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Actualités - Cinéma

Eraserhead

Potemkine ressort aujourd’hui en salles le premier long métrage, et premier chef-d’œuvre, de David Lynch. Film-culte de toute une génération d’étudiants en écoles d’art, Eraserhead relate non sans surréalisme le quotidien d’un jeune père, dans un appartement trop exigu, aux prises avec les nerfs fragilisés de sa compagne, tandis qu’une créature monstrueuse et bêlante requiert leurs soins quasi constants. Il y est également question d’une chanteuse dans un radiateur, d’une voisine aguichante, de paysages industriels et spatiaux... A la fois trip cosmique et cauchemar domestique, le film transmet, par une singularité stylistique dont Lynch ne se départira plus, l’angoisse d’un jeune créateur, son sentiment d’aliénation, le poids de la précarité, à Philadelphie, l'effroi d’être dépassé - voire révulsé - par sa nouvelle paternité. La monstruosité (que le cinéaste ne décrète jamais laide), le noir et blanc, annoncent son œuvre suivante, Elephant Man, tandis que le soin apporté à l’espace sonore, le sens des apparitions sidérantes, des chansons désarmantes, préparent cette œuvre plus identifiable et influente qu’aucune autre dans le cinéma contemporain. Durant les préparatifs de Shining, Stanley Kubrick, fervent admirateur du film depuis sa découverte à sa sortie, ne manquera pas de le projeter à son équipe en guise de note d’intention. Au-delà de sa force anxiogène, de son comique noir redoutablement efficace, le film émeut par tout ce qu’il révèle d'un cinéaste secret. In heaven, everything is fine...

DANS LES SALLES

eraserhead
UN FILM De david lynch (1977)

DISTRIBUTEUR : POTEMKINE FILMS
DATE DE SORTIE : 31 MAI 2017

La Chronique du film

La Page du distributeur

 
Dans une ville industrielle, Henry Spencer mène une vie sans histoires, jusqu'au jour où sa fiancée, Mary, lui dit qu'elle a eu un bébé de lui et qu’il s’agit d’un monstre. Il se marie donc avec elle, mais ne supportant pas les hurlements incessants du bébé, Mary s'en va et laisse Henry seul avec l'enfant. Pendant les moments de répit que lui laisse son fils, Henry se met à rêver, notamment d'une dame cachée derrière le radiateur chantant une mélancolique rengaine... (lire la suite)

Par Dvdclassik - le 31 mai 2017