Menu
Test blu-ray

Carmen Jones

BLU-RAY - Région B
ESC Editions
Parution : 19 / 3 / 2019

Image

Sorti il y a tout juste un an par ESC, Carmen Jones reprend le master édité par la Fox en 2013 aux Etats-Unis. Cette restauration en profondeur, ressemblant beaucoup à du 2K, a été effectuée à partir des meilleurs éléments disponibles et offre quelques avantages non négligeables dont une qualité de définition souvent très bonne. On notera cependant que la précision du trait n'est pas toujours régulière, parfois à cause d'une mise au point imparfaite, ou parce que certains plans sont sans doute issus d'une seconde source, de génération inférieure. La copie est en tout cas immaculée, bénéficiant d'un étalonnage équilibré qui rend justice à la photographie très lumineuse et colorée. Le rendu est souvent différent du précédent master (sorti en DVD chez Carlotta) qui montrait une colorimétrie un peu plus froide. Cette nouvelle restauration prend le parti de tout réchauffer, avec un ensemble plus cohérent et toujours nuancé, faisant nettement ressortir les orangés/ocres ou les bleus, choisis comme références par le directeur de la photographie. L'encodage est globalement invisible, il soutient une granulation abondante, plutôt respectée même si l'on sent un très léger dégrainage, visiblement un défaut du master lui-même puisque les Blu-ray français et américain sont identiques, ou presque, sur ce point.

comparatif DVD Carlotta (2005) vs. Blu-ray ESC (2019)1  2  3  4  5  6

comparatif Blu-ray Fox US (2013) vs. Blu-ray ESC (2019) : 1  2  3  4  5  6

Son

Tardivement sorti en France, Carmen Jones n'a jamais été doublé en Français. ESC, comme Carlotta en son temps, propose donc le film uniquement en version originale, mais dans deux remixes au choix. La première option est un mixage stéréo plein débit d'excellente facture, très propre, très clair, avec une bonne spatialisation des voix, des ambiances et de la musique. Vous pourrez aussi choisir de visionner le film dans une version 5.1 restaurée à partir du mixage 4 pistes d'origine, mais présenté dans un "simple" Dolby Digital au débit un peu plus modeste. Le rendu reste heureusement à peu près équivalent, propre et aussi bien spatialisé, avec des surrounds efficaces. On regrettera peut-être que l'ensemble soit moins équilibré que la version stéréo, dans le sens où les voix apparaissent plus bas que le reste : certains passages musicaux plutôt enlevés nécessiteront sans doute de modifier le volume de votre diffuseur...

Suppléments


Dorothy Dandridge dans la peau de Carmen (26 min - 1080i)
Un excellent supplément, abondamment illustré (comme toujours avec les productions Rose Night, Tahir/Champclaux) et surtout très bien mené par Antoine Sire. D'une manière fluide, claire et passionnante, l'écrivain cinéphile raconte la production du film, inspiré du spectacle musical de Broadway et entièrement interprété par des Noirs, chose rare dans une Amérique encore raciste. Le réalisateur Otto Preminger poursuit ici ses variations autour de la femme fatale avec beaucoup d'audace et "une sensualité sans précédent" depuis l'arrivée de la censure. Antoine Sire analyse le film qui a fortement puisé dans le roman original de Prosper Mérimée, notamment par un aspect tragique que Dorothy Dandrige incarne fidèlement (elle "est vraiment Carmen Jones") jusque dans son propre destin : histoires d'amour contrariées (dont une avec Preminger) et disparition prématurée, à l'âge de 42 ans. Antoine Sire évoque aussi le parcours de l'"acteur majestueux" Harry Belafonte et vous saurez également pourquoi Carmen Jones fut interdit en France jusqu'en 1981... Un module très complet.

En savoir plus

Taille du Disque : 28 703 956 776 bytes
Taille du Film : 22 414 295 040 bytes
Durée : 1:44:43.735
Total Bitrate: 28,54 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 25,03 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 25031 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 1536 kbps / 16-bit
Audio: English / Dolby Digital Audio / 5.1 / 48 kHz / 448 kbps / DN -4dB
Subtitle: French / 17,745 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 24 mars 2020