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Test blu-ray

Bonjour tristesse

BLU-RAY - Région B
Carlotta
Parution : 23 / 11 / 2016

Image

Bonjour tristesse est un film construit en flash-back. L'action se déroulant à Paris a été tournée en noir et blanc sur de la pellicule couleur, ainsi ce noir et blanc se trouve être légèrement teinté. Les scènes de vacances sur la Côte d'Azur remémorées par Jean Seberg sont  en couleur. Le négatif original  de Bonjour tristesse a été scanné et restauré en 4K par Sony en 2012, c'est cette restauration qui est aujourd'hui présentée par Carlotta pour ce Blu-ray. Nous avons pour habitude d'être élogieux dès que nous devons aborder le travail effectué par Grover Crisp et son équipe sur le catalogue Columbia. Une fois de plus, ce travail de restauration se révèle somptueux, nous sommes émerveillés par les couleurs étonnantes d'une Côte d'Azur d'un autre temps. La définition est palpable, et une fine granulation texture idéalement l'image pour un rendu argentique parfait. L'encodage H264 est excellent et ne présente aucun défaut de compression. Avant d'être édité en France, Bonjour tristesse est sorti en Blu-ray aux Etat-Unis chez l'éditeur Twilight Time, nous proposons ci-dessous un comparatif avec l'édition française qui ne révèle pas de différences majeures. L'image des deux éditions paraissent identiques: 

Comparatif 1              Comparatif 2                Comparatif 3

Son

La version originale mono est claire et détaillée. Le mixage favorise les dialogues au détriment des sons d'ambiances quasiment absents, hormis le discret chant des cigales et le bruit des vagues. Le mixage de la version française est totalement différent, les cigales y sont beaucoup plus présentes et de manière fort démonstrative, nous sommes dans le Midi de la France et il faut que cela se sache. C'en est presque désagréable.

Suppléments

Un charmant petit monstre (13 min)
Un entretien avec Denis Westhoff, fils de Françoise Sagan. Il dépeint dans le détail tout le contexte d'écriture du roman et célèbre ainsi l'imagination de sa mère tant son quotidien était alors éloigné de celui de son héroïne. C'est paradoxalement la célébrité venue que le parallèle se justifiera, comme l'explique judicieusement Denis Westhoff qui nous apprend également que Françoise Sagan n'appréciait guère le film dénué de la profondeur de son roman. Concis et intéressant.

A unique collaboration, Saul Bass et Otto Preminger (21 min)
Un entretien avec le spécialiste de Saul Bass, Jan-Christopher Horak, qui analyse la collaboration emblématique avec Otto Preminger. Le style graphique de Saul Bass, l'impact dans le paysage cinématographique d'alors et les raisons de la rupture sont analysés avec précision et érudition dans ce module bien mené.

Trois courtes archives muettes  (1 min)
Elles montrent tour à tour le casting de longue haleine de Preminger et un extrait de tournage. Trop bref mais mais l'occasion de voir quelques images rares.


Un extrait de l'émission Cinépanorama (5 min) avec une interview d'Otto Preminger (plus souriant et affable que sur ses tournages) qui dépeint les circonstances du casting de Jean Seberg et de l'acquisition des droits du roman. Plus promotionnel qu'informatif, un bonus qui a plus valeur d'archive rare.

Une interview de Jean Seberg (30 min) extraite de l'émission "Cinéma". Le professionnalisme et la bienveillance de François Chalais tissent un écrin idéal pour la star naturelle et chaleureuse qui se laisse aller aux confidences, notamment sur les différences entre les tournages en France et à Hollywood.

En savoir plus

Disc Title: BONJOUR TRISTESSE
Disc Size: 41 310 313 399 bytes
Protection: AACS
BD-Java: No
Playlist: 00000.MPLS
Size: 29 721 677 184 bytes
Length: 1:33:42.575
Total Bitrate: 42,29 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 37939 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 1078 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 1060 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 33,782 kbps

Par Jean-Marc Oudry (BR) et Justin Kwedi (bonus) - le 25 novembre 2016