditeur avait, à cette occasion, financé une restauration très coûteuse - près de 150 000 euros. Cinq ans plus tard, le résultat est toujours aussi impressionnant, démontrant une volonté de retrouver les caractéristiques visuelles d'origine avec un minimum de corrections numériques. La copie est ainsi immaculée, totalement nettoyée. Les cadres sont à peu près stables (certains plans tremblotants résistent parfois) et les contrastes sont équilibrés, avec des noirs souvent profonds. La restauration a été faite à partir de deux négatifs, celui de la version française et celui de la version américaine, plus courte de vingt minutes mais en meilleur état. On a donc mélangé les sources en fonction de la qualité de certains passages. Le film ayant été tourné en Technicolor, on a aligné numériquement les trois matrices (rouge, verte, bleue) : la précision du procédé donne une définition relativement bonne sur une grande partie du film (si on note parfois des contours colorés) en plus d'une grande stabilité des couleurs. Et côté colorimétrie, justement, le film retrouve enfin ses teintes d'origine et ressemble désormais à une succession de tableaux colorés. On notera que le grain est, ici, parfaitement préservé.

Son

Une très bonne restitution de la bande-son d'origine, dénuée de traces d'usure ou de souffle, mais qui garde les caractéristiques de l'époque, notamment sur les prises de son direct. On ne reste également jamais très éloigné de la saturation. Le spectre évolue plutôt dans les medium et les aigus (les basses sont peu sollicitées, essentiellement pour certains morceaux musicaux), avec des voix légèrement couvertes.

Suppléments


Le spectacle avant tout (57 min - HD)
Gaumont nous gâte avec ce documentaire très complet signé Pierre-Henri Gibert qui, comme à son habitude, croise ici les remarques d'un certain nombre d'intervenants précieux. Olivier Curchod, indispensable spécialiste de Renoir, ainsi que l'historien Claude Gauteur resituent le film dans la filmographie (et la vie) du réalisateur, apportant souvent des informations pertinentes - notamment sur le projet destiné à Yves Allegret, avant que Renoir n'en prenne les rennes. Les relations avec Jean Gabin ainsi que le tournage sont également abordés grâce aux témoignages de certains membres de l'équipe : Françoise Arnoul, Rosine Delamare (costumière), Max et Jacques Douy (décorateurs) ou Guy Cavagnac (assistant).


French Cancan restauré (6 min - HD)
Ronald Boullet, du laboratoire Eclair, et André Labbouz, directeur technique chez Gaumont, reviennent très brièvement sur le projet de restauration du film, les négociations avec le British Film Institute pour récupérer les négatifs, les traitements numériques divers et variés qui ont redonné au film toute sa beauté visuelle. Bien trop court, malheureusement...

Renoir(s) en suivant les fils de l'eau (51 min - HD)
Ce documentaire, réalisé en 2005 par Anne-Marie Faux et Jean-Pierre Devillers, nous permet de retrouver la gouaille inimitable de Jean Renoir. A travers de nombreuses archives (TV, radio) et extraits de films, un portrait en filigrane de Jean Renoir à travers l'évocation de son père Auguste, des souvenirs de son enfance et de ses propres oeuvres  (comment le travail du père a influencé les films du fils). Un très joli moment.

Bande-annonce restaurée (3 min 55 - HD). Il ne s'agit sans doute pas de la bande-annonce finale puisque aucuns lettrage ou titres n'apparaissent.

En savoir plus

Taille du Disque : 43 483 001 088 bytes
Taille du Film : 25 214 871 552 bytes
Durée : 1:43:39.416
Total Bitrate: 32,43 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 29,99 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 29999 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 836 kbps / 16-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 16-bit)
Subtitle: French / 20,857 kbps
Subtitle: English / 21,812 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 11 janvier 2016